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C'est naturellement que je suis devenu pédé

Oui, il est facile de devenir pédé lorsque, comme moi, on est orphelin de père, victime d’une mère possessive et de sœurs aînées plus putes que les tapineuses de la rue St-Denis à Paris. Et puis, il faut peut-être ajouter que mon physique n’est pas de ceux qui font se pâmer les femelles dès le premier regard. Pas que je sois moche, grâce à Dieu non ; je serais même du genre minet, mais pas minet à nanas, plutôt minet à mecs, si vous voyez ce que je veux dire.

Mes joues sont couvertes d'un léger duvet aussi pâle, sinon plus, que ma crinière couleur de lin que je porte longue, mes yeux sont d'un bleu azuréen, mes pommettes sont toujours rosées et mes lèvres gorgées de sang sont d'un rouge si vif, que l'on pourrait les croire fardées. Si je n'ai pas de poitrine, j'ai par contre la taille fine, le ventre juste bombé pour être troublant et mes fesses ont attiré depuis toujours les mains baladeuses des pédés tellement elles sont bien fendues et de rondeurs que l'on dit callipyges. Que dire d'autre encore, sinon que mon allure n'a rien de masculine, et qu'involontairement j'adopte des attitudes de courtisane avec clins d'œil éhontés et battements de cils à faire sauter tous les boutons de braguette de l'univers.

Mon enfance et mon adolescence se sont passées entre une mère abusive qui me dorlotait comme une poupée fragile qu'elle habillait de rosé, puis à partir de mes douze ans, de couleurs pastel, et de mes deux sœurs aînées qui dès leur majorité, se faisaient leur argent de poche en se montrant gentilles avec les vieux du quartier auxquels elle prodiguaient maintes mignardises orales et sans doute plus, puisqu’un soir, Patricia, m'a rejoint dans mon lit, me soufflant au creux de l'oreille que maintenant j'étais assez vieux pour baiser, et qu'il fallait que je m'y mette sérieusement si je ne voulais pas devenir une tante. Cette garce m'apprit tout en une nuit ; à la baiser bien sûr, la sodomiser ensuite, et enfin, alors que je commençais à être écœuré par sa lubricité et son insatiable appétit sexuel, à lui lécher l'entre-cuisses. Là, ce fut la goutte qui fit déborder le vase, car figurez-vous que cette cochonne qui n'était pas allée se laver après que je l'eus baisée et enculée, puait le foutre, la cyprine, le caca, et une autre odeur que j'assimilai alors aux crevettes restées trop longtemps hors du frigo. J'eus envie de vomir, c'en était trop pour le néophyte que j'étais encore, et si elle ne m'avait pas cramponné par les cheveux pour m'obliger à demeurer le museau collé à sa chair puante, je me serais enfui. Mais elle me tenait bien, et bon gré mal gré, je dus m'acquitter de la tâche qu'elle m'avait assignée.

Quand vers trois heures du matin, elle s'est retirée dans sa chambre, je l'ai entendue rire en parlant avec mon autre sœur, qui elle s'est mise à rire à son tour. J'étais furieux, honteux, malheureux aussi, car ce pucelage que maman m'avait dit de préserver le plus longtemps possible pour en faire don à la femme qui saurait le mériter, je venais de le gaspiller entre les cuisses d'une immonde salope. Certes, j'avais en principe joui trois ou quatre fois durant la nuit, mais peut-on appeler jouir le fait d'éjaculer alors que Ion est écœuré et que l'on a envie de pleurer ?

Et le soir suivant, devinez ? Même topo, cette fois avec la cadette. Mais je lui dois beaucoup, puis-qu'au fait de ma répugnance à avoir léché notre aînée dont les odeurs m'avaient incommodé, elle m'assura s'être lavée, mais sentir toutefois de la moule, et que si cela me gênait, une feuille de rose la satisferait déjà beaucoup. Fort de cet arrangement, lorsque j'ai collé mon museau à son entre-cuisses, c'est sans scrupule que j'ai évité son abricot baveux qui sentait effectivement le fruit de mer, pour ne m'intéresser qu'à la pastille froncée de son anus, qui lui, était propre comme un sou neuf, et sans odeur. Je lui ai longuement vrillé la rondelle avec ma langue, pénétrant du plus que je pouvais dans l'étroit orifice, à la suite de quoi, lorsqu'elle a été très excitée, je l'ai sodomisée. Cette fois là, j'ai su vraiment ce qu'était jouir, car ma sœur avait elle, l'anus encore assez resserré, ce qui avec ma petite et fine verge, m'a permis de goûter totalement au plaisir, étant agréablement étranglé par le sphincter au moment de l'orgasme féminin.

J'avais un bon copain de quatre ans mon aîné, auquel je racontais tout, tout comme lui de son côté me relatait toutes ses aventures sexuelles. Ses aventures, il les vivait avec des garçons plus vieux que lui, et je le trouvais anormal, car dans mon esprit, une aventure charnelle ne pouvait être vécue qu'avec une fille. Donc je lui racontai mes nuits avec mes sœurs et il parut particulièrement intéressé lorsque j'en vins à l'anecdote relative à la sodomie de ma jeune sœur.

— Et t'as jamais enculé un mec ? me demanda-t-il.

— Tu rigoles ?

— Ben tu sais, c'est mieux qu'une gonzesse, y-a pas ce trou baveux qui pue. Tu devrais essayer, tu m'en diras des nouvelles.

Sachant qu'il s'était fait souvent sodomiser par ses copains, je compris qu'il m'invitait à me servir de lui. Aussi, n'ai-je pas hésité, et dix minutes plus tard, je me retrouvais en train de lui prodiguer une feuille de rose avant de le prendre. Tandis que j'allais et venais dans ses reins, il se masturbait, mais je le sentais mal à l'aise, comme frustré. Moi-même, je n'étais pas tellement serré dans ses reins, j'avais l'impression de nager, donc mon plaisir tarda à venir, et il fut loin d'être absolu. Moi aussi, j'étais frustré.

— Ben merde ! me jeta-t-il alors que je me retirais après avoir éjaculé, je m'en suis payé des fines, mais comme la tienne, jamais. Tu sais Joël, ajouta-t-il en me prenant dans ses bras et en m'embrassant sur la bouche, je crois que tu pourras difficilement contenter tes partenaires, filles ou garçons... surtout les filles, avec leurs chounes larges comme des bouches de métro.

— Je suis encore jeune, elle grandira.

— Pas beaucoup... et encore, pas certain, tu as fini ta croissance mon vieux, alors fais-toi une raison, tu ne seras jamais un étalon. Comme moi d'ailleurs, regarde ma bite, elle est plus grosse que la tienne, mais elle ne suffit pas encore. C'est râpé, ça ne poussera plus.

— Que faudra-t-il que je fasse alors ? ai-je demandé, des sanglots dans la voix.

— Comme moi mon vieux, te faire enculer et te faire sucer par des mecs. Et puis, ajouta-t-il vivement alors que j'ouvrais la bouche pour protester, rassure-toi, c'est une manière de vivre sa sexualité qui en vaut bien d'autres, crois-en ma jeune expérience.

Qu'auriez-vous fait à ma place ? Ce que j'ai fait, assurément. Je me suis abandonné à ses caresses, lors qu'il s'est penché sur mon sexe pour le prendre en bouche, je l'ai laissé faire, et quand il s'est contorsionné pour avoir le sien à hauteur de mes lèvres, je les ai écartées et nous avons fait un soixante-neuf. Lorsque son épieu a été d'une raideur suffisante, il s'est retiré de ma bouche; avec une grande douceur il m'a fait m'installer à quatre pattes, et, deux secondes plus tard, je gémissais de douleur au passage de sa trompe d'amour, qui pourtant, je l'ai réalisé plus tard, n'avait rien de terrible. Pendant qu'il me sodomisait, je me masturbais. Il a crié en me crochetant les hanches. Quand j'ai senti son flot de sperme m'inonder les entrailles, je me suis abandonné à mon tour. Mon plaisir a été grandiose. Un vrai orgasme que je devais surtout au fait d'être sodomisé tandis que je me touchais.

Nous avons souvent recommencé, mais je me contentais d'être passif, réalisant bien que ma fine verge ne pouvait lui apporter du plaisir, d'autant que je commençais à trouver la sienne un peu menue pour ma chair maintenant bien rodée. Il m'a présenté à son amant en titre et nous sommes devenus lui et moi, les maîtresses de ce grand garçon qui lui, avait un membre plus que respectable. Je me suis de plus en plus efféminé pour bien vite prendre l'apparence de ce que je suis, un homo passif, chichiteux, maniéré, et tout, et tout. Une petite folle, si vous préférez.

Voilà mon histoire, rien d'extraordinaire comme vous pouvez le constater, et je suis bien persuadé que pour la grande majorité des gays passifs, ce doit être la même chose.

Joël, 22 ans.