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Cabine 3

J'avais une soirée à passer à Lille et je ne savais pas quoi faire. En plus, je ne connaissais pas la ville. À la sortie du resto, je me suis promené dans les petites rues sombres derrière le beffroi. Il était que neuf heures et je suis entré dans le premier sex-shop que j'ai rencontré. Pas tellement parce que j'avais envie de trucs de cul mais parce que je savais pas quoi faire d'autre. C'était une mémé qui tenait la caisse. Une mémé avec des lunettes qui m'a fait un grand sourire.

À part elle, il y avait personne dans la boutique. J'ai farfouillé dans le rayon gay. Il était plutôt bien achalandé et je me suis dit que j'allais visionner une cassette en cabine et en profiter pour me taper une pignole. Mais un couple est entré et j'ai préféré attendre. L'homme de 40 ans était quelconque mais j'étais sûr que la nana était un travelo. Je voulais voir ce qu'ils allaient maquiller. Le travelo est allé à la caisse et la mémé lui a remis une cassette sans titre et sans couverture. Je me suis arrangé pour le gêner quand il est passé près de moi. De près, il paraissait plus vieux que de loin. Sans doute plus de trente ans.

— C'est une cassette amateur ?

Le travelo m'a regardé d'un air glacial avant de se fendre brusquement d'un sourire.

— Si lu veux, viens la regarder avec nous...

Je les ai suivis dans une cabine. La mémé souriait toujours en nous regardant. Ou elle était stupide, ou elle s'en foutait. À moins qu'elle soit tolérante. Ça existe. L'homme de 40 ans ne paraissait pas trop content que je les accompagne mais le travelo l'a remis à sa place.

— Tu m'emmerdes Richard, avec toi, c'est toujours pareil, tu tires ton coup à la papa et tu t'occupes pas de moi... j'en ai marre... je voudrais un peu de diversité et ce petit mignon va m'en donner...

J'ai failli ressortir. J'avais pas envie d'être partie prenante dans une scène de ménage. Mais te travelo m'a retenu et la cassette qui commençait à passer a titillé ma curiosité. On y voyait un gros noir très rondouillard vêtu d'une combinaison de dentelle et maquillé façon années 50. Les sourcils épilés, des faux-cils d'une longueur extraordinaire et la bouche largement barbouillée d'un rouge cyclamen assez cru. Il portait une perruque blonde et bouclée mais sa peau était bien sombre et sa barbe très noire. L'ensemble était d'autant plus saisissant que dans le genre poids lourd il était assez beau. Des jambes musclées, des cuisses longues et pleines et un cul qu'on devinait large et rebondi. Il avait l'air de faire le ménage dans une sorte de studio minable. Pendant ce temps-là, Dominique (c'était le prénom du travelo) avait ouvert le froc de Richard et lui manipulait lentement la bite. Tous les deux gardaient les yeux rivés sur le téléviseur et j'y ai reporté mon attention. Un jeune type venait d'entrer dans le studio. Un blanc d'une vingtaine d'années avec une dégaine de loubard, un anneau à l'oreille et le crâne rasé. Il avait coincé le gros noir dans un coin de la pièce. Les paluches fourrées sous la combinaison, il essayait manifestement de le toucher aux endroits sensibles. Le blackos se tortillait comme une gamine que ça chatouille. C'était d'ailleurs assez excitant parce qu'il était souple et pas mal suggestif. Ça ne manquait pas de sel. Tout à coup, gros plan sur l'arrière-train du noir au moment où le loubard troussait sa combinaison. Putain de Dieu ! Il avait un popotin foutument appétissant. Un de ces gros culs ferme et joufflu comme certains blacks s'en trimballent. Le jeune blanc avait déjà glissé trois doigts dans la raie sombre qui se trémoussait comme une folingue.

Un couinement de Richard m'a alerté. Dominique était à genoux devant lui et lui taillait une plume en lui massant l'oignon. Sans doute qu'il connaissait le film par coeur ou alors ils s'en foutait. Il pompait régulièrement le dard de Richard qui tortillait du cul sans quitter l'écran des yeux. Tout ça commençait à me flanquer des vapeurs et j'ai ouvert mon futal histoire de décoincer coquette. Entre ce qui passait à la télé et ce que je voyais dans le fauteuil à côté du mien, j'en étais arrivé à ma bandaison maximum. Dominique a désembouché la pine de son miché pour me faire un sourire.

— T'as une belle queue... je te sucerai tout à l'heure quand Richard m'enfilera...

— J'aimerais mieux que tu m'enfiles aussi !

— Je fais jamais ça... mais si ça dit à Richard, moi ça m'est égal...

Pour la première fois depuis le début, Richard m'a examiné avec attention. Ses yeux allaient de mon visage à ma bite. Finalement, il a soupiré : "Viens plus près, je suis toujours d'accord pour goûter un petit cul que je connais pas." Il a commencé à me tripoter dès que j'ai été à portée de ses mains. Dominique avait repris son pompier et Richard regardait l'écran à nouveau.

Le loubard avait sorti de sa braguette un chibre assez monumental et le blackos lui bouffait les valseuses en enfonçant ses ongles dans ses fesses maigrichonnes. L.e yaourt n'était pas un athlète mais du côté de la rapière il se posait un peu là. Une vraie queue d'âne. Richard a réussi à me fourrer deux doigts dans le cul en chuchotant que j'étais serré comme une pucelle. J'ai failli éclater de rire tellement ça me paraissait comique. Mais le travelo voyait sans doute un moyen d'échapper au coup de queue de son partenaire habituel. Il a donc encouragé Richard à me trombiner. J'ai répondu que je voulais bien à condition que je puisse continuer à mater la télé.

Ils m'ont fait mettre à quatre pattes, les yeux à dix centimètres de l'écran. Comme c'était du matos de bonne qualité je pouvais presque compter les poils de cul des deux acteurs. Encore que le noir avait pas l'air d'en avoir bézef. Le loubard lui pratiquait une gâterie coquine sur la lucarne enchantée. Sa langue qui mouillait abondamment la bagouze plissée et palpitante était si proche de mes yeux que ça m'en faisait venir l'eau à la bouche.

J'ai demandé à Richard de m'en faire autant mais il n'a pas voulu. Dominique a fouillé dans son sac pour me passer un tube de gel et il a été assez gentil pour me préparer lui-même. Ses doigts étaient doux et précis. C'était pas difficile de reconnaître le professionnel avec une longue pratique. Comme il avait sans doute déjà palpé sa comptée, il a poussé l'obligeance jusqu'à guider lui-même la trique de Richard. Au fond de moi, ça m'excitait assez. Qu’on me traite comme une pute et que ce soit un travelo qui me serve de mère maquerelle pour enfiler le client dans ma case trésor.

Devant moi, sur l'écran, le blackos se goinfrait jusqu’à la garde l'épieu qui lui défonçait les miches. Vu les soupirs et les plaintes qu'il poussait, il avait l'air d'apprécier le traitement. La gaule blanche coulissait de toute sa longueur dans le cul noir et plus que consentant.

J'ai demandé à Richard d'adopter le même rythme que le loubard sur l'écran et il l'a fait sans rechigner. À chaque fois qu'il rentrait dans moi, il me semblait que c'était la pine mahousse qui m'envahissait et ça a fait monter ma jouissance encore plus vite...

Édouard, 24 ans (Courtier en assurances).