Une histoire à découvrir
Calendrier de l'Avent (8)
C’était la rentrée. J’habitais seul dans une chambre d’une résidence pour étudiants. J’avais eu un petit accident, pas trop grave, mais mes doigts des deux mains étaient entravés et je ne pouvais pas manger seul. J’avais convenu avec mon nouveau voisin Xavier qu’il m’aiderait à prendre mes repas.
Le premier soir, les autres étudiants qui mangeaient avec nous à la cafétéria s’étaient amusés de la situation et avaient plaisanté. Laurent n’avait pas pu s’empêcher de me demander :
— Et comment vas-tu faire pour te branler avec ce plâtre ?
À vrai dire je n’y avais pas pensé, l’accident m’avait déjà bien assez stressé.
— Je ne sais pas, répondis-je, je m’abstiendrai.
Suivirent diverses propositions loufoques pour me masturber, puis nous changeâmes de sujet de conversation.
Après le repas, je remontai dans ma chambre avec Xavier. J’étais fatigué et je me couchai pendant qu’il rangeait mes affaires. Une fois qu’il eut terminé, il vint s’asseoir sur le lit et me dit :
— C’est ennuyeux cette histoire de masturbation. Je vais aussi t’aider.
Il décrocha ma ceinture, ouvrit ma braguette et dégagea mon pénis. J’eus tout d’abord un mouvement de recul, puis je me laissai faire. Il ne faut pas décourager les bons samaritains.
Xavier prit ma bite dans sa main et commença immédiatement des va-et-vient. Malgré la situation inhabituelle, j’eus rapidement une belle érection. Xavier avait des mouvements assez brusques. Soudain j’entendis un craquement et j’eus très mal.
— Que s’est-il passé ? demandai-je. Tu es étudiant en médecine, tu dois pouvoir résoudre ce problème.
— Je viens de commencer mes études. Nous partons à l’hôpital.
— C’est si grave que ça ?
Nous arrivâmes aux urgences. Nous dûmes attendre très longtemps jusqu’à ce qu’un médecin daignât s’occuper de moi. C’était le même que la dernière fois.
— De nouveau vous ? Que vous est-il encore arrivé ?
J’expliquai en rougissant. Xavier ne savait plus où se mettre. Le médecin m’examina, puis me soigna.
— C’est une fracture du pénis. Je vais l’immobiliser, il faudra rester calme pendant plusieurs jours.
De retour chez moi j’étais fatigué et je me couchai. J’eus soudain besoin d’aller pisser. Xavier vint s’asseoir sur le lit et me dit :
— Je suis confus de ce qui t’es arrivé. Je vais t’aider.
Il décrocha ma ceinture, ouvrit ma braguette et dégagea mon pénis entravé. J’eus tout d’abord un mouvement de recul, puis je me laissai faire. Il ne faut pas décourager les bons samaritains.
— Mais que fais-tu ? me demande Michel.
— Je… Je t’aide à te déshabiller pour que tu ailles te doucher.
— On pourrait nous surprendre.
— Oh, excuse-moi, je me suis laissé aller.
Je suis décontenancé, Michel aussi. Il sort une serviette de son sac ainsi que du gel douche « Allégresse Gel Douche Énergisant ».
— Je ne connais pas cette marque, dis-je.
— Mon père travaille dans l’usine qui les fabrique.
— Et cela donne de l’énergie ?
— On va voir, suis-moi.
Il se lève et se dirige vers les douches. Je le suis et l’observe alors qu’il enduit son corps de gel. Il nettoie consciencieusement son pénis, décalottant le gland, puis son anus. Il bande maintenant sans aucune retenue, son sexe est presque à la verticale. Il arrête l’eau et se sèche, sans rien dire. Une goutte perle déjà sur son gland.
— Il marche bien ce gel. Qu’est-ce qu’on fait à présent ? demandé-je.
— Je ne sais pas moi, on pourrait faire des selfies et se les échanger. Va me chercher mon portable.
— Es-tu sérieux ?
— Mais non, je plaisante. Je suis à poil devant toi en train de bander et tu me demandes ce qu’on fait… Qu’attends-tu pour me toucher ?
J’étais resté tard au bureau avec mon collègue. J’avais raté le dernier train et il m’avait offert de passer la nuit chez lui. Nous avions déjà dîné et nous buvions un dernier verre. Mon collègue avait une impressionnante collection de tirelires, la plupart représentaient des cochons roses. J’en secouai quelques-unes, elles étaient toutes remplies.
— Je n’aurai jamais pensé que tu fasses une telle collection, dis-je à mon collègue.
— J’ai hérité cette maison de mon grand-père et c’est lui qui l’avait faite. Je n’ai pas eu envie de les revendre.
— On devrait les casser pour récupérer l’argent ?
— Oui, c’est bien ça. Nous allons en casser une ce soir en ton honneur, je te laisse la choisir.
Il y en avait une qui m’avait frappé. Elle représentait un pénis érigé, on pouvait enfiler les pièces par le méat. Elle semblait contenir autre chose que de la monnaie.
— J’aimerais bien casser celle-ci mais je pense que tu ne seras pas d’accord.
— J’étais sûr que tu la choisirais, on la casse à une seule condition.
— Laquelle ?
— Nous utilisons tout de suite ce qu’elle contient.
— D’accord.
Mon collègue alla chercher un marteau et sacrifia la tirelire. Elle était remplie de préservatifs.
Le fleuriste s’appelait Yanis. Il me demanda :
— J’aimerais être sûr de t’avoir bien compris, tu veux baiser avec moi ?
Je lui parlai de l’idée de ma mère et il la trouva amusante. Je lui tendis la boîte de préservatifs XXL. Il me prit ma veste et me mena derrière la maison, un jardin d’hiver.
— C’est mon jardin secret. Ces plantes ne sont pas à vendre.
Les senteurs étaient enivrantes. Yanis continua :
— Ce sont toutes des plantes aux vertus érotiques. J’ai commandé des graines aux quatre coins du monde. Alors, on y va ?
Yanis n’avait soudain plus l’air si sûr de lui. Il hésita, puis commença à me déshabiller très lentement, en me caressant. Je ne sais pas si c’était l’effet aphrodisiaque des plantes, mais lorsque je fus en boxer, mon sexe était déjà tendu. Yanis fit tomber ce dernier rempart de ma pudeur.
Une heure plus tard, je n’étais plus vierge. Je demandai à Yanis :
— Et, sans être indiscret, tu inities souvent des jeunes puceaux comme moi dans ton jardin ?
— Non, tu es le premier.
— Mais alors, pourquoi l’as-tu fait ?
— Parce que tu es très mignon, et parce que tu m’as fait un cadeau qui a flatté mon ego.
Après mon aventure chez le fleuriste, j’avais oublié de prendre des fleurs pour la fille de l’amie de ma mère. J’achetai donc quelques confiseries en rentrant. Ma mère me demanda pourquoi j’avais mis si longtemps. Je lui dis que je m’étais arrêté à la bibliothèque, que je n’avais pas vu le temps passer et que le fleuriste avait déjà fermé.
La jeune fille était charmante, je me demandai si je ne devrais pas aussi essayer avec elle. Ma mère pris les devants après le repas :
— Daniel, tu devrais montrer ta chambre à Léa.
Nous montâmes à l’étage. Léa n’avait pas l’air enchantée de se retrouver seule avec moi. Elle me demanda :
— Et nous sommes censés faire quoi maintenant ?
— Euh, bafouillais-je, faire un jeu vidéo ?
— Ouais, c’est une bonne idée.
Je lui montrai ma nouvelle console et nous jouâmes pendant une heure.
— Voilà, me dit Léa, on redescend ?
— Euh… On pourrait…
— Je n’aime que les filles, je n’ai pas envie de t’embrasser.
— Voilà qui est clair, moi je n’aime que les garçons.
De retour en bas, ma mère avait l’air toute émoustillée :
— Alors, vous vous entendez bien ?
— Pas mal, dit Léa. On a décidé de faire notre coming out ensemble.
J’avais passé la journée à faire de longues queues dans un parc d’attractions. Celui-ci allait bientôt se fermer et s’était vidé. J’en profitai pour me rendre encore au Château Hanté et je me retrouvai tout seul dans l’antichambre, local hexagonal éclairé aux chandelles. Un employé en smoking noir, le visage cadavérique, ferma la porte. Après quelques effets spéciaux sensés me faire peur, une autre porte s’ouvrit. Je m’attendais à monter dans des wagonnets lorsque l’employé me dit :
— Le train est en panne, je vais vous faire visiter à pied. Vous verrez mieux les personnages.
Nous suivîmes les rails jusqu’à une grande salle. Autour d’une table, quelques squelettes vêtus de haillons discutaient, leur conversation me parut bizarre :
— Mon cher Aubin, on dit que vous êtes inverti, est-ce exact ?
— Mais oui mon cher Gonzague, je vais vous le prouver. Firmin, amenez-moi le jeune homme qui est avec vous.
L’employé m’invita à me rapprocher du squelette d’Aubin. Celui-ci commença à me déshabiller, j’étais trop stupéfait pour l’en empêcher.
— Mon cher Aubin, dit Gonzague, comment allez-vous le posséder ? Vous n’avez plus de vit depuis votre mort.
Je sentis alors les doigts du squelette s’insinuer dans mon fondement. Je frissonnai.
Le célèbre photographe qui faisait des photos de groupes nus était de passage dans mon pays. Je m’étais inscrit par curiosité. C’était en plein air, dans un pâturage, nous nous déshabillâmes dans une forêt proche, il ne faisait heureusement pas froid.
Un assistant nous indiqua comment nous placer puis le photographe corrigea, cela prit très longtemps. Enfin tout fut parfait et on nous demanda de ne plus boucher pendant un quart d’heure.
Je sentis soudain un contact sur mon pénis, quelqu’un le touchait, ce n’était pas un simple contact, on le caressait. Cela me faisait penser à une langue. Je n’eus plus aucun doute lorsqu’on me goba le gland.
Je me laissai faire, je ne pouvais pas voir qui me suçait, des pieds me cachaient la vue. Je fermai les yeux et me concentrai sur les sensations que me procurait la fellation. J’éjaculai dans la bouche de l’inconnu.
Lorsque la séance fut terminée, je relevai la tête et regardai qui m’avait fait cette gâterie. Je fus un peu déçu, c’était une femme. Elle ne fit semblant de rien et partit se rhabiller, avec juste un sourire énigmatique. Au moins je ne pus plus dire qu’aucune femme ne m’avait fait jouir.