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Camping (1)

Cette année enfin, les parents de Jean et les miens nous ont permis de partir ensembles et seuls en vacances. Nous sommes dans un camping à la côte. C'est le père de Jean qui nous a conduit.

Dans l'emplacement le plus proche de nous il y a une tente. Les autres sont occupés par de caravanes ou de mobilhomes et sont assez éloignés car nous sommes sur un terrain boisé. Nous sommes arrivés en fin de journée, nous avons monté la tente et maintenant nous nous déshabillons. Cela se fait très discrètement. Nous sommes très pudiques l'un envers l'autre. Pourtant nous ne nous cachons rien. Je sais par exemple que comme moi il est encore puceau. Par contre à l'inverse de moi, il se masturbe et il lui est arrivé, étant plus jeune, de pratiquer des attouchements avec des copains, mais rien de vraiment important.

— Par la chaleur qu'il fait, dit-il, je ne vais mettre que la culotte de mon pyjama.

— Je vais faire comme toi.

Nous nous étendons sur nos matelas.

— Bonne nuit.

— Bonne nuit à toi aussi.

Je m'endors rapidement, mais je suis réveillé par des bruits. Il s'agit de gémissements ou de halètements. Cela me rappelle certains films vus à la télé ou au cinéma quand un couple fait l'amour. J'écoute plus attentivement, et mon idée se confirme. C'est sûrement dans la tente voisine.

— Paul, tu dors, demande Jean doucement.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne réponds pas. Jean réitère sa question. Je reste muet. Bientôt, Jean remue légèrement. Je perçois des mouvements saccadés. Tout à coup, je comprends. Il se masturbe. Ce doit être ce qui se passe à côté qui l'a excité.

Tout cela ne me laisse pas indifférent. Je bande ferme. Je suis couché sur le dos et contrairement à mon habitude dans ces cas là je ne me mets pas sur le côté pour me rendormir, je reste dans cette position. Plus extraordinaire encore, je place ma main sur mon sexe. Une envie folle me prend de voir Jean se branler.

Je résiste un peu, puis n'y tenant plus, je prends la lampe de poche à côté de moi et l'éclaire. Me voyant bouger, il remet rapidement son pantalon sur sa bitte.

— Continue, je t'en prie, ne t'occupe pas de moi. J'ai envie de te regarder.

Jean me lance un regard étonné. Mais il dégage de nouveau son engin et reprend ses va-et-vient. Par des mouvements de jambes il se débarrasse de son vêtement. Je détache rapidement la toile qui occulte la fenêtre de la tente. Un magnifique clair de lune nous éclaire comme en plein jour. Je quitte à mon tour mon pantalon de pyjama.

Je reprends mon vit en main et imite les mouvements de Jean. Très rapidement je ressens la même sensation que celle qui m'envahit lors de rêves érotiques et de pollutions nocturnes mais c'est décuplé. Je ne peux pas résister, il m'est impossible de m'arrêter, je me tends fortement et me libère en longs jets saccadés.

Me voyant éjaculer, Jean jouit à son tour. Je le regarde et vois son corps se tendre comme sous l'effet d'une décharge électrique, son visage se transforme comme s'il était soumis à une douleur atroce, mais ce sont les marques d'une jouissance extrême.

— Et bien pour un abstinent me dit Jean en me tendant une serviette, tu te défends bien. Tu as aimé?

— Oui énormément, et maintenant que j'ai découvert je crois que je ne pourrai plus m'en passer.

— Tu as entendu à côté.

— Oui c'est ce qui m'a éveillé et excité.

— Moi aussi cela m'a réveillé, mais c'est surtout toi qui m'as donné une envie irrésistible quand tu as commencé à te masturber.

— Tu regrettes?

— Pas une seconde.

— Allez, bonne nuit, je suis crevé.

Le lendemain je me réveille avec une curieuse sensation. Jean tient mon sexe en main. Nous sommes tous les deux complètement tendus. Nous sommes encore nus depuis la veille.

— Érection du matin, dit Jean, si tu veux nous pouvons en profiter.

— Oh oui! J'ai un temps fou à rattraper.

Jean commence à me branler. Je prends sa bitte en main et calque mes mouvements sur les siens. Il commence à gémir. Je me retenais mais l'entendant je me laisse aller et gémis à l'unisson. Rapidement nous augmentons la vitesse. Il me prend les testicules dans la main inoccupée et joue avec. Je ne suis pas de reste. Nos mouvements deviennent plus brutaux, nos gémissements plus accentués. C'est encore moi qui viens le premier, mais il me suit rapidement. Nous retombons sur nos couches.

Je regarde par la fenêtre et vois la tente à côté. Devant se trouvent deux jeunes gens de 20-25 ans qui regardent dans notre direction en souriant. Ils sont à table et déjeunent. Manifestement ils sont seuls.

— Hé, Jean, tu as vu en face.

— Merde alors. Ce doit être des homos.

— Ils doivent nous avoir vu nous faire jouir, nous avons oublié de fermer la fenêtre.

— Bah, tant pis. On ne va pas en faire un monde. D'ailleurs s'ils sont gays, cela n'a pas dû leur déplaire.

Nous passons rapidement nos maillots, prenons nos nécessaires de toilette, et après un petit détour par le bois pour la corvée pipi, nous partons vers les sanitaires. Quand nous passons devant nos voisins le plus grand nous dit:

— Alors c'était bon?

— Super, dit Jean, et vous hier soir?

— Super aussi!

— Vous nous avez donné envie de nous masturber; ce que nous avons fait. Et pourtant jusqu'à présent cela n'était jamais arrivé à mon copain.

Les deux jeunes gens se regardent quelques secondes. J'ai tiqué un peu sur les paroles de Jean. Mais après ce que j'ai découvert je peux tout accepter.

— Je m'appelle Loïc et mon copain Marcel.

— Moi c'est Jean et lui Paul.

— Bonne douche. Je pense qu'on se reverra. Vous restez quelques jours?

— Oui.

— Alors à bientôt.

Nous passons toute la journée à la plage. À notre retour, quand nous arrivons à notre tente, Loïc nous appelle.

— Où pensez-vous dîner?

— À la cantine.

— C'est dégueulasse. Nous allons dans un petit restaurant très bon marché situé en ville. Si vous voulez vous joindre à nous vous êtes les bienvenus.

Jean me consulte du regard. Je marque mon approbation.

— OK. Ce sera avec plaisir.

Nous embarquons tous les quatres dans leur voiture et nous prenons la route. Le restaurant doit être un peu gay car il y a beaucoup de couples masculins et très peu de couples hétéros. Nous nous installons à une table, Loïc à côté de moi et Jean à côté de Marcel. Comme par inadvertance, la jambe de Loïc s'appuie de temps en temps contre la mienne. Comme nous sommes en short, c'est sa peau contre moi. Quand cela arrive je n'ai pas envie de me retirer, au contraire, je rends la pression. Il me semble qu'il doit se passer la même chose de l'autre côté de la table. Loïc et Marcel ont peut-être prévu d'oeuvrer en parallèle. Le repas est excellent et pas cher.

Nous reprenons la voiture pour rentrer, mais contrairement à l'aller, Loïc fait monter Jean devant et s'installe avec moi à l'arrière. Dès que nous démarrons, Loïc place sa jambe contre la mienne. Comme je ne bouge pas, il place la main sur ma cuisse. Comme je ne réagis toujours pas, il commence à me caresser. Je vois que Marcel fait la même chose à Jean. Heureusement le trajet est très court et nous entrons dans le camp. Marcel gare la voiture à leur emplacement.

— Je peux? dit Loïc qui a placé ses doigts tout à l'entrée de la jambe de mon short.

Ma queue est déjà toute dure et ne demande qu'une chose: "plus".

— Oui vas-y.

— Je peux aussi? demande Marcel à Jean.

Je n'entends pas la réponse car Loïc pénètre à l'intérieur de mon short et me caresse le sexe à travers mon slip. Son autre main joue sur ma nuque, avec mes cheveux, dans le décolleté de ma chemise. La main dans mon short s'insinue sous mon slip. J'ai fermé les yeux pour mieux savourer. Je les ouvre et regarde à l'avant. C'est bien ce que je pensais, ils sont en parfait synchronisme. Je veux rendre à Loïc ses caresses et place la main sur sa jambe

— Laisse, dit-il, toi seulement. Mon plaisir est de te le faire découvrir.

Il détache mon short et le retire en même temps que mon slip. Il prend mon sexe entre trois doigts et commence doucement à faire bouger la peau. Je le regarde faire. Très précautionneusement, il amplifie le mouvement et fractions de millimètres par fractions de millimètres il découvre le gland. C'est une chose que je n'ai jamais faite en érection. Petit à petit le bout rougeoyant apparaît. Cela tire un peu de temps en temps mais c'est largement compensé par le plaisir. Tout est maintenant sorti.

Il se penche et lèche mon extrémité. Sa langue tourne autour, elle joue avec mon méat, s'insinue dans le sillon entre la tête et le corps, titille le frein. Il me prend entre ses lèvres et commence un mouvement alternatif, doublé de succions répétitives. Cela en est trop pour moi. Je n'en peux plus. Je projette mon bassin en avant, ce qui me fait pénétrer entièrement dans sa bouche. Il ne se retire pas mais me serre et empoigne mes couilles. Je hurle mon plaisir pendant qu'il pompe tout mon jus. Presque immédiatement, Jean crie son plaisir. Je comprends pourquoi nous sommes restés dans la voiture, nous aurions ameuté tout le camp.

Marcel et Loïc se sont tournés l'un vers l'autre et échangent maintenant un baiser. Ils doivent mélanger nos spermes. C'est la première fois que je vois deux hommes s'embrasser. Je crois que j'ai envie d'être à la place de l'un d'eux.

— Allez hop, tous au dodo dit Loïc.

Nous sortons en emportant nos shorts et nos slips et nous nous dirigeons vers notre tente. Nous nous débarrassons rapidement de nos chemises et nous nous affalons sur nos couches. Très vite nous entendons des sons qui ne trompent pas.

— C'est nettement plus passionné qu'hier, dit Jean, le petit intermède avec nous les a manifestement mis en train. Je suis crevé.

— Moi aussi. Bonne nuit.

— Saluté.

À suivre.

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