Une histoire à découvrir
Camping sous la pluie
Morris, Kelly, Sheldon et moi, on avait décidé d'aller camper. Tout le monde y était allé de leurs conseils, autant nos pères que les autres, mais nous avions décidé de faire ce camping à notre manière : couvertures, pas de tentes (après tout, nous sommes en Californie!) et bien entendu, des repas rapides du Seven-Eleven[1] Ok, vous imaginez déjà le problème que nous aurions, non? On s'en foutait cependant, on voulait le faire à notre manière. C'était la première fois que l'on partait en camping sans nos parents ou sans nos moniteurs scouts.
Nous avons finalement décidé de camper à cet endroit même, alors j'ai sorti ma couvertures. Morris sortit un sac de couchage ; Kelly et Sheldon firent de même. Ça m'a un peu frustré car nous en avions discuté avant et avions pris la décision de ne pas les emporter. Après tout, nous étions en Californie, alors les couvertures devaient être suffisantes. Ça m'a fait chier. Je me suis donc enroulé dans ma couverture et j'attendis que le sommeil me gagne.
Finalement, ce qui nous gagna, c'est de la pluie. Pas de tentes, pas de manteaux... et beaucoup de pluie! Et bien entendu, la pluie nous apporta une forte baisse de température et je ne savais vraiment plus quoi faire.
— Ok, sois pas malade ! Viens me rejoindre ici, me lança Morris.
Kelly et Sheldon se mirent à m'agacer en me traitant de pédé car j'allais le rejoindre dans son sac de couchage mais merde, ce serait plus chaud, alors que le diable les emporte. Je me suis glissé à l'intérieur avec Morris.
— Putain, tes vêtements sont tout mouillés ! Tu vas tremper la couche ! Enlève-moi ça !
Je me suis donc déshabillé et j'ai tordu mes vêtements pour en retirer le plus d'eau possible avant de les pousser au fond du sac. La pluie tombait toujours, la protection imperméable du sac de couchage de Morris avait tout de même des limites, il devenait de plus en plus humide et le froid mordait nos chairs.
— Il faut arrêter de jouer les prudes ! dit Morris.
Il m'attira à lui, nos deux corps nus s'épousaient l'un l'autre. Nous avions appris chez les scouts qu'il fallait se réchauffer ainsi, en combinant la chaleur de nos corps.
— C'est l'enfer ! lança Kelly en s'approchant de nous avec Sheldon, leur sac de couchage par-dessus leur tête.
— On est congelé ! ajouta Sheldon.
Ils ont défait la fermeture de notre sac, je me demandais bien pourquoi. Ils ont bien vu que nous étions à poil mais n'ont rien dit. Quelques instants plus tard, ils avaient rattaché un second sac de couchage au nôtre et se sont également débarrassés de leurs vêtements détrempés. Nous nous sommes donc tous retrouvés nus, collés les uns aux autres pour conserver notre chaleur.
Quelques heures plus tard, la pluie cessa enfin.
— Ça va les gars ? demanda Kelly. La pluie a enfin cessé.?
— Ouais, mais c'est encore vachement froid, répondis-je.
— T'as raison, dit Sheldon.
Morris s'est replacé, se serrant encore plus contre moi. L'effet de proximité me fit bander et sa main accrocha ma queue raide au passage. Ses doigts s'enroulèrent autour et firent de légers mouvements qui ne passèrent pas inaperçus...
— Hey vous deux ! Si vous baisez, aussi bien tous le faire ! lança Sheldon.
Et c'est ce qui arriva. Nos mains, nos bites, nos culs et nos bouches se sont tous retrouvés à l'étroit dans ces sacs de couchage pendant toute la nuit. Au matin, une forte odeur de sueur et de sperme effaçait nos odeurs corporelles dans les sacs.
Le jour venu, nous avons pu les nettoyer dans un petit ruisseau non loin et nous avons pris le chemin du retour.
Nous n'avons jamais parlé de cette nuit entre nous, ni avec d'autres. Cependant, nous avons tous dit que nous avions eu bien du plaisir pendant cette nuit de camping à quiconque nous le demandait. Et entre nous, ça n'a jamais plus été pareil. Nous étions déjà tous proches les uns des autres, mais nous n'avions jamais imaginé à quel point nous avions pu être "proches" cette nuit-là.
Et moi, depuis ce jour, le mélange des odeurs des corps, de la sueur et celle du sperme m'allument comme c'est pas possible...