Une histoire à découvrir
Camps de vacances (10)
14 juillet 2015 - Neuvième jour - Damien
En ce matin du 14 juillet, pas de réveil à 5 heures, nous fîmes la grasse matinée. Je me levai quand même vers 7 heures, j’avais faim. Pendant le petit déjeuner, j’informai tout le monde de mon intention d’explorer le camp. Comme je m’y attendais, seuls Loïc et Daniel décidèrent de m’accompagner. J’avais demandé à Loïc s’il serait d’accord d’inviter Daniel à participer à nos ébats et de faire un plan à trois, il n’avait pas dit non.
Nous partîmes vers 9 heures. Nous nous rendîmes tout d’abord au milieu du camp. Il y avait une dalle en béton de 50 mètres sur 10 environ. On ne la remarquait pas de loin car elle était peinte de la même couleur que la terre qui l’environnait, c’était sûrement pour éviter qu’on ne la repère sur des photos satellite. Cinq dômes en acier en deux parties étaient répartis sur toute la longueur. Daniel trouva rapidement l’explication :
— Il y avait certainement cinq missiles prêts à décoller avec des charges nucléaires. Les dômes s’ouvraient juste avant.
— J’espère qu’il les ont détruits, dit Loïc.
— Bien sûr, dis-je. Ils ont en tout cas enlevé les ogives.
Nous continuâmes vers un point qui était marqué sur mon plan. Nous vîmes une casemate en béton cachée dans un bosquet.
— Allons regarder, dis-je. Daniel, à l’intérieur ne fais jamais de commentaires sur le camp et ses organisateurs.
— Pourquoi ?
— Nous pensons qu’il pourrait y avoir des micros cachés.
— Dans quel but ?
— Nous ne le savons pas exactement.
La porte était ouverte. Nous avions donc l’autorisation de visiter. La lumière s’alluma lorsque je tournai l’interrupteur. Il y avait tout d’abord un local avec des douches, puis un sas pour contrôler les entrées, hors service, et enfin une cage d’escalier, faiblement éclairée par des néons espacés, avec un ascenseur au milieu. J’essayai de l’appeler, mais rien ne se passa. Nous n’aurions de toute façon pas osé l’utiliser, de peur de rester coincés entre deux étages. Je demandai à mes camarades s’ils voulaient descendre, ils acquiescèrent. Je m’engageai le premier en comptant les marches. Il y en eut 1500 jusqu’en bas. La montée n’allait pas être de tout repos.
J’allumai la lumière. Un couloir assez large et très long s’ouvrait devant nous, avec des portes de chaque côté, nous explorâmes chaque pièce et nous nous rendîmes rapidement compte que nous nous trouvions dans un ancien QG. Juste après l’entrée, à droite, il y avait un cabinet médical très bien équipé, il avait même une table d’opération. Ensuite une cuisine, des boîtes de conserve avec la date de péremption périmée depuis de nombreuses années y étaient encore entreposées. Pas très appétissant. Suivaient trois salles à manger, l’une avec de la vaisselle en porcelaine et des nappes blanches dans une armoire. Il y avait eu des VIP, il me vint à l’esprit que le président de la République aurait pu se réfugier ici en cas de guerre nucléaire. Les autres étaient pour les officiers et les soldats. Sur la gauche, des WC, des douches, des chambrées avec lits superposés, puis quelques chambres individuelles et enfin, la « suite présidentielle » avec grand lit et salle de bain privative, dans un style démodé.
Nous continuâmes notre visite par la salle des opérations. Au milieu, une table elliptique pour vingt personnes environ. Devant chaque siège seulement un téléphone dont le câble était coupé, pas d’ordinateurs ou d’autre dispositifs modernes. Au fond, un écran, et des téléviseurs à tube. À coté, un local technique avec quelques commutateurs. Je demandai à mes camarades ce qu’ils en pensaient.
— C’était juste pour commander ici, dit Loïc, pas pour faire partir les missiles. Il doit y avoir un autre poste de contrôle plus loin. Le président communiquait les codes par téléphone.
Daniel ouvrit une armoire. Elle contenait de nombreux documents, tous étaient classifiés « secret ». Nous trouvâmes des organigrammes, des plans d’installations militaires, des ordres de bataille.
— C’est incroyable, dit Daniel. Ces documents sont anciens mais auraient dû être détruits. Certaines informations sont toujours valables.
— On dirait que le camp a été abandonné d’un jour à l’autre sans en terminer le démantèlement, dis-je.
Nous arrivâmes au bout du couloir. Il était fermé par une porte, la même que dans le bunker où nous baisions. Nous étions de nouveau bloqués. Nous revînmes sur nos pas et je vis soudain une autre porte avec cette inscription énigmatique : BMC.
— Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire, BMC ? demandai-je.
— Je ne sais pas, répondit Loïc, peut-être Bombardements Mécaniques.
— Eh bien, entrons, dit Daniel, on verra bien.
J’ouvris la porte et allumai la lumière. L’ambiance était très différente du reste de l’abri. Les murs étaient capitonnés d’étoffe rouge, il y avait un bar, des groupes de fauteuils et de canapés recouverts de cuir brun usé, une petite scène.
— On dirait une boîte de nuit, dit Loïc. C’était pour le repos du guerrier après les exercices. Des filles devaient se déshabiller sur la scène.
— Tu penses que le président venait aussi ?
— Non, il avait le droit de prendre sa maîtresse. C’était le seul.
Nous continuâmes la visite par un couloir bordé de plusieurs chambres. La première était un vestiaire contenant encore de nombreuses robes. Les autres avaient un lit et des décorations évocatrices. J’allais voir de près le bar, je trouvai de nombreuses bouteilles de vin et d’autres alcools. Je dis à mes camarades :
— Asseyez-vous, je vous offre une tournée.
Je dénichai une bouteille de Volnay 2005. Je la débouchai, pris trois verres et servis Loïc et Daniel.
— Santé, dit Daniel. À quoi trinquons-nous ?
Je ne voulais pas aborder notre propre avenir ici, je ne savais pas si nous étions filmés. Je changeai de sujet de conversation.
— C’est assez insolite de se retrouver ici, répondis-je. On se croirait 30 ans en arrière, à l’époque de la guerre froide. J’ai envie de devenir militaire, si j’avais vécu à ce moment-là, j’aurais pu être un officier et participer à un exercice.
— Et tu serais venu tous les soirs choisir une femme ici ? demanda Loïc.
— Certainement pas, compte tenu de mes préférences. Ou j’aurais été obligé d’y venir quand même pour faire comme tout le monde.
— Et toi, demanda Daniel à Loïc, que désires-tu faire plus tard ?
— J’aimerais faire du théâtre.
— Tiens, ça me donne une idée, repris-je. Nous pourrions faire une improvisation théâtrale. Nous avons déjà eu quelques dialogues assez délirants. Je vais distribuer les rôles : Daniel, tu es le jeune appelé qui vient de débarquer ici, tu es puceau et tu viens pour la première fois au bordel. Cela te convient ?
— Tout à fait. Je me sens à l’aise dans ce rôle.
— Moi je suis le militaire responsable du bordel, un sergent-chef par exemple. Je vais te conseiller une prostituée.
— Et moi ? demanda Loïc.
— Tu es la prostituée, évidemment. Tu es d’accord ?
— Oui, mon chéri.
— Bon, Daniel tu sors et tu rentres dans cinq minutes. OK ?
— OK, j’y vais.
Daniel sortit. Je demandai à Loïc s’il était toujours d’accord pour baiser les trois ensemble. Il l’était toujours. Il me dit aussi que je devrais devenir metteur en scène et renoncer à ma carrière militaire. Je lui proposai d’aller choisir une robe dans le vestiaire et de se changer. Daniel frappa à la porte et je le fis entrer. Il me fit un salut militaire, je le lui rendis.
— Bonsoir, me dit-il.
— Bonsoir, et voici un bleu. Je ne t’ai encore jamais vu ici.
— J’ai débarqué juste avant le début de l’exercice.
— Et les rouges ont été anéantis ?
— Comme prévu.
Je faisais évidemment allusion aux communistes, pas aux roux. Je priai Daniel de s’asseoir et lui resservis du vin. Je lui demandai :
— C’est la première fois que tu viens au bordel ?
— Euh, je suis puceau.
— J’ai l’habitude, tu n’es pas le premier. Ce soir il n’y a plus beaucoup de filles, la plupart sont déjà parties. Je peux te proposer Mademoiselle Loïse.
— Pas de souci.
— Loïse, viens, criai-je, j’ai un client pour toi.
Loïc fit son entrée, il avait mis une robe blanche à pois rouge assez gros. Il avait l’air ridicule, nous éclatâmes de rire.
— Bonsoir, dit-il. Quel beau jeune homme. Tu veux que je te fasse quoi ?
— Attends, dis-je, pas si vite, tu pourrais d’abord danser.
— Je ne sais pas danser.
— Essaie quand même, joue la comédie. Excuse-moi, Mademoiselle Loïse est une débutante.
Je me rendis au bar, j’avais repéré un vieux lecteur de cassettes. J’eus de la peine à trouver comme il fonctionnait, je réussis quand même à mettre une musique langoureuse. J’allumai le projecteur qui éclairait la scène et éteins les autres lumières. Loïc monta sur la scène. Il esquissa quelques pas de danse, comme s’il faisait une parodie de ballet classique. C’était très drôle.
— Tu vois, dis-je. Tu sais très bien danser, continue.
Au bout de quelques minutes, Daniel me chuchota à l’oreille. Je dis à Loïc/Loïse :
— Monsieur aimerait que tu nous fasses un striptease.
— Je n’ose pas, je suis timide.
— Ne te gêne pas, personne ne te verra.
Loïc fit encore quelques arabesques, relevant petit à petit le bas de sa robe, dévoilant sa petite culotte. Nous eûmes la surprise la découvrir, elle était assortie à sa robe, aussi blanche avec des pois rouges plus petits. Nous rîmes à nouveau. Son gros sexe la remplissait, faisant bâiller l’étoffe de tous les côtés. Il finit par ôter sa robe, puis sa petite culotte, la lançant dans les mains de Daniel. Nous applaudîmes, puis je mis la musique en sourdine. Mademoiselle Loïse nous rejoignit et but un verre.
— Mademoiselle vous a-t-elle séduit ? demandai-je à Daniel.
— Oui.
— Voulez-vous passer avec elle un moment dans une chambre ?
— Je n’ose pas.
— Je viendrai également pour voir si tout se passe bien.
— Dans ce cas j’accepte. Combien ça coûte ?
— Ne parlons pas de cela. Nous déduirons le montant correspondant de votre solde. Mais rien ne presse, finissons la bouteille.
Daniel regardait le sexe de Loïc, il avait l’air fasciné. Loïc lui dit :
— Ne te gêne pas, tu peux toucher. C’est compris dans le prix.
Nous sommes les trois sur le même canapé, Daniel au milieu, Loïc à sa gauche et moi à sa droite. Daniel hésite, Loïc lui saisit la main et la pose sur son sexe. Daniel ose alors de timides caresses. Je ne reste pas inactif, je défais son ceinturon, ouvre sa braguette. Je sors sa bite du slip. Je l’avais déjà vue sous la douche, elle n’est pas grande, même plus petite que la mienne. Je baisse encore un peu son pantalon et je m’active, lui faisant coulisser plusieurs fois le prépuce. Je lui montre que j’ai aussi une bosse sous mon pantalon, après tout il a encore une main de libre. Il comprend et dégage mon pénis déjà dur. Nous poursuivons nos caresses pendant quelques minutes. J’interromps mes camarades et je dis à Daniel :
— Profitons de notre petite pute. Tu lui as demandé ce qu’elle devait te faire.
— Elle pourrait me sucer.
Loïc se lève, vient se mettre à genoux devant Daniel. Il lui baisse son pantalon et son slip, puis introduit son membre dressé dans sa bouche. Je dis à Loïc de relever ses fesses et je le prends par derrière. Nous jouissons rapidement. Je fais un nœud à mon préservatif et je le jette par terre. Loïc me fait une remarque :
— Ce n’est pas très gentil pour la femme de ménage.
— Elle ne doit pas venir souvent, je vais regarder sous le canapé, ça doit être plein de moutons.
Je me penche pour regarder, et je vois effectivement des moutons, mais pas seulement. Il y a aussi une carte, de la même grosseur que celles de crédit. Je la ramasse en prenant soin de la cacher avec de la poussière. Je ressors ma main avec la carte à l’intérieur et la mets discrètement dans une poche de ma veste sans rien dire. C’est peut-être un badge pour ouvrir la porte au bout du couloir.
Nous nous reposons pendant quelques minutes, puis je demande à Daniel :
— Et maintenant ?
— J’ai droit à un deuxième tour ?
— C’est une promotion spéciale pour la journée mondiale des puceaux roux.
— Je ne savais pas qu’une telle journée existait.
— Moi non plus. Alors ?
— J’hésite.
— Actif ou passif ?
— Passif.
— Bien, Loïse, à toi l’honneur, tu n’as pas encore éjaculé.
— Daniel, dit-elle, couche-toi sur le dos, la tête contre l’accoudoir du divan, et relève les jambes.
Nous enlevons notre tee-shirt et nos souliers. Je trouve un coussin que je mets sous les fesses de Daniel. Je fais quelques à caresses à Loïc pour le mettre en condition.
— Ouille, dit Daniel, c’est un gros morceau.
— Ne t’en fais pas, ton chef bien-aimé est là pour que tout se passe bien.
Je sors le tube de lubrifiant et j’en mets en abondance sur l’anus de Daniel. Je le fais pénétrer à l’intérieur, avec un doigt, puis deux, je lui détends les sphincters. Je continue en même temps à entretenir l’érection de Loïc avec l’autre main. Je lui déroule un préservatif sur le zizi et les laisse se débrouiller seuls. Je reprends les choses en main pour faire bander aussi Daniel, tout en me masturbant moi-même. Cela a l’air de bien se passer, Loïc fait des aller-retours réguliers. Je dis à Daniel de respirer calmement. Nous jouissons pour la deuxième fois, presque en même temps.
Nous décidâmes ensuite de ressortir du QG et de poursuivre nos explorations un autre jour. Je visitai quand même un dernier local où était entreposé du matériel. Je pris une lampe de poche avec des piles et des jumelles, ainsi qu’une sacoche pour les mettre. La montée des marches nous sembla interminable.
Le soir, nous pûmes déguster un excellent repas avec des grands crus que nous bûmes sans aucune modération. Je supposai que les G.O. les avaient aussi pris dans le BMC. En passant, je vous signale que cette abréviation signifie Bordel Militaire de Campagne. Ce fut l’avant-dernière fois que je vis le gros homme au complet blanc, il devait être de plus en plus malade. Je pensai qu’il s’était maquillé le premier jour pour donner le change. Pierre semblait aussi perturbé par l’état de santé de son chef.