Une histoire à découvrir
Camps de vacances (5)
7 juillet 2015 - Deuxième jour - Damien
Le matin du deuxième jour, l’homme au tee-shirt rouge nous réveilla de nouveau à 5 heures. J’avais dormi nu et je ne remis pas mon slip. C’était moi le chef maintenant, je pouvais prendre des initiatives. Quelques-uns enlevèrent aussi le leur spontanément. Le moniteur ne fit pas de remarques sur l’état de nos sexes comme le jour précédent, il me demanda de sortir de la chambre. Je lui dis que je serais d’accord d’être le chef et que Loïc serait mon adjoint. Il eut l’air satisfait et me pria de passer vers lui après le petit déjeuner. Il repartit tout de suite.
Après le repas, je me rendis dans son bureau avec Loïc. Je n’y étais jamais allé, la porte était toujours fermée. Il n’y avait qu’une table vide et quelques chaises. Je me dis qu’il devait y avoir un autre bureau avec un ordinateur. Je ne savais pas où il dormait avec le reste du personnel, certainement pas dans ce bâtiment. Il y avait aussi un antique téléphone à cadran fixé contre le mur. J’espérai que nous pourrions l’utiliser de temps en temps afin de donner de nos nouvelles à nos proches et les informer que les portables ne fonctionnaient pas. Il me donna la liste des participants, avec toutes les informations qu’ils avaient envoyées en s’inscrivant, ainsi qu’une autre feuille avec les buts de la journée. Le premier allait être une discussion avec les autres pour prendre ma fonction de chef et convenir de quelques règles de comportement dans le camp. On me faisait quelques suggestions qui me parurent pleines de bon sens. Je reçus également une clef me donnant accès aux locaux où était entreposé le matériel.
Nous nous rendîmes dans la salle de cours. Je m’assis devant, derrière une table, face aux autres. Je fis signe à Loïc de se mettre à côté de moi. Il y eut quelques murmures. Le gros homme n’était pas là. Le moniteur commença :
— Messieurs, nous avons demandé à Monsieur Damien de prendre le commandement du groupe et il a accepté. Il a nommé Monsieur Loïc comme adjoint. C’est eux qui vous donneront dorénavant les ordres. Vous pouvez toujours vous adresser à moi pour les questions administratives. Monsieur Damien, vous avez la parole.
Je pris mes papiers et me levai.
— Merci Monsieur. Tout ceci est inattendu et je n’ai rien préparé, je vais donc improviser. Voilà. C’est la première fois que je suis dans cette situation, je vous demanderais de me signaler si je fais des erreurs. Je ne vais pas en profiter et me comporter comme un militaire borné, nous sommes en vacances et l’ambiance doit rester détendue. Je pense avoir régulièrement une conversation personnelle avec chacun d’entre vous pour savoir si tout va bien. On m’a aussi demandé de définir quelques règles pour le comportement dans le camp. Il s’agit surtout de… Nous sommes à un âge où nous avons des besoins nouveaux et impératifs. Bref, je veux parler de sexe.
Rires dans l’assemblée. Je consultai le tableau et je vis comme je m’y attendais qu’une majorité avait mis « gay » comme orientation sexuelle, ce genre de camp entre hommes avait certainement plus de succès dans cette catégorie de la population. Je repris mon speech :
— Je dois tout d’abord préciser qu’aucune personne étrangère au camp ne sera admise, pas de visite d’une petite amie ou d’une prostituée. Il faudra se contenter des moyens du bord, ce qui ne devrait pas déplaire à certains d’entre vous.
Nouveaux rires.
— Je ne vais pas vous faire un dessin, un des moyens de vous soulager est votre main. Si quelqu’un ne connaît pas, il peut m’envoyer un message privé, pardon, me le dire en privé, je lui expliquerai.
Encore des rires, mes gags faisaient mouche. C’était bon signe.
— Je propose d’autoriser la masturbation dans la chambrée, c’est quelque chose de naturel, comme boire ou manger. Et sans obligation de se cacher sous une couverture pour ceux qui le désirent. Nous nous sommes déjà tous vus à poil hier. Êtes-vous d’accord ?
Il n’y eut pas d’objections.
— Pour les relations plus approfondies à deux ou à plusieurs, vous pourrez aller dans la nature, c’est l’été, ou dans l’un des bunkers désaffectés. La règle sera la suivante : il sera permis d’entrer si la porte reste ouverte, sinon, ne pas déranger. Il y aura toujours des préservatifs à disposition pour ceux qui n’en auraient pas pris, n’oubliez pas de vous protéger. OK ?
Toujours pas d’objections.
— Et s’il vous plaît pas de remarques homo ou hétéropohobes. Chacun est comme il est. Je n’ai rien d’autre pour le moment. Le programme de la journée : gymnastique, une marche avec pique-nique, puis un peu de sport pour se détendre. Le soir sera toujours libre, afin de favoriser les contacts entre nous. Voilà. Pas d’autres questions ?
Il n’y en eut pas. Je donnais rendez-vous un quart d’heure plus tard dans le gymnase. Une fois que les autres furent sortis, je demandai à Loïc :
— Ai-je été bien ?
— Parfait. Tout le monde a bien compris.
— Compris quoi ?
— Compris le but principal du camp : assouvir… les besoins nouveaux et impératifs, si je me rappelle bien.
— Tu en as aussi ?
— Peut-être. Est-ce qu’il y a d’autres gays que moi ?
— Regarde, lui dis-je en lui tendant la liste.
— Autant que ça ?
— Tu peux faire ton choix.
— Il est déjà fait.
— C’est qui ?
— Il ne le sait pas encore.
— Et il le saura quand ?
— Bientôt.
— Tu as une autre suggestion ?
— Pour la gymnastique. Nous n’avons pas reçu de shorts.
— Ils ont dû oublier d’en commander. Que me proposes-tu ?
— En slip, tout simplement. Il fait si chaud…
La suite de la journée se déroula comme prévu. Je dirigeai la séance de gymnastique en me remémorant les cours de l’école. Personne ne s’étonna de la faire en slip. Je suppose que mes camarades avaient déjà tous oublié leur pudeur et découvert que c’était agréable d’être nu.
Tristan râla ensuite parce qu’il y avait de nouveau une marche. Je lui répondis que c’était inhérent à ce genre de camp, répéter toujours la même chose. Je ne connaissais pas le programme des jours suivants, j’espérais quand même que les organisateurs avaient prévu autre chose. Ils me semblaient être un peu des amateurs, il m’avaient refilé une responsabilité qu’ils ne voulaient pas assumer. Nous passâmes chercher des provisions à la cuisine, les cuisiniers avaient préparé quelques sacs à dos. J’avais de nouveau un plan avec l’itinéraire à suivre, 20 km cette fois, avec la pause pour le pique-nique au milieu. Je trouvai un endroit frais, quelques arbres sur la rive d’une rivière. Le moniteur nous rejoignit en jeep à ce moment-là. Il s’assura que tout allait bien. Gaël vint vers moi :
— Chef, j’ai une question.
— Je t’écoute.
— Je peux me baigner dans la rivière ?
— Bien sûr.
— Tout nu ? Je n’ai pas de slip de bain.
— Affirmatif.
— Je ne vais pas choquer mes camarades ?
— Ils en ont vu d’autres, et des plus longues que la tienne.
— Le chef ne doit pas dénigrer ses subordonnés.
— Merci de ta remarque, j’en tiendrai compte. À question idiote, réponse idiote.
Gaël avait le sens de l’humour. Il se dirigea vers la rivière, se déshabilla et se plongea dans l’eau. Il fut imité par d’autres. Je pris un sandwich dans mon sac et je le mangeai. Nous fîmes ensuite une sieste avant de rentrer. Le programme prévoyait encore un peu de sport, il y avait un terrain tout près du bâtiment où nous dormions. Je demandai si quelqu’un jouait au foot. Tristan s’annonça et je le chargeai d’organiser un entraînement. Un chef doit savoir déléguer.
Je me demandais comment la soirée allait se dérouler avec les nouvelles consignes que j’avais données le matin. Serait-ce simplement une branlette collective ou des couples allaient-ils déjà se former ? Loïc vint vers moi après le dîner.
— Chef, on va faire un tour pour tirer le bilan de la journée ?
— Bien, sous-chef, je te suis. Je veux aller voir quelque chose.
Je voulais aller voir le local où se trouvait le matériel. Son emplacement était signalé sur mon plan, à environ 500 mètres. Nous le trouvâmes facilement. Il semblait que c’était l’entrée d’un ouvrage souterrain. J’ouvris la porte et nous entrâmes. J’allumai la lumière et je refermai la porte. Nous dûmes descendre un escalier et nous pénétrâmes dans un couloir très court. J’ouvris la porte du premier local à gauche. Il y avait effectivement du matériel entreposé dans des cartons hermétiquement fermés avec des rubans adhésifs. Je n’osai pas en ouvrir un pour en examiner le contenu. Nous allâmes ensuite jusqu’au bout du couloir. Une porte le barrait, elle devait être automatique car elle n’avait pas de poignée. Loïc me fit remarquer un boîtier :
— Il faut sûrement un badge pour entrer.
— Tu penses que la porte fonctionne toujours ?
— Je ne sais pas, elle a certainement été condamnée lors du démantèlement du camp militaire. Il y avait sûrement des installations « secret défense ».
Nous entrâmes ensuite dans le local situé à droite. Il restait encore quelques lits de camp et des matelas entassés dans un coin, ainsi que de vieux treillis. Loïc me dit :
— Ce devait être le corps de garde pour les militaires qui gardaient l’entrée.
— Oui. On ressort ?
— J’ai une idée. Tu as dit ce matin qu’on pouvait utiliser les bunkers désaffectés pour… je ne sais plus exactement, les besoins impératifs de la nature je crois. Ce sera plus intime ici que dans la chambrée.
— Un peu poussiéreux et pas très romantique.
— À la guerre comme à la guerre. Tu n’est pas obligé de rester, mais tu as dit que c’était un besoin naturel comme pisser.
— J’ai dit ça ?
— Tu as aussi dit que tu expliquerais en privé à ceux qui ne connaissent pas. C’est quoi la masturbation ?
— Tu ne sais pas ?
— Non.
— Eh bien, sais-tu comment on fait les enfants ?
— Je crois que le papa met une petite graine dans le ventre de la maman.
— Et avec quoi il met la graine ?
— Avec le zizi ?
— Oui, sais-tu comment il fait sortir la petite graine ?
— Non. On peut la faire sortir quand on a pas de maman ?
— Oui, je vais t’expliquer.
J’allai chercher un matelas que je mis sur un lit de camp. Je pris un vieux treillis que je roulai comme oreiller. Je dis à Loïc :
— C’est parfait, couche-toi. Voilà. Maintenant tu baisses ton pantalon, puis ton slip.
— Mais tu vas voir mon zizi !
— Tu veux vraiment faire sortir la petite graine ?
— Oui.
Il baissa son pantalon et son slip.
— Et maintenant ?
— Tu prends ton zizi dans la main.
— Mais c’est sale, ma maman me disait toujours de ne pas le toucher.
— Et ton curé ?
— Je comprends maintenant pourquoi il me demandait toujours si je me touchais, je ne savais pas ce qu’il voulait dire.
— Il ne t’a pas expliqué ?
Loïc mit la main sur son pénis.
— Et maintenant ? me demanda-t-il.
— Jamais eu d’élève aussi nul.
— Tu as déjà eu d’autres élèves ?
— Je t’offrirai La branlette pour les nuls pour Noël. Bon je vais te montrer.
J’allai chercher un deuxième matelas et un treillis. Je les plaçai sur le lit de camp voisin et me couchai. Je libérai mon pénis, il se dressa immédiatement. Je n’avais pas encore eu l’envie de le toucher ces jours passés. Loïc me dit :
— J’ai tout compris. Il faut que mon zizi devienne tout dur. Je me demandais si c’était normal quand j’étais petit.
Je ne pus pas me retenir longtemps tellement la pression était forte. Loïc fit sortir sa petite graine en même temps.
Je m’endormis tout de suite cette nuit-là, je n’entendis même pas les autres se masturber. Loïc me révéla le lendemain matin qu’il n’avait pas pu s’empêcher de répéter sa leçon une deuxième fois et qu’il avait mis beaucoup plus de temps pour faire sortir la petite graine.