Une histoire à découvrir
Caméra de surveillance
En arrivant chez moi, je m’installai devant mon ordinateur pour recevoir mes emails tout en regardant la cassette de surveillance de mon appartement. Sur les quatre carreaux du moniteur, les mêmes scènes qu’à l’habitude, soient mes trois chats se faisant la course à travers les différentes pièces, activant ainsi les détecteurs de mouvements qui déclenchent le vidéo. Un peu plus tard en matinée, la bonne qui vient faire le ménage. Comme d’habitude, après 30 minutes, elle s’allume une cigarette en cachette. Ça me fait rire à chaque fois, comme si elle croyait que je ne le savais pas... Je suis non-fumeur et je peux facilement dire si elle est passée ou non dans la journée à la seule odeur résiduelle dans l’air!
Après son départ, plus rien, un chat de temps à autre encore une fois. J’allais arrêter le magnétoscope quand soudainement à l’écran, je vis la porte d’entrée s’ouvrir et le fils du concierge qui entrait. Le chrono affichait 15h30; probablement l’heure à laquelle il revient de l’école. Je ne connais pas beaucoup ce jeune homme, je ne le vois que de temps en temps, accompagnant son père pour venir faire de menus travaux dans ce condo nouvellement construit que j’ai acquis il y a à peine deux mois. Je sais qu’il s’appelle Philippe, qu’il a 17 ans – il fêtera ses 18 ans dans moins d’un mois –, ce n’est pas une beauté fatale mais il n’est pas moche. L’an prochain, il entrera au cégep ; quand il travaille ici avec son père, je les entends parfois en discuter. Philippe ne sera jamais assez sérieux avec ses études au goût de son père qui aimerait bien le voir plus tard avec une tonne de diplômes et un emploi bien payant!
En voyant Philippe entrer dans l’appartement, j’ai cru qu’il venait faire une visite de routine ou effectuer quelques petits ajustements que j’avais justement demandés à son père la semaine dernière; alors je ne jetai qu’un vague coup d’œil au moniteur tout en continuant de lire mon courrier électronique et de répondre aux messages urgents. C’est alors que je l’ai vu se rendre au salon et chercher dans ma bibliothèque. Ceci piqua ma curiosité, qu’est-ce qu’il pouvait bien y regarder? Sur mon clavier du système de surveillance, je sélectionnai donc la caméra du salon uniquement afin de mieux voir ce qu’il pouvait faire. Le mode plein-écran me donna rapidement ma réponse: il fouillait dans ma collection de cassettes vidéos.
Je le vis prendre une cassette en main et il l’inséra dans le magnétoscope du salon. Il s’installa ensuite sur le divan. À cause de l’angle de la caméra de surveillance, je ne savais trop ce qu’il avait bien pu mettre comme film... Le petit Philippe (enfin, petit dans le sens de plus jeune que moi qui ai 35 ans; il fait quand même 1m80!) était assis bien confortablement sur le sofa et fixait la télé. Quoi qu’il aie pu choisir, ça semblait l’intéresser au plus haut point. J’étais loin de m’imaginer la suite...
Je l’ai donc vu commencer à se masser l’entrejambe par-dessus son pantalon cargo. Les jambes bien écartées, il se massait nonchalamment tout en regardant les images défiler devant lui. Pas besoin de chercher de midi à quatorze heures, il regardait un film de cul! Le petit vicieux avait fouillé mon appart! Je ne l’aurais jamais cru si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux... ce petit con est gai! Du moins, il s’excite à la vue de mecs en train de baiser car je n’ai que ce genre de film pour adultes chez moi! Je continuai donc à regarder attentivement la suite...
Philippe venait de détacher son pantalon et sa main se frayait un chemin jusqu’au fond de sa culotte afin de mieux bénéficier de ces attouchements intimes. L’action à l’écran devait devenir de plus en plus hard car il ne se retint pas plus longtemps pour faire glisser son pantalon et son boxer sur ses cuisses. Malheureusement, à cause de la distance qui le séparait de la caméra de surveillance, je ne voyais pas vraiment en détail, mais je voyais le mouvement de sa main qui montait et descendait avec rythme sur son sexe bandé. Ses cuisses s’ouvraient et se refermaient lentement pendant sa masturbation et il ne regardait déjà plus la télé.
La tête renversée sur le dossier du divan, il s’en donnait à cœur-joie sur sa queue et je vis son bassin se soulever doucement du coussin et son corps fut pris de quelques spasmes violents. Il retomba, complètement affalé et sa main lâcha prise. Je pouvais distinguer vaguement son sexe droit au milieu d’une tache un peu plus foncée que formaient ses poils au pubis. Quelques secondes passèrent et puis, il se releva rapidement, monta son sous-vêtement et son pantalon avant de se diriger à nouveau vers l’unité murale. Il dût reculer la cassette afin que je ne m’aperçoive de rien, la retira du magnétoscope et la replaça où il l’avait prise. Je le vis se lécher la main, probablement quelques gouttes de son sperme, et sortit rapidement de l’appartement en reverrouillant derrière lui.
Pendant tout ce temps, j’avais regardé ses activités et je n’avais pas remarqué que ma queue s’était gonflée à bloc et me faisait mal tellement elle était comprimée. Je dus me résigner à l’une des deux options qui m’apparaissaient comme valable dans cette situation: la douche froide ou la masturbation... J’ai pris la plus agréable des deux alternatives et en m’installant au même endroit que Philippe s’était installé l’après-midi, je me suis déshabillé et je me suis doucement masturbé en repassant dans ma tête les images de la caméra de surveillance. J’ai eu beau prendre tout mon temps, la vue de ce mignon jeune homme m’a fait cracher le tout plus rapidement que je l’aurais voulu. J’ai tout nettoyé sous une douche chaude en pensant à ce que j’allais faire... J’avais un plan!
J’eus beau regarder attentivement la bande vidéo les deux jours suivant, rien du tout. Ce n’est qu’au troisième jour que Philippe faisait déclencher le système de surveillance en passant la porte d’entrée. Je l’ai presque manqué car ayant vu l’heure passer, j’avais pensé arrêter le magnétoscope. Philippe était arrivé avec près d’une heure de retard sur sa dernière visite, vers 16h20. Cette fois-ci, il avait dû se rendre à la piscine sur la terrasse avant de venir squatter mon appart car il ne portait qu’un speedo et une serviette sur les épaules.
C’était la première fois que je le voyais ainsi, torse nu. Philippe n’était pas très musclé, plutôt mince, presque maigre. Son torse semblait ne jamais finir tant il était allongé, sans forme, sans aucun détail. Cette fois-ci, avant de se rendre au salon, je le vis se rendre dans ma chambre à coucher. Il fouilla dans le tiroir de la table de chevet et sortit une des revues ou bandes-dessinées érotiques que j’y conserve. Il s’étendit sur le lit de tout son long sur le ventre et feuilletait la revue. D’où la caméra est située, je pouvais le voir de l’arrière, son beau petit cul bien moulé par le slip de bain en évidence. Tout en tournant les pages, il balançait son cul de côté ou de l’avant vers l’arrière, se frottant le sexe contre ma couette. Il s’excita pendant un moment mais sembla déçu finalement du manque de mouvement car il referma la revue, la reposa à sa place et retourna au salon.
Tout comme la dernière fois, il fouilla parmi les cassettes et comme je l’avais espéré, trouva la toute dernière que j’y avais mise à son intention. Il la prit, la sortit de son carton et devant l’absence d’étiquette, décida enfin de l’insérer dans le magnétoscope. La première scène dût commencer car il se dirigea immédiatement vers le divan où il s’installa bien confortablement, ayant déposé sa serviette, sans attendre cette fois-ci pour retirer son speedo. Alors qu’il l’enleva, je pus clairement voir son sexe en érection; j’avais pris soin de zoomer la caméra après sa première visite, en plein à l’endroit qui semblait être « sa » place.
Je pouvais l’admirer à loisir alors qu’il s’adonnait à une séance de masturbation active. J’espérais seulement que mon plan fonctionnerait tel que je l’avais imaginé. S’il jouissait trop vite, tout tombait à l’eau. Bien qu’il semblait énormément excité, il tenait la cadence et ne jouissait pas encore. De temps en temps, il basculait la tête en arrière et ne regardait plus la télé. Selon mon timing, quelques 15 à 20 secondes et ça y était. Juste à temps car je le vis se cambrer, les reins bien arqués et je vis même un long filament de sperme se faire éjecter du bout de son gland. Sa main continua d’aller et venir à toute allure sur son membre pour extraire tout ce bon jus qui malheureusement était gaspillé. Revenant peu à peu à lui, je le vis fixer l’écran de télé avec stupéfaction: la scène torride de Chance et Johan Paulik de An American in Prague venait sûrement de se terminer et maintenant, il pouvait se voir lui-même, quelques jours plus tôt, en train de se masturber. Il se releva en vitesse, regarda directement la caméra avec un air apeuré, enfila son maillot de bain – à l’envers! – et quitta l’appartement à la course sans même prendre le temps d’éteindre le magnétoscope ou la télé.
J’étais assis devant mon moniteur de surveillance et je me bidonnais comme il ne m’avait pas été donné depuis une éternité. Il savait que je l’avais vu... Pauvre lui! Ne me retenant pas plus longtemps, je me masturbai rapidement sur ma chaise après avoir reculé la vidéo pour savourer encore une fois les images juste avant sa jouissance. Rapidement, j’éjaculai fortement en m’aspergeant le torse et ma chemise malgré que j’avais pris la peine de l’ouvrir. Je me relevai et partis sous la douche immédiatement après.
Le samedi matin, quand on cogna à ma porte vers les 9h, il y avait déjà une bonne heure que j’étais debout. Le père de Philippe m’avait annoncé sa venue pour ajuster les débits d’eau dans la salle de bain. J’étais assis sur le divan, vêtu que d’un pagne en ratine que j’avais enfilé en sortant de la douche, lisant mon journal.
Je criai donc au concierge d’entrer. Quelle ne fût pas ma surprise de le voir suivi de son fils qui fixait le plancher tout en avançant derrière son père. Je saluai ce dernier et chaleureusement, je dis bonjour à Philippe qui osa à peine lever ses yeux pour me faire un signe de la tête. Pendant le court instant où son regard croisa le mien, j’ai pu y lire une peur incommensurable. Facile de deviner qu’il n’était pas ici de gaieté de cœur et que son père l’avait sûrement obligé à le suivre encore une fois pour les travaux dans l’immeuble.
Son père, tout en travaillant, me parlait de tout, de l’immeuble, des voisins. Il s’informa que tout était à mon entière satisfaction. Son fils le suivait pas à pas, ne restant jamais seul. D’où j’étais assis, j’avais le loisir de voir son père qui travaillait dos à moi et son fils, à quelques pas de lui. J’en profitai donc pour bien écarter les jambes, de façon provocante, question de voir comment ce petit Philippe allait réagir. Rien n’était vraiment en évidence, mais si l’on se forçait un peu, on pouvait voir mes couilles descendre à l’entre-cuisses.
Faisant semblant de lire mon journal, j’observais plutôt du coin de l’œil de Philippe qui malgré sa peur, tournait le regard de temps à autre. Il eût vite fait de remarquer mon changement de position et malgré de nouvelles rougeurs aux joues, s’étira subtilement le cou afin d’essayer d’entrevoir quoi que ce soit. N’y parvenant pas, il s’agenouilla auprès de son père et hypocritement, lançait des regards sous mon pagne.
J’ai l’impression que le jeu l’excitait plus qu’il ne l’amusait car immédiatement, il se relevait en sursaut et passait sa main sur son jeans à l’entrejambe. Le pauvre, il devait regretter d’avoir mis un vêtement aussi ajusté ce matin! Les yeux fixés tour à tour sur son père et sur moi pour s’assurer que personne ne le voyait faire, il se replaçait le sexe de façon que ce que son renflement soit moins visible. Je l’entendis d’ailleurs demander à son père s’il avait toujours besoin de lui et ce dernier de lui répondre qu’il n’en avait plus pour bien longtemps.
Je le savais très mal à l’aise et je m’amusais de moins en moins. Je me rappelais soudainement toute l’angoisse que j’avais vécue étant plus jeune après avoir découvert que les hommes m’attiraient... Je décidai donc de cesser le jeu et il me fallait pour ce faire, discuter quelques instants avec Philippe, sans la présence de son père. Mais comment faire? Je me doutais bien qu’il ne viendrait plus en cachette maintenant que je savais ce qu’il venait faire et il m’aurait été difficile de lui donner rendez-vous... Je me mis à réfléchir à la situation tout en continuant de lire mon article. Ils avaient presque terminé, alors je n’avais pas tout l’avant-midi.
Tout à coup, il me vint une idée... Je me suis relevé et je suis allé les rejoindre à l’entrée de la salle de bain. Je vis immédiatement Philippe qui se crispait violemment. J’imaginais facilement qu’il devait espérer être à des lieues d’ici. J’informai donc son père que la bouche de climatisation semblait bloquée, peu d’air passait au-delà du filtre. Ce n’était pas un mensonge, mais j’avais remarqué ceci lors de mon inspection et comme je ne suis pas un fervent amateur de l’air climatisé, j’avais relayé ce petit malfonctionnement aux oubliettes.
Son père se releva et acquiesça. Les propriétaires de l’étage s’étaient tous plaints de ce vice dans l’aération. Il me confia qu’il s’agissait d’un simple ajustement et comme il n’avait pas le temps de le faire, ayant un horaire chargé, Philippe resterait après son départ pour le régler immédiatement. Philippe, paniqué, avait dit à son père qu’il devait continuer la tournée avec lui mais ce dernier l’assura qu’il pouvait bien faire le reste seul. Gentiment, il lui offrit même de prendre le reste de la journée pour aller rejoindre ses amis s’il le voulait après avoir changé le filtre à air. Résigné, il avait acquiescé et avait quitté l’appart pour aller chercher la pièce.
Lorsqu’il revint 15 minutes plus tard, son père avait déjà quitté. Pour le rendre plus à l’aise, j’en avais profité pour me vêtir un peu plus convenablement. J’avais enfilé un short tout de même assez léger et un maillot de corps en coton. Quand il cogna à la porte, je lui criai d’entrer ; je m’étais réinstallé sur le divan et je terminais de lire mon journal.
Philippe entra et se dirigea immédiatement dans le coin de la pièce où le diffuseur d’air se trouvait. En quelques secondes, le petit escabeau était à sa place et il montait pour changer le filtre. Il ne disait rien et travaillait rapidement ; moi je l’observais et mon point de vue m’offrait son petit cul bombé que j’avais eu le loisir d’apercevoir en speedo sur le magnétoscope. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il replaçait déjà la grille et repliait l’escabeau.
Il allait se diriger directement vers la sortie quand je l’interrompis. J’avais la chance de pouvoir lui parler, alors je n’allais pas le laisser partir...
— Hé! Philippe... Viens ici veux-tu?
Visiblement, cela ne lui plaisait pas, mais il vint tout de même, sans même lever le regard.
— Assieds-toi quelques instants, je vais aller nous chercher quelque chose à boire...
Il était tôt, mais je nous servis à tous les deux un scotch... Il en aurait besoin! Je revins au salon, il était assis au coin opposé à celui qu’il prenait d’habitude. Je lui tendis son verre et lui remis une enveloppe brune que j’avais pris au passage dans la bibliothèque. À peine eut-il accepté le verre que sans dire mot, il se l’enfila d’un trait!
— Tiens c’est pour toi. Tu semblais les apprécier plus que moi de toute façon.
Il ne bougea pas d’un iota. Il restait muet et immobile. J’imaginais sans peine l’atroce peur qu’il devait éprouver. Je devais donc le rassurer...
— N’aies pas peur, ton père ne sait rien de tout ceci, je ne lui en ai pas parlé et je n’avais pas l’intention de lui en glisser mot non plus... J’imagine qu’il n’est pas au courant pour toi... que tu aimes les garçons?
— Qui vous dit que j’aime les garçons? J'suis curieux, c’est tout! dit-il sèchement.
— Comme tu veux... C’est ta vie et tu es libre d’en faire ce que tu désires. Après ce que j’ai vu, j’avais tout simplement conclu que...
Et je décidai de marquer une pause. Je pris une gorgée à mon verre et j’attendis impatiemment qu’il prenne la suite de la discussion. Comme il n’avait toujours pas accepté l’enveloppe, je l’ouvris et mis son contenu sur la table devant lui. Le magazine du dessus montrait un joli sportif vêtu d’un jockstrap devant un casier dans un vestiaire. Il déposa rapidement son verre sur la table et porta ses mains devant son entrejambe, comme pour cacher une éventuelle érection. Je souris.
— Je voudrais que vous effaciez les cassettes sur lesquelles je suis... dit-il d’un ton mi-autoritaire, mi-supplicatif.
— C’est déjà fait, ne crains rien. Après mon petit jeu de l’autre jour, j’avais tout effacé au cas où ceci tomberait dans des mains malveillantes. Je ne crois pas que ma femme de ménage fouille mes affaires comme certains autres – dis-je en mettant l’emphase! – mais question de sécurité pour toi tout simplement...
— Merci, fit-il d’une voix menue.
Un long moment passa sans que ni un ni l’autre dise quoi que ce soit. Je me mettais dans sa peau, ça devait être insoutenable pour lui, et c’est pourquoi je décidai donc de le laisser partir.
— C’est comme tu veux, j’aurais cru que tu aurais voulu en discuter tout simplement. Mais si tu veux partir, libre à toi...
À peine avais-je terminé ma phrase qu’il s’était levé et fichait le camp à la course. Il était tellement pressé qu’il ne revint même pas sur ses pas pour refermer la porte derrière lui qu’il n’avait pas bien enclenchée. Je pris les revues et les remis à leur place dans ma chambre et je retournai vaquer à mes occupations.
J’ai été près de trois semaines sans revoir Philippe dans les parages. Son père était venu quelques jours plus tard vérifier la ventilation mais il était venu seul. Je m’en voulais énormément d’avoir causé une frousse à ce jeune homme qui après tout, devait se sentir dans tous ses états... et c’est pourtant la pire chose qu’on ait à vivre quand on est jeune et gai.
Quand je visionnais mes cassettes de surveillance, je ne le voyais plus jamais venir à la maison, il n’y avait plus que la femme de ménage et les chats qui actionnaient les détecteurs de mouvements.
Au bout de ces trois semaines, en revenant chez moi le soir après une journée de travail, une enveloppe avait été glissée sous ma porte. Rien d’indiqué dessus, je l’ouvris, intrigué. C’était une note de Philippe me demandant de le rencontrer vendredi. Enfin je souriais, heureux qu’il sorte de sa torpeur et surtout, soulagé que mon intervention n’avait finalement pas aggravé les choses...
Ne sachant comment lui répondre, je l’appelai chez lui mais il était sorti. Son père m’avait répondu et semblait s’interroger de la raison pour laquelle je communiquais avec son fils. Il me demanda si j’avais d’autres problèmes de ventilation, qu’il pouvait venir voir sur-le-champ mais je le rassurai et j’inventai un travail que Philippe devait faire pour l’école en lui disant que son fils m’avait demandé de lui accorder une entrevue vendredi et que j’appelais tout simplement pour confirmer que j’allais l’attendre à 16h pile. Visiblement satisfait de ma réponse, il m’assura qu’il lui ferait le message.
Le vendredi, je décidai donc de prendre un après-midi de congé afin d’être tôt à la maison. J’arrêtai chez l’épicier pour acheter quelques provisions ; si c’était ce que j’imaginais, Philippe en aurait long à me conter, alors aussi bien en profiter pour faire un petit souper amical. Un bon vin, des steaks, des légumes frais et du riz feraient un bon repas.
En arrivant chez moi, je mis le tout au frigo et j’en profitai pour faire un peu de ménage avant qu’il arrive.
Ponctuel, à 16h tapant, il cognait à la porte. Je suis allé lui ouvrir et cette fois-ci, il semblait un peu plus sûr de lui-même. Je l’invitai à passer au salon et sans attendre, il partit le bal...
— Comment on sait si vraiment... euh... ben si on aime... vous savez...?
Je savais... et comment!
— Bien, c’est différent pour chacun, mais on le ressent, c’est tout. C’est au fond de toi que tu trouveras vraiment la réponse à tes questions...
Et nous nous mîmes à discuter comme de vieux copains... Je lui racontais comment j’avais découvert mon homosexualité et lui me contait ses premiers émois, ses émoustillages à la vue des autres garçons dans ses cours de gymnastique, le sport qu’il avait mis de côté se sentant trop inconfortable alors qu’il pratiquait la lutte gréco-romaine à l’école quelques années auparavant. J’essayais de l’éclairer sur ses questionnements autant que possible... Nous avons tellement bavardé que je n’ai vu le temps passer et lui non plus. Un glou-glou à l’estomac me ramena à la réalité et je vis qu’il était passé 18h. J’offris donc à Philippe de rester à souper, ce qu’il accepta volontiers après avoir passé un coup de fil chez lui pour informer ses parents.
Tous les deux dans la cuisine, tout en préparant le repas, Philippe me conta combien il avait eu de la peine le weekend dernier...
Yannick, un copain avec qui il avait des cours de français avait organisé une petite soirée chez lui et l’avait invité. Philippe, depuis plusieurs mois, l’aimait en secret et profitait de toutes les occasions pour passer du temps avec lui. Désirant rester sur place après la soirée, il avait tout d’abord laisser entendre à Yannick qu’il ne pouvait pas y aller, ne pouvant emprunter la voiture de son père et donc il n’aurait aucun moyen pour revenir chez lui après la soirée. Son plan avait fonctionné comme prévu et Yannick l’invitait à coucher chez lui, que ça ne posait aucun problème.
Tout enjoué à l’idée de passer la nuit chez son copain, il avait tout préparé, des vêtements de rechange, un caleçon bien moulant qu’il comptait porter pour la nuit, et dans un recoin de son sac à dos, des condoms et du lubrifiant... au cas où! La soirée avait été très réussie bien que plusieurs des jeunes qui y assistaient ont dû appeler leurs parents pour venir les chercher car ils avaient trop bus. L’alcool avait coulé à flots toute la soirée et nos compères Yannick et Philippe n’avaient pas échappés à la règle.
Quand tout le monde eût quitté, Philippe demanda à Yannick s’il pouvait prendre une douche, question de dégriser un peu. Pendant que Philippe sortait de la douche, Yannick apparût complètement nu dans la salle de bain et passant tout près de Philippe, ils se retrouvèrent fesses contre fesses dans l’espace restreint qui lui permettait de se rendre à la baignoire. Ce fût l’effet d’une bombe pour Philippe qui ne bougeait plus, espérant que son ami fasse plus d’avances, ce qui ne fut pas le cas cependant. Penaud, Philippe s’était rendu dans la chambre et finalement, comme son copain n’avait semblé montrer plus de pudeur face à lui, avait décidé de rester nu et de s’allonger sur le lit avec un bouquin qu’il avait prit au passage sur l’étagère de Yannick.
Quand Yannick est sorti de la douche, serviette à la main, il ne s’offusqua aucunement de voir son copain à poil, lui qui dormait généralement nu. Il s’installa sur le lit à côté de Philippe et plus amoché que ce dernier, sombra rapidement dans un sommeil profond. Philippe était tout énervé et observait son copain qui à quelques centimètres de lui dormait.
Yannick était sur le dos, or il avait tout le loisir de détailler son corps qu’il trouvait si magnifique, bien qu’il soit des plus normaux. C’était la première fois qu’il avait un autre corps d’homme à proximité de la sorte. Son sexe se raidit rapidement alors qu’il aventurait innocemment sa main le long de la cuisse de Yannick tout en continuant à lire. Le contact de la peau douce et chaude de son ami le rendait fou et il devait se retenir plus que tout afin de ne pas tout simplement lui sauter dessus. Voyant que l’autre ne bougeait pas, sa main se fit un peu plus insistante, plus pressante, tout en remontant doucement vers le dessus de la cuisse, à en être à quelques centimètres de ses deux grosses couilles poilues qui pendaient sous sa queue flasque.
Ne pouvant attendre plus, il glissa doucement ses doigts jusqu’à ce qu’ils rencontrent ces masses chaudes et douces qu’il pelota doucement, faisant tourner le sexe et les couilles dans sa main. La seule réaction de Yannick fut un léger soupir et il écarta machinalement les cuisses, donnant ainsi un meilleur accès à Philippe qui prenait comme résolution d’aller un peu plus en avant. Posant son livre sur la table, il s’installa sur le côté, blotti contre le corps de son copain et laissait sa main se balader librement sur tout le corps de Yannick qui dormait toujours comme une bûche. Son sexe raide glissait sur la cuisse de son copain en y laissant de longues traînées gluantes tellement il était excité. Il massait les couilles et la queue de son ami endormi, toujours sans le résultat escompté. Pas la moindre trace de raideur!
Il fut pris de panique lorsque son ami bougea finalement, mais ce dernier ne se réveilla pas; il se retourna tout simplement sur le côté, dos à Philippe qui maintenant faisait face à sa plus grande envie : le petit cul rebondi de son copain. Il l’avait certes vu déjà dans les douches à l’école, mais jamais il n’avait osé le fixer ainsi. Il pouvait s’en donner à cœur joie maintenant qu’ils étaient seuls tous les deux dans ce lit.
Il poussa sa main contre la peau qui frissonnait au passage de ses doigts. Ses caresses soutenues sur les fesses de Yannick eurent pour effet de le faire bander encore plus qu’avant et il ne résista aucunement à l’envie soudaine de se sentir blotti tout contre ce corps invitant. Plaquant sa queue dans la raie de Yannick, il se colla tout contre son corps brûlant, passant le bras sur sa hanche pour atteindre le sexe de son copain. Alors qu’il massait doucement ce sexe mou, il commença naturellement à glisser son sexe entre les fesses de son ami. La raie était encore humide de la douche et le précum abondant du jeune homme eut vite fait de rendre la glissade encore plus facile. La queue Yannick commençait d’ailleurs à prendre du volume et sa respiration s’accélérait quelque peu dans son sommeil, mais déjà Philippe ne remarquait plus ce genre de détail et s’activait plutôt à masturber avec plus de vigueur le sexe rigide qu’il tenait entre les doigts tout en balançant son bassin.
Sans s’en rendre compte, sa queue s’était doucement insérée entre les fesses chaudes de Yannick et frottaient à chaque aller-retour la pastille de son ami, provoquant ainsi des spasmes dans le corps tout entier de son amant. Les mouvements de bassin aidant, son gland dilata la rondelle toute humide de Yannick peu à peu, et son gland se faufila doucement vers l’antre chaud de son copain. Philippe n’était plus de ce monde, il flottait, comme dans un rêve, et naturellement, poussé par le désir, poussa de plus en plus sa queue entre les fesses qui s’offraient à lui. Le passage s’ouvrit comme par magie, son membre qui était fiché bien profondément fut pris d’une multitude de spasme et déversa tout son sperme dans le cul de Yannick qui s’éveillait soudainement alors que de longues coulées de sperme se faufilaient entre les doigts de Philippe qui n’avaient pas lâché son sexe.
Sa réaction fut terrible! Pris de panique, Yannick serra les fesses sur la queue encore raide de Philippe qui eût mal et le sortit vivement. Cette sortie aussi rapide qu’imprévue empira les choses en causant une vive douleur aux muscles vierges de Yannick qui cria de douleur lors du passage. Le tout dégénéra, Philippe reçut un poing dans le ventre avant d’être projeté hors du lit par son copain hébété qui lui criait toutes les bêtises du monde. Philippe prit ses affaires en vitesse et quitta la maison de Yannick en pleurs, à peine vêtu, devant s’arrêter un peu plus loin pour enfiler ses vêtements.
Philippe s’était laissé aller à cette confidence pendant tout le repas et venait tout juste de terminer son histoire. Nous étions maintenant assis sur le divan. Lorsqu’il m’a raconté l’épisode du réveil de Yannick et de ce qui suivait, il s’était innocemment blotti contre moi, à la recherche de réconfort. Je pouvais sans problème détecter les sanglots qu’il étouffait au fur et à mesure qu’il me contait le tout. J’avais donc tendrement passé mon bras autour de son épaule et de l’autre main, je lui caressais doucement les cheveux.
Pauvre petit. Sa première aventure était loin du superbe rêve qu’il avait dû s’imaginer! Je l’écoutais parler, sachant qu’il avait besoin de se vider le cœur, espérant que notre nouvelle amitié pourrait l’aider... Peut-être était-ce le fait de s’être ainsi ouvert à moi, sa main qui tantôt reposait mollement sur mon genou glissait maintenant à mon entrejambe. Je ne suis pas fait de bois tout de même, ceci eût tôt fait de me faire bander illico! J’aurais facilement pu profiter de ce moment de vulnérabilité de mon jeune copain mais je savais fort bien que ce n’était que son corps et ses hormones qui le poussaient maintenant à me masser le sexe par-dessus mon pantalon. La sensation était divine, ce jeune sans, ou si peu d’expérience, je savais que j’aurais pu lui faire connaître l’extase, le plaisir, mais au risque qu’il y ait des regrets par la suite ou que cela entache notre amitié, j’ai doucement repoussé sa main de mon entrejambe et lui expliquai que ce n’était probablement pas une bonne chose à faire. Je le rassurai en lui disant que je le trouvais certes très beau et très attirant, même excitant mais qu’il trouverait sûrement quelqu’un avec qui partager une première expérience sexuelle qui ne tournerait pas en tragédie comme avec son ami. Il acquiesça, visiblement déçu – ce qui va sans dire m’a fait un petit je-ne-sais-quoi de valorisant pour mon ego!
Plus de six mois sont passés depuis la première cassette. Depuis quelques semaines, Philippe voit régulièrement Maxime, le fils d’un ami que je lui ai présenté. Il a deux ans de plus que lui mais ils s’entendent à merveille. Maintenant, Philippe ne vient plus en cachette chez moi mais il vient toutefois «m’emprunter» mon salon de temps en temps, question de voir mes nouveaux films pornos.
Une fois, nous avons même regardé l’un de ses films ensemble, l’un à côté de l’autre et nous nous sommes masturbés chacun pour soi en regardant les beaux petits étalons s’ébattre à l’écran. Philippe me jetait de petits regards gênés et moi de temps en temps, j’admirais «en personne», les beautés de ce jeune homme que j’avais pu voir à la caméra. Ah si j’avais eu quelques années de moins, je me serais bien laissé tenté avec ce jeune éphèbe, surtout après ce à quoi j’ai eu droit le jour de ses 18 ans!
En rentrant du boulot, je trouvai une petite note dans une enveloppe sous ma porte. C’était Philippe :
J’ai eu beau arpenter l’appartement, je n’ai rien trouvé. Lassé de chercher, je me décidai à vaquer à mon habituel courrier électronique tout en jetant un coup d’œil à la cassette de ma caméra de surveillance. Quelques heures avant mon arrivée, Maxime et Philippe s’étaient introduits dans mon condo et se sont aimé tendrement sur mon lit, prenant quelques fois une petite pause pour m’envoyer la bise via la caméra...
Aussi bizarre que cela puisse paraître, je ne me suis même pas excité comme je l’avais tout d’abord cru de les voir s’ébattre sensuellement et amoureusement sur mon lit. Au lieu de tout ça, je versai une petite larme en repensant à mon premier copain et combien j’aimais tant lui faire l’amour avec tout mon corps.
J’ai conservé la cassette; après tout, ses deux « acteurs » étaient désormais majeurs! Ça nous fera un beau souvenir dans une vingtaine d’années lorsque l’on se reverra tous les trois!