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Caméras cachées (2)

Je suis allé chercher mon père à l’aéroport au retour de ses vacances. Le soir, il m’a raconté son voyage et m’a montré des dizaines de photos. Je n’avais pas envie de lui parler des caméras ce soir-là et je suis parti me coucher, lui disant que je m’étais levé tôt pour aller le chercher.

Le lendemain, nous étions assis au salon après le dîner pour boire un café. Mon père m’a demandé :

— Excuse-moi de t’avoir importuné hier soir avec mes photos. Et toi, ça s’est bien passé avec Steve ?

— Comment sais-tu qu’il est venu ?

— Sa mère m’a téléphoné, elle voulait me remercier de l’avoir accueilli, je lui ai dit que je n’y étais pour rien. Il paraît que vous vous entendez très bien.

— Quelle commère. Papa, j’aimerais te parler de quelque chose de bizarre.

— De quoi ? Que tu as baisé avec Steve ?

J’ai eu un choc, y aurait-il eu d’autres caméras. J’ai balbutié :

— Non, ce n’est pas ça, enfin oui, nous avons baisé ensemble, comme tu le dis. Qui t’a dit ? Sa mère ?

— Non, tu aurais pu vider la poubelle avant que je rentre, elle était pleine de capotes. Alors de quoi veux-tu me parler ?

— Nous avons trouvé que la maison est truffée de caméras. On nous espionne.

— Comment, des caméras dans ma maison, ou sont-elles ?

— Dans chaque pièce, dans un coin.

Je lui ai montré.

— Je comprends, je vais t’expliquer. Je ne t’ai jamais dit que je travaille pour les services secrets, dans le contre-espionnage. Je pense qu’une puissance étrangère voulait m’espionner, afin d’avoir un moyen de pression sur moi. Mais quand même, espionner ma propre famille, je suis scandalisé. Dès demain je ferai ouvrir une enquête et je te promets que nous ferons tout pour trouver les coupables, mais ce sera très difficile, il y a peut-être des années que ces caméras sont là, peut-être même depuis la construction de la maison il y a vingt ans.

— Menteur !

— Que dis-tu ?

— Je dis que tu es un menteur.

— Comment oses-tu me parler comme cela ?

— J’ai déjà mené une enquête et j’ai trouvé la preuve qui va confondre le coupable.

J’ai sorti une feuille de papier et je la lui ai donnée.

— Qu’est-ce que c’est ? Une facture pour l’achat d’un ordinateur ?

— Regarde, c’est ton nom qui est dessus, pas celui d’une puissance étrangère.

— Je ne me rappelle plus, j’ai certainement déjà revendu ce PC.

— Non, il est à la cave derrière le compteur électrique. J’ai vérifié le numéro de série. Et il est branché aux caméras de ma chambre et de ma salle de bain. Et j’ai trouvé une copie des vidéos sur ton Mac. Et je te précise que je les ai supprimées, tu ne me verras pas baiser avec Steve.

Mon père est resté silencieux quelques minutes, puis a pleuré. Je ne l’avais vu pleurer qu’aux obsèques de ma mère. Il m’a dit :

— Sers-moi un cognac, je vais tout te raconter.

J’en ai aussi pris un, je n’en avais encore jamais bu. Il a commencé son récit :

— Les services secrets voulaient offrir un logement aux transfuges des pays de l’est pendant qu’ils les interrogeaient. Ils ont fait construire cette maison, mais les formalités administratives ont duré si longtemps que la guerre froide était finie. La maison n’a jamais servi, j’ai pu la racheter à un prix très avantageux.

— Et la maison avait les caméras pour surveiller les transfuges.

— Oui, les enregistreurs ont été enlevés, mais ils ont laissé les câbles et les caméras. Avec mes contacts, j’ai pu racheter de nouveaux enregistreurs et j’ai tout remis en service.

— Seulement dans ma chambre.

— Oui. J’ai ensuite modernisé le système et remplacé les enregistreurs par un PC. Voilà, tu sais tout.

— Encore une question, pourquoi tu me filmais ?

— Parce que je voulais voir ton corps, te voir grandir, voir ton premier orgasme, je t’aime trop.

J’avais compris. Mon père a continué :

— J’espérais que tu ne saurais jamais, mais c’est trop tard. Excuse-moi si je t’ai blessé. Je ne mérite plus ta confiance. Si tu veux, tu peux partir et aller vivre chez ma sœur, nous trouverons bien une explication plausible.

— Je vais réfléchir, je te donne ma réponse demain soir.

Je n’ai pas dormi et je pense que mon père non plus.

Le lendemain soir, nous nous sommes retrouvés au même endroit, mon père était assis sur le canapé, moi dans un fauteuil. Je m’étais déjà déshabillé et j’avais mis une combinaison OnePiece bleue, mon père me l’avait offerte pour mon anniversaire trois mois plus tôt, j’avais les pieds nus. Il a eu l’air surpris, mais il n’a rien dit. J’ai commencé.

— Es-tu prêt à expier tes fautes ?

— De bien grands mots, oui je suis prêt. Tu as pris une décision ?

— Tu sais bien que je n’aime pas ma tante, je reste avec toi.

Il était soulagé, j’ai ajouté :

— Mais il y aura des conditions. Tu ne peux pas refuser.

— Oui, quelles conditions ?

J’ai sorti un papier de ma poche, je ne voulais rien oublier :

— Un : Nous ne parlerons jamais à personne de cette soirée jusqu’à notre mort.

— D’accord.

— Deux : Nous enlèverons toutes les caméras ou nous les recouvrirons de peinture.

— Bien sûr.

— Trois : Je pourrais faire venir Steve ou un autre ami comme je le désire.

— Toujours d’accord.

— Quatre : Tu m’achèteras un nouvel ordinateur et tu ne contrôleras plus sur quels sites je vais.

— OK, tu savais aussi ? C’est pour cela que je ne trouvais rien de suspect, je pensais que tu étais bien sage.

— Cinq : Le nouvel iPhone vient de sortir.

— Bon.

— Six : J’ai besoin d’un peu plus d’argent de poche, on appelle cela une indemnité pour tort moral.

— D’accord, c’est tout ? Tout cela me paraît très raisonnable.

— Attends, je n’ai pas fini.

J’hésitais à continuer, mais je me suis lancé :

— Sept : Tu as violé mon intimité en me filmant, je veux faire de même. Je veux que tu ressentes ce que c’est d’être nu devant un autre. Déshabille-toi !

— Pardon ?

— J’ai dit : déshabille-toi !

— Maintenant ?

— Oui, tout de suite.

Mon père s’est levé et s’est déshabillé. Il était très pudique et je ne l’avais jamais vu nu. Il avait une cinquantaine d’années mais son corps était resté jeune. Je l’ai observé pendant plusieurs minutes. Il m’a dit :

— C’est bon ? Tu es satisfait, tu as obtenu ce que tu voulais ?

— Non, pas encore, il y a encore la huitième condition, je te promets que ce sera la dernière.

Je me suis levé et je suis allé en face de lui.

— Tu voulais voir mon corps, je te l’offre, fais-en tout ce que tu veux, ce sera la seule fois.

Mon père restait immobile. Il m’a dit :

— Pourquoi ?

— Assume tes actes et ta passion jusqu’au bout. Ne laisse pas passer cette occasion.

— Mais tu as maintenant un ami, n’est-ce pas le tromper ?

— Ce n’est qu’un premier amour de jeunesse, je ne vais pas passer ma vie avec lui.

Mon père m’a pris dans mes bras et m’a serré contre lui.

— C’est le plus beau cadeau que tu ne m’as jamais fait. Mais je n’ose pas.

— Je vais te motiver.

J’ai commencé à caresser son pénis. Mon père a compris que je tenais à cet acte expiatoire.

— Je comprends pourquoi tu as mis cette combinaison. Tu sais que je la trouve très érotique.

Il s'est agenouillé et a ouvert la fermeture éclair depuis le bas. Je n’avais pas mis de boxer. Il a dégagé mon pénis et mes testicules et les a pris dans sa main.

— Alors voilà le zizi qui m’a fait tant fantasmer. Tu te rappelles lorsque je te baignais, j’insistais toujours pour que tu tires la peau en arrière.

Il m’a décalotté le gland et a commencé à me masser très lentement. J’ai mis longtemps avant de répandre mon sperme sur son corps.

— Voilà, tu es satisfait ?

— Non, pas encore, tu dois expier jusqu’au bout. Déshabille-moi.

Mon père s’est relevé, il a descendu la fermeture éclair depuis le haut, la combinaison est tombée. Il a caressé le haut de mon corps, puis m’a aidé à sortir mes jambes. Nous étions maintenant les deux nus. Mon père bandait, il m’a demandé :

— C’est bon maintenant ?

— Non, tu dois expier jusqu’au bout. Il y a une capote dans la poche droite de ma combinaison.

Je me suis retourné et j’ai fermé les yeux.

J’ai senti la bite de mon père pénétrer dans mon cul. Il avait des mouvements lents, il ne voulait pas me faire mal. Je n’y prenais plus vraiment de plaisir et j’ai été content lorsqu’il a eu terminé.

J’ai ramassé ma combinaison et je me suis dirigé vers la porte sans me retourner. Mon père m’a alors dit :

— Attends Xavier, tu m’as dit d’expier jusqu’au bout.

J’ai eu un frisson et je me suis retourné.

Mon père avait un pistolet sur la tempe, il a tiré.