Une histoire à découvrir
Casse-tête
C'est David sur la photo. On peut dire de David qu'il était mon meilleur ami et que j'en suis fou amoureux. Manque de pot, ç'aurait été trop beau, il était hétéro. Il n'y a qu'à regarder la photo pour comprendre combien c'était dur d'être ami avec un mec pareil quand on est homo! Il savait que je l'aimais et que souvent je m'astiquais en pensant à lui. On arrivait même à en plaisanter gentiment ensemble et c'était notre secret.
Mais cet été, j'ai moins ri. Il avait décidé avec six de nos copains qu'on irait passer nos vacances dans un club naturiste, évidemment hétéro... Et il se marrait à l'idée que tout le monde allait enfin savoir, rien qu'en me regardant, les sentiments que j'avais pour lui. Vraiment cette façon de rire qu'il a eue, de jouer avec mes nerfs, j'ai pas aimé du tout. Mais il s'est révélé inflexible: je pouvais choisir de ne pas passer les vacances avec eux mais, quoi que je fasse, lui avait bel et bien l'intention de partir avec les autres et ne changerait pas d'avis.
Je préférais tout plutôt que de ne pas être avec lui. Les premiers jours ont été assez difficiles pour moi. J'allais régulièrement m'isoler pour aller me vider les berlingots et m'épuiser le sexe pour que cet imbécile n'aille pas me trahir trop souvent devant les potes. Au bout d'une semaine, je commençais vraiment à en avoir marre et le petit sourire en coin sur la belle gueule de David finissait par me blesser vraiment.
À force de méditer mon dépit, une idée m'est venue que j'ai vite réalisée. J'ai demandé un matin à David de venir s'isoler avec moi dans le local du camp réservé aux outillages et produits d'entretien. Là je lui ai expliqué que ça suffisait pour moi et qu'il était temps qu'on se parle sérieusement. Il a tout de suite compris que j'étais assez énervé et qu'il avait intérêt à m'écouter. J'ai alors proposé un jeu avec gage à l'appui. Si je perdais, le soir-même je révélais mon homosexualité et mes désirs pour lui aux cinq autres gars avec nous en vacances. S'il perdait, il recevrait de mes mains une fessée devant eux tous. J'ai ajouté que s'il refusait le jeu, je quitterais le camp immédiatement. J'ai senti mon coeur s'affoler en attendant sa réaction, mais j'ai été très agréablement surpris en le voyant tout à coup blémir et s'approcher de moi avec beaucoup de tendresse. Mais je ne me suis pas laissé attendrir. Je voulais vraiment aller au bout de mon idée:
— Puisque je suis le pédé et toi l'hétéro, j'ai dit en prenant mes distances, je vais te montrer que je suis capable de te faire bander rien qu'en te parlant, rien qu'avec ma voix... T'es prêt? T'as rien à faire, juste à m'écouter... Si tu bandes, tu sais ce qui t'attends, je te ferai payer tout ce que tu me fais endurer et souffrir...
Son regard s'est durci. J'ai cru qu'il allait partir et que notre amitié allait s'arrêter là... mais pas du tout! Il m'a fixé droit les yeux, avec un air plutôt mêchant:
— T'es mon meilleur ami, je veux pas te perdre, mais non je suis pas pédé, et toi faut que tu t'assumes, alors oui, essaie de me faire bander, essaie toujours, tu n'y arriveras pas, et comme ça, ce soir tu feras ton coming out et ce sera très bien... Vas-y, commence ton petit jeu... t'as dix minutes...
J'ai commencé à lui décrire calmement, et avec pas mal de détails, la fessée qu'il recevrait le soir-même s'il se mettait à bander tout de suite. C'était fascinant de lui raconter tout ça les yeux dans les yeux. J'ai vu petit à petit ses joues virer du blanc au rose puis rose au rouge. Puis j'ai continué en fixant son sexe. Juqu'au moment où je lui ai dit que les copains se poseraient vraiment les bonnes questions quand ils le verraient bander comme un âne au beau milieu de sa fessée.
C'est là qu'il a vraiment commencé à bander, et que le sang en lui est descendu des joues à son sexe. C'est qu'il s'est pris la tête. C'est là que j'ai pris la photo...
Je suis sorti avant lui du local, et j'ai annoncé que David avait perdu un pari et que je devais penser à un gage pour le soir. Tous les copains ont cherché un gage avec moi. Dans la journée, jai vu que David allait régulièrement s'isoler... Finalement j'ai fait semblant de soudainement penser à la fessée comme gage possible et marrant. Tout le monde a sauté sur l'idée comme une bande de chiots affamés sur un bon nonosse à ronger.
David a reçu sa fessée devant eux tous. Certains voulaient que d'autres vacanciers y assistent aussi. Mais ça j'ai pas voulu. La fessée a donc eu lieu dans le local où j'ai pris la photo. Certes, David a connu là la honte de sa vie, mais pas longtemps. Il a vite vu, comme moi, que les cinq autres bandaient aussi. J'ai même été le plus surpris! Tous pédés, mes potes?
Finalement, mon idée était excellente. Cette nuit-là, David a changé de tente. Il est venu dans la mienne, où je dormais seul depuis une semaine; et il est maintenant plus que mon ami...