Une histoire à découvrir
À chacun son trip!
Tout est question d’occasion, dit-on souvent... Mais malgré les backrooms et les saunas, pas si répandues que ça en province, ce n’est pas facile de vivre ses trips. Mon père était garde-chasse et chasseur, et ce n’est pas un gag. Chaque week-end, je voyais des types venir se changer dans la maison de famille qui borde la forêt, là où j’habite maintenant, tout comme un ours, dans un décor japonisant dépouillé des meubles prétentieux de mes parents disparus. Là, où je laissais mes désirs dériver au hasard. Un mec de temps en temps, rencontré dans la boîte locale, un boulot de technicien dans une société de cartes à puces. Mais pas assez de sexe.
Quand j’étais jeune, je trippais déjà sur les vêtements luisants de sueur au retour des battues. Larges et velus ou frêles et secs, j’aime tous les styles. Certains veulent baiser dans des chambrées, avec des capos de circonstance, d’autres dans des garages avec des bikers qui leur font monter le niveau d’huile. Un de mes potes ne parvient à jouir que sous les douches, uniquement quand on le regarde. Partouzer avec quelques hommes, la nuit, dans les bois, moi, je voulais ça. Pas dans un parc ultra-fréquenté, mais dans un lieu "nature". Comme le hasard n’était pas de mon côté, j’ai passé des annonces par trois biais : un journal gay, un site Internet, et le bon vieux Minitel, qui a encore bien des adeptes par ici. J’ai mis, dans les deux cas où c’était possible, une photo de ma sortie de douche, un plan large qui permet au mec de me mater de mes épaules jusqu’aux haut des cuisses. Les poils mouillés de mes lourdes couilles luisent un peu, ma bite ne bande pas, elle semble attendre la bouche qui va la faire durcir. Mon ventre est ferme, velu, mes pectoraux aussi. Le texte indique mon âge, ma région, et précise que je cherche à réaliser, en pleine forêt la nuit, un long plan assez hard. Dix-sept réponses, dont dix avec téléphones et huit mecs avec qui je ne me vois pas baiser. J’ai téléphoné à six mecs, écrit à deux pour me demander de m’appeler. Cinq jours avant, après deux branlettes au téléphone avec un Gérard et un Charles, j’envoyais des plans aux invités. J’en convoquais trois à 22 heures, deux à 22h30, trois à 23 heures. Logiquement, on devrait être huit plus moi, donc neuf.
Le samedi matin en question, dès que je me lève, je trique en pensant à des corps à demi-nus, des torses sortant de pantalons en velours, des types qui pompent alternativement deux mecs en se faisant goder. Je gamberge un peu plus à chaque heure de la journée, tellement je me sens prêt du but C'est quand je vais poser, vers 16 heures, les cordes sur un tronc d'arbre et que je planque chaînes et cadenas sous les taillis, dissimulés des regards dans des besaces de chasseur que je réalise que je vais prendre mon pied. Plutôt que de flipper sur le nombre de mecs qui ne vont pas venir sans prévenir, je file au supermarché du coin pour trois caisses de douze bières. À vingt heures, j’ai grand mal à me concentrer devant le JT. J’aurais pu les inviter chez moi avant, parce que j’habite devant le bois, mais quel intérêt ? Les gays d’ici ont déjà tellement l’habitude des cocktails de sous-préfecture, faut surtout pas en rajouter dans leurs tapioleries. Alors, je leur ai indiqué le chemin forestier où se garer. C’est simple, avec une torche, on suit les traces rouges que j’ai peintes sur les arbres. Mohicans et trappeurs, ça devrait rajouter au mystère...
Vingt minutes avant le rendez-vous, je suis en treillis, avec une grosse veste de cuir ouverte sur mon torse. Un sac de mili en perm' traîne sur les feuilles mortes, trois pots de gel entourent un lit de camp militaire. Pour éviter les bougies façon Ikéa, j’ai rajouté deux torches. C’est une forêt domaniale, sans aucune surveillance la nuit. La zone de baise est éloignée du chemin de deux bons kilomètres, et à part quelques lapins, on ne dérangera pas grand-monde si on gueule comme des truies. Au moindre craquement de bois mort, au plus petit bruit, ma bite grossit. Dès cet instant, je sais qu’un type peut arriver, par-derrière, me bâillonner la bouche, peloter mes fesses moulées dans la coton kaki, doigter, fouiller, ou au contraire, se mettre à genoux en signe de respect au mâle. Tous les scénarios doivent pouvoir se jouer: j'ai demandé à mes hommes des bois qu’ils pensent à sortir de leur rôle. Pas question de n’être que lope ou master : ce soir, si le gel d’un fion ouvert brille dans la nuit, faut prendre ça pour un clin d’œil du destin et rentrer sa pine dedans, sans hésitation ni perte de temps.
Le premier qui surgit a la dégaine d’un ancien mataf, un peu souriant pour le rôle. Pas frileux, en débardeur et jean fatigué, un tatoo usé, une tronche de bagarreur, des lèvres lippues. Sa gaule dépasse d’un short de montagne, il a des grosses pompes de rando. Je suis adossé à un arbre, il pose un sac à dos, sourit, vient vers moi, m’embrasse. J’ai demandé à ce que personne ne cause, et il semble décidé à respecter ça. Son baiser est rapide, chaud. Il salive, il me fouille la bouche, et en même temps, il ouvre les derniers boutons de mon treillis qui ne sont pas ouverts, ses doigts s’immiscent, sa voix émet quelques sons gutturaux et appréciateurs. Une douce odeur de brute émane de son corps, suite à sa marche dans la forêt. Sa mâchoire vient s’approcher de mon ventre, il salive comme pour marquer mon corps, son regard se fait de plus en plus bestial. Il se penche à moitié vers ma taille, et à ce moment-là déboule le numéro deux. En slibard, carrément, avec un bombers et des hautes Docs de skin. Crâne ras et regard envieux, il pointe direct sur le cul de l’autre, qui tend son cul comme une bonne femelle. Gosh ! ça me fait déjà deux paires de couilles à bouffer ! Question calibre, le rasé en slibard sort le sien : pas de quoi écorcher un fion, mais correct. Avec le sens de la mise en scène, le bouledogue l’a emballé dans un épais cockring de métal argenté. Mon mataf léchouille le bout du gland, jusqu’à ce que je lui enfonce ma bite dans la tronche. Il se fait bouffer le cul pendant ce temps. Les deux ont les genoux dans la terre, les torches brillent, les odeurs se font plus fortes. Le rut des fauves va bientôt battre son plein. Une fois cette intro de gorge humide démarrée, la salope me fait un "gland serré", c’est ce que je veux dire quand il se coince au sens propre ma bite dans la trachée. Le chibre gavé de sang est rouge, bien au chaud, et dans ce cas-là, il est quasi en apnée. Il crache un peu pour se remettre quand un autre arrive.
Petit, blond, en survêt. Comme quoi, le dress code campagne, c’était pas la peine. Il est nettement plus jeune que nous, plus proche de la trentaine. Il pose cérémonieusement ses fringues de petit branleur de sportif sur le lit de camp : un de ces fûtes qui se défont avec des pressions de la taille au talon. Stripper, un peu gogo, mince, rasé, pas du tout la dégaine annoncée... Mais une peau claire dans la nuit, des fesses rondes, appétissantes. Quelque chose d’un beau gosse égaré dans le vice. Il pelote les deux, tire un peu mes tétons, pas le style bleu-bite. Un signe de tête, et je pige que s’il est là, à oilpé en pleine forêt, c'est pas juste pour regarder les autres faire. Il nous toise un peu, mais ses yeux sourient. Un très léger geste de la tête, un imperceptible mouvement d’œil me disent que mes lèvres doivent astiquer cette queue et avaler ces couilles glabres. Je me plie vers le bassin de cette silhouette de faux frêle. Curieusement, comme il n’a pas de poils, je sens encore davantage les effluves de ce type, et ça m'excite à fond. Ma pine se gonfle encore de bien-être, et mon pipeur savoure. Il se cale en fond de glotte, se fait bouffer le derche, et moi aussi je pompe. Son odeur me rend barge, j’avale son gland fumeux, j’astique un peu et je me lève pour humer son odeur sous ses bras : mmm, y a de quoi sniffer, les tissus de survêt genre polyamide enferment les substances de mâle. Mes premiers grands coups de langue sont pour ses aisselles. Une nouvelle poussée de sang vient encore gonfler ma bite quand le bouffeur de rosette vient avaler mes couilles. Nos positions deviennent acrobatiques, nos gémissements sont bestiaux.
Du bas, en contre-plongée, je vois mon blond tourner la tête. Un type un peu mal à l’aise n’ose même pas regarder le bizarre assemblage de corps. Trop de bouches et de bites, trop de chair, trop de jus qui monte. Il repart comme il est venu, et chacun revient au feu de l'action sans dire un mot.
Le gland bien décalotté de l’éphèbe à tête de GI brille de salive. En passant les mains sous ses fesses, je sens ses adorables fossettes. Il écarte, ça veut dire que je peux fourrer un peu plus mes doigts. Illico, le bouffeur de derches arrivé en slibard vient à l'arrière et je sens une langue qui lèche mon doigt. J’entends que ça crache, et le cracheur vient me sniffer les doigts qui sortent de la raie, avec une lenteur appliquée. Croyez-le ou non, c’est ce geste-là, ajouté aux coups de langue et aux tiraillements de tétons qui m’ont fait monter le jus. J’ai prévenu d'une voix sourde, et tous se sont activés pour faire rejoindre leur propre foutre sur les traces de mon jet, sur la mousse verte autour du grand orme gris.
Tout ensuite n’est que palpages de viandes et bouffages de langues, une sorte de pause non préméditée. L’éphèbe se fait rougir les fesses par le crâne ras, la mataf s’allonge, cuisses écartées, sur le lit d'armée. Il a la raie d’une future lope. Sa voix rauque grogne dès que je doigte : mes gants de latex glissent dans son intérieur pourtant serré. Plus je graisse, plus ça gémit. Je veux le préparer comme une pute pour l’abattage, je veux faire sortir les lèvres de sa rosette devenue rosace. Je mets la moitié de la main dans cette fente alors que j’entends les coups de ceinture qui tombent sur la peau glabre de l’autre, derrière moi. Ces deux croupions-là ont besoin de tellement plus que nos hors-d'œuvre...
Comme pour terminer la seconde manche, le blond se fait attacher à l’arbre avec la corde que j’avais prévue. Moi, pas en reste, agrippant la chaîne au téton percé de mon marin, je viens le ligoter au même arbre. Quand le blond reçoit enfin la pine du marin dans les entrailles, il pousse un cri comme un aboiement. J’aperçois que l'autre n’a pas cherché à entrer en finesse, et je sens qu’il aime terriblement jouer ce rôle de brute. Pas en reste, j’enfile ma teub après avoir serré les liens et fait plusieurs tours de corde. Les épaules, le dos, le haut des fesses, j’ai fait un bondage assez lâche.
Je veux qu’il puisse se cambrer, faire bouger son fion ultra dilaté sur ma pine. Je le mate forcer sur ses liens parce qu'il aime la bite par-dessus tout. Sa queue il lui frotte contre l’écorce, et en sniffant un peu de poppers, cette petite douleur ajoute à son envie d’aspirer du gland avec son arrière-train. Sa croupe est trop tentante pour que je la laisse en manque : j’enfourne la truie jusqu'à me vider dans le latex. La deuxième giclée est toujours la meilleure ! Détaché, je lui file la cravache, et je prends la ceinture pour achever aux marques rouges le blond qui finit de se donner. On gueule à quatre, on se serre, on se barbouille les corps de jus. On s’emmêle en sueur à même le sol. Nos bites sont trempées, nos transpirations se mêlent, on est au paradis !
La troisième manche a fini chez moi. Face à la cheminée, après une douche, on a cette fois attaqué la réserve de godes. J’ai léché les saveurs de ces culs inconnus, j’ai bouffé les replis des trous de balle, je me suis enfoncé du gel crémeux et des boules énormes, j’ai joui sur mon tapis avec trois garçons sur les huit prévus. Je ne dirais pas que depuis, on forme une confrérie, mais l'histoire, qui a débuté dans cette clairière par une nuit de débauche, a pris les tournures joyeuses et jouissives d'un club de baiseurs. Si ceux qui ne sont pas venus nous lisent, qu'ils pleurent ! Le plaisir appartient à ceux qui osent.
Cyril, 44 ans, Nevers