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À l'aube de notre amour

Quand il se lève, je suis déjà ébahi. Je crois même que je suis sa respiration, pour deviner de mon propre sommeil quand je dois réveiller. Juste avant lui. Je passe alors la tête sous le drap, et selon l’état de sa queue, je décide ou non de m’y attaquer. Si son bâton est dur, je commence. J’aime ce moment sous la couette où je manque un peu d’oxygène, où les odeurs de son corps sont plus concentrées, plus fortes, je peux humer à satiété.

Savoir qu’il va se réveiller dans le plaisir me met en joie. Je sais qu’il va entrer dans le jour, apaisé, et que je vais remplacer dans son esprit tous les rêves ou les cauchemars de la nuit. Ma bouche est rapide et leste, je peux alors me retenir de respirer, avaler ce gland éblouissant et si réceptif, lui offrir une jouissance furtive s’il le veut ou plus longue si lui ou moi le décidons. Si je sens qu’il est prêt au plaisir, si ses fesses s’écartent un peu, j’y glisse ma tête pour atteindre ce petit trou poilu et poivré. Ses couilles se font instantanément plus dures, j’ai le sentiment furieux que nos corps se parlent, c’est un de ces instants où je crois que nous ne faisons qu'un.

Bien sûr, cette illusion douce est parfois brisée par une broutille, mais à chaque fois que je lui bouffe le petit trou, je sais qu’il va se donner comme il le fait si bien, en abandonnant toute résistance, en prenant mes coups de boutoir, mes griffes et mes morsures pour ce qu’ils sont: les preuves d’un amour infini, les témoins d’un désir qui se renouvelle comme par magie. Dois-je dire qu’il se renouvelle? Non, même pas, puisqu’il ne m’a jamais quitté.

Je peux alors me pencher sur mon bel endormi, le faire mettre en chien de fusil et mouiller de salive son cul âcre. Un ou deux doigts le font ensuite frémir, je le lubrifie et j’entre en lui en forçant. Son souffle se fait plus rauque, son dos contre lequel je viens me frotter les tétons devient plus chaud, son ventre sur lequel je passe ma main semble même gonfler. Je cale ma queue, et parfois nous nous remettons à somnoler. Dès qu’il recule le bassin, mon arc se retend, et il lui arrive de descendre au pied du lit pour me pomper quand je suis allongé ou de venir se plier, torse contre cuisses, jambes écartées, en offrande. Il fronce alors un peu les sourcils, il sait que je vais ruer, le bourrer comme une petite pute: c'est dans cette position qu’il aime le plus se faire maltraiter. Ma queue, mes mains, mes genoux, tout doit alors servir à le faire rompre, à l’avilir. Je peux lui passer les menottes ou le fesser, lui balancer des coups de bottes ou le cravacher, c’est à ce signal que tout se déclenche. C’est ce qu’il veut, d’ailleurs, et tout de suite. C’est son exigence qui me pousse à y aller à chaque fois un peu plus fort.

Si je manque d’idées, les objets qui jalonnent l’appartement sont là pour me rappeler qu’aucun fantasme ne nous est interdit. Comme sa pilosité donne à son trou quelque chose d’obscène, je décide de tailler tout ça: je le menotte et, après un passage dans la salle de bains, je passe un coupe-chou aiguisé sur son entre-fesses d'adorable petit salope. À chaque passage de la lame, je lui cogne un peu les flancs, pour suggérer ainsi le danger. Chaque plissement de ses mains indique une très légère peur, tandis que chaque gémissement témoigne de son plaisir de ne pouvoir se refuser à ma loi. Il sait qu’un mot suffit à me faire tout stopper, il sait qu’il n'a qu’une seule chose à craindre: une overdose de jouissance! Son envie de se donner est de plus en plus ostentatoire au fur et à mesure que son cul devient lisse. Il bouge comme un coquillage, il maîtrise tellement bien sa chatte que son croupion en frétille.

Son cul a faim de bite et de doigts. Je pourrais le fourrer tout de suite mais je veux que les coups le chauffent, fassent rougir sa peau. D’une main vigoureuse, je le cogne puis je malaxe. Je saisis la cravache, un, deux, jusqu'à cinq coups, sur le bas de la chute des reins. Pas plus: c’est suffisant pour le marquer pour quelques jours et assez violent pour qu’il ressente le passage de ma langue comme un baume. Je hume alors le dessous de ses bras, où ces quelques coups du sort ont déposé une sueur si plaisante sur mes lèvres, et je reviens passer de l'huile, sur et entre ses fesses. Elles sont rebondies, tendues vers le ciel. Elles attendent, elles sont marqués par les coups, rouges et molles en leur centre. Je les fais luire, je les fais briller et je passe le bout de mes doigts comme une énième provocation. Tout en lui hurle son envie de se faire limer. Ma première enfoncée de ce matin lui a donné le goût, mais je veux qu'il attende la suite bien plus longtemps, puisqu’il l’a réclamée.

Sa tête parfois se tourne vers moi: d’un regard, il me lance sa beauté à la figure, ses yeux me disent, en silence, ce qu'il m'écrit sur des post-it dans la cuisine, ils sont mouillés de désir. Je choisis de remplir son cul avec quatre boules et je viens me faire mordiller le gland en venant face à lui. Avec ses mains menottées, il ne peut même pas bouger ou tâter la crème de mes couilles, il peut juste ouvrir la bouche, en faire un fourreau de chair chaude, emballer ma pine et subir mon rythme. Je joue alors à faire entrer et sortir les boules de son cul. Je masse son dos de mes deux mains pour qu’il ne s’ankylose pas. je flâne ses fesses cambrées.

Comme je vois un briquet qui traîne près du bougeoir, je saisis l’occasion. J’allume la bougie blanche et en fais tomber sur son dos, d’une hauteur assez élevée pour que la cire perde un peu de sa chaleur. Il gémit, il est en confiance, il sait qu’il va chauffer sans brûler. Il bouge légèrement les fesses, je protège son fion trop fragile et je viens chauffer les zones que j'ai marquées de mes coups. Il crie de bonheur. Ses hanches bougent et réclament de la queue. Il est rempli de quatre boules de geisha, il suce comme un forcené et sa peau subit ce supplice délicieux de la cire. Dès que je libère sa bouche, il se met à implorer: “Baise-moi, baise-moi..." Un peu trop vite, je le vide des boules remplies de graisse à cul.

Mais oui, j’arrive! Je déchire l’emballage de la capote à toute vitesse. Dès que j'approche mon dard, il s’empale dessus en agitant ses hanches. Empalé, il aspire ma bite dans un bruit de succion obscène. En récompense, je lui libère les mains qu'il vient placer sur mes couilles. Aucun centimètre de ma bite ne doit rester trop longtemps à l’extérieur de sa chatte. Je le pistonne, je l'allonge complètement, les bras en croix pour éviter qu’il ne se branle. Son œillet est boursouflé de sang: il semble prêt à toutes les dilatations. Quand il me demande à se retourner, je sais qu’il veut en venir à ce qu’il ne me réserve que rarement.

— Prends le, tu peux le prendre...

Ce n’est pas d’un gode ordinaire qu’il s’agit mais d’un spéculum, celui qu’il m’a offert pour nos deux premières années passées ensemble. Il est chromé, lisse, superbe. Je l’enfonce doucement dans son cul, il l'engloutit et je commence à écarter cet engin qui lui donne enfin cette sensation d'être ouvert comme un vrai trou à bites. Je glisse la mienne dedans et viens cogner de mon gland le fond de son ventre. Quand il gicle, je le laisse se retirer le spéculum.

Cette fois, je sais qu’il n’a plus rien du célibataire bloqué que j’ai connu. Il est devenu ma merveilleuse petite salope, le joyau du royaume de notre plaisir. Alléluia!