Une histoire à découvrir
A tous les garçons
Je voudrais dire à tous les garçons de la Terre qu'il n'y a rien de plus beau dans la vie que de sentir les bras de son copain serrer son corps au sien. La douceur tendre qui émane de ce geste si simple emplit nos âmes d'une force que l'on appelle amour et qui se traduit par un plaisir partagé entre deux êtres qui s'aiment.
Je voudrais te le dire dans tes bras, tous les deux assis au bord d'une cheminée qui cracherait des flammes chaudes d'émotions. Te le crier du haut de la plus belle tour qui surplombe le monde entier. J'aimerais simplement te le dire là, maintenant, mais tu n'y prêtes, à l'instant, que peu d'attention.
Le ciel impose aux hommes innocents tout le mystère qu'il entraîne depuis des siècles avec lui. Et il reçoit dans le berceau de la Terre ce que l'hiver gracieusement lui abandonne. Toi, las, tu restes là à contempler cette nature qui t'émerveille et qui te rend éclatant à mes yeux humides.
Une goutte d'eau glisse délicatement sur l'écorce d'un hêtre alors que déjà une larme coule, silencieuse, sur ta joue muette ; tu m'appelles. Je ne saurais te répondre, si ce n'est de te joindre à nouveau à moi, pour que nous puissions remonter en cœur les marches du bonheur.
Les fleurs s'épanouissent dans les prés mais les nuages grondent et nous sommes à l'abri d'aucun orage ni d'aucune averse. Prenons des précautions et emportons chaque jour notre parapluie : il peut jaillir de l'amour sources d'ennui, mais on est souvent récompensé par mille caresses et baisers.
L'espace serait le plateau du jeu d'échec, l'environnement les couleurs, et les pions représenteraient la foule. Toi tu serais ni le roi, ni la reine. Non plus le cheval, ni le fou. Au contraire tu serais la tour ronde, sans coin où se taper, et d'où on pourrait tout admirer et avec laquelle on serait toujours vainqueur.
Une lettre perdue sur une feuille s'évade dans nos esprits. Mais prends ta plume, ferme les yeux. Elle écrira seule ce que ton cœur désire. Et elle s'envolera par les vents d'automne rejoindre les forêts des songes enfantins qui nous accompagnent à tout moment dans la vie quotidienne.
Ta force n'est ni le mensonge ni la vérité. Elle ne se cache ni dans ton cœur ni dans ton esprit. Elle se joue des mots et s'amuse avec ta parole. Elle est aussi vicieuse qu'un virus, mais elle ne s'attaque qu'à l'être qui la fait frémir. Elle est invisible mais elle s'accroche à la prunelle de tes yeux.
Ce n'est peut-être plus un rêve que de s'allonger à l'air libre tous les deux, face à la mer, nos corps recouvrant le sable fin. Un oiseau de mille feux vole de palmier en palmier et fredonne à merveille cette mélodie qui rappelle à la fois que tu m'es cher et que toi, tu n'es guère un SDF dans ma vie.
Des catelles reposent sur le sol froid en granit du séjour. Je perçois à peine quelque pas et déjà une main s'agrippe à mon bras, puis une autre à mon épaule. Un vent glacial déchire mon épine dorsale tandis qu'un souffle chaud gratine ma nuque amoureusement : tu es enfin là, près de moi.
Si tu étais un animal sur cette Terre ou un oiseau dans les airs ou encore un poisson, il serait difficile de t'attraper, tu serais vif, agile et malin. Tu ne gaspillerais jamais le jardin d'autrui ni la subsistance de ton prochain. Je pense que tu serais le dauphin des mers, l'aigle des airs et le petit renard sur terre.
Un cadeau que l'on offre parfois sans s'en rendre compte, c'est bien cela que chaque jour ton sourire, ton regard, tes mains et ton cœur m'apportent. Je n'ose répondre, de peur que tu ne t'en aperçoives. Alors j'attends, et je t'apporterai moi aussi tout l'amour que j'ai pour toi.
Souvent on m'a rapporté les croyances de mes ancêtres et voisins. Les frayeurs reposent sur la nature et deviennent tantôt malheureuses, voire maléfiques, tantôt bénéfiques. Mais je t'envoie désormais 13 petits signes qui sauront agréablement, assurément, t'encourager à me suivre encore, encore et encore.
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