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À poil, sous les étoiles

J’ai remarqué que dans Lettres Gay, la plupart des mecs qui vous écrivent parlent de la rencontre qui les a le plus marqués, même si ça remonte très loin dans le passé. Je ne ferai donc pas exception à la règle. Je veux vous parler d’Olivier, qui est resté dans ma mémoire un peu comme l’idéal. C’était en 1992, il y a dix ans, en août exactement.

J’avais vingt-cinq ans, et, peut-être à cause du sida, je vivais très mal mon homosexualité. Personne ne le savait, ni mes potes, ni mes parents. Bien sûr, je fréquentais parfois des bars gay, et il m’arrivait d’avoir des aventures, mais rien de transcendant. J’avais comme une peur qui m’empêchait de jouir pleinement de l’amour. C’est Olivier qui a fait de moi l’homme épanoui que je suis aujourd’hui. J’étais en camping dans le Gard pour quinze jours avec Julien et Stéphane, pour les vacances. La mer, les marches, les tentatives de drague des petites meufs auxquelles je faisais semblant de participer. Pour moi, ce n’était pas excitant. Et puis, un nouveau directeur du camping est arrivé. Il était plus âgé que moi, la quarantaine, mais super-bien foutu en short nylon, de grosses cuisses, des mollets de VTTiste, très poilu, brun, la peau très bronzée, mais surtout des yeux bleu-vert qui illuminaient le visage viril. Chaque soir, il faisait la tournée du terrain pour voir si tout allait bien ou si des cons n’allumaient pas un feu. Il m’a tapé dans l’œil tout de suite. Et vous savez tous comme on est lorsqu’on est jeune, ça monte vite au cerveau. On ne pense qu’à ça, on surveille discrètement celui qui nous fait triquer, on est littéralement malade de ne pas pouvoir faire grand chose. Tout aurait pu en rester là. Un soir, avec les copains, j’ai fait le con avec les VTT qu’on louait. Derrière le camping, il y avait une espèce de piste avec des bosses. J’ai voulu être le meilleur, mon VTT s’est envolé en haut d’une petite crête, moi aussi, mais pas dans la même direction. Je me suis mangé un massif de ronciers. Bref, je me suis retrouvé avec une plaie à la joue qui saignait beaucoup, une autre à un genou, et des griffures partout. Le désastre ! Ju et Steff m’ont aidé à aller jusqu’au bâtiment de la réception. Et c’est l'Olivier en question qui m’a soigné, et bien soigné.

Il n’a pas mis longtemps à s’apercevoir que j’en pinçais pour lui. Quand il m’a nettoyé les plaies, je me suis mis à bander. J’étais tout rouge. Il a regardé la braguette de mon bermuda, et il a souri. Il a posé sa main dessus, mais n’a pas insisté, Je ne savais plus où me mettre. Bien sûr, nous étions seuls dans sa chambre qui donnait derrière ; il avait renvoyé mes potes. Il m’a dit : "Bon, pour ce soir, il vaut mieux que tu te reposes !" Puis, remettant sa main sur la bosse de mon bermuda : "Et pour ça, nous verrons demain, si ça te dit toujours..." Et il me donna un petit baiser sur les lèvres. Il a fallu que je fasse un petit tour avant, histoire de débander.

C’est comme ça que, prétextant une pseudo-drague d’une nana et d’un rendez-vous bidon, j’ai rejoint Olivier le lendemain en début de soirée. Mon coeur battait, je savais déjà que ça serait génial, mais j’avais peur aussi ; ce mec aurait presque pu être mon père. Olivier a été très doux, très tendre. Il m’a mis en confiance, me caressant partout pendant qu’il m’embrassait longuement. J’ai fondu comme neige au soleil. Il s’est aperçu que j'étais très sensible des seins. Dès ce moment, j’étais perdu : il n’a pas arrêté de les asticoter, et moi, j’étais comme au paradis. Puis il s’est mis à me les sucer en les mordillant un peu. J’étais en nage, je n’arrêtais pas de gémir tellement c’était fort. J’étais fou de son odeur, une odeur de mec mélangée à du produit solaire. J’ai fait comme lui, j’ai tripoté ses seins, et j’ai vu que ça lui faisait le même effet. Les siens étaient gros et longs, perdus dans une toison brune et bouclée. Et puis, assez rapidement, on en est venus à nos tiges. Il a baissé d’un coup mon bermuda, et ma bite a giclé devant sa bouche. J’ai frémi de tout mon corps lorsqu’il l’a happée de ses lèvres. J’étais tout le temps au bord de jouir, mais Olivier s’en apercevait, et il arrêtait toute caresse pour m’embrasser goulûment.

On était sur son lit, mais on ne pouvait pas ouvrir la fenêtre car il y avait des caravanes derrière. Olivier m’a dit : "Allez, on sort, je connais un coin où on sera tranquille !" Il m’a filé un casque, et je me suis installé derrière lui sur sa moto. On nous a vus, mais à cet instant, je m'en foutais : serré contre le dos puissant d'Olivier, j'enserrais étroitement sa taille de mes bras. J'étais aux anges !

La virée n’a pas duré longtemps, on a grimpé la haute colline, et il s’est arrêté dans un chemin, au sommet. On voyait loin, mais il faisait déjà presque nuit Tout de suite, on s’est dépoilés, impatient de se rouler l’un contre l’autre. Il a fallu que je jouisse bêtement quand il s’est mis à me pomper grave en me triturant les seins en même temps. Impossible de résister. Je me suis tétanisé, les yeux au firmament, et j’ai tout largué dans sa bouche en criant. Après, Olivier m’a roulé une pelle avec encore mon propre sperme dans sa bouche. Lui n’avait pas joui, bien sûr. Il m’a laissé me reposer, et puis il a recommencé à me caresser. Moi, c’est revenu très vite : sa bouche me rendait fou. Sa barbe de deux jours me brûlait les joues et faisait un peu souffrir ma plaie. Mais ça m’excitait.

C’est là qu’Olivier, pour la première fois de ma vie, m’a très longuement léché l’anus. Je délirais en n’arrêtant pas de geindre. Et puis on a fait un 69 complet, lui pesant au-dessus de moi, la bite, puis le trou du cul. C'était bon, mais c'était bon !! Et comme je me sentais à nouveau prêt à cracher, Olivier m’a dit : "Tu es tout neuf de partout, toi. J’ai envie d’être le premier à te prendre. N’aies pas peur, tu ne pouvais pas mieux tomber pour ta première fois. Et puis j’ai des capotes et du gel lubrifiant. Tu n’auras pas mal, au contraire..." Il m’a encore mangé le cul, puis il a introduit un doigt, le faisant aller et venir. Puis il rajouta un autre doigt. Je n’avais toujours pas mal. J’avais une confiance aveugle. Je sentais que je m’ouvrais comme un fruit. Il a déchiré l’enveloppe du préservatif avec les dents et se l’est enroulé sur sa belle bite dure, un peu plus grosse que la mienne, mais très foncée, et avec un gland large comme un chapeau. En fait, il s’est allongé par terre sur l’herbe sèche, et il m’a invité à me pénétrer de sa trique tout seul. Ça a été un peu difficile au début. Mais il a recommencé à me malaxer les seins du bout des doigts. D'un seul coup, le gland est passé, et rapidement, tout le reste. Quand je me suis retrouvé complètement assis sur son pieu, écartelé, j’ai crié : "Mais qu’est-ce que c’est bon !!" Et j’ai regardé au-dessus, le ciel étoilé. J’aurais voulu rester comme ça toute la vie, empalé, et Olivier agaçant mes pointes. J’ai commencé à aller et venir, doucement. Mais la machine s’est vite emballée. Cinq minutes plus tard, je m’enfonçais la bite d’Olivier à fond et à toute allure dans les entrailles, alors que ses mains passaient nerveusement de mon pieu à mes seins. Soudain, je l’ai vu se tordre et se mettre presqu’à rire. Il a gémi, et j’ai su qu’il avait joui. Il m’a branlé à fond la caisse, et j’ai tout giclé sur lui, sur ses joues, son menton, dans sa toison.

Quand je suis rentré, Ju et Steff pionçaient. Le lendemain matin, au petit déj, lorsqu’ils m’ont questionné, les yeux brillants, je leur ai dit calmement : "Je n’étais pas avec Isabelle, j’étais avec le dirlo du camping. Je suis homo, voilà, et je me fous si ça vous choque !" Ils se sont retrouvés interloqués, mais la nouvelle a été vite digérée, plus vite que je n’aurais pu l’imaginer. Quand je suis rentré à Paris, j’ai dit à mes parents, un dimanche midi, que j’étais gay. Ma mère a pleuré, pour le principe, car elle m’a avoué qu’elle s’en doutait depuis longtemps. Paradoxalement, c’est mon père qui l’a mieux pris, et depuis, on est beaucoup plus proches. Je ne regrette rien, bien au contraire !