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À quatre dans les WC

Alain, je t’écris par l’intermédiaire de “HH” parce que je sais que tu vas me lire. Je pense à toi, à ton corps, à ton sexe, à ton cul et je bande. Je voudrais te raconter ma dernière sortie à Paris. C’était pas triste, comme tu vas voir.

C’était avant-hier soir, sur le coup de dix heures. J’avais envie de sucer une ou deux bites, alors je suis allé à la gare du Nord et là, je me suis dirigé sans attendre vers les chiottes, ce lieu de toutes les perditions et de tous les dépucelages. Devant les urinoirs, on voyait que pas mal de mec étaient là pour soulager autre chose que leur vessie.

Je sors ma queue pour pisser, histoire de faire comme les copains. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’un mec paraisse intéressé par l’engin. Moi, je regardais ma bite et rien d’autre. J’ai senti une main un peu trop cajoleuse qui me frôlait les miches. Je me suis dit : “Ça y est, la soirée va commencer !”

Je me suis rebraguetté, ce qui n’était pas très facile parce que je bandais comme un salaud, mais je ne pouvais pas rester là. La bite coincée dans le slip, je suis sorti des urinoirs avec le type au cul, c’est le cas de le dire, vu comment il me collait. Il avait l’air plutôt pressé. Moi, tu me connais, je me suis dit : “Je vais le faire poireauter un peu.”

Je me suis dirigé vers une brasserie qui faisait face à la gare, j’ai commandé un café. J’ai bu mon café. Puis je suis descendu aux chiottes. Je les connais bien. Elles sont assez spacieuses et c’est cool.

Ce que je n’avais pas remarqué, c’est que le type qui m’avait suivi était accompagné de deux autres mecs. J’ai senti leur présence un peu tard. J’étais déjà en bas de l’escalier, ils me barraient le chemin de la sortie. Je les avais fait attendre, ils avaient l’air nerveux. Je me suis dit : “Tant pis, on verra bien.”

Je suis entré dans le premier des deux gogues, sans fermer la porte. Un premier mec est entré à ma suite. C’était celui qui avait la main baladeuse. Il était grand, plutôt balèze, avec une belle bite, grosse et raide. Je l’ai astiqué pendant que lui, la main dans mon slip, me triturait les couilles. Il a joui et il est sorti des chiottes sans rien dire. C’est à ce moment-là que les deux autres types sont entrés. Le premier n’a pas pris de gants. Il a baissé son froc et il m’a dit :

“Suce!” Le deuxième regardait. J’ai senti ses mains qui se posaient sur mes fesses. C’était assez bandant. Il a fini par me baisser mon jean. Il m’a mis sa bite entre les fesses et m’a enculé sans autre forme de procès. Je n’ai pas opposé la moindre résistance. Il a commencé à me limer à fond, pendant que je pompais l’autre.

Alors le mec que j’avais branlé en premier est revenu. On s’est retrouvés un peu à l’étroit, ça a fait monter la température. Ça commençait à devenir excitant. Le mec qui me défonçait a joui le premier. Il m’a déchargé dans le cul en râlant. Celui que je suçais a sorti brusquement sa queue, son foutre a giclé par terre. Moi, ce sperme, cette odeur, ces gémissements, ça m’a fait gicler aussi. À quatre dans les chiottes, aussi grands soient-ils, je t’assure qu’on a vite fait d’être couvert de foutre.

Quand je suis rentré chez moi, j’avais besoin d’une bonne douche. Et le pire, c’est que je sais qu’il me faudra moins d’une semaine pour avoir envie d’y retourner.

Yves.