Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

À trois, bonjour les ébats!

Généralement, je ne prends pas d’auto-stoppeur. Pourquoi en cette fin d’après-midi, me suis-je arrêté? Peut-être parce que le soleil baissait à l’horizon et que de gros nuages menaçaient, mais sûrement parce que sa silhouette jeune et son large sourire avaient accroché mon regard. Loïc s’est assis à mes côtés. Il avait raté un train et n’en avait plus avant le lendemain. J’écoutais le Requiem de Verdi sur mon auto-radio. Nous nous découvrîmes un intérêt commun pour la musique sacrée, puis nous avons parlé de voyages lointains avec la même passion. Le courant passait. Il avait vingt-deux ans et je compris à travers sa conversation qu’il vivait avec un ami.

— Je crois que nous sommes du même bord! lui dis-je.

Il me regarda avec étonnement.

— Vous êtes gay?

J’acquiesçai et son visage se barra d’un éclatant sourire.

— C’est la première fois que je rencontre un homme de quarante ans dont je me sente aussi proche. Jusqu’à maintenant ceux que j’ai croisés étaient des voyeurs ou des types qui voulaient me sauter. Comme je suis actif et un peu dominateur, ça ne pouvait pas marcher. J’ai toujours eu envie de faire l’amour avec un homme mûr, un mec vraiment adulte dans sa tête et son comportement, qui pourrait être mon père.

— Nous étions faits pour nous rencontrer, je suis plutôt passif et je rêve souvent d’une queue jeune et vigoureuse, mais je n’ai rien tenté de peur de me faire jeter, lui dis-je.

Sa main remonta le long de ma cuisse et caressa mon paquet qui enflait. Je lui rendis la pareille. Nous échangeâmes des paroles douces jusqu’à son domicile.

Deux heures après, nous tombions dans les bras l’un de l’autre, dès la porte de l’appartement refermée. Étreintes et baisers trahissaient notre nervosité, notre impatience. Il me conduisit dans la chambre.

— Mets-toi à l’aise, je reviens!

Je me suis allongé en slip sur le lit et j’ai observé la pièce. Tout était dans des teintes blanc et écru, des miroirs recouvraient un mur entier, deux posters d’éphèbes nus et lascifs étaient épinglés, une collection de godes s’alignait sur une commode et des préservatifs traînaient près du lit. Quand Loïc revint, je fus surpris par sa beauté. Il était nu, le corps intégralement doré, imberbe avec des poils seulement là où il faut, et sa queue, morceau de chair long et épais, se dressait déjà à l’horizontale, luisante et parfaitement décalottée. Il sauta sur moi, m’arracha mon slip en me disant:

— Tu es drôlement fin pour ton âge!

Je suis en effet très svelte, légèrement poilu sur le torse, mais beaucoup plus abondamment en descendant, à partir du nombril. Ses mains me pétrissaient, s'attardant surtout sur mon petit cul rond et ferme qui semblait être la partie de mon anatomie qui l’intéressait le plus. Pour ma part, totalement sous le charme de mon hôte, je léchais son corps dans les moindres recoins, assouvissant ainsi d'irrésistibles pulsions. Il s’assit en s'appuyant à la tête du lit et écarta les jambes. Je m’accroupis entre ses cuisses musclées et fis jouer ma bouche et ma langue sur son fier mandrin, tout en caressant ses bourses. J’eus un sursaut lorsque de ses deux mains, il me bloqua fermement la tête sexe en bouche, tandis que simultanément deux mains inconnues m’écartaient les fesses et qu’une langue humide cherchait mon cul. Je n’avais rien entendu venir et ne pouvais voir celui qui s’occupait ainsi de mes arrières offertes. Je fus tout aussi étonné quand Loïc me lança:

— Suce, salope, et ne t’occupe pas d’autre chose.

Je compris très vite que cette vulgarité n’était qu’un jeu érotique qui l’excitait et me mettait également en chaleur. Il poursuivit:

— Bouffe-lui bien le cul, chéri!

Je me trémoussai sous les effets de la petite langue qui me titillait l’oeillet. Puis je sentis une main douce passer entre mes cuisses et une autre autour de ma hanche, pour se rejoindre et tripoter ma queue dressée depuis longtemps. Mon excitation était complète et je redoublai mes succions sur le membre de Loïc, convaincu que ce bel objet me serait bientôt destiné. Les petits doigts doux comme des caresses d’ailes de papillons, déroulèrent ensuite la fine membrane d’un étui sur mon sexe. Loïc me lâcha la tête et me tendit un préservatif.

— Tiens, habille-moi!

Puis il me fit me retourner et mettre à quatre pattes. Je découvris alors Philippe, mignon petit Chinois, totalement imberbe même sur le pubis, à la peau lisse et douce, qui m’adressa un tendre sourire. Déjà de ses mains, Loïc écartait mes rondeurs et son glaive s’apprêta à pénétrer mon étroit fourreau.

Malgré sa taille, il força l’entrée sans trop de difficultés, tant j’avais été bien préparé, puis il s’enfonça doucement. Éternel moment de plaisir et de volupté que celui où l’on s’offre et s’ouvre à celui qu’on désire, en faisant don de son corps. Je m'abandonnai totalement.

— Salope, dit Loïc, tu aimes te faire bourrer. Tu n’attendais que cela depuis le début. Allez, excite-moi!

En appui sur mes bras, j’ai creusé les reins. Je me suis cambré au maximum et j’ai entrepris de faire coulisser mon cul en va-et-vient cadencé sur sa tringle brûlante. Pendant ce temps, Philippe s’était glissé sous mon ventre et avait embouché ma queue qui perforait ses lèvres au rythme de mes mouvements. Je ne sentais plus mon corps, je n’étais plus qu’un objet de plaisir excité à mort par l’image que me renvoyaient les miroirs. Je ne pus retenir longtemps ma jouissance, que Loïc ressentit aux contractions de mon anneau et à mes gémissements. Alors il m’empoigna les hanches et entreprit de me baiser avec fougue. C’était dément, il me pilonnait de plus en plus vite et de plus en plus profond tout en lâchant des mots crus.

— Enculé, tu te tortilles quand tu sens ma pine dans ton trou! Tu aimes te faire défoncer par un petit jeune avec une grosse queue! Tiens, prends-en plein le cul!

La bouche de Philippe n’avait pas quitté mon sexe qui, raide à nouveau, me faisait mal. Je devenais fou, je délirais, je hurlais.

— Oui, vas-y, viens, plus loin, plus fort, laboure, encore, encore!!

Nous nous écroulâmes les uns sur les autres lorsque Loïc explosa dans mon cul en feu. Progressivement, nous avons repris nos esprits, nos corps enchevêtrés.

— C’était super, me dit Loïc, quel pied! Jusqu’à maintenant, quand je baisais avec des mecs de mon âge, c’était un jeu, mais avec toi, c’est différent, beaucoup plus fort. J’avais vraiment l’impression de faire l’amour avec un homme, de violer ta virilité. Tu m’excites comme c’est pas possible! Je ne me suis jamais autant senti mâle qu’en t’enfilant. C’est dingue comme tu es à la fois masculin et lascif. Et ton cul, quel petit bijou, c’est pas croyable d’être aussi serré à quarante berges. T’essayer, c’est t’adopter. Tu as vu aussi comme tes poils électrisent Philippe, regarde, il a vite adopté ta tétine!

Nous nous voyons maintenant presque chaque semaine. Loïc me saute comme un fou et nous aimons tous les deux cela. Philippe, plus spécialiste de la fellation qu’adepte de la sodomie, s’occupe amoureusement de nos pis; il a un peu trouvé en moi un papa poilu qui le fait fantasmer. Il m’arrive parfois de les bourrer tous les deux: Philippe, parce que cela amuse Loïc, et ce dernier quand sa curiosité le pousse à ressentir d’autres sensations par le cul.