Une histoire à découvrir
Aapo, le petit pédé finlandais
"Finns are the best", avais-je lu sur le graffiti qui ornait cette cabine téléphonique à la périphérie de Lund, charmante petite ville suédoise où se déroulait mon congrès. Une cabine de brique rouge, jonchée de capotes usagées et de kleenex encore humides, où je venais de baiser vite fait un jeune mâle dans la trentaine dont c'était sans doute le QG. L'endroit mal éclairé, désert, s'illuminait parfois des phares des Saab ou des Volvo puissantes qui circulaient au ralenti. C'est ainsi que j'avais repéré, son pantalon sur les chevilles, ce jeune mec se faisant bourrer, indifférent à la lumière qui faisait resplendir son cul pendant que l'empalait un chibre. J'avais pris mon tour tranquillement pour son énième ramonage et puis j'étais rentré chez moi.
"Finns are the best", peut-être bien, mais cela restait à prouver. Grand voyageur de par le monde, j'en avais connu des garçons, et j'aurais été embarrassé de constituer un hit-parade. Mes critères me l'interdisaient : n'y figuraient ni la couleur, ni la race, ni la classe sociale, et encore moins la religion. Ne comptaient que le sex-appeal, la silhouette, la sensualité. Partout j'avais trouvé pâture et arrivaient tous ex-aequo ceux dont la minceur athlétique, la langue agile, le cul bombé, possédaient en outre une queue propre à exaucer mes fantasmes : grosse, juteuse et dure à souhait. "Finns are the best", disait le tag. J'étais trop proche de la Finlande pour ne pas vérifier moi-même. Je pris l'avion pour Helsinki.
Or m'attendait, à l'arrivée, une cruelle déconfiture. Tous les hôtels étaient bondés, le Flow Festival du mois d'août battant son plein en cette période. Je dus, à ma grande déception, me rabattre sur une chambre d'hôtes où toute intimité serait exclue, puisqu'il s'y trouvaient trois grands lits. Bien légitimes étaient mes craintes : quand mes colocataires rentrèrent, saoûls comme les Polonais qu'ils étaient, il me fallut, jusqu'à point d'heure, subir leurs manifestations sonores, éructations, pets, ronflements, qui mirent ma colère à son comble. Et qu'ils étaient moches, ces deux-là : deux quadras blafards au gros bide, dormant à plat dos sur leur couette, nus, les cuisses écartées, et dont les génitoires immondes, semblables à de grosses limaces, me donnaient envie de gerber. Ah ! je n'allais pas faire long feu dans cette putain de chambre d'hôtes. Je me promis, dès le matin, d'obtenir du propriétaire qu'il me déménage illico dans un endroit plus convenable. Je ne passerais certes pas mes trois nuitées, payées d'avance, en compagnie de ces ploucs-là. "Finns are the best", pensais-je, amer. "The best drunkards, that was for sure !"
Quand je m'éveillai, le matin, je filai tout de suite à l'accueil pour exiger une autre chambre. Les deux ploucs s'y trouvaient déjà, leurs bagages posés à leurs pieds, en train de faire leur check-out. Ils me firent un adieu cordial et disparurent de ma vue. Je ne les regretterais pas. Pour autant il était exclu que se reproduise une pareille mésaventure avec mes colocs de ce soir. Le proprio me rassura.
— Non, vous ne courez aucun risque, dit-il dans son anglais parfait. Les deux garçons sont des sourds-muets. Ils viennent ici pour leur congrès, car c'est ici, à Helsinki, que se trouve le siège FMS, Fédération mondiale des Sourds. Je les connais depuis deux ans, ils sont charmants et bien élevés. Pas bruyants, cela va sans dire.
Il termina par un gros rire qui, curieusement, m'exaspéra. Après des braillards, des sourds-muets. Et pourquoi pas des gens normaux ? Étais-je voué, par maléfice, à côtoyer dans ce pays les personnages les plus extrêmes ? Mais ma hargne tomba d'un coup : je me sentis honteux soudain et le rouge me monta aux joues tandis que je regagnais ma chambre. Était-ce leur faute, à ces garçons, si la nature les avait privés et de l'ouïe et de la parole ? Certes je n'avais pas de chance, mais qu'était-ce, comparé à eux qui devaient vivre au quotidien avec une telle infirmité ? Contre mauvaise fortune, je ferais bon cœur, voilà tout. J'en étais là de mes pensées lorsque l'on frappa à la porte.
— Je ne vous dérange pas, monsieur ? Je veux juste vous présenter vos deux nouveaux colocataires.
Le propriétaire s'effaça et les deux garçons apparurent. Pointant son doigt sur leur poitrine, il me les nomma tour à tour.
— Le petit blond, c'est Taavi. Le petit brun s'appelle Aapo.
Le brun eut un charmant sourire et il me désigna du doigt.
— Il veut savoir votre prénom, intervint le propriétaire. Peut-être pourriez-vous l'écrire ?
J'eus une meilleure inspiration. Tirant mon passeport de ma poche, je l'ouvris à la première page et le remis à Aapo. Sa bouche articula deux sons avec une application extrême, et j'entendis mon nom Hervé prononcé par deux seules voyelles, ce qui donnait en gros A..é. Il se tourna vers Taavi et ils eurent un échange par signes. Taavi opina sombrement et hocha plusieurs fois la tête.
— Maintenant que vous avez fait connaissance, je vous laisse, dit le proprio. Il fit un clin d’œil et partit.
Resté seul avec les garçons, je pus faire aller mon regard tranquillement de l'un à l'autre. Bien que sensiblement du même age, autour de 17, 18 ans, les garçons différaient beaucoup tant au physique que par l'allure. Le blond Taavi, un peu plus grand, avait un corps moins harmonieux et un aspect beaucoup plus gauche. Il m'apparut rapidement que le brun était le leader. Épanoui, la lèvre gourmande, ses yeux pétillaient de malice. Bien dans sa tête, bien dans son corps, Aapo dégageait un charisme, une grâce, que l'autre ne possédait pas. Sûr de soi, conscient de son charme, sa suprématie éclatait, et les regards furtifs que lui lançait son compagnon exprimaient une sorte de crainte. Que pouvait craindre Taavi, je n'en avais aucune idée. J'allais le savoir par la suite.
Ils déposèrent leur paquetage et se mirent à converser, usant du langage des signes. Bien sûr je n'y comprenais rien mais quand Aapo, montrant la douche, commença à se désaper, je n'eus pas besoin d'interprète. Il faisait bien 30°C, et bien qu'on fût à Helsinki, on transpirait malgré la brise qui soufflait, venant de la mer. La ville, bâtie sur une presqu'île, est réchauffée par le Gulf Stream et bénéficie d'un climat agréable les mois d'été.
Cependant le blond Taavi, à l'instar de son camarade, se déloquait progressivement. Ils se doucheraient donc ensemble, dans une nudité partagée, parfaitement décomplexée, commune dans le nord de l'Europe. Bientôt ils furent nus tous les deux et je me ramassai une trique à me faire péter le calbute et dont Aapo était la cause, le pauvre Taavi me pardonne.
Le brun avait un corps splendide, d'une symétrie absolue, un vrai Apollon miniature sans la mollesse de la bouche et du menton du grec éphèbe. Torse en V et cuisses galbées se rejoignaient à son pubis où une bite majestueuse, légèrement veinée de bleu, laissait voir un gland circoncis d'une rotondité parfaite. Taavi, par comparaison, bien que pourvu d'une queue plus grosse, se trouvait ainsi relégué, pâle réplique d'un compagnon à la beauté incomparable. Son regard le couvait d'ailleurs, possessif et énamouré, et je compris que le duo souffrait d'un fort déséquilibre. Ils entrèrent dans la salle de bains, petite pièce contiguë, et quand au bout d'une demi-heure, ils sortirent, à demi bandés, je sus qu'ils avaient fait l'amour. Taavi rayonnait, heureux.
Pourquoi donc étais-je resté là, à malaxer ma queue rigide sans parvenir à décharger, ça, je n'aurais pas pu le dire. Quelle force m'avait retenu, frustré, à proximité de ce couple pendant qu'il prenait son plaisir ? Me faudrait-il passer deux nuits à me masturber, frénétique, exclu de leurs ébats lascifs ? En viendrais-je donc à regretter les vilains poivrots de la veille qui, s'ils étaient tout sauf sexy, ne mettaient pas, du moins, mes sens échauffés au supplice.
Mais déjà ils se resapaient et Aapo vint, tout sourire, me faire la conversation. Il m'exprima tout le bien-être, à l'aide de soupirs extasiés, qu'il avait tiré de la douche, et me montrant la salle de bains, me fit comprendre que moi aussi, je ferais bien de m'y détendre. Que n'aurais-je pas donné alors pour savoir le langage des signes ! Mais je saisis la balle au bond : j'en connaissais un, moi, de signe, un signe costaud, impératif. Je me mis à poil prestement, montrant ma plastique impeccable, et offris la vue de mon chibre à mes deux ados subjugués. Lourd et massif, plein d'arrogance, gonflé de sang à en péter, il continuait à grandir, à s'affranchir de son prépuce, libérant mon gland violacé que je sentais gluant de mouille.
Si les gars n'avaient pas été muets, j'aurais parlé d'un grand silence s'établissant autour de moi et de ma nudité scabreuse. Les bras ballants, ils regardaient mes balloches, grosses comme des œufs de poule, venir se coller à mon cul, complétant ma boite à outils. Quand je suis excité à mort, je frôle 21 cm et l'épaisseur de mon poignet. J'y étais, les mecs, j'y étais, et je me sentais invincible, et cela d'autant plus qu'Aapo, après m'avoir bien reluqué au niveau de mon entrejambe, vint me fixer droit dans les yeux. Je soutins son regard sérieux, j'y lus de la concupiscence, et comme une promesse à venir. Je savais qu'il bandait à fond, mais je maintins mes yeux levés vers son visage adolescent, vers ces yeux qui ne cillaient pas, me scrutaient jusqu'au fond de l'âme.
Cependant son pote Taavi nous dévisageait avec crainte, et lui ne bandait pas du tout. Sans doute avait-il deviné qu'une fois de plus, une fois de trop, Aapo lui serait infidèle. De cela j'étais convaincu, le brun désirait ma grosse bite, il la voulait au fond de son cul. Sa relation avec Taavi, faite d'amitié amoureuse, n'allait pas jusqu'à l'exclusive que le blond voulait imposer. Les deux sourds-muets, l'un, très beau gosse, l'autre nettement moins attirant, formaient de ces couples improbables où, sans une dose d'abnégation, les différends deviennent pénibles. Et l'on était en plein dedans, car une engueulade par signes se mit bientôt à éclater, dont j'étais la cause semblait-il. Taavi me désignait, haineux, et Aapo, exaspéré, manifestait son impatience par des gestes secs et rapides. Son ras-le-bol semblait évident, mais le mien l'était tout autant : je me retrouvais malgré moi au milieu d'une turbulence dont la substance m'échappait. Si j'en subodorais la cause, j'ignorais la suite à venir, mais je savais une seule chose : ça commençait à me gonfler !
Putain, mais qu'ils aillent se faire foutre ! Je filai vers la salle de bains et les laissai à leurs affaires. L'eau fraîche me détendit un peu et mon érection se calma. "Finns are the best", me répétai-je avec toute l'auto-dérision dont je pouvais être capable. Le doute m'envahissait soudain. Et si j'allais, pour cette fois, repartir en France la queue basse ?
Lorsque je sortis de la douche, ils étaient assis sur un lit. De son bras, Aapo entourait les épaules de Taavi, lequel offrait un front buté, des lèvres serrées et amères. Aapo le raisonnait par signes, l'autre faisait non de la tête, avec une colère manifeste. Puis le blond se leva soudain et saisissant son paquetage, il sortit en claquant la porte. Le brun soupira d'un air las, puis, en haussant les épaules, il se leva et s'approcha. Il n'était nul besoin de mots pour comprendre la situation. La rupture semblait consommée, mais était-elle définitive ? Sur une feuille de papier j'écrivis : " Is he going away for good ?" En réponse Aapo écrivit : "No, he'll come back. He always does !" Allons, je ne serais pas responsable d'une désunion sans appel. Forcément, Taavi reviendrait. Une fois sa colère apaisée, il retrouverait son bourreau et l'enculerait avec rage pour conjurer sa jalousie et lui prouver, pine dans son cul, qu'il demeurait l'amant en titre. Jusqu'à la prochaine trahison qui le rendrait triste à mourir, mais qu'il savait inéluctable. Mais ils savaient, au fond d'eux-mêmes, que leur infirmité commune constituait un ciment puissant qui résisterait aux tempêtes.
Aapo s'approcha encore, leva son visage vers le mien. Je pris sa nuque entre mes mains et baisai tendrement ses lèvres. Il répondit à mon attente en se lovant tout contre moi, la tête posée sur mon épaule. Il resta ainsi un instant, goûtant la tiédeur de mon corps tout juste sorti de la douche. Puis sa bouche chercha la mienne et sa langue y fit effraction, un peu hésitante d'abord. Comme je tardais à répliquer, elle se fit plus audacieuse. Là je lui fis don de la mienne et l'enveloppai tout d'un coup, forçant la béance de sa bouche et y déversant ma salive. Il eut un râle reconnaissant et m'offrit à son tour la sienne, et notre bave se mélangeant, ce fut à grands coups de nos langues que nous essuyâmes nos mentons. Poussant plus bas son avantage, Aapo descendit sur mes seins qu'il mordilla à tour de rôle, faisant saillir leur pointe sensible qui ne tarda pas à durcir. Enfin il tomba à genoux.
A 32 ans, par l'exercice et une bonne hygiène de vie, j'ai un corps qui fait ma fierté. Loin du genre bodybuildé, il est musclé tout en finesse, les pleins, les creux, là où il faut. Sans égaler le corps de rêve de mon partenaire du moment, il est un avantage certain dans la construction du désir que je veux susciter chez l'autre. Je ne suis pas qu'une grosse bite bonne à fourrer les petits culs, je suis un homme au sens complet, et suffisamment narcissique pour faire valoir tous mes atouts.
Aapo, à genoux, m'observait, et son regard photographique ne zoomait pas que sur mon gland. Il prenait mesure de mon corps dans sa totale plénitude, m'effleurant partout du regard, s'attardant sur la pointe iliaque, l'apothéose du corps du mâle. Il dessina des deux index le triangle de mon bas-ventre, posa sa bouche sur ma toison épaisse de quelques millimètres que j'entretenais soigneusement, afin qu'elle fût égale et drue, et partit à la découverte de mon arsenal viril. Son index précédant ses lèvres, il alla humecter ma hampe par de simples petits baisers. Zappant carrément le prépuce, sa langue titilla la couronne, vint chatouiller mon frein tendu. Telle était mon excitation que mon gland suintait sans relâche. Aapo s'en mouilla l'index puis, glissant sous mon périnée, il le lubrifia longuement jusqu'à atteindre ma rondelle où il introduisit son doigt. Ce fut seulement à ce moment qu'il prit mon braquemard en bouche. Il le fit coulisser d'emblée, d'un seul mouvement, au fond de sa gorge où il le maintint enfoncé, puis poussa deux doigts dans mon fion où ils rencontrèrent ma prostate. Je perdis conscience une seconde. Ma queue cracha un flot de sperme qu'il avala incontinent, par déglutitions successives, ses doigts toujours dans mon rectum et ma queue bouffée jusqu'aux couilles.
J'étais totalement effaré. Rien, je n'avais rien maîtrisé tout au long de cette fellation. Moi qui bourrais toujours des gueules, sachant différer mon plaisir, je m'étais fait voler ma sauce par ce petit brun diabolique. Il se relevait et souriait, régurgitant dans sa paume droite une dose de mon foutre épais qu'il ravala à coups de langue.
Effaré, honteux et ravi. Cette seconde d'inconscience, qu'on appelle la petite mort, je ne l'avais jamais vécue. J'avais atteint le point d'extase. Épuisé, je dus m'allonger, la queue maintenant bien flaccide et toujours à poil sur mon lit où Aapo vint me rejoindre. Il s'était mis nu lui aussi. Passant une jambe entre les miennes, il se pelotonna serré, torse écrasé contre le mien, ferma les yeux et s'endormit. Je ne tardai pas à le suivre et nos deux souffles se mêlant, lovés dans une chaste étreinte, nous ronflâmes à l'unisson pendant une bonne demi-heure.
Je m'éveillai en cherchant l'air, les voies complètement obstruées, trouvant mon salut par le nez. La grosse pine d'Aapo avait investi toute ma gorge, ses couilles battaient sur mon menton. Assis sur moi il souriait. Il n'était pas besoin de signes pour savoir ce qui se passait. Le garçon voulait sa revanche. Que voulait-il exactement ? Il sortit rapidement sa queue et voyant que je bandais dur, alla s'occuper de la mienne, mais d'une toute autre façon que lors de la baise précédente. Il me branla avec méthode, prenant soin de ne pas provoquer une éruption intempestive, mais attentif à recueillir une à une mes gouttes de mouille qui perlaient au bout du méat. Et avec son index magique, il se les portait droit au cul, se godaillant avec une main et me masturbant avec l'autre. De sa queue il ne faisait rien, bien qu'elle fût raide et palpitante, et cela m'étonna un peu. Sans doute jouissait-il par le cul, j'avais connu quelques exemples. Des garçons parfaitement pourvus qui ne connaissent d'autres spasmes que ceux de leur sphincter anal et qui ne crachent pas une goutte. J'étais loin de la vérité.
De sa main engluée de mouille et de ses sécrétions intimes, Aapo me lubrifia la verge avant de descendre sur moi. Lentement son anus s'ouvrit, et mon chibre fit son chemin, gaîné par les souples muqueuses de son côlon tiède et moelleux. Millimètre par millimètre, il absorba mon gland énorme en poussant des gémissements que j'étais le seul à entendre, tout en inhalant du poppers pour se dilater davantage. Cela dura longtemps, longtemps. Le regard fixe, yeux grands ouverts, la bouche crispée par l'effort, Aapo, sans faire aucune pause, voulait s'empaler complètement. Je me contentais d'être dur, de bander comme un forcené, subissant, une fois encore, l'ascendant de mon jeune amant. Son cul dirigeait la manœuvre, et son rectum, serré à fond sur la racine de ma verge, y tenait captif mon prépuce, distendu jusqu'à la souffrance. Une acuité de sensations, inconnue de moi jusqu'ici, prenait possession de mon être, irriguait de mille courants les zones les plus éloignées, me parcourait de la nuque aux pieds. Mille voluptés m'assiégeaient, irradiant mon corps immobile, tandis que le cul d'Aapo, comme une bouche de vampire, cannibalisait ma chair dure, la digérait jusqu'au nombril. J'étais sa prise, il me tenait, me séquestrait dans son bas-ventre, et lui et moi ne faisions qu'un.
Curieusement, je ne ressentais nul désir d'avoir un orgasme. J'aurais souhaité rester ainsi, dans ce doux état d'euphorie, jusqu'à ce que tout fût consommé. Mais Aapo voulait davantage. Fermant les yeux, il entreprit un léger mouvement du bassin qui n'était pas un va-et-vient, mais une faible oscillation, une masturbation infime, qui me fit gémir de plaisir. Lui aussi lâcha comme un râle et son zob se gonfla soudain. Il se mit à se palucher, au même rythme qu'il me branlait avec son sphincter resserré, lubrifiant avec sa salive son gland à la courbure parfaite. Lentement, méthodiquement, son bassin changea de cadence, ses mouvements prirent de l'ampleur, et je sentis qu'allait en lui se finaliser mon plaisir, dont il mesura l'imminence. S'arrachant de mon pieu dressé, il vint se placer tête-bêche sur le lit à côté de moi, et dans un 69 sublime, nous bûmes mutuellement notre foutre éjaculé au même instant. Puis, nous levant à l'unisson, nous mélangeâmes notre semence dans un long baiser amoureux.
Je suis dans l'avion pour Paris, me remémorant les belles heures passées dans les bras d'Aapo. Me reviennent le goût de son jus, la saveur poivrée des muqueuses quand je lui dévorais le cul, la persuasion de sa langue arrimée autour de mon gland. Me revient le sourire triste qu'il a eu quand je l'ai quitté et sa tendresse privée de mots. Je me dirige vers les toilettes car il faut que je pisse un coup, l'avion se pose dans 20 minutes. Et sur la porte immaculée de ce chiotte, dans cet airbus, j'écris en lettres capitales : FINNS ARE REALLY THE BEST.