Une histoire à découvrir
Ça jute dans la paille!
Quand j’étais jeune, je passais les vacances d’été chez un oncle en Ardèche. Il y avait là toute une bande de cousins et petits-cousins. Mon oncle était fermier et possédait une grande propriété. Dans la cour, entre les granges, il y avait ce que l’on appelait un “paillier”, c’est-à-dire un monticule formé par des bottes de paille amassées les unes sur les autres. Un jour, le paillier s’est écroulé. Mon oncle a déclaré que ça n’avait pas d’importance et il nous a même donné la permission d’aller jouer dedans.
Un dimanche après-midi, peu après que le gerbier se soit écroulé, mon oncle et ma tante ont dû partir précipitamment pour affaires de famille. Il y avait un décès. Mon oncle nous a confiés à un voisin, mais celui-ci avait ses propres occupations et il a estimé que nous étions suffisamment âgés pour nous prendre en charge nous-mêmes. Il faisait très chaud. On était quatre. Quatre garçons. Naturellement, on a voulu profiter de cette demi-journée de liberté. On était en short et on s’est rués dans le paillier.
Une fois que la bonniche d’à côté eut fait son inspection, c’est devenu du délire. Autant que je m’en souvienne, on était tous taraudés par le sexe à cette époque-là. On baignait dans la paille et on en soulevait des fragments partout autour de nous. Ça faisait comme une vapeur jaune. On se bousculait là-dedans, on criait et on riait. Le plus vicieux d’entre nous, Michel, a baissé son short. Voyant que ça nous amusait, il l'a complètement enlevé. Il s’est roulé à poil dans le matériau doré qui nous enveloppait jusqu’à la taille. Peu après, les autres ont sorti leurs bites, eux aussi. La plupart d’entre nous bandaient C’est venu comme ça, on se bagarrait dans la paille et on se vautrait les uns sur les autres. Michel était le plus hystérique. À un moment donné, sans se concerter, les trois autres (dont je faisais partie) lui ont sauté dessus. Éric qui était le plus âgé d’entre nous, l’a maintenu sous lui. Ils ont disparu dans les gerbes défaites. Ils se touchaient, et même si Michel criait, il appréciait la situation. Hervé et moi, on s’est blottis dans un autre coin, où les bottes n’étaient pas trop désassemblées. Ça faisait écran, et derrière ce mur, on s’est paluché. On était terriblement excités d’avoir nos verges dehors et de se rendre compte, réciproquement, qu’on chauffait l’autre, en ayant la queue raide. On se l’est palpée, d’autant qu’on était sûr que les deux autres en faisaient autant (sinon plus!) et que ça nous stimulait. Ça a été une impression très forte, me concernant, que de sentir les doigts d’un pote se refermer sur mon pénis tendu. J’étais tout chaud. Ça bougeait complètement à l’intérieur de moi.
Pendant qu’on se flattait ainsi nos bourses tièdes et nos membres tendus échauffés, sans en passer à un stade supérieur, on a entendu de petits cris répétés dans l’alcôve naturelle formée par la paille, à trois mètres de nous. C’était Éric qui baisait Michel. Il avait obligé ce dernier à prendre la position “à quatre pattes”. Ce salaud d’Éric était en train de tirer sa crampe. Lui, ça ne pouvait pas lui suffire d’être branlé par un pote qu’il branlait en même temps. Il lui fallait le grand truc! Redressés pour voir ça, on a très nettement vu, Hervé et moi, que le garçon le plus âgé de notre groupe était à genoux derrière la croupe blanche de Michel. Il la vissait, il faisait plus que s’y coller. C’était comme un seul corps, tous les deux. Certainement Éric avait déjà introduit sa pine en calant l’autre, car Michel poussait des petits cris alternant avec des gémissements. C’est très troublés et blottis de nouveau dans notre trou jaune, qu’on s’est retrouvés Hervé et moi. On était tout rouges et suffocants, autant que je m’en souvienne. Ça travaillait du côté de nos neurones. Pour autant on n’a pas adopté la position de nos deux compagnons. On avait fait trop bouillir le sang et monter la sève.
Et maintenant, fallait que ça jute!
Allongés plus qu’assis l’un contre l’autre, on s’est masturbés réciproquement en écartant les cuisses et en exhibant nos jeunes nœuds à la vue du partenaire. Les bruits des deux autres achevaient de nous chauffer les oreilles... et le reste. On a éjaculé avec fierté, et c’était tellement bon qu’on a remis ça dans les trois minutes suivantes, crainte que quelqu’un ne se pointe à la ferme dans l’heure suivante, et qu’on ne puisse pas recommencer avant plusieurs jours...
Avant la fin de l’été, cependant, on a eu le loisir de répéter une séance assez identique à celle-là. Cette nouvelle fois, c’est moi qui ai pénétré Michel. Il était le plus disponible pour ça et il aimait assez, en dépit de ses dénégations. Le gland perçait son jeune cul et se faufilait assez bien. Quand on avait entièrement trouvé la position adéquate, on le ramonait sur presque toute la longueur de la queue... Je conserve un souvenir ébloui de ce gerbier écroulé et répandu sur le sol. J’ai énormément regretté, l’année suivante, qu’il n’en reste presque plus rien, que la pluie ait détrempé et séparé ses derniers fragments. Et cela d’autant qu’il y avait toujours à la ferme les lascars de l’été précédent! Heureusement, on a trouvé une échappatoire. En allant se baigner à la rivière, on choisissait un endroit éloigné des maisons. Comme le bras d’eau était ici sous les branches, entièrement envahi de végétation et ombragé, il était plus froid. Mais on s’en fichait car on y était à l’abri des regards. Dans l’eau jusqu’à la taille et ayant baissé les slips, on a maintes fois reproduit les jeux spontanés que nous avait inspiré le paillier aplati, là-haut dans la cour.
Hervé, Michel, Éric et moi, on a fait une java sexuelle éhontée dans cette flotte... jusqu’au jour où nous y a surpris un pêcheur passant avec difficulté sur le petit sentier escarpé. Plus exactement, il rentrait chez lui en traversant le champ mais nos bruits, nos cris, nos bousculades lui avaient commandé de descendre voir ce qui se passait là. Terrifiés à l’idée qu’il pourrait rapporter à notre oncle (heureusement il ne le connaissait pas) les activités spéciales auxquelles nous nous livrions, on passa à des jeux beaucoup plus sages par la suite. Si ça n’avait pas été ça, je crois qu’on n’aurait pas arrêté de l’été. On était en pleine forme et il n’y avait pas une autre espèce de divertissement qui pouvait plus nous accaparer que celui-là de ces années charnières.