Une histoire à découvrir
Ça se tripote dans les cabines
J’ai fait du sport toute ma vie, pour le plaisir et pour la forme. Maintenant, j’ai moins de travail et je passe presque tout l’été à la piscine. Je vais faire rire les obsédés qui lisent (comme moi) Lettres Gay: je n’ai jamais été à la piscine pour draguer, ni pour mater. Il faut dire que je suis “marié” avec un homme très beau qui répond à toutes mes envies, et que je n’ai pas vraiment de désir hors de lui. Lorsque je vais à la piscine donc, c’est pour nager. En plus, je pensais que mes cheveux blancs et mon âge devenaient un repoussoir comme les beaux jeunes mâles en quête de rut. Ce qui m’est arrivé la semaine dernière m’a prouvé le contraire.
Il faisait très beau, et je me disais que j’allais savourer cette fin de matinée, tranquillement à nager. Lorsque je suis arrivé à la piscine, le bassin était envahi de gamins et autres bêtes hurlantes, plongeantes et chahutantes. Une horreur! J’ai essayé néanmoins de faire quelques longueurs sans être trop dérangé. Au bout de dix minutes, je me suis rendu compte qu’il y avait un autre mec qui essayait de faire la même chose.
J’ai pensé qu’il voulait “faire la course” et j’ai nagé plus vite. Il m’a rattrapé à l’arrivée. Je suis reparti aussi sec et lui aussi. Cette fois-là je l’ai battu d’une courte tête. Au bout de trois ou quatre longueurs de bassin, avec le monde, ça devenait de plus en plus périlleux; on a fait une pause. On s’est salués. J’ai vu que c’était un beau jeune mec, d’une trentaine d’année. Je lui ai dit:
— C’est incroyable tout ce monde, je ne sais pas ce qui se passe!
Une femme est passée entre nous et nous a lancé:
— C’est normal, c’est les vacances scolaires!
J’ai rétorqué:
— Pour le savoir il faut avoir des gamins.
Et il m’a répondu:
— Et une bonne femme...
Alors là, je peux vous dire qu’on s’est bien regardés, le nageur et moi, et je crois qu’on s’est compris à la seconde même. On était du même bord. Et on avait l’impression qu’on était les deux seuls pédés dans cette foule d’hétéros. Je ne sais pas si c’est ça qui a tout déclenché, mais je l’ai trouvé beau, avec un corps musclé et très bandant. Je l’ai regardé avec envie. Presque avec regret (ah ma jeunesse envolée!). Je lui ai dit que j’allais sortir. II s’est rapproché de moi. Il m’a regardé avec intensité, comme s’il me dévorait des yeux.
— Attends un peu... Tu me fais bander!
Je peux vous dire que je fus surpris, flatté, et que j’avais la queue qui, elle aussi, avait envie de sortir du maillot de bain. On a fait encore deux longueurs, en essayant de penser à autre chose. Nous sommes sortis rapidement du bassin, moi derrière lui. J’ai pu admirer les proportions de ce jeune balèze. Un beau cul qui roulait, bien moulé sous le maillot de bains. Oh que j’avais envie d’y mettre la main, la langue ou la queue! Nous sommes passés aux douches. II s’est savonné, et en voyant ses mains passer sur son corps, j’ai eu envie d’être à la place de ses mains. Je ne contrôlais plus mon érection. J’ai mis une serviette autour de mes reins, les mains devant, et je me suis dirigé vers les cabines. J’allais me rhabiller quand il est arrivé derrière moi.
— Qu’est-ce que tu fais?
— Je me rhabille!
— Non, non! Je veux baiser ici, dans une cabine.
Il voit que j’hésite. Il me dit:
— Viens, allez!
On entre dans une cabine. Il se plaque contre moi, me fout la main entre les cuisses, la remonte rapidement vers les couilles qu’il serre un peu à travers le maillot. Puis une main le fait glisser, et l’autre m’empoigne carrément la queue. Il me branle un peu, ses doigts sont très nerveux. C’est presque douloureux. Je me colle contre lui et lui fout aussi ma main dans le maillot de bain. J’aime le contact avec sa queue, très gonflée et très raide. J’ai très envie de lui rendre hommage, et je m’agenouille devant. Cette belle queue vigoureuse me remplit la bouche. Cela m’excite de savoir qu’il y a plein de monde autour de nous. Une main me caresse tout le corps, cela m’enivre. J’ai envie de faire l’amour aussi, envie de pénétrer ce corps d’athlète. Il a compris et il se retourne, m’offre son cul, creuse les reins pour le rendre encore plus rond, plus excitant. Je plonge ma langue entre ses deux globes. Une forêt de poils dans laquelle ma langue fouille, et fouille jusqu’à la rosette. Je lèche, je suce ce cul, j’ai envie de le bouffer. Je le pénètre puis je m’aide d’un doigt. L’anus est ferme, dur comme un anneau vierge. De l’autre main, je caresse les couilles et la base du sexe bandé. Avec un doigt bien enfoncé, je commence à lui limer le cul, et je sens qu’il s’écarte, qu’il commence à s’élargir. Je le mouille encore avec ma langue, elle s’enfonce mieux. Ce beau trou de balle est prêt à recevoir ma queue.
Le jeune nageur se retourne. Il me tend un préservatif, mais avant me suce un peu la queue pour le plaisir de sentir dans sa bouche ma longue tige qu’il va prendre dans le cul. Je me retire de sa bouche brusquement. Il suce tellement bien qu’il serait capable de me faire gicler avant l’heure! Je l’oblige à se remettre en position. En fait, la cabine est trop étroite pour que je puisse me caler derrière lui. Mais il a visiblement l’habitude. Il se redresse, à genoux sur la banquette, et se plaque contre le mur. Les deux bras levés, il s’accroche aux porte-manteaux, ce qui lui permet de m’offrir son cul à bonne hauteur. En fait je ne l’encule pas; c’est lui qui vient sur ma queue dressée. Je sens la forêt de poils qui crisse et puis, brusquement, il s’empale sur ma bite et se l’enfonce soudain dans les entrailles.
Son cul s’est dilaté d’un coup sous la poussée. Il soupire à peine. Et je me retiens, moi, pour ne pas gueuler. Son cul est ferme. Je le prends à pleines mains pour qu’il sente bien ma queue glisser et se frotter contre sa chair. Avec mes mains, je lui frictionne les couilles. Je le baise à fond, avec un rythme très soutenu. À chaque secousse, son corps se plaque contre le mur. Ses muscles se tendent. Il est comme écartelé devant moi. Ses mains se cramponnent aux porte-manteaux. Il commence à gémir doucement. Mais je le sens qui se retient pour ne pas gueuler. Moi aussi je me retiens. Je fais durer le plaisir, je me vois en train de baiser ce beau mec. C’est le début de l’été, il fait très chaud. Nos deux corps sont moites et ruissellent de sueur. Ma queue gonfle encore un peu dans le boyau étroit. Je ne peux pas retenir mon foutre trop longtemps.
C’est brusquement une jouissance très forte qui me secoue, qui me pousse à aller encore plus au fond de ce cul défoncé. En suivant le mouvement, ma main a serré plus fort la queue de mon partenaire, et elle crache sa semence sur le mur du vestiaire. Je me retire doucement. J’ai les jambes qui tremblent. En fait, je tremble des pieds à la tête. Nous nous faisons face. On se sourit. Il me dit:
— Merci, c’était très bon. On peut se revoir?
Je suis troublé comme un puceau. J’ai presque cinquante ans, et c’est la première fois que je prends un amant depuis bien longtemps.
Roland, 49 ans.