Une histoire à découvrir
Aaron et le jeune rabbin
Je m'appelle Aaron, j'ai 15 ans, et je suis un juif pratiquant, ce qui veut dire que chaque samedi je me rends à la synagogue avec mon père et mes deux soeurs. Pratiquant, mais peu religieux, contrairement à mon paternel toujours confit dans la prière et dans l'étude de la Torah. Moi, ces choses-là m'ennuient plutôt. Non que ne sois, comme tout Isrélien, imprégné de judéité, ni de ce sentiment d'appartenance qui fait le ciment de mon peuple, mais l'intégrisme familial joue sur moi comme un répulsif, et loin d'adhérer à ses rites, j'ai tendance à m'en éloigner. C'est mal vu à Jérusalem. Moi je rêve de Tel Aviv où l'on peut conjuguer sa foi avec une vie quasi normale, exempte de ces pesanteurs.
Aussi bien, je n'ai guère le choix. Une fois expédié le culte, je m'installe devant mon ordi et mate des vidéos cochonnes. Le jour où mon père m'a surpris, le ciel m'est tombé sur la tête : une avalanche de coups, de gifles, ponctuée de malédictions : "Fils dénaturé, juif indigne", la géhenne et tout le bataclan. À peine le temps de ranger ma queue toute gonflée dans mon slibard, j'étais confiné dans ma chambre au pain, à l'eau, pendant deux jours, mon ordinateur confisqué. Et ça, c'était le plus terrible, car l'intrusion de papa Jacob m'avait privé du pur moment où la nana, la gueule ouverte s'apprêtait à bouffer la sauce de son beau partenaire en rut.
La maison était en émoi, et moi j'appréhendais la suite. Je savais Jacob intraitable sur tout ce qui touchait au sexe. Jamais je n'avais vu mon père nu. Ses ablutions, confidentielles, avaient pour cadre la salle de bains toujours hermétiquement close. Quant à moi, je prenais ma douche sous sa surveillance discrète. Bien qu'il ne me regardât jamais, sa vigilance n'était pas moindre. Depuis le décès de ma mère, ma nudité n'était qu'à moi. Aucune sollicitude amie n'avait vu s'épanouir mon corps, celui d'un jeune adolescent maintenant devenu pubère, et qu'intriguaient passablement les fourmillements de son schlong. La nuit surtout il s'émouvait. Il devenait dur comme une pierre et finissait par exploser sans même que j'y eusse mis la main. Cette réaction impétueuse s'accompagnait d'une volupté qui n'avait rien de comparable à aucun des plaisirs connus, et je comprenais d'autant mieux cette jouissance frénétique qu'exprimaient, à travers leurs râles, les acteurs de mes films porno. Ah ! pouvoir inonder leurs gorges à ces salopes consentantes, emplir leur gosier de mon sperme, m'essuyer mon gros gland visqueux sur leurs bouches avides, entrouvertes.
Cela n'était guère religieux, mais l'image m'obsédait sans cesse. Deux jours où, puni dans ma chambre, je cartonnai à dix reprises le tissu noir de mon calbute sans même le secours de ma main. Je n'étais pas le vil Onan qui forniquait avec lui-même, et ces émissions spontanées ne pouvaient pas être coupables. Connaissant quelque peu la Bible, j'y puisais ce qui m'arrangeait.
Cependant la maison bruissait de multiples conciliabules. Nul doute que papa Jacob, affolé de mes turpitudes, ne fît tout pour y remédier et expulser de moi Satan. Au sein d'une famille orthodoxe, tout péché doit être châtié. Au troisième jour, le matin, une clé tourna dans ma serrure et mon père fit son entrée. A sa suite entra un rabbin que je n'avais jamais vu encore. Il me parut extrêmement jeune, mais s'il n'avait guère que 30 ans, son regard perçant et sévère lui donnait une maturité qui contrastait avec son âge.
— Voici le pécheur, Mordechaî. Que l'Eternel lui vienne en aide, car ici à Jérusalem, un Juif comme lui n'a pas sa place. Explique-lui le Bien, le Mal, et que par ta précieuse entremise, mon fils Aaron revienne au Bien. Il est mon seul garçon, vois-tu, le renier serait une souffrance.
Puis Jacob s'adressa à moi :
— Durant une heure chaque jour, Mordechaï accepte de t'enseigner le Livre et de te guider, mon enfant. S'il est Rabbi à 32 ans, c'est que sa piété exemplaire et sa parfaite compréhension des faiblesses de l'âme humaine l'ont rendu digne de cette fonction. Fais-lui aveuglément confiance. Il saura te rendre à toi-même et à nous tous dans cette maison.
Le Rabbi inclina la tête, puis me fixa droit dans les yeux :
— À 10h30, demain matin. Ton père connaît mon adresse.
Il tourna le dos et partit. Mon père fit mine de me bénir, mais soudain suspendit son geste :
— Il est encore trop tôt pour ça.
Il soupira : "Bientôt, j'espère..." et puis il sortit à son tour.
Le lendemain à 10h30, j'allai frapper chez le Rabbi, aussi curieux qu'intimidé. Les deux sentiments se mêlaient, occupaient tour à tour mon esprit, se chevauchaient d'une façon qui était tout sauf harmonieuse. Que diable avait pu dire mon père ? Avaient-ils passé un marché dont je serais l'objet, la dupe ? S'agissait-il, pour les deux hommes, de faire de moi un Juif ultra à l'instar de ces intégristes qui passent l'essentiel de leur vie à l'exégèse de la Torah, qui font l'amour tout habillés et dont chaque pensée, chaque geste, se doivent d'être purifiés par des ablutions permanentes ? Je me savais aux antipodes de cette piété fanatique, mes désirs étaient différents, je les sentais se révolter au plus profond de ma culotte. J'aimais sentir mon sperme chaud irriguer peu à peu mon ventre, coller mes cuisses à mon caleçon en un fourreau indissociable. J'aimais voir des corps dénudés, entendre des soupirs, des râles. J'aimais que mes pensées secrètes me fussent dictées par mon gros gland et non par des flexions du buste face au Mur des lamentations. Avant d'être Juif j'étais Homme. Dans ce cas, devrais-je simuler, jouer une comédie perverse afin de les persuader que...
La porte s'ouvrtit lentement et Mordechaï fut devant moi. Il fit un signe, je le suivis dans la chambre où il recevait. Je pus voir sa taille élancée tandis qu'il marchait devant moi, et lorsqu'il me fit face enfin, je revis la barbe à deux pointes qui lui encadrait le visage, un visage extrêmement pâle, mais éclairé par les yeux noirs, durs et perçants qui m'avaient tant frappés la veille.
— Tu me dois toute la vérité sur tes agissements impurs, déclara-t-il d'une voix grave. Ton père m'en a dit une partie, la seule qu'il a pu surprendre, mais je sais, moi, que l'essentiel gît au fond de ta petite tête. Crains-tu l'Eternel, Aaron ?
Allais-je jouer franc jeu avec lui ? Toutes ses questions seraient des pièges. Mieux valait aller dans son sens.
— Oui, je crains l'Eternel, Rabbi.
— Sais-tu que la luxure est l'un des péchés capitaux ?
— Je le sais, Rabbi, je le sais.
— Pratiques-tu le péché d'Onan ?
— Non, Rabbi, ça je vous le jure.
— Répands-tu ta semence en vain ?
Il était difficile de nier que je déflaquais dans mon caleçon.
— C'est à dire que parfois, la nuit, ça part tout seul sans que je me touche...
— Tu gaspilles donc ta semence. Ne sais-tu pas que c'est péché, car toute semence expulsée doit rejoindre son réceptacle, le corps de l'autre, en vérité.
— Mais de quel corps puis-je disposer ? J'ai 15 ans, et je n'aurai droit à une femme que dans beaucoup d'années, Rabbi.
— La loi d'Abraham est formelle : "Tu ne répandras pas ta semence en vain". Tires-en toutes les conséquences. Tu dois te réformer, Aaron.
— Mais comment puis-je faire, Rabbi ? Je ne peux maîtriser ma nature...
— Ne suis-je pas là pour t'enseigner ? Obéis-moi aveuglément, comme tu l'as promis à ton père. Mets-toi nu, ne discute pas !
Lentement, je m'exécutai, gardant mon slip pour tout bagage.
— Tu ne m'as pas bien compris. Tout nu !
Je quittai mon slip à regret, et quelle ne fut pas ma surprise de voir mon schlong, une fois dehors, commencer une ascension lente mais têtue, et développer triomphalement ses quelque 18 cm. Je baissai mon regard, honteux de cette érection coupable, mais quand je relevai la tête, je vis Mordechaï accroupi, examinant de près ma tige. Lui aussi s'était mis tout nu, et son gros schlong traînant par terre, il sourit pour la première fois.
— Moi Rabbi, ton guide spirituel, je vais t'enseigner à ne pas gaspiller ta semence en vain, selon les règles de nos Pères. Retiens bien ma leçon, Aaron.
Il ouvrit une bouche immense et engouffra à fond mon chibre, puis entreprit de le sucer avec une telle délicatesse que j'en fus confondu, pantois. Toute sévérité disparue, Mordechaï officiait sur moi avec une attention studieuse, réceptif à mes réactions, et Dieu sait qu'elles étaient violentes tant le plaisir m'envahissait. Mon sexe bondissait parfois, comme devenu autonome, et venait lui heurter la gorge. Il assurait alors sa prise, resserrant l'anneau de ses lèvres pour prévenir la moindre fuite. Que n'aurait pas fait le Rabbi pour me sauver de la géhenne ! Nulle goutte ne devait être perdue. Avec douceur mais fermeté, il séquestrait mon chibre dur, se contentant d'un va-et-vient exempt de toute lubricité. Ce service qu'il me rendait, c'était l'acte de foi d'un homme investi d'une mission divine, et quand je déchargeai mon foutre, il l'avala religieusement. Quant à moi, j'étais ébloui, comme visité par les anges.
Comme il semblait beau, mon Rabbi. Sa barbe blonde et un peu rousse habillait sa face de lumière, et son regard plein de bonté contemplait mon corps satisfait. Cependant, son schlong avait pris des dimensions extravagantes et circoncis comme il était, son gland pointait comme une ogive. Une perle au bout du méat vacillait, tout près de la chute.
— Ne répands pas ton sperme en vain, m'écriai-je, tombant à genoux. Je la recueillis sur ma langue et la gobai incontinent.
— Aaron, tu es un bon élève, tu as tout compris, vite et bien. Mais tu vois que se forme encore une goutte de liqueur virile. Qu'elle rejoigne un autre corps, comme l'exige le saint précepte.
Il me retourna prestement et plaça son schlong dilaté en position horizontale, non sans se contorsionner un peu, car la main ne doit pas toucher la verge au cours du coït intégriste. La goutte me lubrifia le fion et le Rabbi poussa plus fort. Sa queue me défonça l'anus et je poussai un cri terrible.
— Aaron, mon garçon, du courage ! Tu ne veux pas que moi, Rabbi, je sois voué à la géhenne en répandant mon sperme en vain. Ce sperme que tu as fait monter en exhibant ton schlong lubrique.
Il accentua ses coups de reins et bientôt son énorme bite éjacula dans mes entrailles. Je n'avais cessé de gémir, du sang s'écoulait sur mes cuisses. J'étais mort, j'étais défoncé. Et quand Mordechaï ajouta : "Tu es impur comme une femme, tes règles coulent jusque par terre, va te laver et ne reviens qu'après avoir fini ton cycle", je fus, pour le coup, achevé. Cet homme, que j'avais cru archange, était devenu un démon, et son regard, dur à nouveau, me renvoyait dans cet enfer dont il m'avait tiré pourtant.
Je n'osai rien dire à mon père, sauf que mon prochain rendez-vous était reporté pour l'instant. Retournerais-je chez le Rabbi ? Comme ma souffrance s'apaisait, me revint alors la mémoire de cette étrange excitation que j'avais ressentie, nu, en présence de cet autre mâle. Ma queue bandée, son schlong massif, peuplaient sans arrêt mes pensées. Son corps superbe, ses yeux noirs, sa dureté et sa tendresse, mon extase et ma déchirure, perturbaient mon entendement. Je me souvenais à présent que mes vidéos de naguère créaient le même trouble en moi quand je voyais un sexe d'homme violenter la bouche et le cul de la salope de service. Cette salope, c'était moi. J'étais la putain du Rabbi, et Mordechaî était mon mâle, tendre et méchant, doux et sévère.
J'ai la joie au coeur aujourd'hui. Je retourne chez le Rabbi, j'ai encore beaucoup à apprendre, et mon cul est cicatrisé. Nous ne perdrons pas une goutte de notre semence mutuelle. Il me fera du bien, du mal, car ainsi est la destinée de tout individu sur terre. Peut-être vais-je me faire rabbin comme lui pour pouvoir être utile à d'autres, ceux dont la foi, pour s'affermir, a besoin d'un secours semblable. Il y en a beaucoup, j'en suis sûr.