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Échange linguistique

À mon entrée au collège, mes parents m’avaient inscrit à un programme d’échange linguistique Européen. Ce programme m’a permis d’échanger par courrier avec différents étudiants européens, en anglais, afin de m’améliorer. Au fur et à mesure du temps, les échanges se sont taris, sauf avec un correspondant finlandais, Luukas, avec qui nous avions, au début, des échanges épistolaires réguliers, puis, en grandissant, et grâce à Internet et au téléphone, des échanges encore plus réguliers, de vive voix ou encore par les réseaux sociaux. Sans s’être jamais vu, on était devenu de véritables amis et on ne se cachait rien. On était le confident l’un de l’autre. Nos premiers émois sexuels, nos chagrins d’amour, son homosexualité, le divorce de mes parents. On échangeait aussi sur notre quotidien, moi dans mon petit village du sud-ouest de la France, lui dans son village de pêcheurs de la côte finlandaise.

Il y a deux ans, au mois de juillet, je venais juste de passer mon bac de français haut la main. À tout juste dix-sept ans, je partais pour la première fois en vacances seul, et pas n’importe où, chez Luukas, en Finlande, dans son petit village, Kaana, à côté de Pori, sur la côte du golfe de Botnie, à 250 kilomètres de la capitale, Helsinki. Le temps de vol entre Paris et Helsinki ne fut pas très long, mais il avait fallu que j’aille d’abord chez ma sœur qui habitait près de l’aéroport de Roissy et il restait encore les trois heures de route entre Helsinki et Kaana. Heureusement, à l’aéroport, m’attendaient Luukas et ses parents, Lida, sa maman, et Eino, son papa. Je fus très bien accueilli. Ses parents ne parlaient pas français, mais on se débrouillait en Anglais, et depuis 6 ans, j’avais fait l’effort d’apprendre un peu le finlandais. Luukas s’exprimait très bien en anglais et se débrouillait aussi en français.

Ma valise chargée dans le coffre, j’ai d’abord été invité à manger dans un restaurant finlandais. L’inconvénient de ce séjour d’un mois, allait être la bouffe. Je n’aime pas le poisson, mais en Finlande, fallait s’y faire. Mais c’était un inconvénient que j’étais prêt à mettre de côté. Sur la route, on a beaucoup discuté tous les quatre. Luukas et se parents m’ont vraiment mis à l’aise. Des gens vraiment sympathiques.

Arrivés à la maison, Luukas me fit faire le tour du propriétaire. La maison n’était pas bien grande, mais Luukas avait aménagé avec son père une dépendance en bois. Une belle cabane de luxe avec tout le confort finlandais : une grande chambre avec un coin douche à l’italienne, un bureau dans un angle et surtout, derrière une porte étanche, l’accès au sauna familial. Une autre porte donnait sur des toilettes. La maison elle comportait deux chambres, un salon et une cuisine en plus d’une salle de bain peu spacieuse. Eino me dit en anglais :

— Voilà notre chez-nous, Hugo. Soit le bienvenu. Pour dormir, on te propose soit la chambre d’ami, soit dormir avec Luukas dans sa cabane.

— Je pense que je vais aller avec Luukas, répondis-je, sauf s’il ronfle.

Luukas fit semblant de me mettre un coup de poing dans le bras. Il rit et avant que je ne change d’avis, prit ma valise et m’invita à le suivre. Il me dégagea un espace suffisant pour que je puisse ranger mes fringues dans son placard. Son père amena dans la chambre un lit de camp pliable pour moi et des draps. Luukas m’aida à faire mon lit.

La journée était vite passée et j’étais épuisé. On a rapidement mangé et j’exprimais mon besoin irrépressible de me reposer. Luukas me suivit.

— Bon, pour la douche, comme je suis seul j’ai pas besoin d’intimité, mais si tu préfères, tu peux aller dans la maison.

— J’m’en fous, répondis-je. J’ai l’habitude au rugby.

— Ok. Tu y vas en premier Hugo ? Ou j’y vais ?

— Je veux bien y aller tout de suite.

Je me suis levé, j’ai attrapé un boxer propre dans mes affaires, et sans pudeur je me suis mis à poil devant mon camarade. J’avais l’habitude d’être nu devant d’autres garçons. Le rugby, ça vous enlève toute pudeur. En plus, j’estime que je n’avais pas à avoir honte de mon corps. Je suis plutôt grand, même si Luukas me dépasse légèrement, je suis finement musclé, et je suis assez fier de ma queue, même au repos. Sans être exceptionnelle, je ne suis pas non plus mal dépourvu. Je pris ma douche sous les yeux de Luukas que je surprenais de temps en temps à me jeter un œil. Sa douche est très agréable. C’est un espace complètement ouvert au fond de la pièce, sans paroi ni rideau, un pommeau-pluie large. L’eau y est délicieusement chaude. Après ma douche, je me suis séché et j’ai enfilé un boxer. Je me suis allongé sur mon lit pendant que Luukas se déshabilla pour prendre sa douche. C’est la première fois que je le voyais nu. Il était aussi blond que moi j’étais brun. Ses poils pubiens en était presque transparents. Je dus reconnaître qu’il avait une belle bite lui aussi.

Je me suis endormi très vite. Avant même que Luukas ait terminé sa douche. Je me suis réveillé dans la nuit. Le lit de camp n’était vraiment pas confortable. Luukas était allongé sur son lit, à poil, la douce chaleur de cette nuit d’été finlandaise rendant superflu tout drap. Moi-même je commençais à avoir chaud et repoussai les draps. Je finis par me rendormir.

C’est un bruit continu qui me tira de mon sommeil au petit matin. Doucement j’ouvris un œil. Il me fallut quelques instants pour m’habituer à la pénombre et détecter d’où venait ce bruit qui me semblait si familier. Luukas était en train de se branler discrètement. Je ne pouvais que deviner car il s’était tourné, et je ne voyais que son dos et ses fesses qui se contractaient sous l’action de sa caresse. Je me retrouvai rapidement en train de bander. J’ai essayé de discrètement me tourner pour le laisser à son intimité et essayer de débander et de me rendormir, mais le lit de camp fit un bruit énorme. Luukas cessa de se masturber.

— Désolé, dis-je.

— Hein, Qu’est-ce qu’il y a ? me demanda-t-il innocemment.

— Ben je t’ai interrompu dans ta branlette.

— Ah… dit-il gêné. Tu… tu t’en es aperçu ?

— Faut dire que tu n’es pas très discret.

— Désolé, me dit-il.

— J’m’en fous… de toute façon, ça devait arriver ce genre de situation. On ne va pas passer un mois dans la même chambre sans… enfin, tu m’as compris.

— Oui, mais, j’aurais pu aller dans les toilettes.

— Allez, dis-je en le levant. Tu sais ce qu’on fait régulièrement au rugby dans les vestiaires pour relâcher la pression ?

— Non ?

— Un concours de branlette. Allez debout. Comme-ça, on n’aura plus rien à cacher.

Je quittai mon boxer, ce qui eut pour effet de libérer ma bite qui se dressa à la verticale. J’allumais la douche et me glissai sous le jet d’eau chaude. Je commençais à me branler doucement en me caressant le torse. Le voyant me regarder sans rien dire ou faire, je lui intimai :

— Allez, viens, pour un concours de branlette, faut être au moins deux. Le dernier qui jouit a gagné.

Il se leva et me rejoignit sous le jet de la douche. Il était rouge cramoisi. Il me dit :

— Tu sais, c’est pas cool. Je suis gay, tu le sais.

— Et alors ?

— Ben pas toi, et du coup en te voyant, je suis sûr de jouir le premier.

— Je vais prendre ça pour un compliment. En plus j’ai de l’entraînement.

On se branlait doucement sous le jet chaud de la douche. J’étais bandé à fond, tout comme Luukas. On s’astiquait le manche tout en regardant la pine de l’autre. Parfois, je regardais le visage de Luukas qui était concentré sur ma queue. Je fis exprès de pousser de petits gémissements afin de lui faire monter son plaisir. Je voulais absolument gagner. Il ne fut pas long. Il lâcha un juron sachant qu’il avait perdu, et accéléra le rythme. Il se mit à jouir et à décharger de longs jets de sperme par terre, vite nettoyé par l’eau de la douche. J’accélérais à mon tour mes va-et-vient sur ma bite. Je jouis à mon tour et giclai également sur le sol de la douche. Il me jeta un joli sourire que je m’empressai de lui rendre. On s’est ensuite lavé et séché. On s’est habillé avant de rejoindre la maison.

Ses parents étaient déjà debout et s’affairaient à préparer un petit-déjeuner copieux, fait de laitages, de poissons, de charcuteries, de viennoiseries et de pain complet. Je n’étais pas encore assez habitué pour consommer du poisson dès le matin, mais je devais avouer que la charcuterie me tentait bien. Eino, son père, nous demanda :

— Bien dormi, les garçons ?

— Très bien, répondis-je, n’osant pas avouer que le lit de camp était atroce.

Lida, qui avait finit de cuisiner des œufs brouillés, nous rejoignit à table. Elle nous dit :

— Ce matin, on a prévu de te faire visiter les environs. Et cet après-midi, pourquoi Luukas tu ne ferais pas visiter le village à Hugo ?

Le programme ainsi réglé, nous nous concentrâmes sans bruit sur ce délicieux petit-déjeuner tellement nos estomacs étaient sur les talons. On a visité la ville de Pori. Enfin, visité c’est vite dit. C’est une ville particulièrement moche. Par contre, il y a un grand centre commercial et un petit musée de la pêche. Autant dire que pour les ados que nous étions Luukas et moi, nous étions plus intéressés par le centre commercial que par le musée. On mangea sur le pouce avant de rentrer à la maison.

Luukas me montra des jeux qu’il avait sur son ordinateur, jeux sur lesquels on passa un bon moment. C’est vers cinq heures de l’après-midi qu’il me proposa de sortir et rencontrer ses amis. On se réunit dans un bar du centre du village. Il m’invita à le suivre vers un petit groupe d’une dizaine de jeunes. Il fit les présentations. Ils parlaient tous anglais, ce qui facilitaient les échanges. Je repérais tout de suite une fille très mignonne qui répondait au drôle de prénom d’Ansa. On était assis depuis une dizaine de minutes, qu’un jeune fit son entrée dans le bar. Plutôt malabar le gars, puissamment musclé. Il fixa notre groupe. Il s’approcha et parla en finnois, avec un débit tellement rapide que je ne comprenais rien. Il s’adressa à Luukas sur un ton peu amène. Mon ami se leva et le suivit à une autre table. J’observais Luukas et ce type parler. Je pouvais lire de la haine sur le visage de ce garçon. Ansa me dit :

— C’est Joni… comment t’expliquer.

— Joni, dis-je ? Luukas m’en a parlé, c’est son ex, c’est ça ?

— C’est ça.

— Et il lui veut quoi ?

— Disons qu’ils ne sont pas en bon terme.

— Ça je savais, mais ils se sont dit quoi.

— Rien de spécial, juste qu’il voulait lui parler en privé, pas devant toi.

— Pourquoi moi ?

— Ben, Joni est très jaloux et il ne supportait pas que Luukas puisse parler avec toi, surtout quand ils étaient ensemble.

— D’accord. Luukas ne m’avait rien dit de leur rupture.

Au bout de cinq minutes, je vis Luukas revenir vers nous, la mine plutôt sombre, alors que Joni sortit du bar. Je le regardai sortir quand il m’adressa un doigt d’honneur. J’allais réagir quand je vis que Luukas n’était pas bien du tout. Il se rassit à côté de moi. Je posai une main sur sa cuisse pour lui signifier que j’étais là. Après quelques consommations, les copains de Luukas partirent les uns après les autres. On se retrouvait tous les deux. Je proposai à Luukas :

— On rentre ?

— Je sais pas, me répondit-il. La voiture de Joni est toujours là.

— Et alors, demandai-je ?

— Tout à l’heure, il m’a dit qu’il voulait nous casser la gueule à toi et à moi.

— Ah bon ?

— Oui, il me fait peur. Tu sais, je t’en ai déjà parlé. Il a été mon copain. Mais il n’était pas cool. Il est violent. Et en plus il est jaloux. Il croit que je couche avec toi.

— Et même si c’était vrai, vous n’êtes plus ensemble. Tu sais, à moi, il ne me fait pas peur.

— Je t’assure qu’il est très fort.

— T’inquiètes, allez, viens.

J’invitais Luukas à me suivre. Il se leva mais je voyais bien qu’il n’était pas bien. Je le pris par le bras et l’assurai que tout allait bien se passer, de ne pas s’inquiéter. On est sorti du bar. On avait fait à peine cent mètres que Jori se manifesta. Dans un anglais approximatif, il me lança :

— C’est toi le mec de Luukas ? Tu sais qu’il est à moi ?

— Non, il n’est pas à toi, répondis-je dans mon finnois approximatif. Il fait ce qu’il veut avec qui il veut, continuai-je.

— Allez, laisse tomber, me dit Luukas.

— Non, tu ne vas pas vivre toujours dans la peur de ce sale type, lui dis-je avant de m’adresser à Jori. Eh regarde bien ducon.

Je me tournais vers Luukas, me rapprochai de lui, mon visage tout près du sien. Je déposai mes lèvres sur celle de mon ami. Je l’embrassai. Ma langue essaya de se frayer un passage. Je sentis la résistance de Luukas disparaître et s’abandonna complètement à moi, nos langues se mêlant dans un baiser provocateur. Du coin de l’œil, je vis Jori bondir sur nous. J’eus juste le temps de pousser Luukas et tendre mon pied dans lequel s’entrava le jeune homme. Il s’étala de tout son long. Il se releva et se rua sur moi. Mais ma souplesse, ma rapidité et ma force vinrent très rapidement à bout de cet idiot qui se retrouvait avec une lèvre fendue et une arcade sourcilière éclatée. Je me saisis de sa main que j’amenais dans son dos en lui faisant une clef de bras. Je m’adressai à lui :

— Si jamais je te reprends à maltraiter Luukas, je te pète un bras. Tu as compris ?

— Oui… Désolé.

— Si jamais tu t’approches de Luukas à nouveau, je te casse le nez. C’est clair pour toi ?

— Oui, mais lâche moi, s’il te plaît.

Luukas s’approcha de moi et me fit lâcher ma prise. Jori se dégagea rapidement, nous regarda l’un puis l’autre, puis se dirigea vers sa voiture sans demander son reste. C’est en silence que nous rentrâmes à la maison de Luukas. Il ne me décrocha pas un mot. La soirée se déroula normalement, mais je sentais une certaine tension entre nous deux. Une fois dans sa chambre, j’essayai de crever l’abcès.

— Je suis désolé si j’ai fait quoi que ce soit qui t’ait déplu, dis-je finalement alors que nous étions assis côte à côte. C’est un gros con ce Jori, et je ne regrette pas ce que j’ai fait.

— Ce n’est pas ça, me répondit-il. Merci pour Jori. Il me fait peur.

— Ben c’est quoi alors ?

— C’est quand tu m’as embrassé…

— Ah, fis-je troublé… Excuse-moi… j’ai pensé à le rendre jaloux pour l’énerver…

— Oui, mais, moi… Tu as pensé à moi, me demanda-t-il en pleurs ?

— Mais…

— Tu n’imagines même pas à quel point c’est dur… Tu es là, dans ma chambre, on s’est branlé ensemble ce matin, tu m’as embrassé, tu sais que je suis homo, tu te rends compte de ce qui peut se passer dans ma tête ? Des sentiments que je peux avoir vis-à-vis de toi ?

Il s’effondra complètement en sanglot. Je me rendis compte alors de ce que j’étais en train de lui faire vivre. Je le pris dans mes bras mais il n’arrêtait pas de pleurer.

— Je suis désolé, Luukas. Je... je suis un con. Mais tu sais, quand je t’ai embrassé, j’étais aussi sincère. Je ne le regrette pas. J’ai apprécié ce moment.

— Fous-moi la paix, me cria-t-il.

Je me levai en continuant à m’excuser. Il se leva et partit aux toilettes. Il sortit et se déshabilla, gardant son boxer. Il se mit sous ses draps en continuant à pleurer. J’étais à mon tour au plus mal. J’ai retiré mon tee-shirt, gardant juste mon bas de jogging et je me couchai à mon tour. Je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Luukas semblait se calmer. Je ne l’entendais plus sangloter, mais il tournait et virait. J’allumai la torche de mon téléphone portable et m’assis sur mon lit.

— Luukas, demandai-je ? Tu dors pas ?

— Non, me répondit-il.

— Tu sais, je suis vraiment désolé.

— C’est vrai ce que tu me disais ?

— De quoi ?

— Que tu avais apprécié m’embrasser.

— Oui.

— Moi aussi, j’ai aimé, me dit-il.

Il me regarda et me sourit. Je lui rendis son sourire, soulagé.

— Mais ça veut dire quoi, me demanda-t-il ? Tu es pourtant hétéro, toi.

— Ben, je pense, répondis-je, enfin je crois. Mais je dois avouer que tu ne me laisses pas indifférent. Jusqu’à présent je n’ai jamais pensé aux garçons, mais toi, enfin, tu vois…

— Non, je ne vois pas, me répondit-il ironiquement.

— On fait quoi maintenant, le questionnais-je ?

— Je sais pas… On y va au feeling ?

— C’est un bon plan, répondis-je.

— Tu veux bien dormir avec moi ? me demanda-t-il.

Je ne répondis pas. Je me levai et éteignis mon portable. Je me suis dirigé vers le lit de Luukas qui se décala pour me faire une place. Je me suis couché sur le flanc, il est venu se coller contre moi. Je passai une main au dessus de son ventre, mon visage dans sa nuque. Je posai ma main sur son ventre. Je ne pus réprimer une violente érection qui se dressa dans mon boxer. Mais je n’en avais que faire. Je le sentis s’endormir dans mes bras. Je mis longtemps avant d’arriver à dormir, me triturant l’esprit.

C’est la lumière du jour qui finit par me tirer de mon sommeil. J’étais allongé sur le dos. Luukas était serré contre moi, sa tête au creux de mon cou, sa main sur mon torse et nos jambes entremêlées. Je dégageais une de mes mains et lui caressais doucement l’échine, ce qui eu pour effet de le réveiller. Il entrouvrit les yeux, me fit un large sourire que je lui rendis volontiers. J’embrassai son front, son nez… Doucement, je posai mes lèvres sur les siennes. Peu à peu, nos petits bisous sur les lèvres se transformèrent en véritable baiser. Nos langues se mélangeaient pendant qu’on continuait à se caresser.

— Tu as envie ? me demanda-t-il.

— De quoi ? qu’on fasse l’amour ?

— Oui…

— Bien sûr Luukas. Fais-moi découvrir le sexe entre mecs.

Luukas prit l’initiative de m’embrasser. Un baiser avec un mec n’avait rien à voir avec les baisers que j’avais pu échanger avec des filles auparavant. C’était différent, mais tout aussi plaisant. Luukas descendit doucement sur mon torse en jouant avec ma langue. Il me caressait le ventre tout en aspirant l’un après l’autre mes tétons devenus turgescents. Sa main glissait doucement vers mon bas-ventre. Sa langue descendait le long de mes abdos. Je caressais son épaule tout en fermant les yeux et me laissant aller. Il posa sa main sur mon paquet, enfouie dans mon boxer et mon pantalon de jogging. Il vrillait sa langue dans mon nombril. Doucement, il fit glisser mon pantalon et mon boxer le long de mes fesses. Sa main enserra mon sexe rigide.

Il dégagea mon sexe et le pris à pleine main. Sa bouche vint se poser sur mon gland qu’il venait de décalotter. Ses lèvres s’entrouvrirent et je sentis sa langue laper le haut de ma queue. Je ressentis une décharge électrique remonter tout le long de ma colonne vertébrale quand il introduisit la moitié de ma bite dans sa bouche. Il se mit à me sucer comme jamais je n’avais été sucé. Sa main alternait entre la base de ma queue et mes couilles. Sa langue faisait des merveilles sur mon sexe.

— Arrête, je ne veux pas jouir tout de suite, dis-je.

Il se dégagea et se mit sur le dos. Je finis d’enlever mon pantalon et mon boxer me retrouvant complètement nu. Je le regardais tout en lui caressant le ventre.

— Tu m’apprends ? lui demandai-je.

Je n’attendis pas sa réponse. Je descendis son boxer. Sa queue, bandée claqua contre son ventre. Je me mis à genoux entre ses jambes, pris sa belle bite entre mes doigts et me penchai. C’était la première fois que j’avais une queue autre que la mienne entre mes doigts. J’ouvris la bouche et, avec ma langue, lapais une goutte de semence qui perlait du gland de mon beau finlandais. Je le sentis frémir sous cette caresse. Le goût salé était plutôt plaisant. Luukas passa une main dans mes cheveux. Je le regardai. Il me sourit, m’invitant à continuer ma découverte. Je gobai son gland entre mes lèvres. Je léchai cette douce cerise salée tout en branlant mon jeune ami. J’alternai entre coups de langue le long de sa hampe généreuse et pipe que j’essayais de faire de plus en plus profonde. Luukas se tortillait de plaisir sous ma fellation de plus en plus experte. J’ai arrêté ma fellation et me suis allongé sur lui, ma bite bandée venant se lover contre la sienne. J’embrassais Luukas qui me fit basculer sur le dos. Il me chevaucha à son tour continuant notre délicieux frottage.

— Tu es sûr que tu n’as jamais sucé une bite ? me demanda-t-il.

— Sûr et certain. C’est toi qui m’inspires.

Luukas et moi nous embrassions. Je caressais son dos. Le contact de sa queue contre la mienne m’électrisait. Mes mains parcouraient son échine. Il me prit une de mes mains et me conduisit sur ses fesses.

— Il faut que tu me prépares, me dit-il.

Je compris ce qu’il voulut dire quand je le sentis rabattre ses cuisses vers mes flancs pour me laisser plus d’aise pour caresser son joli cul ferme. Mon doigt s’insinua entre ses deux globes fessiers. Je trouvai rapidement son anus que je massai délicatement de mon majeur. J’appuyai le bout de mon doigt sur son petit trou et le pénétrai. Luukas soupirait. Je tournais mon doigt dans son anus, l’introduisant de plus en plus, pendant que nous continuions à nous embrasser et nous frotter nos virilités. J’essayai de pénétrer un deuxième doigt, mais l’anus de Luukas était trop sec. Il se pencha vers sa table de nuit, en ouvrit le tiroir et sortit un tube de lubrifiant qu’il me tendit.

— Tiens, avec ça, ce sera plus simple.

Je pris une dose de gel sur mes doigts et en massai son anus avec mes doigts. L’introduction de deux doigts en fut plus aisée. Luukas m’embrassait goulûment pendant que je le caressais intimement. Je retirai mes doigts et positionnai ma queue entre les lobes fessiers de Luukas. Je repris du gel lubrifiant et j’en enduisis ma queue puis la faisant coulisser entre les fesses de mon amant. Il continuait à me branler avec ses fesses puis il se redressa, saisit ma bite entre ses doigts et la positionna à l’entrée de son anus. Il me sourit au même moment où je sentais une pression sur mon gland. Soudain, je sentis ma queue aspirée par son anus, un rictus se dessinant sur le visage de mon beau Finlandais. Précautionneusement, il continua doucement à s’empaler sur ma bite, à son rythme. Pendant ce temps là, je caressais doucement ses jolis abdominaux. Je le voyais débander peu à peu. Je saisis alors sa queue doucement et commençai à le masturber. Une fois que je fus au fond de lui, il commença un lent va-et-vient pendant que je le branlais délicatement. Peu à peu, il reprenait de la vigueur au fur et à mesure que ses gémissements s’accentuaient. Je l’enlaçai ensuite en me redressant, l’embrassant pendant qu’il continuait à s’empaler. Je lui dévorais le cou.

Je basculai ensuite Luukas sur le dos. Je fis passer ses jambes sur mes épaules en les tenant. Je réintroduisis ma queue dans ses entrailles et imposai alors mon rythme. J’allais et venais dans son côlon pendant que lui se mit à se masturber. Il gémissait de plus en plus. Soudain, je le sentis se crisper et dans un cri de jouissance, il déchargea plusieurs jets de foutre sur son torse et son ventre. Les resserrements spasmodiques de son sphincter sur ma queue eurent raison de ma résistance et je me mis à jouir dans son cul après un dernier coup de reins. Je me suis écroulé à côté de lui. On s’est embrassé longuement, sans parler, étalant son sperme sur nos deux corps. On resta ainsi de longues minutes.

C’est amoureux que nous prîmes notre première douche en tant que couple. On s’est embrassé, on s’est léché, on s’est aimé sous la douche.

Le reste du séjour fut à l’égal de cette première nuit passée ensemble. On fit l’amour tous les jours. Il me fit découvrir le goût du sperme, le plaisir anal à mon tour. On s’est quitté amoureux, s’embrassant comme deux amoureux qui n’allaient jamais se revoir dans le hall de l’aéroport, sous les yeux de ses propres parents.

Notre aventure ne se termina pas là. Il est venu à son tour chez moi lors des vacances de Noël. Je le présentai très officiellement à mes parents, à mes amis. On a continué pendant six mois à échanger tous les jours par internet, à s’aimer à distance.

Me voilà à nouveau à l’aéroport de Paris, et cette fois-ci c’est moi qui l’attends. J’ai passé mon bac et je vais rentrer à l’université. Luukas a choisi de venir étudier aussi en France. Tout à l’heure, nous nous installerons enfin chez nous, ensemble, amoureux.