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Éjac faciale

Voilà comment j’ai fait connaissance avec Lilo, de son vrai prénom, Élie. J’arrivais dans la grande banlieue de Nîmes, et je n’avais plus, après cette ville, qu’une trentaine de kilomètres pour rejoindre le village de mon père. C'est là que ma moto a commencé à déconner, juste après avoir redémarré après un feu rouge. Allumage, me suis-je dit, car ça m’était déjà arrivé. Mais, dans ces cas-là, on est toujours inquiet ; quand on se retrouve à pied en cuir avec une bécane en panne, de glamour on devient ridicule !

J’ai commencé à démonter les bougies Je n’ai pas vu Lilo tout de suite, mais il devait être là depuis le début. À un moment, j’ai senti son regard et j’ai levé la tête : il était devant le portail d’un pavillon, il me regardait avec insistance. Il a souri et s’est approché :

— En panne ? Je peux peut-être vous aider ?

Et puis j’ai compris. Ce type me dévorait des yeux. Tout d'abord, ça m'a agacé, j’avais d’autres chats à fouetter. Et puis je me suis senti flatté. Lilo n’avait pas plus de vingt-cinq ans alors que j’avais entamé ma quarantaine. Et puis, il était plutôt bien foutu, mince, tignasse brune en pétard, beaux yeux noirs profonds. Ce n’était qu’une bougie encrassée, je me suis senti soulagé. Quand j’ai redémarré, j’ai senti un vent de panique dans les yeux de Lilo. Il m’a lancé :

— Venez donc boire quelque chose avant de repartir !

J’ai accepté, il commençait à m'exciter. Je n’ai pas eu le temps de boire quoi que ce soit. La porte refermée, Lilo a plaqué sa main à l’endroit de mon paquet en me regardant droit dans les yeux. La réaction ne s'est pas fait attendre : gaule instantanée ! Alors on s’est fougueusement embrassés. Il en voulait, le petit jeune ! Il n’a pas attendu longtemps pour ouvrir la braguette de mon fute. À genoux, il a embrassé le cuir tout en caressant amoureusement mes bottes Je commençais à comprendre : j’étais son fantasme ! Pourquoi pas ?

Alors, on a baisé comme des fous, ou plutôt, j’ai baisé à fond son petit cul étroit, le salaud avait même sa réserve de capotes. Il m’a fait jouir deux fois en une demi-heure ! Je l’ai d’abord gratifié d’une bonne éjac faciale : il en avait plein les joues, de mon foutre, ça dégoulinait. Il s’en est tartiné le corps ! Et puis après, je l'ai enculé à mort, et le deuxième orgasme a été beaucoup plus fort. J’ai crié. À ce moment, Lilo a joui, éclaboussant le sol. Il est tombé à mes pieds, nu, entourant mes bottes de ses bras, en état d’adoration...

À chaque fois que je rends visite à mon père, je téléphone à Lilo. Il se débrouille toujours pour être là et pour me faire jouir à fond, me vider les couilles Mais je ne l’aime pas comme lui m’aime. Je ne veux rien de plus avec lui, que du sexe. Il pourrait vite devenir collant. Je ne me vois pas vivre avec un petit jeune qui pourrait être mon fils. Pour l’instant, à chaque fois, c’est le pied : il se donne comme une femelle soumise sans être efféminé du tout. Je suis son idéal...

Philippe, 43 ans, Villeurbanne.