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Été 1963: la première fois

Note de Gai-Éros: L'auteur a publié lui-même ce texte sur l'archive mais il a également été publié dans le magazine Zipper en 1997.

On se souvient toujours de la première fois, surtout quand on l'a vécue en pleine nature avec un beau jeune gars comme mon bel ami Mario qui, outre le fait de m'avoir initié aux plaisirs du sexe entre garçons, représente la plus tendre amitié de toute mon adolescence.

Nous vivions à la campagne, nous étions voisins et nous étions inséparables depuis bientôt deux ans le jour où, au cours d'une petite excursion de pêche, un beau samedi du mois de juin, nous avons dévalé ensemble avec délices les collines de la volupté.

Mario était beau comme un cœur. Il mesurait cinq pieds et huit pouces et ne pesait pas plus de cent trente livres. Il avait de beaux yeux très foncés et ses cheveux courts étaient d'un noir scintillant. Ses lèvres charnues s'ouvraient sur de belles dents blanches et sa jolie langue rose était attrayante comme un bonbon interdit. Son visage, bien que très masculin, était encore glabre, hormis une très fine moustache de jolis poils noirs soyeux comme des cils.

J'étais quant à moi un peu moins grand que lui. J'avais les cheveux châtain clair et les yeux bruns. Un peu plus rondelet sans être gras, je dégageais aussi une certaine sensualité. C'est du moins ce que j'observe lorsque je regarde des photos de moi à cet âge.

Nous avions depuis quelque temps pris l'habitude, lorsque nous étions seuls, de nous émoustiller en parlant des filles et du sexe dans un vocabulaire qui frôlait de plus en plus l'obscénité.

C'était le genre de propos que nous échangions ce jour-là en nous rendant à la pêche. Mario me posait toujours des questions qui me faisaient rougir.

— Te crosses-tu souvent ? Combien de temps ça dure? À qui tu penses quand tu fais ça ? En as-tu une assez grosse pour faire jouir une fille ?

Cette fois, il me confia que son oncle, un jeune homme au début de la vingtaine pour qui nous avions beaucoup d'admiration, lui avait fortement suggéré au cours d'une récente visite de se trouver un copain de son âge pour se pratiquer un peu afin de ne pas avoir l'air trop niais le jour où ça lui arriverait de le faire avec une fille.

— Mon oncle, il dit que t'es trop nerveux quand t'as pas pratiqué un peu avant la première fois. Y parait que tu viens tout de suite, que t'as même pas le temps de lui rentrer ta pissette jusqu'au fond. Tu fais rire de toi, c'est tout. T'as juste déchargé, t'as même pas eu le temps d'en profiter. Pis la fille s'en va raconter ça à ses copines ; ça fait que t'as de l'ouvrage à faire avant d'en trouver une autre pour te mettre une autre fois.

Je bandais à chaque fois que Mario me parlait comme ça. À vrai dire, je ne pensais pas tellement aux filles. C'est à lui que je pensais la plupart du temps. Mais j'étais bien incapable de lui avouer que je me tripotais la queue tous les soirs en m'imaginant que je m'amusais avec la sienne.

Le poisson ne mordait pas ce jour-là. Il faisait beaucoup trop beau et trop chaud. L'eau de la rivière scintillait calmement sous un soleil de plomb. Mario proposa que nous nous baignions. J'étais gêné. J'hésitais, prétextant que nous n'avions pas apporté de maillot de bain et que je ne voulais pas mouiller mes shorts. En réalité, je craignais de ne pas pouvoir me contrôler et de bander devant lui.

— Encore des histoires de curés, me dit le beau Mario. On va se baigner nus ! Mon oncle y dit que les curés veulent pas qu'on parle de sexe, qu'on se voit tout nus et encore moins qu'on se touche parce qu'ils ont peur qu'on y prenne goût et parce que c'est une gang de frustrés, ajouta-t-il. J'aimerais ça te déshabiller moi-même. J'aimerais ça te montrer ce que mon oncle m'a fait la dernière fois qu'il a couché chez nous. On n'est pas des fifis. C'est juste pour se pratiquer, pour pas avoir l'air de vrais fous la première fois qu'on va toucher une fille.

Je dois dire que j'étais très fébrile et que je ne demandais pas mieux que de le croire car j'avais très envie qu'il me touche. Je rêvais depuis des semaines de découvrir son corps, sa queue surtout, que je n'arrêtais pas d'imaginer et qui me poursuivait jusque dans mes rêves. Nous étions debout, côte à côte, au bord de la rivière, si proches l'un de l'autre que je pouvais sentir son odeur et que nous avions pu remarquer l'un et l'autre que nos respirations étaient devenues plus haletantes au cours des dernières secondes, comme si la tension et la gêne provoquées par le désir équivalaient à un exercice physique assez violent. Un simple coup d'œil à ma braguette finit de décider le beau Mario à tendre la main vers moi. Ma pissette était si fermement bandée qu'on pouvait en deviner la forme à travers mes jeans. Quant à moi, je n'en étais pas au premier regard en direction de sa fourche et les augures qu'elle laissait présager depuis un bon moment étaient telles que c'est avec un frisson me parcourant tout le corps et la voix brisée par l'émotion que je finis par dire :

— Ton oncle en sait sans doute plus long que nous autres sur ces affaires-là. Y est plus vieux Pis y reste à Montréal, lui.

La belle main chaude de Mario s'écrasa sur mon sexe qu'elle palpa un moment à travers mes jeans et puis il approcha sa bouche de la mienne.

— Laisse-moi te frencher.

Ses lèvres trouvèrent les miennes et ma bouche s'ouvrit d'elle-même tellement l'émotion était forte. Sa langue s'enfonça dans ma bouche et la mienne partit d'instinct à sa rencontre. Puis elle explora l'intérieur de ses joues, tâta son palais et frétilla sur ses gencives. C'était déjà comme si nous étions soudés à jamais, tout à fait siamois, inséparables.

Mes bras avaient encerclé son beau corps et les siens avaient emprisonné le mien dans une étreinte unique; la première étreinte, celle que nous allons par la suite tenter de revivre toute notre vie. Je humais son odeur comme on respire un parfum très précieux. J'entendais sa respiration. J'avais l'impression de le toucher tout partout. Je le goûtais et j'avais sous les yeux la peau douce, lisse et bronzée de son beau visage. J'aimais à la folie l'éclair vif et passionné du regard qu'il portait sur moi. Je voulais qu'il devine dans mes yeux l'intensité de mon désir. Je voulais qu'il me hume, qu'il me sente, qu'il me goûte, qu'il me palpe et qu'il ne puisse plus jamais se passer de moi. J'étais éperdument amoureux. J'avais trouvé mon mâle. C'est lui que je voulais depuis toujours et tous nos propos d'adolescents n'étaient qu'une mise en scène pour nous permettre de nous reconnaître enfin. J'aimais mon beau Mario plus que moi-même et il n'avait toujours pas descendu ma fermeture-éclair.

Mais il y venait tranquillement. Ses mains très douces me caressaient, déboutonnaient ma chemise, palpaient mon torse sans poil, me découvraient tout le haut du corps afin que sa bouche puisse le baiser tendrement pendant que ses doigts défaisaient ma ceinture, devenaient de plus en plus fébriles, faisaient sauter le bouton, descendaient nerveusement mon zipper et se mettaient à fouiller dans mes shorts. Ses doigts couraient sur ma pissette et sur ma poche. J'allais déjà venir.

Mario recula d'un pas et fit descendre d'un geste brusque mes shorts et mon pantalon jusque sur mes chevilles. J'avais l'organe en l'air comme on peut l'avoir à quinze ans, plus vertical qu'horizontal. J'avais l'impression que ma queue allait éclater d'un moment à l'autre. Elle s'agitait comme une bonne devant ses yeux émerveillés. Elle me tapait sur le ventre et elle cognait à ses lèvres, car il s'était agenouillé devant moi. Je ne voyais plus rien tout autour. Il n'y avait plus que cette belle bouche affamée de mon sexe, que cette langue rose et ces lèvres vermeilles qui allaient s'y porter et que ces beaux yeux qui le contemplaient.

J'aimais que Mario me regarde la queue et la poche avec ces yeux là, comme s'il ce fut agi de la huitième merveille du monde. Je tenais sa belle tête dans mes mains et je le regardais m'apprivoiser avec une indescriptible fascination. Je savais ce qu'il pouvait voir : un joli pénis brunâtre, cruellement bandé, muni d'un beau prépuce enveloppant tout le gland comme pour le protéger de la grosse misère, avec un beau sac assorti qui tenait dans sa peau chair-de-poule deux belles gosses bien collées au corps... et une fine auréole de poils châtains... Un beau manche qui s'agitait de bas en haut devant ses yeux, s'offrant sans pudeur à ses lèvres, sans que plus personne n'en tienne les commandes. Son agenouillement devant moi m’apprenait ça d’un seul coup. C’était un choc. Il me semblait que j’entrais enfin dans la vie après un quart d’heure d’éternité dans les limbes.

— T'en as une maudite belle, me dit-il. Je pensais qu'elle était plus petite que ça. Elle mesure au moins six pouces. Laisse-moi te montrer ce que mon oncle a fait avec la mienne. Mais calme-toi un peu. J'aimerais ça pouvoir y goûter longtemps avant que tu viennes. Pis rappelle-toi que c'est une pratique. Si tu t'énerves de même la première fois, tu vas venir dans tes culottes. T'auras même pas le temps de la déshabiller.

Son désir évident me dévoilait tous ses mensonges. Il m'aimait.

J'étais au ciel. Je respirai très profondément. Je sentis ses doigts qui travaillaient à reculer mon prépuce pour dégager mon gland et qui y parvenaient enfin.

— Est belle en crisse ! Le cap est bien dur, pis quasiment violet. T'aurais dû me montrer ça avant. Je vas te la sucer comme il faut, tranquillement. Y faut que tu respires fort. Y faut que tu prennes ton temps. J'ai hâte que tu voies la mienne, pis que tu me la manges à ton tour. J'ai hâte en maudit !

Et puis je sentis ses lèvres entourer mon gland. Tout mon corps fut secoué d'un grand spasme et mon jus blanchâtre et crémeux se mit à couler dans sa bouche. Ça s'expulsait par jets répétés qui partaient de ma prostate et qui se répercutaient violemment jusque tout au bout de ma graine. Ça me titillait dans les cuisses, dans le scrotum et dans le bas du ventre. Je me transvasais tout entier en lui et c'est ainsi que je ne le quitterais plus jamais. Je tremblais de tout mon corps et j'échappais des petits cris pendant que sa langue me nettoyait minutieusement le pénis et qu'il se délectait de mon sperme.

— Tu vois ? C’est ce que je te disais, dit-il, très bas mais presque sur un ton de reproche. Mais est belle en maudit. Est belle, a sent bon, pis est bonne.

Puis il enfouit son joli nez retroussé dans mes couilles, les téta l'une après l'autre, lécha à nouveau toute ma verge qui, bien que désormais moins nerveuse, se trouvait toujours dans un état d'érection fort acceptable, et me dit :

— Ta décharge est encore meilleure que celle de mon oncle.

Ce que j'interprétai comme le plus beau des compliments.

Alors il se releva et me prit dans ses bras. Il était temps car j'étais sur le point de m'évanouir. Il m'embrassa longtemps sur la bouche et me dit encore :

— Asteure, j'aimerais ça que tu me suces.

J'eus du mal à lui répondre mais je parvins à lui faire comprendre que ça me tentait beaucoup. Il n'était toujours pas déshabillé.

— On va se baigner un peu, ça va nous rafraîchir et ça va te remettre en pleine forme, tu vas voir.

C'est alors seulement qu'il entreprit de se dévêtir. Je ne pouvais pas faire un geste. Je restais muet devant lui, me contentant de le contempler. Il avait de volumineux biceps et ses pectoraux étaient plutôt saillants. Je le trouvais encore plus beau du seul fait que je savais que je pourrais enfin m'amuser avec son beau corps de jeune paysan sculpté par les travaux de la ferme. Je me serais jeté sur son beau ventre plat pour le couvrir de baisers. Dès qu'il défit sa ceinture et baissa ses boxers en même temps que son pantalon, je tombai littéralement à genoux devant lui. Son sexe était superbement bandé, charnu et bien musclé. Il mesurait pas moins de sept pouces. Considérant que le garçon était plutôt maigre, je vous laisse imaginer combien cet organe, que je chérissais de tout mon être avant même de l'avoir aperçu, pouvait être saillant et excitant. Je le saisis à pleines mains (j'en faisais à peine le tour avec mes doigts) et je pris son gland dans ma bouche. C'était délicieux.

Le beau gros shaft était déjà tout mouillé de lubrifiant naturel. Il était légèrement salé. Mario avait la queue un peu plus foncée que le corps. Ses poils étaient très frisés et son beau sac enveloppait des couilles généreuses qui se tenaient bien collées à la base de sa queue et participaient ainsi pleinement à son éblouissante bandaison. Mais il m'arrêta et insista pour que nous nous plongions dans la rivière. Je résistai en riant. Il m'y traîna et me jeta à l'eau de force, m'y rejoignant aussitôt. Nous étions nus comme des vers. Je devine aujourd’hui seulement que nous étions déjà amoureux fous l'un de l'autre, heureux comme des enfants.

L'eau était fraiche et nous nous sommes bientôt retrouvés l'un contre l'autre, nous taquinant, nous tiraillant et nous caressant en même temps. Si je n'avais pas vraiment débandé durant tout ce temps, j'avais maintenant une érection tout à fait comparable à celle qui me possédait avant que mon bel ami m'eut siphonné tout mon jus. Ce fut bientôt mon tour de le tirer sur la plage en lui disant :

— Dépêche-toi, Mario. Je veux voir ta belle pissette, je veux la toucher, je veux la sucer. J'ai trop hâte de l'avoir dans la bouche.

Ce fut divin. Il était étendu sur le dos, couché sur nos vêtements, que nous avions étalés dans l'herbe. Je l'avais longuement embrassé sur la bouche tout en palpant son corps magnifique. J'avais léché et tété ses seins dont les mamelons érectiles avaient frétillé sous ma langue. J'avais baisé son ventre et je me retrouvais totalement fasciné par son joli sac ferme, la merveilleuse rondeur mouvante de ses gosses et sa splendide pissette charnue et juteuse.

Je commençai par lui lécher amoureusement et très délicatement la poche, les yeux largement ouverts sur la plus belle pièce de chair que je pouvais imaginer. Je la léchai d'abord lentement tout autour, comme on déguste un cornet de crème-glacée, ne la tripotant que du bout des doigts et puis, n'y tenant plus, j'ouvris la bouche autant que je le pouvais pour m'y attaquer. Dieu que cette belle jeune queue était vigoureuse. Elle s'agitait dans ma bouche que je n'avais qu'à tenir ouverte. Elle s'enfonçait dans ma gorge affolée et elle se retirait comme pour me fuir. Alors je m'empressais de la rattraper et de lui donner une bonne raclée de petits coups de langue pour qu'elle se tienne enfin tranquille et me laisse terminer calmement mon ouvrage.

Mon beau Mario avait moins besoin de pratique que moi car je dus le sucer ainsi au moins cinq bonnes minutes avant qu'il me fasse la grâce de m'ensemencer à son tour. J'avais perdu la raison. J'ai dû lui faire un peu mal, bien qu'il ne s'en soit pas plaint, car je saisis alors son beau manche à pleine main, le serrant de toute ma force, et je travaillai son gland tout rougi avec ma bouche en y mettant toute l'ardeur dont j'étais capable... et Dieu sait combien elle était grande. Il me hurlait de m'arrêter tout en me tenant la tête à deux mains et en m'enfonçant le morceau dans la bouche à chaque fois que je faisais mine de ralentir.

L'excitation avait été telle que j'avais oublié mon propre corps et que j'avais connu l'orgasme à travers le sien. En vérité, je m'étais tellement investi en lui, j'avais tellement perdu conscience de moi-même et j'avais la queue tellement mouillée après cet exercice, que je n'ai jamais su avec certitude si j'avais oui ou non éjaculé en même temps que lui.

Nous avons sans doute somnolé un moment dans les bras l'un de l'autre car je me souviens que nous avons ouvert les yeux en même temps et que nous nous en sommes étonnés. J'eus alors la certitude que cela voulait dire que nous étions faits l'un pour l'autre. Mais j'étais bien incapable de formuler verbalement un tel sentiment. Je n'avais pas à dire je t'aime car mon corps, malgré moi, exprimait tous les signes de l’amour.

— Voudrais-tu que je me pratique un peu dans ton trou du cul ? Me demanda-t-il, après que nous nous soyons longuement regardés dans les yeux en échangeant les plus tendres caresses.

— Es-tu fou, toi ? Est bien trop grosse ! Ça va faire mal à mort ! Répondis-je.

— Ben non, inquiète-toi pas. M'a te faire ça tranquillement, tranquillement. Mon oncle m'a montré comment faire. Y dit qu'on peut tout faire avec un homme. Y dit que les hommes sucent beaucoup mieux que les femmes parce qu'ils savent comment ils aiment se faire sucer et que c'est ça qu'ils font quand ils en sucent un autre. Pis y dit que la meilleure façon de pratiquer c'est dans le cul d'un homme parce que le trou est plus serré. Y dit que ça t'endurcit. Y me l'a fait à moi, pour me montrer, pis j'ai trouvé ça pas mal le fun. Je sais comment faire pour que ça te fasse pas mal. Envoie, tourne-toi, montre-moi ton beau petit cul que je l'examine. J'ai envie de te le lécher un peu. Tu vas voir. Ça fait passer des frissons dans la colonne vertébrale. Tu m'arrêteras si tu aimes pas ça.

J'avais confiance en lui. Je buvais chacun de ses mots. Je lui étais reconnaissant pour cet univers de sensualité qu'il me faisait découvrir. Je voulais me confier entièrement à lui pour qu'il me prenne et qu'il me guide. Je me mis donc à quatre pattes devant lui, lui obéissant au doigt et à l'œil, comme un chiot docile. Et puis ses mains se baladèrent sur mes fesses et je sentis sa belle langue qui me léchait avidement la fente. J'ai faillis perdre connaissance quand elle est passée pour la première fois, si lentement, si précautionneusement, si délicatement sur le trou de mon cul. J'aimerais que tout homme ait la chance un jour de se faire lécher le cul avec autant de délicatesse par un beau jeune mâle fringant comme Mario. Je suis convaincu que cela suffirait à régler une bonne partie des problèmes de l'humanité. Il faut que tu aimes ton prochain comme toi-même et, pour cela, il est essentiel que tu y goûtes.

Mario me léchait tout doucement le derrière de la poche, faisait naviguer sa langue le long de ma fente et prenait un soin particulier de mon anus. Je me tortillais de bonheur devant lui. Je regardais sous moi et j'apercevais à l'avant plan, entre mes jambes écartées, ma queue si tendue qui donnait de grands coups dans le vide et qui rebondissait sur mon ventre. À l'arrière plan, je voyais sa belle graine, tout aussi fière et tout aussi bandée, qui s'agitait et qui ne demandait plus qu'à s'enfoncer dans mon petit cul vierge, qu'à le déflorer, qu'à s'y imprimer pour toujours. Et j'en avais terriblement envie. Je voulais prendre la belle queue bandée bien dure de ce vigoureux jeune mâle dans mon cul et me délecter de la bonne botte qu'il voudrait bien me donner. C'était formidable. Je ne pouvais plus résister. Sachant que personne au monde ne pouvait m'entendre, je hurlai à mon jeune amant :

— Fourre-moi, Mario. Je t'en supplie ! Fourre-moi ta belle pissette au fond du cul. Rentre-la tranquillement jusqu'au fond. J'ai envie de sentir ta grosse graine bien bandée dans mon petit trou. J'ai envie de te donner du plaisir. J'ai envie que tu la vides toute dans mon cul et de te garder dans moi pour toujours. Oui ! C'est ça ! Rentre-moi-la tranquillement dans le cul. Ouch ! Pas trop vite ! Ça fait mal ! Tranquillement ! Non, sors-la pas ! Arrête, juste un peu ! Ok là, pousse un peu ! Pas trop ! Ouch, ça fait mal ! Non, c'est bon ! Oui, comme ça ! Oh! Que c'est bon ! Pousse encore un peu ! Ouille ! Ah ! C'est bon, Mario ! Est-y toute rentrée là ? Ouch ! J' sus plus capable ! Oh ! Je sens ta poche qui frotte la mienne par en arrière ! T'es au fond, Mario. Toute ta belle queue est rendue dans mon cul. C'est bon ! Non ! Vas-t-en pas. Encore ! Encore ! Tu fourres bien, Mario ! Je savais pas que c'était bon comme ça de se faire fourrer dans le cul par un beau gars comme toi !

Et, tout en se faisant aller lentement dans mon cul, mon beau Mario me confia qu'il avait un peu pratiqué sur son oncle, mais qu'il aimait beaucoup mieux mon petit cul parce qu'il était plus serré autour de sa queue. Il m'expliqua qu'il fallait procéder très lentement, avec beaucoup de concentration. Je devais me synchroniser à lui, détendre tous mes muscles ou même exercer une sorte de poussée, comme quand je devais faire un besoin, lorsqu'il s'enfonçait en moi et serrer très fort autour de sa pine lorsqu'il la retirait. Ce à quoi je ne parvins cette fois-là que très imparfaitement, mais ce qui ne l'empêcha pas non plus de déverser dans mon rectum la plus belle charge de sperme que le cul d'un adolescent puisse espérer.

Je ne sais pas. Je ne sais plus. Il me semble avoir éjaculé au moins deux fois pendant qu'il me ramonait si joyeusement le derrière. Ce dont je suis certain, c'est d'avoir connu au moins deux orgasmes coup sur coup. Qu'ils soient ou non accompagnés d'une éjaculation n'avait en soi aucune espèce d'importance. J'étais au septième ciel. Mon beau Mario m'avait baisé sans aucune défaillance. Je savais d'instinct ce que ça voulait dire: je le tentais, je l'attirais à moi comme un aimant. Il me désirait. Et cela me donnait l'impression de sortir d'un grand trou, d'émerger d'un vide immense, de vivre pour la première fois de toute mon existence, d'apparaître enfin à la surface des choses pour quelqu'un, d'avoir de l'importance, de compter, d'être aimé.

Tout ce qu'il m'avait donné, en cet après-midi du mois de juin 1963, je voulais par dessus tout le lui rendre au centuple. Je restais toujours bandé comme un animal sauvage. Toute ma passion était tournée vers lui. Je l'aimais tendrement, je l'adorais pour tant de splendeur et je le désirais d'un désir absolu, d'un désir fou, d'un désir intransigeant qui me faisait violence. Je sais aujourd'hui que je le désirais déjà de ce puissant désir qui peut habiter un homme de cinquante ans talonné par le démon du midi.

Nous nous sommes baignés à nouveau et je l'ai encore une fois tiré sur la plage en le suppliant. Il fallait bien que je me pratique moi aussi. Et quand je l'eus enfin à quatre pattes devant moi, lorsque je pus enfin contempler ses belles fesses rondouillettes et les tâter à pleines mains en agitant ma langue autour de son joli trou rose, fouillant les plis minuscules et l'enfonçant lentement dans son antre, je sus ce que c'était que de célébrer le corps vibrant d'un homme. Mes mains glissèrent sur ses reins, flattèrent ses flancs, s'attardèrent à son ventre et puis l'une attrapa sa verge bien tendue tandis que l'autre saisissait ses testicules et les faisaient valser dans leur sac.

Et me voici en train d'introduire mon dard dans son cul. Je ne me suis jamais senti si bien bandé de toute mon existence. Ça se déroule très lentement, comme en slow motion, et je suis étonné de pouvoir observer ainsi la cérémonie nuptiale. Mon gland rougi se découvre au fur et à mesure qu'il s'enfonce en lui. Mario me crie d'y aller tout doucement. Je le tiens bien fermement par les hanches. Il a de belles petites fesses rondes d'une blancheur éclatante. Comme c'est bon d'enfouir toute ma queue dans sa chair. Le parfum chaud, musqué et volatile de son beau cul monte jusqu'à mes narines et se mêle aux odeurs de la verdure luxuriante. Me voici tout au fond. J'aime le sentir ainsi, tout enserré autour de mon membre. Je me retire un tout petit peu et puis je m'enfonce à nouveau d'un coup sec. Je suis raide en lui, je lui secoue le cul avec mes mains. Il se lamente délicieusement. Cela produit comme une musique dans mes oreilles.

Je l'encule. Je le fourre. Je le baise. Je le pénètre. Je m'enfonce en lui. Je m'en vais voir tout au creux de sa chair. Je m'incruste dans son corps. J'ai sa queue dans la main droite comme s'il s'agissait de la mienne. Je l'agite avec tendresse. Je caresse sa belle poche de la main gauche et je lui enfile tout mon instrument dans le rectum. Il me supplie à son tour de l'achever. Je sens que ça monte et que ça monte. Ma verge se gonfle encore et encore. Il crie. J'ai un peu peur.

— Est-ce que je te fais mal ?

Et il me répond :

— Non, mon beau Robert. Tu me fourres comme j'aime ça. Tu me la rentre dans le cul comme un homme. T'en as une crisse de bonne. Envoie ! Fourre-moi fort ! Fourre-moi longtemps ! Défonce-moi le derrière avec ta pissette bien bandée jusqu'à ce que j'en voie des étoiles.

Ça ne pouvait pas tarder tellement. Ça ne pouvait pas durer tellement plus longtemps. J'étais trop jeune, trop pimpant, trop vigoureux pour exercer sur mon sexe un plein contrôle. Alors, de l'entendre me supplier ainsi me fit perdre les pédales. Je donnai dans son cul à peine cinq ou six vrais grands coups de queue et elle se mit à éclater. J'eus peur à nouveau. Ce fut presque de l'angoisse. C'était comme si je n'allais plus en avoir au moment de la retirer. Mais je ne voulais pas la retirer. Je voulais qu'elle se liquéfie totalement dans son truc incendié. Je voulais qu'un maximum de moi reste en lui. Je voulais lui crier :

— Je te fourre, mon beau Mario, je te rentre toute ma graine dans le corps, j'aime ça sentir ton cul bien serré autour de ma queue, t'es bon, t'es beau, t'es bandant! Mario. J’ t’amoure !

C'était de la poésie. Je voulais l'ensemencer de moi pour ne jamais plus le quitter. Je voulais que mon beau Mario d'amour ne puisse plus jamais se défaire de moi. Je voulais être en lui pour toujours. Et ce très bref moment me sembla durer une éternité. Son jus tiède s'écoulait dans ma main pendant que le mien giclait dans son beau petit cul rose. J'avais ainsi l'impression de le traverser et que c'était mon propre sperme qui fusait tout au bout de sa belle queue si merveilleusement bandée dans ma propre main.

Je ne parvins à me retirer que très lentement car de très vives sensations se faisaient sentir dans ma verge à chaque millimètre que je m'efforçais de récupérer.

Ce jour-là, je sus que je ne pourrais jamais plus chercher autre chose et que toute pratique serait pour lui, dans l'ultime espoir de lui donner un jour encore plus de plaisir et de l'attacher à moi par le sexe, pour la vie entière.

Trente années plus tard, c'est à la mémoire du beau Mario de la fin de ma naïve adolescence que j'ai écrit ce texte. C'est à son beau visage de jeune mâle, à son superbe corps et à son cul magnifique que je le dédie. Je l'ai voulu comme une célébration de l'amour que peuvent se porter les jeunes hommes et si j'ai fabulé un peu il n'en est pas moins vrai que toute cette passion toute cette fascination et toute cette adoration étaient entièrement présentes, en puissance, dans les touchers très intimes, bien que plus furtifs, que le vrai Mario et moi avons échangés près de la rivière en ce très réel mois de juin 1963.