Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Évêque

Je n’avais pas l’habitude de prendre ma voiture pour me rendre à un rendez-vous. Je refusais systématiquement ou presque. Deux lapins successifs m’avaient suffi et je recevais chez moi. Avoir un lapin chez moi me fichait en boule mais beaucoup moins que si je m’étais tapé 50 bornes ou plus… Alors pourquoi avais-je dérogé à cette règle que j’appliquais alors depuis plus de 3 ans ? Pourquoi donc ? Je m’étais laissé attendrir, voilà pourquoi. Cet homme m’avait attendri car j’avais senti de la souffrance chez lui. On avait suffisamment discuté par chat et SMS, j’avais confiance, ce ne serait pas un lapin.

Il m’avait donné rendez-vous sur la petite place de M. à 20h et j’étais pile à l’heure. Il faisait nuit, il n’y avait personne dans les rues et puis de toute façon c’était une toute petite ville où il n’y avait rien. Mais c’était joli… Enfin, pour ce que je pouvais en voir de nuit. Les petites villes viticoles de cette région avaient en général beaucoup de charme… Une silhouette. Ce ne pouvait être que lui.

— Jacques ?

— C’est moi oui …

À la lueur du lampadaire juste au-dessus de nous, je le détaillais et bien sûr il en faisait autant de son côté. Ma foi, il correspondait plutôt bien à la description qu’il m’avait faite de lui. J’évitais toujours de me faire des idées à l’avance et d’imaginer des canons quand le commun des mortels est quelconque et banal. Mais en l’occurrence cet homme avait vraiment du charme. Des cheveux gris coupés très courts et des yeux d’un bleu étonnamment intense. Des traits bien virils et très réguliers. Pas très grand et un peu d’embonpoint me semblait-il… Mais ça avait l’air de bien lui aller. Et dans les 58 ans comme il me l’avait dit, c'est-à-dire nettement plus âgé que moi mais j’aimais les hommes mûrs.

— Tu es comme tu me l’as dit mais en mille fois mieux, constata t-il. Veux-tu m’accompagner chez moi ?

Je sortis mon sac de mon coffre et je lui emboîtai le pas. J’ai oublié de préciser qu’il m’avait demandé de prendre mes affaires pour la nuit au cas où je veuille dormir chez lui. C’est bien rare qu’on fasse une telle proposition n’est-ce pas ? Et bien il me l’avait faite et j’avais accepté, tout en lui précisant que si ça ne collait pas entre nous je repartais aussitôt… Il habitait une grande bâtisse dans une petite rue qui donnait sur la place. Il me proposa de m’installer dans un grand canapé et me demanda si je voulais boire quelque chose. Il avait de la bière, et bien nickel…

Pendant qu’il allait chercher les boissons, j’examinais la pièce et lui trouvai quelque chose de curieux. Déjà l’odeur qui y régnait. Je ne peux pas décrire cette odeur, elle me rappelait simplement quelque chose sans que je puisse trouver. Et l’ameublement — spartiate. Ça fit tilt dans ma tête, j’étais persuadé que Jacques était un curé. Mon grand oncle était chanoine à N. et ça sentait exactement pareil chez lui. Il n’y avait pas de croix pendue au mur mais j’étais sûr…

— Jacques, tu es curé n’est-ce pas ? Lui demandai-je dès qu’il revint.

— … Oui, fit-il après quelques instants d’hésitation. Mais je ne comprends pas comment tu as pu le deviner.

— Ton intérieur spartiate et mon instinct…

— Spartiate ?

— Exactement, spartiate oui.

— Cela te gêne-t-il que je sois curé ?

— Pas du tout, répondis-je.

— Je ne peux pas le dire facilement tu comprends, fit-il d’un ton embarrassé. Déjà il y en a beaucoup qui n’accepteraient pas ça… Et en plus je suis obligé d’être hyper discret, forcément…

— Et bien moi ça ne me gêne pas du tout. C’est un peu surprenant mais c’est tout. Quant à ma discrétion, j’espère bien que tu auras l’occasion de la mesurer pleinement, fis-je tranquillement.

— Eh bien ! Serais-je tombé sur une perle ? Tu ne t’offusques pas de ma situation et tu es un mec vraiment magnifique.

— Jacques, si tu me trouves si magnifique que ça, installe-toi donc à mes côtés plutôt que dans ton fauteuil… Ne crois-tu pas ?

— Bien sûr oui… Mais je ne me le serais jamais permis…

Jacques s’assit à mes côtés mais paraissait embarrassé, très tendu et ne savait pas quoi faire de ses mains. Je lui en pris une et la posai sur ma cuisse pendant que je lui caressai la nuque. Ça le détendit immédiatement et il approcha son visage du mien pour m’embrasser à pleine bouche. Mon tout premier baiser avec un curé ! Bah ma foi c’était chaud, vibrant, très intense et ça a duré longtemps. J’en étais presque étourdi d’être embrassé aussi profondément. Quand Jacques a abandonné ma bouche, il a enfoui son visage contre ma poitrine en respirant avec force comme s’il voulait sentir mon odeur à pleins poumons.

— Je n’en peux plus, fit-il tout d’un coup. J’ai trop envie… Est-ce que tu veux bien qu’on monte…

Il me prit par la main et c’est presque en courant qu’il me fit monter dans sa chambre au premier et me poussa sur son lit en allumant une lampe de chevet. Puis il entreprit aussitôt de me déshabiller, chaussures, chaussettes, sweat, tee-shirt et enfin mes jeans. Il était fébrile, ses gestes étaient maladroits mais je le laissais faire. Il semblait maintenant fasciné par mon boxer qui n’avait pourtant rien d’extraordinaire. Moulant et gris, mais normal quoi… Il était encore tout habillé quand il se jeta sur mon corps et commença à lécher ma peau. Il passa sa langue dans mon cou, sous mes aisselles en gémissant de plaisir, sur ma poitrine, mes tétons et descendit sur le ventre pour atteindre le bas-ventre et mon boxer. Et là, il enfouit son visage dans mon sexe en humant à plein nez. Il me retourna brusquement comme si je n’avais été qu’un brin de paille et enfouit à nouveau son visage mais cette fois entre mes fesses. Et toujours il inspirait à fond comme s’il voulait se remplir de mon odeur.

Jacques entreprit de baisser mon boxer. À peine mes fesses lui apparurent-elles qu’il se mit à en lécher la raie et à y enfouir son visage. Il avait le souffle rauque, de plus en plus bruyant. À présent, il passait sa langue sur mon anus et je commençai à sacrément mouiller du cul. Il faut dire que le curé était dans un tel état d’excitation qu’il m’entraînait avec lui. Je remontai le bassin, dans une position de plus en plus offerte. Jacques gémit et je l’entendis défaire fébrilement la fermeture de son pantalon. L’instant d’après sa bite me pénétrait d’un coup. Un sacré morceau car je la sentais très profond et particulièrement épaisse. Jacques mettait maintenant toute son énergie, sa frustration et son manque à me pilonner à grands coups de bite. Mon corps était surchauffé par le rythme avec lequel il allait et venait en moi. Puis il explosa littéralement au fond de moi. Son sperme n’arrêtait pas de gicler et gicler encore. Je sentais chaque jet chaud et puissant me remplir le corps. Et il s’abattit sur mon dos, complètement exténué. Il reprenait peu à peu son souffle en m’enserrant étroitement entre ses bras, la bite toujours plantée profondément dans mon corps.

— Je n’ai pas été délicat, n’est ce pas… Souffla Jacques dans mon cou. Tu sais, ça faisait six mois…

— Ne t’inquiète pas, j’avais très bien compris que tu étais en manque. Ça va mieux maintenant ?

— Nettement oui, fit Jacques en se retirant de moi et en s’affalant sur le dos.

— Tu n’as même pas pris le temps de te déshabiller, fis-je en riant. Il y avait vraiment urgence !

— Grosse urgence oui, rétorqua-t-il avec un petit rire.

Je lui retirai ses chaussures et ses chaussettes. J’avais raison, il avait une sacrée bite en longueur comme en épaisseur. Bien veinée avec un gland proéminent et très rouge complètement décalotté. Il faut dire qu’il bandait encore à moitié. Il avait malheureusement taché son pantalon de sperme tout autour de la braguette. Je le lui retirai, puis son pull et son tee-shirt. Jacques avait bien du ventre. Pas excessivement mais quand même… Et en général, je n’aime pas du tout ça. Mais curieusement ça lui allait plutôt bien, c’était en harmonie avec l’ensemble de son corps. Son slip ! Blanc, un peu distendu et vraiment pas sexe du tout ! Je le lui ôtai, dévoilant une paire de couilles plutôt poilues et bien gonflées. Question poils d’ailleurs, il avait la poitrine assez velue, les bras et jambes aussi avec une forte ligne de poils qui rejoignait la toison pubienne. J’ai toujours aimé les poils… Alors j’aimais.

C’était probablement dû à son excitation mais son corps dégageait maintenant une odeur assez forte… D’homme et de mâle qu’il n’avait pas tout à l’heure.

Je passai les doigts dans les poils de sa poitrine, lui caressai le torse. Jacques m’attira à lui et m’embrassa profondément, avec passion. Je sentis l’excitation le reprendre. Son souffle se faisait plus rauque et bruyant. Je glissai le long de son corps et enfouis mon visage dans ses couilles en les léchant et en les embrassant. Jacques gémissait au-dessus de moi sous cette caresse. Les poils de ses testicules exhalaient un concentré d’odeurs d’homme. J’ai toujours adoré cette senteur si particulière. Elle m’enivre. J’avalais une de ses couilles et la malaxai doucement entre ma langue et mon palais. Jacques gémit encore plus fort. Je prodiguai la même caresse à l’autre puis je léchai sa verge avant de la prendre complètement en bouche. C’est bien sûr le goût du sperme que j’ai senti tout de suite. Mélange de salé et d’amer mais assez léger. J’aimais. Je suçai Jacques en lui malaxant les couilles. Longuement pour faire durer le plaisir. Et lui gémissait toujours. Je titillai le frein avec le bout de ma langue, passai du gland à la verge en variant la souplesse et la forme de ma langue. Tantôt dure, pointue, molle et souple, large, creusée…

Jacques finit par rugir en giclant de longs jets de sperme chaud et épais dans ma bouche. Son corps dégageât une odeur encore plus forte de mâle en rut. Après tout le foutre qu’il avait déchargé, sa bite mollissait doucement. Elle avait maintenant une texture souple et chaude dans ma bouche avec quelques gouttes de sperme que je sentais s’écouler encore dans ma gorge.

— Quel plaisir tu m’as donné ! S’exclama t-il. Un incroyable plaisir !

Il dégagea sa bite de ma bouche et me fit m’allonger.

— À moi de t’en donner tout en continuant à en prendre, continua-t-il.

Il se coucha sur moi et m’embrassa partout. Ses lèvres passèrent sur tout mon visage, mon cou puis descendirent le long de mon corps. Sa bouche chaude engloutit ma bite et il se mit à me sucer en me masturbant en même temps. Puis il passa à mes couilles qu’il goba l’une après l’autre en passant sa langue tout autour. Quand il repris mon sexe en bouche, j’éjaculai immédiatement quatre grosses giclées de foutre bien épais qu’il avala goulûment. Il lécha mon gland et pressa ma bite jusqu’à ce que plus aucune goutte n’en sorte puis il se renversa sur le côté.

— Que désirer de plus… Soupira-t-il. J’ai eu tout ce dont j’avais besoin. Je suis comblé…

— Moi aussi, fis-je en me calant dans le creux de son épaule, contre son torse poilu.

Et je crois m’être endormi dans les quelques minutes qui ont suivi, un peu enivré par l’odeur de mâle que son corps dégageait toujours.

Le lendemain, ce sont ses baisers qui m’ont réveillé tout en douceur. Il faisait déjà jour. Jacques me regarda en souriant puis il écarta mes jambes en relevant très haut mes cuisses. Dans cette position j’étais largement offert, les hanches bien remontées. Il appliqua son gland contre mon anus et poussa légèrement. Je m’ouvris aussitôt et il me pénétra très doucement jusqu’à ce qu’il soit entièrement en moi et que ses couilles s’appuient contre mes fesses. Et là il commença à aller et venir, m’enfonçant profondément sa bite dans le corps et la ressortant presque totalement pour mieux se renfoncer. Ces mouvements à l’intérieur de moi commencèrent à chauffer mes entrailles. À certains moments c’était même des contractions de plaisir que je ressentais. Et Jacques souriait au-dessus de moi, de voir le plaisir qu’il me procurait. Mon corps brûlait de plus en plus à l’intérieur et il continua ses mouvements assez lents pendant un bon moment. Il finit par accélérer le rythme quand il arriva au bord de la jouissance. Je sentis son sperme gicler en moi et m’inonder le corps. Doué le curé… Il était vraiment doué… Pour baiser…

On a pris tranquillement notre petit déjeuner en discutant.

— Tu es totalement libre de repartir quand tu veux… Ou de rester si tu en as envie tu sais. Moi j’aimerais que tu restes un peu… Quelques jours…

Ma foi rien ne me pressait. J’étais en attente d’une réponse pour un boulot mais en attendant je n’avais aucune contrainte.

— J’aimerais simplement savoir ce que ça fait que d’avoir quelqu’un sous son toit jour et nuit à…

Mon curé ne trouvait pas ses mots…

— À baiser comme tu veux… Complétai-je.

Jacques devint écarlate

— Pas que ça, se hâta t-il de dire. À câliner, à embrasser… À regarder vivre… À admirer. À baiser aussi bien sûr… Sais-tu ce que j’aimerais maintenant ?

— Non, je ne vois pas…

— Te regarder prendre ta douche… Quand tu iras la prendre. J’aimerais…

— Et si on la prenait ensemble ? Proposai-je.

— Tu n’as pas dû faire attention mais on ne peut pas y rentrer à deux. Autrement oui j’aurais adoré !

En effet, il n’était pas possible d’être à deux dans la cabine de douche. Jacques avait l’air de prendre son pied à me regarder me laver. Ça confirmait un peu ce qu’il venait de me dire : il me regardait vivre car pour moi prendre une douche est un acte tout bête de la vie quotidienne et il appréciait. C’est lui qui m’enveloppa avec la serviette, m’essuya et me sécha. Je décidai de rester aussi pendant qu’il prenait la sienne.

— Je pue hein ? Fit-il en se déshabillant. Je le sens…

— Tu sens l’homme et le sexe. Voilà ce que tu sens, fis-je en riant. Je ne peux pas te reprocher de sentir l’homme et le sexe… Au contraire…

— Voilà une bien élégante formule pour me dire que je pue…

Regarder cet homme se laver était plutôt agréable. Il s’occupait de lui, se caressait tout le corps avec le savon et le gant… L’eau coulait dans ses poils et j’aimais ce que je voyais… Il soulevait ses grosses couilles et sa bite pour les laver, c’était très érotique… Oui j’aimais. Mais Jacques se mit tout d’un coup à bander sous la douche.

— T’as vu ? Me cria-t-il. Il a suffi que je pense que tu étais en train de me regarder pour avoir une érection. C’est la première fois que quelqu’un me regarde pendant que je me lave…

Il eut à peine le temps de faire coulisser la porte que j’étais là à engouffrer sa bite bien profond dans ma gorge. Et je le suçais en lui malaxant les couilles jusqu’à ce qu’il décharge dans ma bouche en soupirant d’aise.

— C’est un des avantages qu’on a à avoir quelqu’un sous son toit jour et nuit, lui fis-je avec un clin d’œil.

— C’est vrai, répliqua Jacques. C’est un des avantages et non des moindres…

J’ai fait la vaisselle pendant qu’il s’occupait de papiers.

— Je n’ai qu’un enterrement cet après-midi, me dit-il. Je serai absent une heure, pas plus…

— Il va en effet falloir concilier tes obligations… Et moi, dis-je.

— Vois-tu, je pense que ce sera beaucoup plus facile de concilier mes obligations et toi que de tenter de concilier mes obligations et mes pulsions de la manière dont je l’ai fait pendant des années…

— C'est-à-dire ?

— Je tenais, je tenais jusqu’à ce que mes pulsions me bouffent complètement et je craquais et alors je faisais n’importe quoi. Il y a 6 mois, les flics m’ont choppé au lac K. à faire ce que tu imagines bien. S’ils ne m’ont pas embarqué, c’est uniquement parce qu’ils ont vu que j’étais prêtre et… Ils m’ont laissé partir… En se foutant bien de moi mais ils m’ont laissé. Ce jour-là je me suis dit qu’il fallait vraiment faire quelque chose… Arrêter ça… J’ai même été voir l’évêque. Je lui ai tout dit, prêt à abandonner la prêtrise. Qu’a-t-il fait pour m’aider à ton avis ?

Je l’encourageai à continuer. J’avais bien perçu la souffrance de Jacques dans les échanges qu’on avait eus avant de se voir.

— Il m’a dit de continuer comme ça en prenant toutes les précautions qu’il fallait pour que personne n’y voie rien. Voilà ce qu’il m’a dit. Il m’a dit que j’étais un bon prêtre et qu’on avait besoin de moi. Que tout cela n’était rien, pas grave, qu’il n’y avait pas matière à se torturer, pas matière à douter non plus… Comment crois-tu que je sois reparti de cet entretien ?

— Je ne suis pas croyant Jacques. Mais à mon avis on repart d’un tel entretien avec autant de doutes qu’avant sinon plus…

— Exactement fit Jacques les larmes aux yeux. Exactement…

Je le pris dans mes bras et le câlinais comme un enfant. Oui j’imaginais très bien dans quel désarroi il avait pu ressortir de chez l’évêque. Et j’en étais écœuré.

— Je suis pressenti pour être évêque à mon tour. Évêque de D. Est-ce que tu imagines…

Il s’effondra complètement et chez moi aussi les larmes montaient. Nous sommes restés très longtemps dans les bras l’un de l’autre.

— Je suis tellement heureux que tu sois là, fit-il enfin un peu calmé.

Je ne suis pas resté quelques jours auprès de mon curé comme nous en avions convenu. Je suis resté bien plus longtemps puisque je ne l’ai jamais quitté. Nous avons convenu qu’il me fasse passer pour un jeune qu’il aidait par charité en l’hébergeant. Moyennant quoi je m’occupais de son administration et de sa maison. Il a changé de paroisse et je l’ai suivi. Il n’est jamais devenu évêque et tant mieux…