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Absalon perd son pucelage

Décidément, cette voiture de location était une vraie pourriture. L'agence de Philadelphie avait, cette fois, mal fait les choses, et j'étais là, capot ouvert, avec une lampe électrique, à examiner mon moteur qui venait de tomber en rade. La nuit tombait rapidement, je me trouvais en pleine cambrousse. Aucun véhicule ne passait, putain, j'étais bien dans la merde. Je me redressai, énervé, et scrutai la campagne proche où les ombres s'épaississaient. Je vis, à une centaine de mètres, une bâtisse de taille imposante jouxtée de quelques appentis, qui paraissait être une ferme. Là je pourrais téléphoner et obtenir un dépannage, car mon mobile ne captait rien. Aucun réseau, c'était complet ! Au coeur de la Pennsylvanie et dans le trou du cul du monde, voilà qui n'était pas banal. Je saisis mon attaché-case et me dirigeai vers la ferme.

La maison semblait éclairée faiblement lorsque je toquai à la porte. Je n'attendis qu'un court instant; le bruit d'un pêne qui se soulève, et un homme fut devant moi, portant une lampe à pétrole. Assez massif, vêtu de noir, il avait une longue barbe. Je lui exposai mon problème. Il sourit, me pria d'entrer. " Que peut-on attendre de mieux avec ces inventions du diable ! dit-il parlant de ma voiture. Mais il me faut vous prévenir, vous ne pourrez téléphoner, chez nous pas d'électricité. Vous êtes en pays Amish ! " Et en un éclair je compris. Le hasard m'avait introduit au sein de cette communauté, vivant en totale autarcie et refusant le modernisme. En témoignaient les vêtements exempts de toute fantaisie, privilégiant le noir, le gris, et l'austérité manifeste présente dans cet intérieur où régnait la lampe à pétrole. Il me présenta sa famille : " Voici mon épouse Judith, mes deux filles Esther et Sarah, et enfin mon fils Absalon. "

Tous me firent l'accueil d'un sourire. Le maître des lieux poursuivit : " Voici ce que je vous propose. Rien ne peut être fait ce soir concernant votre dépannage. Demain mon fils vous conduira à Bainbridge, la ville la plus proche. Vous allez dîner avec nous et dormir ici, à la ferme. Jésus veut l'hospitalité et nous autres, anabaptistes, nous sommes heureux de vous l'offrir. " Je remerciai chaleureusement. Cependant la nappe était mise et après une courte prière dite par Abraham, le père, je pris place à la grande table où fumait la soupe du soir. Le dîner, simple mais copieux, me permit de faire connaissance avec ces chrétiens accueillants, mais je notai que les enfants prenaient leur repas en silence. Le chef de famille régentait son petit monde comme un despote, faisant toute la conversation, et je n'osais interroger directement les autres membres. J'appris que le jeune Absalon, tout juste âgé de 17 ans, allait prochainement épouser une fille du voisinage, et bien entendu une Amish. " Il pourra se laisser pousser la barbe, privilège des hommes mariés ", dit le père avec importance. J'ignorais ce curieux détail et j'observai mieux Absalon.

Le garçon avait l'air bien jeune pour fonder sa propre famille. Ses cheveux bruns, coupés mi-longs, lui tombaient parfois sur les yeux, ourlés d'une barrière de cils noirs qui masquait souvent son regard. Ses épaules n'étaient pas très larges, mais il avait un corps musclé dû au dur labeur de la ferme. Il mangeait, un peu taciturne, un coude posé sur la table révélant des bras vigoureux. A l'évocation du mariage, je vis le jeune homme rougir, et s'accentuer cette rougeur quand il croisa mes yeux surpris. Je hasardai cette question :

— Absalon n'est-il pas bien jeune pour envisager une union ?

— Chez nous, 16 ans est l'âge adulte. Dès qu'un garçon peut procréer, il doit agir en conséquence et ne pas perdre sa semence dans des agissements illicites. La virginité est de mise et cela vaut pour les deux sexes. Croyez-moi, c'est bien mieux ainsi. Mais il est l'heure d'aller dormir. Absalon va prendre un bougeoir et vous conduira à sa chambre où vous partagerez son lit. Jésus ordonne le partage. Bonne nuit, et que Dieu vous bénisse !

Je montai, derrière le garçon, l'escalier qui menait aux chambres. Mince était le jeune Absalon et ses deux petites fesses, sublimes, qui bougeaient délicieusement à chaque changement de marche. A la lumière vacillante, sa croupe ondulait fermement et je sentis ma queue durcir. J'ai 35 ans, je suis pédé, et je craque pour les beaux gosses. Dois-je préciser que, moi aussi, je suis gâté par la nature ? Une jolie gueule de mec viril, bien gaulé, pourvu d'une grosse bite. Absalon, tout muet qu'il était, n'avait pu que s'en rendre compte. Qu'il fût Amish risquait pourtant de me mener à une impasse du fait de son éducation et du projet de mariage. Mais il est permis de rêver, et mon sûr instinct de chasseur ne me prédisait pas le pire. J'aurais toute la nuit pour savoir si, cette fois, je faisais fausse route.

Absalon posa le bougeoir sur la table en noyer rustique qui constituait son mobilier avec le lit et une armoire, un grand lit au dos rebondi par un genre de couette-édredon. Pas un mot ne fut prononcé quand, sans doute à son habitude, il se dévêtit entièrement avant de passer une chemise qui allait jusqu'à mi-mollet. J'eus le temps de mater son corps, long, musclé, pratiquement imberbe sauf à l'endroit de son pubis couvert d'une toison très brune. Son sexe me parut énorme, flanqué de pesants testicules. Mon érection s'accrut d'autant et je sentis monter mon sperme. Allais-je déflaquer bêtement comme un ado en trente secondes ? J'avais mieux à faire que cela. Tournant le dos à mon éphèbe, je me déloquai rapidement et me couchai auprès de lui, mon caleçon pour pyjama. Absalon souffla la bougie.

Comment expliquer l'immobilité qui suivit, la gêne qui semblait palpable, le silence qui s'intensifiait autour de nos souffles jumeaux ? Absalon restait sur le dos, totalement atone et inerte, et pourtant il ne dormait pas. De longs moments j'épiai en vain un frémissement sous la couette, un signe qui me permettrait de tenter au moins une approche. Je n'osais pas, ex abrupto, lancer sur lui une offensive sans l'ombre d'une connivence, d'un encouragement subtil. Je savais décrypter les signes - j'avais quand même de l'expérience -, or je n'en recevais aucun. Et brusquement, je m'endormis.

Quelle heure est-il ? Je me réveille, la nuit est noire autour de moi. Sous la couette mon chibre bande. Une main qui n'est pas la mienne décalotte doucement mon gland. Une douceur humide l'enveloppe et entame un lent va-et-vient. Encore brumeux de mon sommeil, je dis : " Mais qu'est-ce qui se passe ? ", mais une bouche éteint mes mots quand elle s'écrase sur la mienne. Absalon est nu contre moi, il a fait valser sa chemise et il se frotte contre mon corps. Je sens sa grosse bite sur mon ventre, la mouille qui m'inonde le nombril. Il se replie et m'engloutit, m'aspire, me gobe, me bouffe. Je sens ses dents, le maladroit, à coup sûr, c'est sa première pipe. Je vais lui montrer comment l'on fait. Je me courbe sur son pubis et me dilate les mâchoires pour admettre dans mon gosier cette pine majestueuse qui va connaître maintenant la persuasion de ma salive. Voilà Absalon qui gémit, son precum coule comme une source, il va, il va... Trop tard, c'est fait. Une cataracte me noie, un jus clair, suave et puissant qui reflue au coin de mes lèvres, faute de pouvoir tout avaler. Je suis déçu, mais pourquoi l'être, car Absalon, sitôt vidé, retrouve sa vigueur initiale. Son gland est plus gros que jamais, son cul grand ouvert se convulse et il me regarde, implorant : " Fuck me, please, fuck me. I need your dick inside of me ! " Sûr, tu vas l'avoir, mon joli !

Absalon l'étrangleur Amish ! Une fois entré il me séquestre, resserre son sphincter sur mon gland. Je double quasi de volume. Il me supplie : " Harder ! Harder ! " Je franchis le rectum, je fonce, je m'engage dans le côlon et grâce à mes 20 cm, j'entre chez lui au plus profond. Il donne des coups de cul, il m'étrangle, je le bourre, je le pilonne et quand il dit : " I come ! I come ! " je lui largue tout dans le fion. Cinq secousses qui arrachent de moi tout le foutre qu'il a fait naître, mon foutre épais qui lui tapisse ses boyaux de femelle en rut, mon foutre blanc qui se mélange à son intimité marron et va sortir en d'ocres glaires. Trois fois de suite je l'ai enculé, trois fois il a léché ma bite, me l'a rendue bien propre et nette. Puis, enfin, nous avons parlé.

— Pour la pipe, c'était ta première. Mais pour ton cul, je n'en suis pas sûr. J'y suis entré sans nul problème.

— Je me gode depuis quatre ans, voilà qui explique la chose.

— Si ton père découvre ton gode...

Je laissai la phrase en suspens.

— Mes godes sont partout dans la ferme, parfaitement visibles à ses yeux. Concombres, cornichons ou courgettes, on a tout ça à la maison.

— Pourquoi donc te marier, alors, si tu aimes tellement te faire prendre ?

— Chez nous les homos sont exclus. Or les Amish, c'est ma famille, je ne pourrais pas vivre sans eux. Merci pour ce plaisir donné, il restera dans ma mémoire comme le premier et le dernier.

— Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?

— Me marier, avoir des enfants, comme tout Amish qui se respecte.

— Et pour ton...cul, tu vas faire quoi ?

— Je vais reprendre mes concombres...

Et le lendemain, au breakfast, Absalon était impassible. Il resta de même impassible quand son père me demanda si j'avais pu dormir tranquille avec ce vaurien d'Absalon, la chose paraissant avérée qu'il était un mauvais coucheur et qu'il bougeait dans son sommeil. Je dis adieu à la famille et partis, au trot du cheval, chercher du secours à Bainbridge accompagné par Absalon. Il ne tourna même pas la tête lorsque, descendu du buggy, je fis un dernier au-revoir.