Une histoire à découvrir
Accroche-queue
On s’est rencontré au Festival d’Avoriaz. On était tous les deux passionnés de films fantastiques, mais ce qui a été fantastique, ça a été notre rencontre. On a eu en même temps le même flash. Nos yeux ont échangé un soupir et on n’a pas eu besoin de parler pour savoir qu’on se plaisait, qu’on allait finir la nuit ensemble.
On était pourtant opposé. Moi, je suis une grande baraque tout en muscles solides, avec jean et blouson de cuir, sur des cheveux bruns coupés ras et une gueule carrée. Lui, c'est le genre élégant, chevelure souple et romantique, portée dans le cou, avec un look à la Tintin revu et corrigé par Kenzo. Lui, l’artiste. Moi, le sportif.
On a pris un verre au bar de l’hôtel. Mais on n’avait au’une hâte : monter dans ma chambre. C’est à peine si on a pu échanger nos prénoms et quelques banalités. L’envie de baiser nous agrippait à la gorge, aux reins, rendait nos yeux et nos lèvres humides, gorgeait nos queues d’une sève impétueuse.
On n’a presque pas eu le temps de refermer la porte de ma chambre. On s’est jeté l’un sur l’autre comme des furies. On s’est embrassé. On s’est déshabillé en se caressant, se picorant de baisers, se mordillant. Il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi plein... Plein de désirs. On a roulé sur la moquette de laine, corps contre corps, haleine et souffle mêlés. Lui aussi était plein. Je le sentais. Ce n’était pas que sa belle bite longue et raide. C’était tout son corps, tout son être qui était plein. Son visage délicat, aux lèvres fines et sensuelles, en était bouleversé.
Il avait un visage d’amour. Sa peau me donnait la fièvre. Son parfum de cannelle me rendait fou. J’avais une fringale de lui. J’avais faim de lui. J’en perdais la tête. J’aurais voulu avoir dix mains pour le caresser, quinze bouches pour l’embrasser, vingt pines pour le mettre.
C’est moi qui l’ai pris le premier. Quand il m’a tendu ses fesses, j’ai cru que je ne pourrais pas me retenir. J’ai cru que j’allais lui éjaculer dessus, de la même façon qu’on pisse quand on s’est retenu trop longtemps et qu’on n’en peut plus. Ah ! ses fesses, comme je les ai aimées, dès le premier instant. Des fesses fermes et rondes, recouvertes d’une peau de satin. Je les ai écartées avec amour, tremblant comme un jeune homme à son premier rendez-vous. Son anus s’est ouvert sous mes yeux. Son anus s’est ouvert comme une bouche qui appelle sans voix. J’ai collé la mienne dessus. Ma salive a débordé de mon baiser. J’ai relevé la tête. J’ai barbouillé son trou de salive. Puis, j’ai frotté mon gland mouillé au bord de son trou défroncé, son trou palpitant, son trou dilaté. Au moment de m’enfoncer en lui, un ultime réflexe m’a surpris. L’abandonnant, je suis allé chercher ma capote. Déjà je l’aimais trop, je m’aimais trop en lui, j’aimais trop le contact de nos peaux et de nos désirs, pour faire courir des risques à notre histoire naissante. Il m’a lancé un regard de reconnaissance. Je me souviendrai toute ma vie de ce regard magnifique et bleu. La queue protégée de ma capote, je suis revenu derrière lui et là, sans hésitation, je me suis enfoncé dans son rectum comme dans du beurre.
L’interruption avait ravivé notre désir et ma pénétration brutale l’a décuplé. Il s’est tordu sous mon assaut. Je me suis mis à crier tellement c’était bon. En même temps que ses chairs douces s’étaient refermées sur mon membre devenu énorme, j’ai eu l’impression que le plaisir sortait ses griffes pour me labourer les reins et les couilles. Plus je l’assaillais de mes coups de queue et plus il gémissait, plus moi, je criais. S’accordant à mon rythme frénétique, il ondulait, se cambrant dans une pose qui durcissait son joli cul. Jamais je ne m’étais aussi bien entendu avec quelqu’un, jamais je n’avais senti un accord aussi parfait.
Mes mains ont glissé de ses hanches à son pubis. J’ai pris sa bite à pleine main, la malaxant entre mes doigts brûlants. La limite du supportable a surgi et nous a frappé tous les deux en même temps, nous faisant éjaculer en jets chauds de sperme. L’orgasme a été si puissant, qu’il nous a laissés complètement étourdis pendant quelques secondes. Puis on a repris souffle et vie. C’est seulement à partir de là qu’on a pu se parler, se dire qui on était et comment on voyait les choses. On s’est fait monter une bouteille de champagne et après l’avoir vidée, on a recommencé à faire l’amour. Il a voulu me prendre à son tour. J’ai voulu à mon tour connaître le goût de sa queue dans mes chairs. Elle est longue et fine, complètement adaptée à mon
conduit. Il m’a semblé que c’était celle-là que j’attendais depuis le jour où j’avais décidé de me faire enculer. Oui, c’était celle-là. J’ai joui comme dans un rêve de jouissance, laissant exploser en moi chaque atome de mon corps. Il y a aujourd’hui un an que nous sommes ensemble, ça pourrait être un anniversaire si nous ne faisions de chaque jour la fête de notre amour.
Olivier, 27 ans