Une histoire à découvrir
Acteur porno, c'est moi (3)
Quelques jours plus tard, alors que je rentre de la fac, je reçois un appel de Mathieu. Je décroche automatiquement :
— Allô ?
— Bonjour Charly, comment vas-tu ?
— Très bien, merci et toi ?
— Ça va bien. Je t’appelle juste pour te dire que nous venons tout juste de mettre en ligne la scène que nous avons faite jeudi dernier avec Corentin. Par la même occasion, nous avons créé une page à ton nom, au même titre que celle des autres acteurs. Je t’invite à la consulter, ainsi que de voir la vidéo.
— Oh c’est super, merci beaucoup Mathieu. J’irai regarder ce soir.
— Parfait. Voilà, je t’embête pas plus. Je te recontacterai bientôt pour une nouvelle scène. Pour le moment, rien n’est prévu, mais ça ne saurait tarder.
— Pas de soucis, merci beaucoup Mathieu. À bientôt !
Nous raccrochons. Je suis super heureux. Maintenant, je peux dire que je suis une pornstar. Je cours jusqu’à la maison tellement je suis excité.
Dès que je passe le seuil de la porte, je file dans ma chambre, je sors mon ordi et affiche la page de TeenageGay. Ma scène est celle qui s’affiche en grand sur la page d’accueil. Avant d’aller la visionner, je décide de jeter un coup d’œil sur la page qui porte mon nom. Sur celle-ci, on peut voir une photo de moi en caleçon, avec une description : "Charly, tout juste âgé de vingt ans, vient d’Occitanie. Il tente l’expérience du porno pour la première fois chez TeenageGay et nous a conquis avec ses cheveux bruns, son corps finement musclé et son magnifique sexe. Ce garçon déborde d’énergie devant les caméras et nous avons hâte de le revoir à l’œuvre."
Cette description me fait infiniment plaisir. Je décide maintenant de regarder la scène. Les images sont magnifiques. Sans me vanter, je peux dire que j’embrasse bien. Lorsque les images me montrent en train de caresser le corps de Corentin, je baisse mon pantalon et mon caleçon et je me masturbe d’une main, tandis que l’autre caresse mon ventre sous mon t-shirt. Dès que je vois Corentin en train de me sucer à l’écran, je ne peux m’empêcher de mouiller. Mon excitation s’accentue lorsque je me vois en train de le pomper. Qu’est-ce qu’elle était bonne sa bite dans ma bouche ! Quand vient le moment de la sodomie, j’enlève mon t-shirt et je me branle avec les deux mains. Mon excitation atteint son apogée et je jouis de cinq jets de sperme sur mon torse lorsque je me vois en train d’éjaculer sur le visage de Corentin.
Je ferme l’ordinateur, prends une douche et replonge dans mes révisions. Les examens sont au mois de janvier, il ne me reste que quelques semaines pour revoir tous mes cours et je veux réussir ma deuxième année du premier coup.
Les jours suivants, je passe mes journées à la bibliothèque de l’université pour réviser. Je vois mes trois meilleurs amis Julien, Thomas et Clément. Nous nous connaissons depuis le collège et nous sommes inséparables, d’ailleurs nous sommes tous les quatre inscrits en fac d’économie. Ils me connaissent par cœur. Je leur ai fait mon coming-out il y a cinq ans alors que nous faisions une fête chez Thomas. S’ils ne s’y attendaient pas du tout, ils m’ont tout de suite accepté tel que j’étais et je leur en suis reconnaissant. Hormis mon ex, les quelques plans que j’ai faits et les membres du label TeenageGay, ce sont les seuls à connaître mon orientation sexuelle. C’est juste dommage pour moi qu’ils soient hétéros tous les trois.
Alors que nous prenons notre pause déjeuner à la cafétéria, je leur explique que j’ai obtenu un CDI dans un studio de films porno gay.
— Ah ben enfin, me dit Julien, depuis le temps que tu nous en parles. Ça y est tu t’es lancé.
— Oui, et je suis content.
— Ça te plaît donc ? me demande Clément.
— Mais tellement, l’équipe est super sympa et les autres acteurs sont super mignons. Tu y vas, tu baises pendant deux heures, tu prends ton pied, et voilà. Franchement, je ne regrette pas.
— Tu n’as pas peur des conséquences ? Souhaite savoir Thomas. Que des images de toi, nu, soient sur Internet, que l’on te reconnaisse dans la rue ou même à la fac, que ça peut te poursuivre toute ta vie ?
— Tu sais Thomas, j’ai déjà réfléchi à ces questions et non, je n’ai pas peur des conséquences. C’est un rêve qui se réalise et je l’assume très bien.
— Tu sais ce que tu fais, c’est le principal, me répond-il. Et pour ta famille, tu vas lui dire ?
— Oui, je pense. Mais pas dans l’immédiat, ça peut attendre.
Au même instant, mon téléphone se met à vibrer. C’est un message de Mathieu qui me propose une scène samedi à quinze heures. Je lui réponds que j’accepte avec plaisir. Il m’envoie un dernier SMS pour me dire de bien insister sur le lavement anal, parce que je serai passif.
"Samedi, me dis-je. On est lundi. Ça va être dur de penser à autre chose cette semaine." Et en effet, cette semaine passe très lentement. Je compense en étudiant et en faisant de la natation et du basketball. J’adore le sport. Je ne pourrais pas vivre sans. Et encore moins maintenant, vu que je suis acteur porno et que je me dois d’entretenir mon corps pour qu’il soit désirable même si aux dires des membres du label, je suis bien foutu.
Finalement, samedi arrive. Comme pour ma première fois, je me prépare de manière à ne laisser aucune imperfection sur mon corps et j’insiste bien sur le lavement anal en profondeur, comme me l’a demandé Mathieu. Puis, dès qu’il est quatorze heures, je file au studio.
J’arrive au studio à quatorze heures quarante-cinq, excité comme jamais. Mathieu et Alex m’accueillent.
— Bien, me dit Mathieu alors que nous nous asseyons à son bureau, aujourd’hui, tu as la chance de tourner avec Karim.
— Karim tu dis ? Le rebeu de vingt-cinq ans, l’acteur le plus musclé du label ? C’est un de mes fantasmes de lui pomper le dard et de me le prendre dans le cul.
— Oui, c’est lui. Il est dans la pièce à côté. Alex, va le chercher.
Alex quitte le bureau et revient accompagné du Maghrébin qui me fait rêver depuis quelque temps. Quand Karim me voit, il me fait la bise.
— Salut, tu dois sûrement être Charly. Mathieu m’a beaucoup parlé de toi. Il m’a dit que tu étais très brillant. D’ailleurs, j’ai vu la scène que tu as faite avec Corentin et tu m’as bien fait bander. J’ai hâte de te voir à l’œuvre tout à l’heure.
— Salut Karim, enchanté de faire ta connaissance. C’est un honneur pour moi de faire ma deuxième scène avec toi. J’ai trop hâte de goûter à ta bite.
— Ne t’inquiète pas pour ça, tu vas l’avoir, me dit Karim en rigolant.
— Bon les garçons, écoutez-moi, que l’on puisse passer aux choses sérieuses après. Alors, cette scène sera un peu spéciale. Vous allez jouer les amoureux. Voici le scénario, nous dit Mathieu en nous donnant à chacun une feuille de papier. Vous n’êtes pas obligés de respecter tous les dialogues tels qu’ils sont écrits. Faites au feeling. Ce qui compte c’est de respecter la situation initiale de la scène. Et, Karim, tu enculeras Charly. Voilà, pour le reste vous avez carte blanche. Maintenant, filez au vestiaire. Votre tenue est à l’intérieur de votre casier.
Nous quittons tous ensemble le bureau de Mathieu et nous entrons dans le studio. Karim et moi nous dirigeons vers le vestiaire. Je n’étais jamais entré à l’intérieur de celui-ci. Il y a des casiers, un par acteur. Le casier frappé à mon nom était au bout de la pièce, tandis que celui de Karim était au milieu.
J’ouvre mon casier. À l’intérieur, il y a un débardeur blanc uni, un caleçon rouge et un magazine. Je jette un coup d’œil au scénario pour être sûr d’avoir tout compris. "OK", me dis-je. Je me déshabille totalement.
— Tu as un très beau corps Charly, me félicite Karim en enlevant son pantalon. Ton sexe est magnifique et ton cul aussi.
— Pas autant que toi, lui répondis-je. J’ai trop envie de toucher tes muscles.
— Et moi, ton corps en entier, dit-il en enlevant son slip, laissant apparaître un sexe en semi-érection.
— Purée comme elle est grosse ta bite ! J’ai trop envie de l’avoir dans ma bouche et mon cul.
— Les garçons, vous êtes prêts ? nous demande Mathieu derrière la porte.
— On arrive, répond Karim.
On s’habille en vitesse. Pour ma part, je ne suis vêtu que d’un débardeur et d’un caleçon tandis que Karim porte une veste de survêt noire ouverte, un jogging noir et des baskets blanches. On pourrait penser à un rôle de racaille, mais ce n’est pas ça.
Nous rejoignons l’équipe de tournage, au niveau du décor du salon. Tout le monde se met en place. Je m’installe sur le canapé, les pieds sur la table du salon. Karim est en dehors du champ de vision de la caméra.
— Vous êtes prêts les garçons ? nous demande Alex. N'oubliez pas, vous êtes très amoureux l'un de l'autre.
— Oui, répondons Karim et moi.
— Parfait, alors moteur.
— Ça tourne, dit Stéphane.
— Et… action ! crie Mathieu.
(À suivre)