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Une histoire à découvrir

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Alors que depuis des années, je claironne à qui veux l’entendre que je n’aime que les jeunes, leur soi-disant fraîcheur et leur prétendue beauté, je suis en amour, comme on dit au Québec, d’un jeune quinqua tout ce qu’il y a de plus exquis. Je ne sais s’il est possible de faire plus banal comme lieu de rencontre : un pont lors d’un croisement en VTT. Depuis de longues années, j’ai erré dans le malheur. Puis j’ai posé, ma vie, ma solitude et mes photos dans une grande et belle ville, là où un fleuve paresseux y ondoie. Dire que tout est rose serait cliché, les paysages, enrhumés par je ne sais quel vent du sud, peuvent mettre du gris sur les esprits joyeux. Alors qu’une vue sur un ciel rendu rose par la sieste du soleil à l’heure de l’apéritif peut pousser à sourire seul. C’est sans doute ça qui m’avait semblé longtemps trop normal : sourire seul devant un instant de grâce, ne partager qu’avec soi cette saveur de l’instant.

Je n’ai d’abord distingué de lui que sa casquette kaki, mais pas militaire, et ma propre silhouette toute petite reflétée par ses Ray Ban. D’authentiques lunettes d’ancien frimeur, qui témoignent d’une volonté de passer outre les canons de la mode. Allez savoir pourquoi j’étais arrêté au milieu de ce pont allez deviner pourquoi il s’y est posté à mes côtés. Le vélo entre des cuisses lourdes et halées, un corps d’un mec de cinquante ans avec des épaules solides. Un physique large et fort, une charpente comme habilement construite entre le large et le rond, une sculpture de Rodin érodée par le temps. Une silhouette emballée d’un sweat-shirt délavé, un short en jean et des baskets trop vieilles. Il s’est mis devant moi pour me protéger du soleil, m'a demandé si cet alliage de couleurs subtiles était quotidien. J’ai bafouillé, je voulais lui dire des mots de mec qui chasse, des trucs bandants qui ne cachent pas une seconde mon trouble, et rien n’est sorti. Il m’a alors dit qu'il reviendrait le lendemain, à la même heure, pour vérifier.

Vous dire que je suis resté l’homme viril que je crois être serait mentir. J’étais comme les héroïnes de la série «Ab Fab», quasi hystérique, prêt à me faire liposucer, bronzer, greffer des cheveux et relooker. Je n'ai rien fait, j’ai passé une nuit pleine d’images de lui et j’y suis retourné le lendemain, comme une jeune première à un bal des débutantes. Ouf, il était en avance. Même short, autre tee-shirt. De fines ridules, un sourire accueillant, et une invitation à une balade de quinze kilomètres vers chez lui, dans la campagne. Ses cuisses bandées par l’effort, ses bonnes fesses emballées dans ce short élimé, tout cela je regarde et admire en pédalant.

Puis une table dressée, une bouteille noyée dans des restes de glaçons sur la terrasse d’une maison isolée. Une main posée sur mon épaule et une voix qui me dit qu’il m’est possible de venir ici quand je le souhaite. Je fonds, je pose ma tête contre son dos, je soulève son teeshirt glisse ma main sur ce ventre si joliment rond, caresse avec la pulpe de mes doigts le filet de poils qui remonte vers le torse, et pris de folie, attrape ses tétons. Il se retourne pour m’embrasser avec une vraie vigueur, et je ne crois pas que jamais personne ait veillé à goûter ma bouche avec cette espèce de ferveur. Quand je me retrouve à le lécher au clair de lune, je ne pense plus qu’à aimer cet homme comme il le mérite, à devancer ses gestes.

Face à ses deux fesses rondes et charnues, aussi blanches que son dos et ses jambes semblent brunes, je ne peux résister à l’envie de humer. Ma langue se faufile dans ce buisson noir qui longe la raie, je la tends le plus loin possible pour téter cette rosette du sud, pour saliver et masser de la bouche ces replis de peau brune sous la musique de ses cris. Je lui suce le cul comme un chien la moelle de l’os, je veux le baiser comme un affamé du sexe.

Il me prend la main, et, une fois dans la petite chambre du rez-de-chaussée, à la vitesse de l’éclair, il déroule sur ma bite une capote qu’il lubrifie de gel. Son fion est un fourreau serré, mes burnes semblent plus pleines que jamais, et je dois me serrer le périnée pour pas larguer la jute. Il me balance son trou comme une chienne en chaleur. Les mots qu’il me gueule parlent de moi, de nous, de nos baises, tout est conjugué au plus excitant des temps, celui du futur. Alors qu’il se maintient la croupe en l’air, je pousse sur son dos pour le faire allonger sur le ventre. Je veux l’enfiler plus à fond, plus finement que dans la bourrade, je veux qu’il pousse sur son bide de l’intérieur, poser mon gland là où personne n’est allé. Alors qu’il cambre ses reins, je maintiens au contraire ses hanches à plat, je veux le limer avec doigté. Alors que je me recule pour admirer ce derche offert, je repasse du gel sur la capote et je taquine un peu avec les doigts. Il est plus qu’émoustillé, il est prêt, alors je tâte l’intérieur, à gauche, à droite, je masse à peu près à la jonction du doigt, et lorsque ses gémissements se font suppliants, je lui attrape les couilles et je viens renfoncer mon dard avec une insupportable lenteur. Il est comme moi, sous le choc de ce plaisir intense, fou de bonheur.

Je l’enfile et j’écarte les deux globes de ses fesses. Je lui ordonne de pousser et je le bourre chaque fois un peu plus fort. Comme je sens ses couilles lourdes et bien serrées qui ne demandent qu’à être torturées, j’attrape son slip que je déchire, et je les lui scelle tout autour, niveau de serrage maximum. Il se retourne, attrape ma bouche et fout ma tête sur sa queue. Courte, large, chaude, je me la prends dans la gueule, je le laisse me forcer à ce rythme qui me fait mal.

Je veux le sentir en moi, je me retourne et lui fais signe de prendre mon cul. Les assauts de ses doigts sont énergiques, il me travaille le fion bien à l’intérieur, il écartèle, il pousse, il avance, je détends tout le bas de mon corps, je me laisse mettre et bourrer par la moitié de sa main puis par sa bite, je suis sa chose. Il me décrit ma rondelle boursouflée, il me dit qu'il veut que je gueule aussi fort, que si je ne suis pas content, il a des gants pour y aller en largeur. Je savoure voracement sa bite, je suis comme un prisonnier qui déguste un plat de venaison. Sa large main se pose sur ma nuque, je ferme les yeux sous la violence de ses assauts.

Quand je l’entends enlever sa capote, je reviens vers sa bite de moi-même pour sucer. Mon pied est tel que je râle comme un dingue, je sniffe ses cuisses, je bouffe les plis et les creux, alors qu’il halète en me caressant les cheveux. Des frissons chauds me parcourent tout le corps, je rampe sur son corps buriné pour l’envelopper de mes deux mains, je l’enserre, je le hume. Il me fait bouger pour que j’assois mon fion sur sa bouche, je n’en peux plus, je m’astique et zèbre son torse poilu de longues giclées brûlantes, et je reçois son jus sur les mains et la bite avant de m’effondrer vers l’avant. Nous sommes ventre contre ventre, foutre contre foutre, nous sommes deux et ne faisons plus qu’un.

Après un dîner de rêve, après quelques décisions importantes à prendre, mes quelques meubles ont débarqué chez Vincent. Presque chaque week-end, nos corps amoureux rendent hommage à ce premier rendez-vous. Gicle notre sperme, s’entrechoquent nos bites au fond de nos culs, tintinnabulent nos coupes de champagne, la musique du plaisir fêtant ainsi le bon goût du hasard.

Éric, 29 ans.