Une histoire à découvrir
1ère pipe
Quand mon cousin Éric a enfoncé son gros pieu dans ma bouche, j'ai su à ce moment-là que ma vie basculait pour toujours. J’aimais ça, alors, piper, ça me rendait fou, ça n'avait vraiment rien à voir avec les sucettes que je faisais alors à Julia, celle pourtant que je pensais épouser un jour. Julia, les filles, tout ça s'était envolé. Je ne sentais même pas le béton du parking m'abîmer les genoux. J'étais trop bien à passer ma langue sur le frein, dans le trou du méat, par là où le sperme arrive par jets successifs, autour du gland, sous la couronne, là où c'est le plus sensible.
L’odeur de ce membre me paralysait d'émotion. Je sentais et je humais, les narines grand ouvertes, tout en faisant avec dévotion ma première pipe, celle qui allait tout faire changer. J'étais devenu un pédé, une pédale, une tapette comme ils disent et je m’en foutais royalement. J'aurais voulu que mes copains, ou même Julia, nous surprennent là, entre deux bagnoles, en train de nous donner du plaisir, Éric et moi. Il faisait du brouillard, il faisait froid, et ça ne me gênait pas d'entendre des portières claquer quand certains quittaient la boîte.
Cette nuit-là, pour Éric et pour moi, ce fut la Révélation. Allongé sur le capot de sa bagnole, il m'a dépucelé, au bord de la route. Qu'on nous voit ou pas n’avait aucune espèce d’importance. Et puis il a tenu aussi à se faire dépuceler, lui arc-bouté contre un arbre.
On est rentré, gelés jusqu'aux os, en devinant l’un et l'autre qu’on avait passé le cap de l'adolescence...