Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Affaires étrangères (2)

3. Un film sinon rien

— On ne va pas nous jouer deux fois la même scène ? gémit Andrew en se réveillant.

— Je ne crois pas, non ! répondit son ami.

L'endroit était très différent du palais de l'Emir. C'était un hangar rempli de caisses et où une affreuse odeur d'urine remplissait leurs narines. Michaël s'était approché des caisses, en avait ouvert une et...

— Ce sont des cassettes pornos !

— C'est quoi cet endroit ?

— Andrew, regarde ! Sur ces cassettes, il y des jeunes européens qui se font baiser par des Arabes.

— Juste le genre de choses que vous aimer faire et qui a la cote dans les sex-shop européens...

À deux pas des deux amis se tenait un Arabe, vêtu d'un costume trois pièces. Il était accompagné de trois sbires à la mine patibulaire.

— Quel formidable marché pour nous autres Arabes ! Lorsqu'un film sortira avec un prince en vedette, il se vendra par milliers. Peut-on rêver acteur plus célèbre ?

— Vous n'êtes qu'un malade !

— Le seul problème c'est de savoir si le prince est bon acteur !

— Plutôt crever que de tourner dans un de vos...

— Heureusement, il y a le casting ! Saisissez-le et amenez-le ici.

Un type immobilisa Michaël, tandis que les deux autres s'emparaient d'Andrew et l'amenaient vers l'homme. Se faisant, ce dernier déboutonna sa braguette pour en sortir un sexe mou mais de bonne taille.

— À toi de la faire gonfler et de la libérer de son jus ! Pour se faire, tu n'auras que la bouche. Tes mains seront attachées. Attention, mon coco, pas d'entourloupe avec tes dents ! regarde bien ton copain...

Andrew regarda avec horreur son ami Michaël qui avait le canon d'un révolver sur la tempe. Son sang se glaça lorsqu'il croisa le regard de l'Arabe qui mettait Michaël en joue. Ces types ne rigolaient pas.

— Casting ! Première... Le Prince suce un Arabe... Avale le morceau et suce-le... Je sais que tu raffoles des sucres d'orge ! Vas-y, ça va gonfler ! (Andrew hésitait.) Je t'ai dis de sucer. Si tu préfères, il ne tient à toi que de lécher mes couilles et de pas toucher mon zob. Allez, lèche bien en-dessous de mes couilles. Embrasse-les bien, prends-les dans ta bouche, fais-les rouler et suce-les comme des bonbons. Ouais, mec ! Tu aimes ça, le sexe ! T'es une pute et je sais que tu aimes ça.

— Je ne peux pas ! cria Andrew en s'arrêtant subitement. Je ne peux pas faire ça !

— Tu acceptes de te faire trouer par l'Emir mais tu ne peux pas avec moi... Qu'est-ce que j'ai de moins que cette ordure ? Ma bite vaut bien la sienne, petite pute ! Amenez-moi l'autre ! On va voir si celui-ci est plus compréhensif...

Michaël fut traîné jusqu'à l'homme. Deux des sbires lui retroussèrent la djellaba et arrachèrent son slip. Sans ménagement, l'homme - qui mit tout de même une capote - l'encula d'un coup. Le cri de Michaël creva le silence et se mua en gémissements. Des gémissements qui n'avaient plus rien à voir avec ceux du début de la nuit...

— Une bonne chatte de petit européen. C'est si doux... En plus ça en redemande quand on sait y faire...

— Arrrrrrrrêteeeeeeez... geignit le pauvre Michaël.

Malgré lui, Andrew bandait à mort. Sa queue était tendue à fond et il était super excité. Un des sbires le poussa à genoux devant lui et l'obligea à le sucer.

— Putain, ce sont de bons pédés, ces deux-là. C'est super ! Retournez-le que je vois sa fente pendant qu'il vous suce à la chaîne. Je veux voir ça ! Oh merde, j'veux son cul aussi...

Le chef abandonna Michaël qui s'effondra à même le sol et s'approcha du jeune Prince. Il se cambra et planta sa tige à fond arrachant les mêmes cris à Andrew.

— Allez, Sofiane, mets lui ton zob dans sa bouche. Enfonce-lui jusqu'à la glotte. Étouffe-moi cette salope... Après on va le filmer en action...

Le Sofiane en question tomba le pantalon et retira son slip. Il prit les cheveux d'Andrew et tira sa tête juste devant son zob qui était tendu comme c'est pas possible. Il garda la bouche du garçon à quelques centimètres de son gland comme pour lui faire admirer ce qu'il allait sucer. Les mains d'un troisième homme lui massaient les fesses en les écartant. La douleur allait et venait. Sofiane rentra enfin sa bite entre les lèvres d'Andrew et il posa ses deux mains dans son cou pour bien le caler et le maintenir à fond. Andrew allait basculer et il posa ses mains au sol. Le chef lui claqua le cul et lui dit :

— Mets tes mains dans ton dos, raclure !

— Allez ça y est ! Il est bon, là ! Il couine... Vas-y ! encule-le !

— Ouais, ouais, le petit cochon, je vais le déchirer à mort. Rachid, ne laisse pas l'autre refroidir... Je l'ai bien chauffé... continue, mec !

Michaël fut repris en main par le quatrième Arabe. Le pauvre garçon n'avait plus aucune énergie et il se laissa faire par l'homme. On lui fit respirer une dose de poppers dans chaque narine. Son cul fut relevé. Re-dose de poppers et une giclée de gel. Il se mit à planer. La queue entra et glissa presque sans douleur, comme si l'autre avait anesthésié son anus.

— Allez, prends ça, petit ! Prends mon zobard en béton !

— C'est qu'il a l'air d'apprécier maintenant.

— Tu parles... Il agite le croupion !

Andrew se mit à gémir sur un autre ton. Il jouissait réellement du cul. Pour la première fois de sa vie, alors qu'une bite énorme lui labourait son petit cul, il n'avait nullement besoin de sa branler pour atteindre la jouissance. Rachid lui donnait des coups de reins en le soulevant. Il baisait son petit trou lubrifié. Il frappait bien fort sur ses fesses avec ses paluches de camionneur. Chaque fois que le coup de reins percutait ses fesses, il avait un sursaut et fermait ses sphincters autour de la matraque de l'Arabe besognant son cul. Celui-ci se mit à parler, à insulter le garçon qui devenait sa chose sexuelle.

Andrew, hypnotisé par l'ambiance survoltée, voulait tirer sur sa queue et la branler mais on lui avait lié les mains dans le dos. Celui qui lui baisait la gueule se retira d'un coup et lui largua ton son sperme sur le visage.

— Ouais, mec, c'est bon... Allez, pousse vers moi... garde bien mon ventre collé à ton petit cul pour bien garder ma matraque.

L'apothéose arrivait. Ça puait à plein nez. Après Rachid qui inonda le dos de Mike, ce fut au chef de la bande de gicler sur le cul d'Andrew. Les corps suintaient la sueur et le sperme chaud. Les hommes se rebraguettèrent et le chef dit :

— Bons pour le service ! Mettez-les au frais... Dans quelques heures, Porky viendra pour le tournage. Avec des vedettes pareilles, on improvisera...

— Des bonnes putes, oui ! ajouta Rachid qui respirait très fort.

Le matin pointa ses premiers rayons. Ils s'immisçaient entre les planches du vieux hangar. Andrew les voyait faire des dessins sur les boîtes en carton.

— Qu'est-ce qu'on va faire ? pensa-t-il si fort que son copain l'entendit.

— On va réfléchir...

— Que crois-tu que je fais depuis deux heures ?

— On voulait du sexe... C'est ce qu'on a trouvé, non ?

— Ça ne me fait pas vraiment rire ! J'ai le cul en compote...

— Le mien est déchiré, Andrew... Ces bouchers m'ont carrément éclaté la rondelle.

— Tu m'as foutu une de ces peurs quand tu as hurlé !

— Et moi, j'ai cru passer l'arme à gauche. Cette queue était si... si... énorme.

— Merci, mon gars... Je l'ai prise également !

— C'est quoi au juste la suite du programme ?

— L'angoisse totale. Jusqu'ici, on s'est fait baisé sur toute la ligne mais... incognito. La suite, comme tu dis, c'est qu'on risque de se faire mettre mais devant la caméra. Imagine la tête des parents, des copains, de tes copines et du monde entier !

— Toi qui te plaignais de ta vie monotone !

— Je retire tout ce que j'ai pu dire...

La porte s'ouvrit et deux des Arabes s'avancèrent.

— En avant, les fiottes, on va boulotter !

— Ou se faire boulotter... dans votre cas ! lança Rachid dans un éclat de rire gras.

— On peut savoir où...

Michaël ne termina pas sa question. Il considéra que la gifle était une réponse, une excellente réponse. Rachid les poussa vers la porte. Au bout d'un couloir délabré, ils entrèrent dans un local plus propre et très lumineux. Des spots et des caméras s'éparpillaient à gauche et à droite. Il y avait là une dizaine de mecs - certains habillés, d'autres à moitié nus - qui parlaient ou préparaient du matériel. Ils ne furent pas nombreux à regarder entrer les deux garçons. Rachid les mena dans un local chauffé ou un garçon très efféminé tenait lieu de maquilleur et d'habilleur... enfin on se comprend !

— Ooooh merde ! Merci beaucoup les garçons ! Vous avez vu dans quel état vous me les amenez mes acteurs !!! Si c'est pas malheureux ! Enlevez leurs liens...

Rachid coupa les cordes avec son couteau tandis que les garçons se frottaient les poignets douloureux.

— Allez à poil !

Andrew le fixa d'un air mauvais mais n'osa pas refuser. Y'avait tout de même un couteau. Ils se débarrassèrent du peu de vêtements qu'ils portaient. Ils n'étaient pas frais.

— Vous avez drôlement besoin d'une douche, mes loulous. Ah oui, au fait, je me présente... Benino del Torro... Je sais, ça n'est pas très arabe... C'est un nom d'artiste ! Venez par ici pour la douche... Vous êtes drôlement bien foutus, mes minets. Ces jolis culs ! Woaw ! En plus, je ne sais pas si vous êtes au courant : vous allez tourner avec le plus grand ! Big Bang, la bite en acier. Il ne tournait plus depuis trois ans. Le patron est un génie... il l'a décidé à remettre ça. Vous allez vous faire baiser par un génie ! Mmmmm, qu'est-ce que je vous envie, mes poulets !

Ce Benino était plutôt pompant. Un vrai moulin à paroles. Michaël savonna le dos de son copain qui lui rendit la pareille. Il se chuchotèrent en douce quelques encouragements avant le "combat".

— On m'a dit : "Pas trop de maquillage" ! Mais c'est moi le pro et je sais que sans une bonne base et un bon fond de...

— Ta gueule, Benino. Tu nous emmerdes avec tes conneries. Pourquoi tu leur maquilles pas aussi le trou du cul, tant que tu y es ? C'est ce qu'on risque de voir le plus...

Andrew espéra qu'il en serait ainsi et que jamais son visage ne serait filmé. Il savait parfaitement que son corps et son visage seraient intégralement révélés dans le film. Dès qu'ils furent requinqués, les deux amis furent conduits sur le plateau... Cela représentait une espèce de donjon avec une salle de torture. Mike frissonna. Deux acteurs vêtus de cagoules et ne portant qu'un harnais et un cache-sexe clouté, parlaient au fond. La vedette n'avait l'air d'être là...

— Ah voilà mes nouvelles stars ! cria le chef du gang. Elles m'ont l'air plus fraîches que cette nuit. N'est-ce pas, mon mignon ?

Et il claqua les fesses de Michaël en lui lançant une œillade vicieuse.

— Que je vous explique ! Vous allez travailler pour la maison de production Minos et je vous remercie déjà pour votre participation gracieuse. (Il rit.) Notre film se termine sur la scène que nous allons tourner ici et maintenant. Il se passe au Moyen Âge. Un prince a été enlevé par un traître. Son père, le roi, envoie un chevalier à sa recherche. Le preux chevalier est sur le point de délivrer le prince lorsque le bourreau arrive avec ses acolytes ! Et tout le monde fornique... Je veux du cul en profondeur. Donnez votre chatte avec cœur, mes loulous.

Et Big Bang arriva. Une montagne de muscles ! Un vrai die u! Sa bite au repos lui tombait à mi-cuisse et deux gros anneaux dorés lui perçaient les tétons au milieu d'une forêt de poils. Andrew banda immédiatement.

— Ben voilà, quand on veut, on peut... dit le patron en voyant réagir le Prince. Allez suce ton copain pour le chauffer un peu...

À suivre...

Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com