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Affamé de son corps musclé

C’était il y a une vingtaine d’années, à l’ère révolue de la baise sans problème. C'était fête au village. Un forain était venu me demander une masse pour planter sa tente. C'était un mec dans les trente, trente-cinq ans, plus vieux que moi qui n’avait que vingt-sept ans à l’époque, le cheveu de jais, le teint hâlé, avec des rouflaquettes à la Bartabas qui lui mangeait les joues, costaud et plus petit que moi, environ 1m70.

Lorsqu’il revint, j’étais en train de poser des planches le long d’un hangar. Une de mes mains tenait la planche, et de l’autre je la clouais le long de la poutre horizontale. Je ne l’avais pas entendu venir. Je sentis son souffle chaud dans mon cou, puis son corps qui se collait contre le mien, enfin deux bras qui m’enlacèrent presque, en fait pour m’aider à maintenir la planche en place. «À deux, ça va quand même mieux, non ?» Son ventre se colla de plus en plus contre mes fesses, et je sentis très nettement son sexe dur et énorme. Il n'y avait pas à tergiverser. Je me suis retourné, j’ai laissé tomber mon marteau et lui répondis : «Ouais, à deux, c’est toujours mieux, surtout quand on est aussi bien outillé...»

Je saisis le sexe qui palpitait au travers de la salopette: «Ouais, beau manche, et qui cogne bien...» ajouta-t-il. Il me glissa encore dans l’oreille : «Je bande pour toi depuis que je t’ai vu !» Il me mordit le lobe et y glissa sa langue humide. «Allez, laisse-toi faire...» Pas besoin de répondre, mon sourire fut éloquent. «Mais faudra faire vite, ma femme n’est pas très loin !» Il éplucha mon pantalon, puis mon slip, enfin il me retourna contre la palissade, le cul à l’air. Il dégrafa sa salopette et la fis tomber sur ses chevilles. Il cracha abondamment sur sa bite, que je n’avais pas encore vue. «Penche-toi !» me demanda-t-il. Je lui obéis, excité mais un peu anxieux. Il me graissa le trou de ses doigts mouillés de salive. «Ouvre-toi bien, mon p’tit gars, je suis monté comme un bourrin me disent toujours les nanas ou les mecs qui y goûtent !»

Sûr ! Je ne vis pas, mais je sentis bien ! D’abord le gland qui entra difficilement. Je serrais les dents. Mais le mec était doux : il s’arrêtait centimètre après centimètre, afin que je m’habitue. Un vrai pilon, son sexe ! Il fallut plus de cinq minutes à mon cul pour tout absorber. Puis deux lourdes couilles vinrent cogner contre mes fesses, arrêtant l’incroyable progression. À ce moment-là, il me murmura :

— Alors ?

— Rien à dire ! Si, surtout, continue, défonce-moi, c’est bon, c’est extra !

Il m’a pilonné pendant dix bonnes minutes, alternant coups de reins puissants et allers et retours lents et sensuels. Une bête de baise, ce mec ! Il devait tous et toutes les faire hurler, comme moi, qui n’arrêtais pas de gémir de plaisir. Il m’a limé le cul comme un chef, m’écartelant complètement. J’étais ouvert comme jamais. Dans un grand tressaillement de tout son corps, il se vida en moi par saccades. Il me sembla vraiment, même si ce n’est pas possible, sentir les giclées de sperme. Il resta longtemps accroché à moi avant de se retirer doucement me laissant le trou béant, orphelin de cette belle pine que je vis enfin, tandis qu’il se l’essuyait de son mouchoir. «Peut-être qu’on se verra encore !» Et il partit en balançant les épaules.

Le dimanche, je suis allé à son stand de tir. Il me présenta sa femme :

— C’est le monsieur qui a bien voulu me rendre service, hier.

— Vous savez, ça n’a pas l’air, mais il y a des trous où les gens sont beaucoup moins accueillants ! renchérit son épouse...

Le lendemain, le cher mari revint me voir, car il fallait de nouveau tout démonter pour reprendre la route.

— J'ai une heure, pas plus, me dit-il.

— Une heure de toi, c’est une heure de paradis, je lui répondis.

Il offrit à mes lèvres affamées son corps musclé et imberbe, ses longs tétons noirs, sa toison pubienne drue, ses couilles volumineuses et odorantes avant que son énorme mandrin ne me perfore et me gave les intestins de jus viril. L’année suivante, jour de la fête au village, j'ai espéré son retour. Je ne l’ai jamais revu.

Jean-Pierre, 49 ans