Une histoire à découvrir
Affamés l'un de l'autre
Je descendais pour les vacances chez mes parents, près de Riom. C’était sans véritable enthousiasme, mais lorsqu'on vit seul à vingt-huit ans... Il faisait très beau. À Clermont-Ferrand, je me suis arrêté pour acheter des cigarettes. C’est ainsi que je suis tombé sur un type avec qui j’avais baisé il y a environ deux ans. Un beau mec proche de la cinquantaine, grand, mince, viril, et qui m’avait fait un drôle d’effet dans la poitrine. J’aurais bien voulu le revoir, mais c’était un de ces trop nombreux mecs qui ne couchent qu’une fois avec le même gars. Il s'appelait Pierre. Je l’ai appelé par son prénom. Il s'est retourné, et quand il m’a vu, il a eu l’air très surpris, mais agréablement. “Gaël, je crois, non?” On a pris une bière et on s’est un peu raconté notre vie, chose qu’on n’avait pas eu le temps de faire. Il s’était installé là pour des raisons professionnelles. Puis il m’a filé son téléphone et son adresse. Il avait l’air content de me revoir.
Le lendemain matin, alors que je me promenais avec Indy, le setter de mes parents, j’ai ressenti la même émotion dans la poitrine. Il faisait toujours aussi chaud. Ce type me plaisait, alors qu’il aurait pu être mon père, ses yeux bleu clair, sa nuque, son rire, ses larges épaules. Je l’ai rappelé, et il m’a fixé un rendez-vous chez lui pour le samedi soir suivant. C’est idiot, mais j’avais le cœur qui battait...
Il avait un bel appartement avec terrasse dans le centre ville. Après le verre d’usage, j’ai vite compris qu’il avait envie de bien plus que d'une banale conversation, tout comme moi. Il s’est approché, m’a enlacé, m’a fixé dans les yeux et m’a dit “je suis très content” avant de m’embrasser pour un long baiser très tendre. Je bandais déjà depuis un certain moment. Vous savez ce que c'est lorsqu’on éprouve un fort sentiment pour quelqu'un: on a très chaud, on a l'impression d’étouffer, on a les yeux qui se mouillent, et la sensualité envahit tous les recoins de votre corps. Cinq minutes plus tard, le tendre baiser s’était fait furieux, et l’enlacement avait fait place à notre impatience de nous étreindre. En un tournemain, Pierre et moi étions torse nu, à nous coller l’un contre l’autre, l’haleine courte, à nous caresser, affamés l’un de l’autre. Je lui ai avoué qu’il y a deux ans, j’aurais bien voulu le revoir. Il m’a répondu: “Je sais. Mais aujourd’hui, c’est différent! N’est-ce pas?” On a fait l’amour, à la folie. J’ai retrouvé sa queue massive et lourde, dans ma bouche, dans mon cul. Il a regoûté à ma bite en soupirant, et il a voulu que je l’encule. Alors que je lui pilonnais l’orifice, il s’est relevé d’un coup de reins, m’a plaqué sur le lit, et s’est empalé de lui-même sur ma tige à toute allure, penché sur moi. J’ai joui violemment et il a tout craché sur mon torse. J’ai prétexté un contre-temps professionnel à mes parents et j’ai passé le deuxième semaine chez Pierre. Là, je suis de retour à Paris. On se téléphone tous les deux jours. Je crois que je l’aime...