Une histoire à découvrir
Ahmed, Amhed, Ahmed
Coopérant en Afrique du Nord, j’ai eu une aventure curieuse, que je voudrais vous relater. J’étais en plein Sahara, dans le grand sud algérien, j'avais vingt-neuf ans tout juste en ce début d'année scolaire. Sur ma route, pour aller prendre mon poste, j’ai chargé un jeune gars qui faisait du stop. Il ne savait pas très bien où aller et opta pour la ville où je me rendais, prétendant qu’il y avait un oncle. Il avait dix-sept ans et était fin comme une liane. Il avait cette peau affolante des Arabes, teintée et lustrée. Le pantalon très lâche qu’il portait laissait quand même deviner des petites fesses sublimes et un paquet avantageux qu’il se frotta tranquillement quand il me vit le lui examiner. Ahmed était mignon au surplus, avec un air sauvage et roué à la fois. Il me faisait bander à fond. Il n’avait pas grand-chose à faire à Adrar, la ville où je me rendais. Les jours suivants, je le voyais traîner au marché. Il n’y avait rien eu entre nous: je n’avais pas osé. Mais on s’était compris quand même et chaque fois que je le rencontrais, j’avais la trique.
Pour échapper à la cohabitation avec d'autres coopérants, j’ai loué une grande maison de terre dans le privé. Inconfortable mais grande: un vrai vaisseau. Seules les deux premières pièces s’éclairaient à l’électricité. Ahmed a tout de suite été là, à ma porte. Il m’a demandé de l’héberger un temps. Ainsi fut fait. Pendant mes cours, il s’acquittait de quelques corvées: peindre une porte, faire des commissions. Mais le soir, quand je le retrouvais, il paraissait réticent à avoir une aventure avec moi si j’effleurais ce sujet. Pourtant je ne pouvais pas oublier son geste dans l’auto, quand il s’était caressé, lors de notre descente. Par ailleurs sa lascivité et sa sensualité étaient évidentes. Sa libido le travaillait.
Très vite, le premier soir, il a renoncé à dormir dans la pièce éclairée avec moi. Il préférait aller se perdre dans les bas-fonds de notre maison, dormant au hasard des pièces nues. Elles étaient au nombre de sept en enfilade, la plupart sans lucarne et inutilisées. Un soir, je me suis risqué à descendre dans ce qui était son territoire. Je m’y suis rendu sans le lumogaz, seul éclairage possible pour ces pièces à l’abandon. C’est la respiration d’Ahmed, le frottement de ses jambes sur le sol qui m’ont averti qu’il était dans cette pièce-là, l'avant-dernière au fond. Il dormait ainsi dans le noir, sur une couverture. En l’occurrence il ne dormait pas ce soir-là. Ou bien je l’avais réveillé en tâtonnant dans l’ombre. Je n’ai pas dit une parole. Je savais qu’il était éveillé et que s’il y avait une occasion possible, elle était là dans cette obscurité qui semblait tout permettre. Mon jeune compagnon s’est mis à respirer plus bruyamment après que je me sois assis par terre contre le mur. L’émotion me chavirait complètement car je mourais d’envie de lui, et que c’était à un doigt de se faire.
Très vite, je me suis touché et j’ai compris qu’Ahmed en faisait autant. Mes yeux s’accoutumant à l’obscurité, je voyais mieux sa silhouette. Son souffle un peu fort, les frottements de sa main sur son tissu achevaient de me guider. En érection comme jamais, j’ai sorti ma bite. Je me la suis caressée. Sans ambiguïté aucune, j’ai compris qu’Ahmed faisait de même. Le noir lui fournissait un alibi. C’était comme dans un rêve dont personne ne saura rien au matin. Glissant tout assis que j’étais, je me suis déplacé plus près d’Ahmed. Tremblant, j’ai touché son genou, sa cuisse. Mon cœur s’est serré comme dans un étau lorsque, ma main remontant encore, j’ai vérifié que son pantalon était largement ouvert. La respiration coupée, j’ai caressé sa peau nue à l’aine, en haut de cette cuisse glabre... et au-delà, puisqu'il ne portait pas de slip. Plus paisible que moi, il a glissé vers l’avant en écartant les jambes, et son zob est venu dans ma main. Ivre de plaisir, je l’ai pressé et caressé. Je me suis penché pour faire descendre le pantalon jusqu'aux genoux et en même temps, j’ai pris ce sexe tout raidi dans ma bouche. Il était vigoureux et bon. Dur comme l'acier il frémissait dans son envie d’être sucé par moi, et il me communiquait sa névralgie.
Je ne saurais dire combien de fois j’ai pistonné ce membre en montant et en descendant avec la bouche. De mes deux mains, je caressais le ventre plat et nerveux de mon partenaire, sous le tee-shirt, les fins poils qui entouraient à la base son pénis vibrant et ses bourses. J’ai léché toute la partie dévêtue au fur et à mesure que remontait le tee-shirt. Revenu à sa queue et après un temps de succion que j'ai jugé suffisant pour que ce soit sans non-retour, j'ai pris Ahmed dans mes bras et nos deux bites se sont collées. On a glissé sur la couverture et je me suis abreuvé des baisers que mon jeune amant me rendait sans réticence quand je ne léchais pas son cou, ou n'humais pas ses cheveux crépus. Il me laissait le serrer contre lui et je me sentais une force à le broyer, d’autant que nos couilles et nos queues s’écrasaient les unes contre les autres. On ne s’est interrompus que le temps de se débarrasser de nos vêtements.
Quand je l’ai repris dans mes bras, Ahmed était aussi nu et aussi chaud que moi. Avant de reformer notre position, il a échappé à mon étreinte afin de me chevaucher et de se faire sucer, à califourchon sur mon visage. Je léchai ses couilles en pétrissant son cul dont les muscles fessiers durcissaient sous ma main. J'ai absorbé son pénis en le tenant à la base, tant mes mouvements de pompe étaient frénétiques dans mon souci de satisfaire Ahmed dans la position qu’il avait choisie. Passant sous lui, j’ai léché sa raie des fesses et, incapable de contenir mon envie, son trou de balle enfin atteint avec la langue. Ahmed a levé la cuisse pour que je le pénètre et le fouille de cette façon. Il s’est retrouvé à quatre pattes au-dessus de moi, content de se faire lécher partout. Il m’aidait avec ses mouvements ondulatoires, mais très amateur de se faire sucer, il remettait régulièrement son braquemart horizontal dans ma bouche. J’ai changé de position, quoique sans me relever, et nous nous sommes retrouvés en soixante-neuf. On était tous les deux trop chauds pour qu'il résiste. M'imitant, il a reproduit sur mon sexe ce que je faisais sur le sien. J'étais encore émerveillé de son contact, et de mes caresses sur ce jeune corps poli. Mais quand Ahmed a pris ma bite dans sa bouche, j'ai su que je vivais le moment le plus accompli de mon existence. On s’est excités comme ça l'un l’autre en se suçant comme des pourceaux. Ahmed me pompant, je recommençais à lui lécher le cul, à écarter ses adorables petites fesses pour lui brouter le fion. Je craignais qu’une pareille aventure soit unique, et je prenais d’elle tout ce que je pouvais en retirer. J’ai léché ses cuisses fines et nerveuses, ses fesses, sa belle petite croupe en remontant sur lui. La seule chose qu'ait dit Ahmed dans le noir, c’est à ce moment-là qu’il l’a murmurée: “Tourne-toi!” a-t-il fait. Je comprenais ce qu’il voulait, d’autant qu’un geste accompagna ces paroles explicites. Ma bite perlait, dure comme une petite colonne. Mon partenaire était à genoux sur le sol, attendant que je m’exécute. Son regard que j’arrivai à capter dans l’obscurité était chamboulé de désir. “Attends!” ai-je murmuré à mon tour. “Laisse-moi te voir...”
À genoux face à lui, je l’ai caressé. Je l’effleurais des doigts en l’admirant. Cette peau glabre... ces muscles durs et bien dessinés... ces cuisses fuselées. Flatté de ce que je l’admire mais pris par son idée,
Ahmed faisait tressauter son zob devant lui, dans le vide, autant pour me le donner à contempler qu’en attente du moment où il pourrait l’enfoncer en moi. Éperdu de tendresse et consentant à tout ce qu’il voulait, je l’ai entraîné en me retournant et en me laissant aller sur le sol. Déjà Ahmed était sur moi, pressant sur mon dos, s’y déployant. Il agrippait mes épaules, puis ma taille. Je sentais son pénis ardent frotter le long de mes fesses. Jamais je n’avais voulu le coït à ce point, même quand c’était moi qui tenais le rôle actif. Il a trouvé mon trou et j’ai senti sa pine pousser entre mes fesses, puis crever l’entrée de mon orifice qui, depuis toujours, semblait lui être réservé, car je ne m’étais jamais fait authentiquement emmancher par un homme, encore.
Je n’eus aucune souffrance physique. Au contraire, je mouillais tant que c’était déjà comme jouir. À ce stade quelques pressions sur mon sexe allaient suffire pour que je m'éclate. Ahmed a trouvé son mouvement régulier et je me suis entendu gémir de plaisir quand il a donné de solides coups de bassin pour me faire sentir sa virilité et me donner sa semence. Quand il a commencé à s’égarer en ramonant plus vite, j’ai été heureux de lui faire connaître ce septième ciel. Accélérant encore, il a atteint l’orgasme et il a perdu son jus en moi avec tant d’abondance que ça a ruisselé sur mes fesses, bien qu'il fût assez profond en elles. Nos mouvements se sont désaccordés quand je me suis branlé à mon tour, mais cela ne nous a pas empêchés, pour lui de connaître un regain de jouissance alors qu'il me maintenait toujours sous lui, pour moi d’éjaculer avec force, la décharge étant encore augmentée de le sentir sur moi, de le sentir pris à moi. Nous sommes tombés sur le côté comme deux lutteurs sonnés... Je ne savais plus quel parti prendre, mais j’ai vu avec soulagement qu’il restait sur le côté, essuyant simplement son sperme avec un bout de la couverture qui était vieille et râpée, avant de s'en couvrir avec tranquillité. De ses habits roulés en boule, il s’est fait un oreiller. Il fermait les yeux, tenant la couverture contre lui. Je me suis contenté de toucher affectueusement son épaule avant de me lever, mes habits à la main, et de remonter vers les pièces éclairées.
Le matin, quand je suis parti pour mes cours, il apparaissait tout juste, issu des alcôves profondes de la maison. Il était dépeigné, chiffonné par le sommeil, par autre chose, mais bien sûr il n’y a pas eu la moindre allusion à ce qui avait eu lieu. Ça avait perdu toute réalité... Ce qui ne m’empêcha pas de descendre de nouveau la nuit suivante, au hasard de ces pièces noires, une heure ou deux après qu’il soit descendu. J’avais corrigé mes copies en bandant et priait pour que se renouvelle ce qui s’était passé la veille.
Ahmed était cette fois dans une autre pièce et il dormait tout de bon. Il était roulé dans sa couverture... avec ses habits sous la nuque, ce qui me montrait d’une certaine façon qu’il m’attendait, étant nu là-dessous. Il était comme je l’avais laissé la veille, et n’eût été qu’il ait changé de “chambre”, on aurait pu croire que le jour intermédiaire n’avait pas existé... Dans cette nouvelle pièce il y avait un rai de Lune qui passait par une fente juste sous le toit, en haut du mur. Je me suis approché et j’ai lentement baissé la couverture sur Ahmed. Alors qu’elle arrivait aux genoux, le dormeur bandait déjà, s’il feignait d’être toujours dans le sommeil. Il s’est frotté les yeux comme quelqu’un qui revient à la conscience mais, en fait, il devait être bien réveillé et même en attente, vu la façon dont il se révélait disponible avec son cierge tendu au-dessus de la petite crête mousseuse des poils. Ouvrant les yeux, il a écarté les jambes et s’est caressé les couilles comme en un geste distrait. Mais il me regardait entre ses cils serrés. C’était doux et violent à la fois. Bien que je l’aie sucé à plusieurs reprises la nuit précédente, c’était comme si je ne l’avais jamais fait et mon envie était intacte. J’ai enroulé ma langue autour de ce gland orgueilleux en frottant la hampe de ce pénis tout long. Une fois de plus, la nuit commençait dans ce vaisseau détaché du monde, souterrain. Nos parties de cul se sont reproduites à partir de là presque chaque soir. Il suffisait pour les vivre de rester dans le non-dit, dans le silence, dans l’oubli total de ces pièces noires. Rien ne se trouvait inscrit au tableau qui était en quelque sorte effacé avant qu’on y traçât quelque chose, tout se jouant dans l’obscurité. C’est à cette condition que se vivait ce rapport sexuel. Et ça a été sans doute la relation la plus hypocrite de mon existence, mais ça a été aussi la plus merveilleuse, et de loin! Et ceci valait bien cela!