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Une histoire à découvrir

Alain (03)

Attention, ceci est une fiction, dans la vie réelle le préservatif est obligatoire.

Petit à petit la vie de part et d’autre avait repris son cours normal, les échanges avec internet étaient réguliers avec la même intensité du plaisir à se retrouver, chacun racontait ce qu’il faisait. Au lycée, Alain avait été le départ de bien des commentaires, son changement si rapide, ce qui le rendait encore plus beau, son look qui ne plaisait pas à tout le monde, son jeans où l’entrejambe était bien visible, l’anneau, tout cela intriguait, personne ne pouvait dire qu’il avait ‘mal tourné’, ses résultats étaient en progression ainsi que ceux de Thomas, objet aussi de commentaires. Il devait s’être passé quelque chose là-bas, ces deux là ne se quittaient plus alors qu’avant le voyage c’est à peine s’ils se saluaient, les autres étaient pressés de questions pour connaître le fin mot.

Un samedi matin au petit-déjeuner, l’oncle et la tante voulurent parler à Alain.

— Voilà Alain, on aimerait te dire quelque chose mais on ne sait pas comment aborder le sujet. Tu sais que pendant ton séjour nous avons eu la visite de gens avec qui nous correspondons, via internet depuis bientôt deux ans, cette année on avait tous décidé de se rencontrer.

— Ben, je ne vois pas ce qu’il y a de gênant.

— C’est que, c’est que nous faisons tous partie d’un groupe, un groupe, un groupe qui fait du naturisme, voilà c’est dit.

— Et c’est pour ça que vous prenez tant de gants, enfin Pierre et toi Annie, franchement vous avez cru que je serai choqué, avant le voyage peut-être mais maintenant je suis décoincé, d’ailleurs, faites-en autant, tant que la température le permettra c’est ainsi que je me déplacerai dans la maison.

— Putain, merde, mais t’es drôlement bien foutu, ça fait longtemps que je ne t’ai vu nu, dis donc, les nanas elles vont avoir du pot.

— Révélation pour révélation, Pierre, Annie, les nanas n’y comptez pas trop, moi ce sont les mecs que je kiffe.

— Comment tu peux savoir si t’as jamais baisé une femme.

— Justement, si et pourtant elle a pris son pied, la cyprine, ça y a été.

— Alain, ce qui nous importe, bien que nous ne soyons pas tes parents, mais des gens d’une famille d’accueil, on a essayé de te donner ce qu’on pouvait te donner comme si tu étais notre fils et on t’aime de la même façon, seul ton bonheur est important.

Alain se leva et enlaça Pierre et Annie,

— Moi aussi je vous aime.

Maintenant, ils étaient nus, il arrivait fréquemment qu’Alain ait la queue pas complètement au repos pour le petit-déjeuner, tout à coup il se souvint.

— Au fait, qui c’étaient ces gens naturistes, des couples, des célibataires ?

— Un couple et deux cousins ils dormaient dans ta chambre, pourquoi ?

— Cousins, mon cul oui, deux gays plutôt, parce qu’ils ont oublié un gode en forme de bite dans ma commode, ils aiment la sentir passer les cousins car l’engin est d’une taille, je vous dis pas, ne vous fâchez pas par ma question, en plus du naturisme vous avez pratiqué l’échangisme ?

— Tu déconnes, on n’en a jamais parlé ni évoqué quoique ce soit. Mais, dis-nous, t’as l’air sacrément bien documenté sur les questions de sexe.

— Tu peux le dire, Pierre, plus tu le fais plus tu en as envie, et croyez-moi, il n’y a rien de meilleur que le plaisir qu’on éprouve et qu’on partage avec son partenaire. Annie, si Pierre te fais jouir, pas la peine d’étouffer tes cris, laisse-toi aller, tu verras c’est nettement mieux, pareil pour moi, si un jour vous m’autorisez à baiser ici, ignorez les gémissements.

— Alain, ta chambre est ta chambre, ce que tu y fais ne nous regarde pas, dit Annie.

— Merci à tous les deux.

Alain et Thomas s’étaient inscrits dans une salle de fitness, ils s’y entraînaient régulièrement et avec sérieux. Souvent, en lui-même Alain se disait, Karl verra t-il le changement ? Après il pensait à Rudi, bizarre. Un soir, ils décidèrent d’aller prendre un verre en ville, ils traversèrent le square quand Thomas dit qu’il fallait trouver les latrines tellement il avait envie de pisser, ils entrèrent dans celles du fond du square, les seules ouvertes la nuit, ensemble, ils pissèrent quand ils entendirent des bruits étouffés, dans un recoin, deux mecs, bien balancés, un en cuir, l’autre en jeans pas net s’embrassaient sauvagement, les blousons étaient déjà sur le sol, les braguettes ouvertes et deux gros sexes en érection. À la vue du cuir, il pensa à Karl et se mit à bander, Thomas avait ressorti sa queue et se masturbait lentement, les gars les aperçurent, d’un clin d’œil et d'un mouvement de tête les invitèrent à les rejoindre, agenouillés ils les sucèrent un peu avec difficulté, soit Thomas et Alain avaient de petites bouches, soit les queues étaient vraiment grosses, les rôles changèrent, ils n’en avaient jamais connu de si grosses, alors Alain et Thomas se mirent en position pour la sodomie, la taille rendait l’opération un peu douloureuse, pourtant les gars malgré l’allure armoire à glace étaient très doux, l’un d’eux sortit un flacon de poppers pour leur mettre sous le nez, ils ressentirent comme une décharge et une excitation grandissante, enfin ils entrèrent complètement, jamais ils n’avaient été pris comme ça, le plaisir était intense, sans se toucher ils éjaculèrent sur le sol, les deux autres sentant la jouissance arriver, ressortirent leur queue, Alain et Thomas se retournèrent en ouvrant la bouche, il reçurent du sperme sur le visage et dans la bouche, les gars les léchèrent et les embrassèrent. Chacun dit qu’il avait apprécié et qui sait, peut-être une prochaine fois...

Ils burent un pot en ville, regardèrent les affiches de cinéma, rien d’intéressant alors ils décidèrent de rentrer par le même chemin, plus court que par l’avenue. À mi-chemin environ, quatre individus, bien habillés barrèrent le chemin.

— Alors, les PD, on se promène, on cherche à se faire enculer, dégénérés, vous ne méritez qu’une chose, qu’on vous casse la gueule.

— Tu peux nous traiter de PD, ce n’est pas parce que tu es habillé comme un bourge que t’en es un, tu as le parler de la zone pauvre con, si t’en prenais un coup dans le cul tu le serais certainement moins.

— Les amis, on est quatre, ils sont deux, cassons-leur la gueule.

— Erreur, quatre, vous nous avez oubliés, alors tu viens me la casser la gueule espèce de sous-merde, foutez-moi le camp bande de nuls.

Devant la carrure des deux nouveaux, ils déguerpirent comme des péteux.

— Merci les mecs, sans vous c’était peut-être notre fête, 4 contre 2.

— Avec plaisir, on n’allait tout de même pas laisser quatre petits cons casser la gueule à deux mecs qui nous ont donné du plaisir, moi c’est Gérard, mon pote c’est Jean, vous venez boire un verre chez-nous, ce n’est pas loin.

Ils arrivèrent devant un immeuble de cinq étages, ils habitaient au dernier, ils avaient l’avantage de disposer d’une petite terrasse sur le toit de l’appartement du dessous, beaucoup plus grand, un grand salon, deux chambres, cuisine, SDB, le tout exposé sud et ouest. La cuisine était moderne, le salon également avec des canapés en cuir noir, la chambre avait un lit très large, la tête de lit était en cuir noir ainsi que les petites table de nuit, les murs de chaque côté du lit étaient formés de placards aux portes coulissantes recouvertes de miroirs, une table bureau en verre avec internet et un écran plat au mur face au lit, photos de mecs aux murs comme un peu partout dans l’appartement. Gérard et Jean proposèrent une bière mais Thomas refusa, ses parents lui avaient donné la permission de sortir jusqu’à une certaine heure, il préférait rentrer, Alain, vu ce qui s’était passé proposa de l’accompagner pour rentrer, Gérard et Jean les accompagnèrent. Une fois Thomas chez lui Jean lui dit.

— Et toi, Alain, tu rentres ou tu reviens avec nous ?

— On passe à la maison et je préviens.

Alain entre et appelle Pierre, évidemment nu. Il n’avait pas vu les hommes derrière Alain qui lui disait qu’il avait rencontré des copains et qu’il risquait de rentrer tard, Pierre se dégagea et dit à Alain.

— Alain, tu aurais pu me dire que tu n’étais pas seul, j’ai l’air de quoi devant monsieur.

— Pierre, tu permets que je t’appelle Pierre, moi c’est Gérard et mon pote c’est Jean, t’inquiète, nous aussi on est toujours à poil, on pourrait peut-être faire du naturisme ensemble, tu en penses quoi ?

— Puisque vous êtes là, entrez faire connaissance, ma femme est en train de faire du café.

Ils entrèrent, Alain se dévêtit ainsi que ses amis, Annie, également nue, ne semblait pas intimidée, sauf par la taille des queues. Ils discutèrent de choses et d’autres, de la façon dont ils s’étaient connus, de leurs métiers, Jean était routier, Gérard conducteur de travaux publics. Au moment où ils allaient se rhabiller, Pierre demanda si le pantalon de cuir que portait Gérard n’était pas trop chaud ou froid suivant la saison.

— Tiens, le meilleur moyen de savoir, essaye.

— Attends, je vais chercher un slip.

— Pas besoin de slip, tu vas voir c’est bandant d’être à poil dans du cuir, alors ?

— La vache, c’est agréable, on croirait une deuxième peau, tu vois chérie, si t’as besoin d’une idée cadeau pour mes étrennes, tu l’as.

Pierre rendit le pantalon, Gérard et Jean embrassèrent Annie, partirent en emmenant Alain avec eux, précisant qu’il ne rentrerait que demain.

— Tes parents ont l’air vraiment cool, c’est bien ça, ils nous plaisent bien, ils nous ont accueillis sans chichi, on est contents.

Alain fit un rapide résumé de sa vie, la raison pour laquelle il ne disait jamais, maman et papa, avant d’aller en Allemagne il disait ma tante et mon oncle mais jamais mes parents, depuis le retour il les appelait par leur prénom. Il était très tard et se couchèrent après s’être embrassés, masturbés, sucés. Alain entre ses deux nouveaux amis s’endormit très vite mais pas assez pour ne pas sentir le contact des deux corps. Pendant ce temps-là Pierre et Annie discutaient.

— Pierre, as-tu remarqué la grosseur de leur sexe ?

— Impossible de faire autrement, je me demande si Alain va les prendre dans le cul, ça doit faire mal ?

— Si tu tiens à le savoir, tu n’as qu’à essayer.

— Quoi ? Tu me pousses à avoir un rapport homosexuel, je n’ai jamais eu ce fantasme.

— Écoute-moi Pierre, moi, le naturisme m’a changée, je ne suis plus prude et coincée comme j’étais avant, je vais même t’avouer une chose, quand j’ai vu les queues de Jean et Gérard, eh bien je me suis dit que j’aimerais bien en prendre une au moins une fois, c’est pas pour autant que je ne t’aimerais plus, tu coucherais avec une femme ou avec un homme, si ce n’est que pour la bagatelle, je m’en fous mais si c’est pour être amoureux, là je ne suis plus d’accord.

— Vraiment, ma chérie, tu aimerais goûter à ces deux queues-là, soit, moi ces mecs ils me plaisent, tachons de devenir amis, on verra la suite, mais j’y pense, ils sont gays, peut-être ne sautent-ils pas les femmes.

À la salle de fitness, Thomas et Alain firent la connaissance d’un nouveau, Damien, un blond aux yeux bleus, il venait pour se muscler un peu, il en avait besoin. Après plusieurs séances d’entraînement, se sachant en confiance il avoua qu’il était gay et qu’il pensait qu’eux aussi l’étaient, depuis cette révélation Damien et Thomas se rapprochèrent et petit à petit sortirent tous les deux, Alain était satisfait de cette tournure des événements, il disposait de beaucoup plus de liberté pour fréquenter Gérard et Jean. Alain était heureux de constater combien Pierre et Annie avaient changé, ils étaient devenus amis ce qui modifia considérablement les échanges.

Deux fois les garçons étaient venus diner, comme ils avaient un peu bu, ils dormirent avec Alain dans sa chambre, naturellement au matin les bruits de l’amour résonnèrent, Annie et Pierre excités par ce qu’ils s’imaginaient à côté, firent l’amour, les trois amis surent par les cris qu’ils avaient bien joui. Jean, qui n’avait pas encore joui, entra sans frapper dans la chambre d’Annie.

— Vous allez bien, mes amis ? C’étaient des cris de détresse ou de plaisir, on a eu peur alors je viens aux nouvelles.

— Espèce de con, de vous entendre on a fait pareil et pour ce qui est des bruits, tu devrais te taire.

— Dans tout cela, à l’heure qu’il est, je suis le seul qui ne s’est pas vidé les couilles.

— Alors tu viens ici pour savoir si c’est avec moi ou avec Annie.

— Vous savez, si l’un de vous m’accepte, contrairement à Gérard je suis Bi, et une chatte de temps en temps, pourquoi pas, qu’en dis-tu ma jolie ?

— J’accepte de compatir à la détresse d’un homme, montre-moi si tu es un bon coup.

Alors Jean mit tout son art pour envoyer Annie dans un autre monde, la grosseur du sexe lui arracha des cris d’extase, Pierre qui assistait à la scène bandait comme un âne, et peu avant qu’il éjacule, Jean dit à Pierre de se mettre à cheval sur Annie pour se faire sucer, pendant qu’il se faisait sucer, Jean éjacula, avant de se retirer, il écarta les deux fesses de Pierre et lui lécha la raie et la rosette, puis un et deux doigts, c’en était trop pour Pierre qui éjacula avec une violence inconnue jusque là. Pierre et Annie, s’embrassèrent et s’endormirent. Revenu dans la chambre Jean résuma ce qui venait de se passer, à son avis, Pierre aimerait bien baiser une fois avec un mec.

Le temps passait, l’année suivante était l’année du bac, Alain, Thomas et Damien travaillaient souvent ensemble chez l’un ou chez l’autre ou à la bibliothèque, ils faisaient partie des meilleurs élèves. Alain entretenait ses liens avec ses amis allemands, il les aimait toujours autant. Il avait été décidé que Rudi vienne passer les vacances de Pâques chez Alain, mais l’avant-veille du départ, Rudi eut de violents maux de ventre, le médecin ne diagnostiqua l’appendicite que le lendemain, jour du départ, il devait être opéré d’urgence, Rudi, en présence de sa mère demanda à Karl d’aller chez Alain, il serait trop malheureux si personne ne venait. C’est ainsi que Karl arriva chez Alain, son cœur battait la chamade tellement il était heureux de retrouver Karl, Annie et Pierre qui assistaient aux retrouvailles, comprirent qu’ils s’aimaient, les yeux ne trompent pas.

Alain présenta Gérard et Jean à Karl qui sympathisèrent immédiatement, eux aussi ressentirent que l’amour les reliait. Pendant que Gérard, Jean, Annie et Pierre travaillaient, ils travaillaient un peu leurs cours, fréquentaient la salle de fitness où Thomas fut content de revoir Karl, il présenta Damien comme son petit ami, la piscine également où ils étaient admirés. Ces deux hommes étaient vraiment beaux, le corps si harmonieusement musclé, ces regards francs et détendus, ces culs rebondis dans de mini-slips qui avaient peine à contenir ce qu’il y avait à l’intérieur. Ils n’étaient pas conscients de tout cela, seuls chez Alain ils faisaient l’amour, avec Gérard et Jean c’était du sexe. Chaque jour matin et soir ils se connectaient sur internet pour avoir des nouvelles de l’état de santé de Rudi, qui heureusement allait s’améliorant.

En l’absence d’Alain, Karl demanda à Pierre et Annie la permission pour deux choses. La première, s’ils acceptaient qu’Alain porte du cuir, la deuxième s’ils étaient opposés au tatouage.

— Dis-nous Karl, Alain tu l’aimes n’est-ce-pas ? Cela se voit dans tes yeux.

— Oui, c’est vrai, c’est arrivé à la fin de son séjour chez nous, il faut dire que d’adolescent, ignorant et un peu benêt, il s’est prodigieusement transformé. Je sais que nous sommes encore jeunes, et de plus éloignés, je ne lui avouerai rien tant que ses études et les miennes ne seront pas terminées, si pendant ce temps là son cœur penchait pour quelqu’un d’autre, j’accepterai la destinée mais le cœur malade.

Annie, prit Karl dans ses bras et lui dit.

— Patience, mon petit Karl, laisse faire le temps, Pierre et moi avons tout de suite lu tes sentiments dans tes yeux, nous faisons confiance en l’avenir. Sache que toi et les tiens serez toujours les bienvenus ici.

— Quant à tes permissions, lui dit Pierre, veux-tu développer.

— Alain est très attiré par le cuir, j’aurais voulu lui offrir un pantalon comme le mien quant au tatouage, Alain est scorpion et moi aussi, j’aurais aimé que nous ayons le même pour que les tatouages se touchent quand on s’embrasse.

— À vrai dire, je ne pense pas que notre permission soit nécessaire, depuis son retour d’Allemagne il a adopté un style vestimentaire peu courant, ses jeans sexy, son anneau, son bracelet et lacet de cuir qu’il ne quitte jamais, nous ne savons pas mais sommes certains Annie et moi, que ces trois choses ont une valeur sentimentale très forte, bref, tout ça pour te dire qu’Alain fait ce qu’il veut et s’habille comme il l’entend, il se sent bien dans sa peau et ses résultats sont meilleurs qu’avant. Pour le jeans en cuir, c’est nous qui allons lui offrir, d’ailleurs depuis que j’ai essayé celui de Gérard je rêve d’en avoir un aussi, pour ce qui est des tatouages, je veux voir.

Karl, heureux partit en les embrassant.

— Je vais t’avouer une chose Annie, quand on a recueilli Alain, nous l’avons élevé du mieux qu’on pouvait mais nous savions qu’il n’était de notre sang, depuis quelques temps je l’aime encore plus que s’il était notre propre fils.

— Je partage ton point de vue et mon instinct de femme me dit que lui aussi le ressent. Si tu savais mon chéri combien je me sens heureuse.

Gérard, Jean, Karl, Alain, Pierre et Annie entrèrent dans un magasin de cuir que Gérard affectionnait, Karl et Gérard choisirent le modèle de jeans cuir pour Alain, taille basse, moulant à souhait, les hommes triquaient rien qu’à le regarder, Gérard conseilla Pierre pour l’achat du sien, moins moulant mais qui donnait à Pierre un petit air coquin. Annie était passée dans le rayon lingerie fine et coquine, Pierre et Jean la suivirent, Jean le premier vint avec un ensemble et dit à Annie.

— Annie, essaye ça pour que Pierre se rende compte.

Pierre était ravi quand il entra dans la cabine d’essayage, il appela Jean, Annie décoincée tâta les deux entrejambes pour constater que les deux hommes bandaient. Les trois autres virent combien les braguettes étaient tendues quand Pierre et Jean ressortirent.

Alain était très heureux de son cadeau, il avait gardé le cuir sur lui, il remercia Annie et Pierre qui regagnèrent leur maison. Alain suivit ses amis en demandant où ils allaient comme ça.

— Alain, je veux t’offrir en gage d’amitié quelque chose que toi et moi garderons à vie, je t’emmène chez le tatoueur de Gérard et Jean, toi et moi sommes scorpion, acceptes-tu mon tatouage Alain ?

— Mais mon ché... cher ami, là Alain faillit dire chéri, si tu savais comme ça me fait plaisir, allons, vite j’ai hâte.

Karl expliqua au tatoueur ce qu’il voulait exactement, celui-ci, ami de Gérard et Jean, vit que ces deux là s’aimaient, il avait envie de leur faire un petit cadeau. Il leur dit.

— Dites donc, tous les deux, vous êtes des potes de Gérard et Jean, vous m’êtes très sympathique, vous acceptez que je vous fasse un petit cadeau ? J’aimerais vous tatouer un petit cœur près de la base de la bite.

Enthousiasme général, malgré les désagréments de l’aiguille, Alain qui était le premier ne pouvait retenir son érection, son sexe bandé à mort gênait le tatoueur.

— Tu as une sacrée belle bite, mais là elle m’emmerde, tâche de penser à autre chose, sinon comment je vais faire.

— Je vais te dire ce que tu vas faire, tu n’as qu’à me sucer.

Le tatoueur ne se le fit pas dire deux fois, il entreprit une fellation dont Alain se souviendra tellement elle lui donna du plaisir. Ensuite il termina son travail et commença avec Karl qui lui aussi bandait comme un cerf.

— La vache, vous êtes tous excités, et là qu’est-ce que je fais.

— Tu me fais à moi ce que tu as fait à mon amant.

Le tatoueur était ravi, non seulement il était fier de son travail mais ses amis Gérard et Jean lui avaient fait connaître deux mecs peu ordinaires, presque attachants, c’était la première fois que ça se produisait depuis qu’il exerçait, avant qu’ils ne partent il leur offrit une bière.

Sur le chemin du retour personne ne parla jusqu’à ce que Gérard dise.

— Franchement, tous les deux, plus Jean et moi on est avec vous, plus on vous aime, ne changez jamais et puis, chapeau pour votre réaction avec notre ami tatoueur, je puis vous certifier qu’il est prêt à vous rendre n’importe quel service.

À suivre...