Une histoire à découvrir
Alain (04)
Attention, ceci est une fiction, dans la vie réelle le préservatif est obligatoire.
Quelques jours plus tard, tout était cicatrisé, c’est vrai que le travail était remarquable. Alors qu’ils venaient de s’envoyer en l’air tous les quatre, Alain demanda comment il pourrait bien procéder pour que Pierre ait une expérience homosexuelle, pour la première fois, il était exclu que Gérard ou Jean le fassent, la taille de leur bite est trop grande, comme il était inconcevable que ce soit Alain ou Karl. Jean se leva, et téléphona à Serge pour qu’il vienne immédiatement chez eux. Dix minutes plus tard, Jean faisait entrer Serge au salon qui n’était autre que le tatoueur. Comme tous les quatre étaient nus il en profita pour regarder son travail. Ils lui expliquèrent ce qu’ils attendaient de lui, son rêve, dépuceler un hétéro, un fantasme qui allait se réaliser. Tout fut décidé, échafaudé, prévu, il ne restait plus qu’à prévenir Annie, Jean s’en chargeait.
Annie dit à son mari qu’elle aimerait bien qu’il se fasse faire un tatouage, même un petit. Pourquoi pas se dit-il, il demandera à Jean de l’accompagner. Le tatoueur était si occupé qu’il proposa, parce qu’il connaissait Jean et Gérard, de venir exceptionnellement dimanche matin, ainsi fut fait.
Serge les accueillit en chaps de cuir avec un jock-strap avec coquille détachable, des tatouages bien sûr sur tout le corps et une grosse chaîne autour du cou. Avant de commencer, Serge servit un whisky à Pierre et Jean. Il laissa Pierre regarder tout ce qui peut se faire, après en avoir sélectionné plusieurs, Serge lui demanda de se mettre nu sur le ventre, il plaçait les calques à divers endroits, en haut des épaules, au milieu, au niveau des reins, sur les fesses, sur le mollet, Serge déplaçait tous ces papiers avec beaucoup de douceur avec sa main qui semblait caresser la peau qui parfois avait ‘la chair de poule’.
— Maintenant, Pierre, retourne-toi.
— Tu veux attendre deux minutes.
— Pas question, tiens, je t’aide.
Pierre aurait voulu dissimuler son érection.
— Mais tu bandes, mon salaud.
Tout en disant cela, Serge effleura la queue de Pierre qui réagit, Serge n’hésita plus et commença une lente masturbation.
— Serge, arrête, arrête, sinon je te fous mon poing dans la gueule.
— Fais pas chier espèce de couillon, ne me dis pas que c’est déplaisant, tu vas voir comme c’est bon.
— Il a raison, Pierre, tu devrais essayer une fois avec un mec ainsi tu pourras faire la différence, je suis sûr que ça te plaira et puis c’est entre nous trois.
— Tu me fais rire, Jean, mais je suis marié pas homo comme toi et puis ça doit faire drôlement mal.
— Ne dis pas de conneries c’est pas parce que tu vas te faire enculer que tu es homo, quant à la douleur, oui il y en a toujours un peu, mais pour avoir déjà baisé avec Serge, je puis t’assurer de sa douceur, je t’avoue que j’aurais aimé être ton premier car je t’aime bien et on s’entend tous bien, mais la taille de ma bite, pour la première fois pourrait te laisser un mauvais souvenir.
Serge caressa, embrassa un Pierre de moins en moins résistant, Jean qui s’était complètement déshabillé l’aida à multiplier les zones de plaisir. Serge prit le temps nécessaire pour assouplir le cul de Pierre, à grands renfort de gel et de patience, il réussit à s’introduire dans le cul de Pierre, marqua des temps d’arrêt pour reprendre ensuite très lentement. Après les vives douleurs Pierre sentit le plaisir l’envahir et faire tomber les dernières barrières.
— Tu aimes ça, hein, une queue dan ton cul, ça te plaît, tu veux que j’arrête ?
— Non Serge, n’arrête pas, c’est trop bon, vas y, bourre moi à fond, oui, plus fort.
Puis Pierre se tut parce qu’il avait attrapé la bite de Jean pour la sucer. Serge gueula au moment où il jouissait dans le cul de Pierre qui n’en revenait pas du plaisir ressentit, Jean lui dit qu’il devait maintenant lui donner du plaisir en le pénétrant pendant que lui serait dans Serge. Déjà terriblement excité avec ce que lui avait fait Serge, Jean malgré tous ses efforts ne résista pas trop longtemps avant de jouir dans le cul de Jean, instinctivement, Pierre donna sa queue gluante à Serge qui se chargea de la nettoyer avec la langue, Jean fit de même aussitôt après avoir joui.
— Merci, les mecs, franchement je n’aurais jamais imaginé que c’était si bon.
— Alors, tu vois, c’était pas la peine d’en faire une montagne, tu t’es fait enculer par moi et tu as enculé Jean, te sens-tu différent ? Coupable ?
— Franchement non, je vais devoir faire attention de ne pas y prendre trop goût, j’aime trop ma femme.
Il ne restait que deux soirées avant que Karl ne reparte, tout le groupe voulut organiser une petite soirée en son honneur, Alain et Karl désiraient une soirée gaie et animée, ils se réservaient la dernière soirée pour eux seuls avant le départ.
Depuis son dépucelage par Serge, celui-ci se trouva intégré au petit cercle d’amis, Disposant chez lui de beaucoup d’espace au dessus de son salon de tatoueur il proposa que la fête se passât là où il y avait même la possibilité de dormir pour ceux qui auraient trop bu. Alain, Karl et Gérard avaient mis leurs jeans en cuir qui les moulaient tant surtout au niveau des fesses que de l’entrejambe, Jean portait un jeans usé et comme à l’habitude volontairement un peu sale, Annie en robe noire, toute simple avec ses dessous achetés dans le sex-shop, Pierre en cuir et Serge tout bonnement en chaps et minimum. Karl, peut-être grâce à l’alcool était plus entreprenant, c’est ainsi lui qui fit remarquer que tous ceux qui étaient là faisaient du naturisme donc pourquoi ne pas se débarrasser de tous les vêtements, et à partir de là l’ambiance prit une tournure plus débridée. Serge, s’approcha de Karl et Alain, les embrassa et leur dit combien ils étaient beaux et désirables, Karl et Alain s’agenouillèrent et le sucèrent, Gérard et Jean, Annie et Pierre, tout le monde baignait dans le sexe.
— Pierre, dit Annie, j’ai envie de Jean, tu veux bien ?
— Oui, je veux te voir jouir comme l’autre jour, sa grosse queue te plaît, c’est vrai qu’elle est d’une taille peu courante.
— Mon chéri, j’ai le sentiment qu’elle t’attire aussi.
Karl enculait Serge pendant qu’il suçait Alain alternativement les rôles changeaient, jusqu’au moment ou Karl s’allongea et dit à Serge de s’empaler sur sa queue, une fois bien en place c’est Alain qui s’introduisit en double pénétration pour le plus grand plaisir de Serge qui n’aurait jamais imaginé en éprouver autant de ces deux jeunes qu’il avait admirés dès la première rencontre. Gérard eut tôt fait d’emmener Pierre au septième ciel, certes quand Serge l’avait dépucelé, après un certain temps de repos il avait tenu, avant qu’ils ne se quittent, que Jean l’encule de sa grosse queue, le poppers fut le bienvenu et ne fit que rendre Pierre encore plus excité. La bite de Gérard est aussi grosse que celle de Jean aussi éprouva-t-il encore au début quelques douleurs. Ça gémissait de partout, Annie gueulait tant qu’elle pouvait complètement prisonnière des assauts de Jean. Après s’être vidé les couilles dans le cul de Pierre, Gérard lui dit de se les vider dans le cul de sa femme pendant que Jean la prendrait devant, là aussi les rôles s’inversèrent, pendant ce temps Karl et Alain avaient rempli les entrailles de Serge, celui-ci déplia une grande bâche en plastique sur laquelle Karl et Alain s’assirent pendant que Serge se branlait en envoyant son foutre sur les deux visages, Gérard, de nouveau excité se joignit à Serge qui demanda aux jeunes s’il acceptaient tout dans les jeux du sexe parce qu’ il voulait leur faire connaître une pratique pas trop courante, se léchant l’un l’autre le visage, ils répondirent oui de la tête, alors Serge et Gérard les arrosèrent de leur pisse abondante, résultat des bières bues, dès que Gérard eut fini de pisser, il rejoignit Karl et Alain pour lui aussi se faire arroser. Ils s’embrassèrent tous les quatre et regardèrent les trois autres en plein délire sexuel.
La dernière nuit, les amants la passèrent lovés l’un dans l’autre sans qu’aucun des deux n’avoue à l’autre combien il l’aimait, par deux fois ils firent l’amour.
Les années passèrent, Alain n’avait plus qu’un an d’études pour devenir ingénieur informaticien. Depuis un an la priorité étaient ses études le reste de son temps il s’étourdissait dans le sexe, dès l’instant où il apprit que Karl vivait avec un mec, il s’en servait comme exutoire. Il put mesurer la profondeur des sentiments de Pierre et Annie bien sûr mais de Gérard, Jean et Serge qui jamais ne critiquèrent Karl, tout ça parce qu’ils s’étaient connus alors qu’Alain n’avait que 16 ans et des études à faire.
Dans une partouze, il vit que plusieurs mecs s’étaient rasé la région pubienne, cela lui plut, il en parla à ses trois amis qui lui proposèrent de le raser pour la première fois, il accepta, ravi du résultat, sa queue paraissait plus grande, les trois firent de même. Quand il n’était pas dans le cadre de l’étude il ne portait que cuir ou jeans, comme Jean, il aimait quand le jeans était usé et pas trop net, ce côté négligé avait quelque chose d’excitant, il mettait en plus un cock-ring qui avait tendance à faire ressortir encore plus la bosse de son entrejambe. Parfois il sortait seul dans des lieux de drague, suivant les mecs rencontrés. Il était soit celui qui subissait soit celui qui faisait subir, c’était d’ailleurs le plus souvent le cas, il rentrait avec sur le jeans et la chemise des traces de sperme, de pisse, de boue séchée, ces vêtements- là il ne les lavait pas souvent, c’était sa tenue de débauche.
Avec mention il fut reçu à son examen final, Pierre et Annie, fiers, lui organisèrent une petite fête en compagnie des trois amis, l’ambiance était bonne mais on voyait bien dans le regard d’Alain une espèce de tristesse par le manque de quelqu’un. Au dessert, le téléphone sonna, c’était Hans le père de son correspondant qui lui apprenait que Karl avait eu un accident de voiture, en réanimation, car il était dans le coma, au CHU de la grande ville près de chez lui, son état était critique. Personne ne pouvait savoir ce qu’entendait Alain, simplement il avait devant eux un étudiant qui fêtait son diplôme au téléphone, les yeux baignés de larmes, Pierre prit le combiné à qui Hans fit un rapide résumé de ce qu’il venait de dire à Alain, quelques minutes après Pierre dit.
— Hans, n’allez pas à l’hôtel, pendant votre séjour en France vous séjournerez ici chez nous, donc à demain.
La fête était terminée, Annie demanda si l’un d’eux voulait bien conduire Alain à l’hôpital, incapable de conduire dans son état, les trois se proposèrent et partirent, pendant ce temps là, Pierre et Annie remirent de l’ordre et préparèrent les deux chambres, celle destinée aux parents et celle pour les frères Walter et Rudi. Alain trouva Karl très pâle, immobile, recouvert de bandes, le silence troublé par les appareils de surveillance, ils restèrent deux heures auprès de Karl. Alain loua une chambre dans un petit hôtel à proximité de l’hôpital, ses amis allèrent lui chercher son nécessaire. Dès les visites permises, Alain était au chevet de Karl, dans l’après-midi alors qu’il pleurait et parlait, il n’avait pas entendu la porte de la chambre s’ouvrir, les quatre membres purent entendre.
— Karl oh mon Karl, ne meurs pas, je ne le supporterais pas, réveille-toi et souris à la vie, mon chéri si tu pouvais savoir comme je t’aime, depuis mes 16 ans mon amour pour toi n’a fait que grandir, Karl, Karl, entends mon amour et réveille-toi.
A ce moment, Alain sentit une main de poser sur son épaule, il se retourna en se levant pour se jeter dans les bras de Petra la maman de Karl, tout le monde pleurait. En réanimation les visites doivent être de courte durée, exceptionnellement, Hans obtint la permission qu’elles soient plus longues. Arrivèrent Annie et les trois amis, puis tous furent obligés de partir. Le lendemain le même scénario se répéta. Le chagrin et le désespoir d’Alain avait ému le personnel du service réanimation qui proposa à Alain de se tenir auprès de son ami aussi longtemps qu’il le désirait. Le surlendemain, il arriva à 10 heures 30, l’embrassa et s’assit auprès de lui en lui tenant la main. Alain était indifférent à la présence ou non du personnel quand il parlait à Karl. L’infirmière vérifiait les appareils et remettait d’autres poches de perfusion et elle entendait Alain dire. « Mon amour, je t’aime, ne me laisse pas, reviens et fais-moi un signe », devant tant de détresse et d’amour, l’infirmière sentit deux larmes couler sur ses joues.
— Mademoiselle, mademoiselle, vite, regardez, Karl me serre un peu la main et remue ses doigts.
Très vite elle actionna l’alarme, le médecin accourut avec une autre infirmière.
— Docteur, Dieu soit loué, il se réveille.
Le médecin demanda à Alain d’attendre un peu dehors. Pendant un temps qui lui parut interminable il attendait l’avis du médecin qui sortit de la chambre, sourire aux lèvres.
— Tout va bien, soyez rassuré, il revient de loin, aucune lésion cérébrale, seule demeure sa fracture de la jambe gauche, je vous laisse le rejoindre et prévenir vos proches.
Alain entra dans la chambre les yeux rouges de larmes, Karl pleurait aussi, ils s’embrassèrent, doucement au début puis après avec plus d’insistance. Alain informa immédiatement tout le monde que Karl était sorti du coma. Karl, demanda pardon à Alain.
— Oui, j’ai vécu avec quelqu’un pendant presque un an et demi, il y a six mois, il a repris sa liberté car je pensais toujours à toi. J’ai cherché et obtenu un emploi dans la grande société allemande qui se trouve dans la banlieue de la ville, je faisais route vers toi pour t’annoncer la nouvelle, te dire combien je t’aime et si tu me pardonnes, te demander de vivre avec moi, il y a eu l’accident puis plus rien.
— Oh mon chéri ce que tu me demandes là suffit à tout te pardonner, moi aussi je n’ai jamais cessé de penser à toi, j’étais désespéré de ta mise en ménage avec un autre que moi, alors, j’ai réagi, déjà réussir mon diplôme d’ingénieur puis oublier mon désespoir, non pas dans l’alcool ou la drogue, non, mais dans le sexe. Ils s’embrassaient passionnément quand tout à coup la chambre fut envahie par neuf personnes d’un coup, des larmes de joie, des rires, bref, le bonheur. Karl demanda le silence.
— A tous ceux qui sont là qui m’aiment et que j’aime, j’ai une chose importante à vous dire, Alain et moi allons vivre ensemble.
Même Gérard, Jean et Serge y allèrent de leur petite larme.
Karl quitta l’hôpital au bout d’une semaine. Les parents acceptèrent l’invitation de Pierre et Annie à prolonger leur séjour de quelques jours. Comme tout le monde travaillait il fut décidé que pendant sa rééducation, Karl et Alain habiteraient dans l’appartement de Serge situé juste au dessus de son travail.
Six mois plus tard, Karl claudiquait encore un peu et put commencer son travail à la direction financière de l’entreprise ainsi qu’Alain en tant qu’ingénieur informatique. Ils achetèrent un appartement dans un immeuble récent construit entre celui de Gérard et Jean et le domicile de Serge.