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Une histoire à découvrir

Alcool (1)

Flagrant délit, ivresse sur la voie publique, mise en danger de la vie d'autrui, excès de vitesse. Comme a dit le juge des comparutions immédiates :

— À peine un an de permis et déjà un tel palmarès... Vous avez de la chance... Votre jeune âge m'oblige à restreindre la peine à quatre mois de prison ferme... Je ne peux vous infliger plus... Dommage... Affaire suivante...

Direct la tôle entre deux flics. Tout cela en à peine vingt-quatre heures. J'étais en train de vivre un cauchemar. Mon boulot, ma piaule, ma copine, tout perdu en quelques minutes. Plus rien. Bâtisse lugubre, claquements de portes, couloirs, déshabillage, fouille, photo. Couloirs, bruits, annonce du règlement, de l'emploi du temps. Bureau du directeur :

— Tenez vous tranquille... Pas de problème sinon... Mitard... Cellule surpeuplée... Vous serez avec les plus jeunes que nous avons ici... Quatre mois c'est rien, nous avons ici des personnes pour longtemps... Peut être aurez vous des jours de remise de peine...

Couloirs, bruits, chahut, cris. Les gardes m'encadrent. Des portes de fer avec des œilletons. À n'en plus finir. On s'arrête devant l'une d'elle. J'ai peur. Bruit de serrure et porte qui s'ouvre en grinçant :

— Un nouveau, les gars...

— On est déjà quatre chef !

— Rien à foutre. Il dormira par terre. Il est là que quatre mois...

Porte qui se referme en claquant. Moment de panique. Ils me dévisagent sans un mot. Je reste immobile complètement déboussolé. Je réalise toujours pas. C'est pas possible. Comment c'est arrivé tout ça ! 120 jours à vivre ici... Avec ces mecs...

Les premiers jours sont impossibles à supporter. Ils ne me parlent pas. Humiliation de devoir faire ses besoins devant eux, séparé par une couverture tirée entre les deux murs. Promiscuité, odeurs, sueur, saleté. Matelas à même le sol entre deux lits. Ils sont bien plus vieux que moi. Presque la quarantaine. Ils sont là depuis longtemps. Pour longtemps. Ils se connaissent bien. C'est des durs, des squales.

Je n'ai pas faim. Impossible de manger depuis trois jours. Impossible de dormir. Trop de bruits, de ronflements, de cris. Peur de ce nouveau monde. Peur de cette jungle. Chacun pour soi. Les gardiens sont aussi durs que les prisonniers. Je vais devenir fou. Aucun nouvelle de l'extérieur depuis huit jours. Je flotte dans mes vêtements. Première douche. Nu avec les autres. Regards provocateurs, insultants, méprisants. Je me lave à peine et remets rapidement mes vêtements.

Il n'y a rien à faire à part la bouffe et la promenade. Ils ne me parlent toujours pas. Ne sont pas curieux de savoir pourquoi je suis ici. Ils n'hésitent pas à me montrer qu'ils ne veulent pas de moi. Qu'ils ne me considèrent pas comme l'un des leurs. Aucune pudeur devant moi. Ils pissent sans tirer la couverture et se changent devant moi. Ils échangent des blagues salaces en se montrant leurs queues. Moi je me change derrière la couverture.

Extinction des feux. J'ai pas sommeil. Je couche sur un matelas taché, à même le sol. J'entends les sommiers grincer. C'est le moment ou l'angoisse est la plus forte. Une boule qui bloque la gorge. L'envie de chialer. L'envie de sortir du cauchemar. J'arrive à dormir mais très mal. Souvent des cris dans des cellules voisines me font sursauter. Il paraît que ce sont des mecs qui font des cauchemars. J'ai appris à reconnaître les cris et je sais que des fois ce ne sont pas des mecs qui font des cauchemars. Un nuit j'ai tremblé en entendant des bruits de lutte dans la cellule voisine de la nôtre. Après les bruits, des cris de douleurs, puis des grognements couverts par des rires discrets et des grincements de sommier. Le lendemain à la promenade, impossible de deviner ce qui c'était passé cette nuit-là. Tous les mecs de la cellule voisine avaient le même visage que tous les autres jours. Seul le plus chétif regardait le sol. C'était le plus vieux et le dernier arrivé.

La nuit revient avec son cortège d'angoisses. La toilette du soir m'a semblé interminable. Bruits d'urine, changement de vêtements. Il fait chaud. Intenable. Ils se couchent uniquement vêtus de leurs caleçons. C'est la troisième nuit et je ne connais toujours pas leurs prénoms. Ils connaissent le mien. Mon matelas est contre le mur sous la haute lucarne qui sert de fenêtre. Je ferme les yeux dans le noir. Ciel d'orage. Nuages lourds. Nuit très sombre. Au milieu de la nuit, des bruits de voix dans la même cellule que la veille. Je ne comprends pas tous les mots. On dirait qu'un des mecs supplie et pleure. D'autres voix très dures, menaçantes, violentes. Bruit de bousculade. À nouveau des supplications. J'arrive pas à avaler ma salive. Mon cœur veut sortir de ma poitrine. Des cris de douleur me font sursauter. Ils ne durent pas longtemps. Puis le silence entrecoupé de pleurs et de rires discrets.

Le lendemain matin en se rasant un des types de ma cellule dit à la cantonade qu'il y a une nouvelle femme dans la prison. Cela fait rire les autres. Moi j'ai pas assez de poils pour me raser tous les jours. À la promenade, le vieux de la cellule voisine regarde obstinément le sol. Personne ne lui parle, il ne parle à personne. Un de ses compagnons de cellule parle avec un type de ma cellule. Ils fument une cigarette ensemble. Vers la fin de la promenade, le vieux est entouré par les mecs de sa cellule et celui qui a fumé une cigarette se met à lui pétrir les fesses devant tout le monde. Personne ne dit rien et regarde la scène. Sourires ironiques au milieu de visages fermés. Le vieux, les larmes aux yeux, le laisse faire. Les gardiens regardent ailleurs. Nous regagnons tous nos cellules.

Toilette du soir. Les mecs pissent devant moi. Ils sont costauds. Quelques tatouages sur les peaux luisantes de sueur. Leurs ventres débordent au-dessus des caleçons. Ils ne parlent pas et se couchent directement sans même se souhaiter bonne nuit. Je n'ai pas échangé plus dix mots avec eux depuis que je suis là. Les lumières s'éteignent. Je garde les yeux ouverts dans le noir. Je pense au vieux de la cellule voisine. Ce soir il n'y a pas de bruit. Peut-être qu'ils vont le laisser tranquille. Il fait très chaud. Je suis en polo et caleçon. Je n'arrive pas à trouver le sommeil. Cela fait six jours que je suis ici. Je me tourne et retourne sur mon matelas.

Le vieux hante mes pensées. Je l'ai vu à poil sous la douche. Des poils blancs, des rides, un corps maigre, moche. Il doit avoir presque cinquante ans. Les autres mecs de sa cellule doivent avoir à peine la quarantaine. Ainsi donc c'est vrai que c'est la loi du plus fort et que tu deviens vite une larve. Il va pleuvoir. Je m'assoupis...

Un mouvement dans la piaule ! Un mec est debout ! Il va vers les toilettes. Je ferme les yeux. J'entends le bruit de l'urine couler le long de la cuvette. Il finit de pisser. J'entrouvre les yeux. Le corps se découpe dans la pénombre. Je vois parfaitement la bosse sous le caleçon. Le type se recouche. Je me calme. J'ai eu peur. Le sang bat contre mes tempes. Je somnole avant de m'endormir...

Réveil en sursaut... Je ne peux pas bouger... J'ai du mal à réaliser ce qui se passe... Ils sont à genoux autour de moi. Leurs silhouettes massives se découpent dans la pénombre. Seule la lumière de la lune passant par la lucarne éclaire la cellule. Je comprends tout de suite ce qu'ils veulent. Je panique. J'ouvre la bouche pour crier. Une claque me coupe le souffle. Autour de mon matelas, ils ne parlent pas et respirent fort. Des mains puissantes me bloquent les jambes, les bras, le cou. Un tissu mouillé force ma bouche. Ils m'immobilisent la tête. Je vois les lueurs dans leurs yeux. Le tissu m'écarte violemment les mâchoires. Les doigts poussent le linge au fond de ma bouche. Je gigote sur le matelas. Ils me tiennent bien.

Je grogne. Ils frappent. Je ne sais pas pourquoi ils me tabassent. Ils me frappent en silence. Sur tout le corps à l'exception du visage. Ils ont les poings entourés de tissus. Je ne peux parer aucun coup. Je souffre en grognant de douleur. Je repense au vieux et me demande s'il entend mes gémissements dans sa cellule. Les coups pleuvent sur mon corps. Les mecs prennent leur temps et frappent à tour de rôle. Essentiellement sur mes côtes, mes cuisses, mon ventre et mon bas ventre.

— Stop !...

L'ordre n'est qu'un chuchotement, mais les coups s'arrêtent. Le visage d'un des mecs, le plus vieux, se penche sur le mien. Ses yeux méchants brillent dans le noir. Les autres m'agrippent fermement les bras et les mollets. Son haleine sent le tabac. Je le regarde complètement terrorisé. Il chuchote au dessus de mon visage.

— On a de la chance d'avoir un jeune comme toi... Tu vas être une gentille poulette et on te fera aucun mal... Tu verras dans quelques jours, cela te fera même du bien...

Il s'est redressé au dessus de mon visage. Je voyais bien qu'il bandait dans le noir. Un très grosse bosse sous le caleçon taché. Je tentais désespérément de leur échapper. Je savais qu'il n'y avait aucun espoir. Je les avais pourtant entendu les autres dans la nuit. Le bâillon étouffera tous mes cris de révolte, de douleur ou de peur.

Ils m'ont retourné rapidement pour me mettre à plat ventre. Une main dans mes cheveux pour plaquer mon visage contre le matelas, à la limite de l'étouffement. J'ai énormément de mal à respirer avec ce tissu mouillé dans la bouche. Ils me débarrassent brutalement de mon caleçon avant d'écarteler mes jambes en dehors du matelas. J'étais complètement à leur merci. Je comprenais à peine ce qu'ils disaient en chuchotant :

— Il a un beau petit cul tout blanc...

— Ouais ça va être un vrai plaisir...

— Ça fait une semaine que j'en ai envie de son cul de gonzesse...

— Va cherchez le savon... Faut pas l'abîmer...

Ils m'écartent brutalement les fesses, mettant ma raie à nue. Des ongles cassés me griffent la peau. Je voulais les supplier de me laisser tranquille. Je grognais dans le matelas. Je ne pouvais bouger aucune partie de mon corps. Ils emprisonnaient mes jambes, ma tête, mes bras. Quand une main m'a enduit les fesses et la raie de savon, je me suis cambré. Cela les a fait rire.

— Vas-y, bouge bien ton petit cul pour échapper... C'est encore plus excitant... Savonne-lui le trou...

J'ai cru que j'allais mourir quand des doigts glissants ont forcé mon anus. Pas de douleur. La honte, uniquement la honte. Les doigts enduisaient mon tunnel. Ils allaient et venaient. Je tentais vainement de me sauver. Pour aller où ? Comment ? Les doigts assouplissaient ma rondelle. Je n'avais pas mal. La peur me tenaillait le ventre et je tremblais en gémissant dans mon bâillon. Quand les doigts ont quitté ma raie, j'ai cru naïvement qu'ils allaient enfin me laisser. Mais le fumeur s'est mis à genoux entre mes jambes écartelées et quand j'ai senti ses mollets poilus contres l'intérieur de mes cuisses, j'ai cru devenir fou de désespoir.

— Tenez-le bien...

Il s'est couché sur mon dos.

— Allez ma poulette... Bientôt tu en redemanderas...

C'est comme une décharge électrique qui m'a traversé tout le corps quand j'ai senti son membre très dur contre mes fesses et son haleine sur ma nuque. Les poils de son torse grattaient mon dos. Son ventre se collait contre le bas de mon dos.

— Laisse-toi faire... N'aie pas peur... Tu vas devenir une bonne petite femelle...

Son sexe était contre ma raie, entre mes fesses. Le fumeur bougeait son bassin et son sexe coulissait entre mes fesses à la recherche de l'entrée. Je ne bougeais plus. Je n'en avais pas la force et je serrais les fesses au maximum.

— Laisse-toi faire... Ne fais pas comme le vieux d'à côté...

Je tentais de repousser le bâillon avec ma langue. Mais la boule de tissu était bien trop grosse et bien enfoncée dans ma bouche pour sortir. Je grognais de plus en plus fort en sentant le gland se poser contre mon anus savonné. Je m'en fichais de savoir que dans les cellules voisines, ils pourraient entendre mes gémissements.

— Le vieux, il voulait pas lui non plus... Alors ils l'ont pointé à quatre d'un coup et ils vont le faire tous les soirs... En ce moment ils sont en train de lui casser le cul et il ne crie plus...

Il a commencé à donner des coups de reins contre mon anus. Des coups très secs et rapides. Il allait de plus en plus fort et je sentais avec effroi ma corolle se détendre. Les coups de bassins augmentaient en puissance. J'étais complètement tétanisé de peur en sentant mon conduit céder lentement sous ses assauts.

— Laisse-toi enculer et on te gardera que pour nous... Le vieux maintenant, ils vont le transformer en lope pour le louer à toute la prison...

Ses doigts crochus ont serré mes épaules et après quelques secondes d'immobilité, il a donné un violent coup de rein. J'ai cru que mes testicules étaient remontés dans ma gorge. Des éclairs de douleurs dans mon cerveau... Puis plus rien... Comme du plomb dans mon ventre...

— Laisse-toi faire... Ne bouge plus... Tu vois, mec... T'es un enculé maintenant... Tu l'as bien profonde... T'es décapsulé... Ça sert à rien de te battre maintenant...

Écartelé sur le matelas, je ne criais plus. Je ne serrais plus les fesses. Je ne tentais pas non plus de bouger mes membres. Cela ne servait plus à rien. C'était trop tard... Il avait raison. J'étais maintenant un enculé. J'avais une barre bien dure dans le cul. Ils étaient trois contre moi. Il a commencé à me limer de toute la longueur de son membre. Je me suis contenté de pleurer en mordant le bâillon de toutes mes forces.

— C'est bien, mon petit enculé... Reste sage... Je vais t'assouplir la rondelle... À ton âge, la douleur ne dure pas longtemps...

Il a commencé à accélérer ses mouvement de pilonnage. La douleur est vite revenue, me faisant gémir à nouveau. Le savon me lubrifiait parfaitement et je commençais à sentir la grosse saucisse frotter contre mon conduit intime. Les autres m'ont lâché. Je n'ai rien fait pour me sauver ou échapper au pieu qui me forait vigoureusement les entrailles. J'attendais honteux la fin du calvaire.

— C'est bien... Tu es une bonne petite femelle... Ce soir, tu vas garder le bâillon... Il faut pas que les autres entendent... Mais tu vas voir, ton p'tit cul, on va en faire une vraie chatte... Bien souple...

Il n'a plus rien dit et m'a enculé lentement en prenant son temps et en savourant sa victoire sur mon cul. Je le laissais me sodomiser. Je ne criais plus et la douleur devenait supportable.

— Tu comprends vite, toi...

Mon corps bougeait sous ses assauts. Son sexe tapait contre le fond de mon ventre. À nouveau sa voix grave :

— Tu la sens ma grosse teub... Tiens, prends-la à fond mon poussin... Tu vas voir on va bien te l'élargir ton derche de gonzesse... Bientôt tu nous supplieras pour qu'on te la mette...

Les poils de son corps grattaient ma peau, son ventre cognait régulièrement contre le haut de mes fesses. Il sentait la sueur et le tabac. Les autres regardaient le spectacle en se branlant lentement. C'est cette nuit, que comme le vieux de la cellule mitoyenne, je suis devenu un enculé. C'est cette nuit que je suis devenu leur femelle soumise. Le fumeur m'a rempli l'anus de sa liqueur virile et moi, je me suis vidé de mes attributs de mec. Le type s'est longuement vidé au fond de mes reins et moi j'ai docilement tendu mes fesses à sa loi du plus fort. J'ai eu froid quand sa queue a libéré mes fesses et qu'il s'est levé.

— La voie est ouverte les mecs... C'est une voie royale...

Je suis resté immobile, membres écartelés, fesses offertes, visage tourné vers la lucarne. J'attendais sagement le suivant. Je crois bien que j'ai pleuré...

À suivre...