Une histoire à découvrir
Aldo, l'ouvrier du chantier voisin
Cela commence comme le plus stupide des films pornos, le plus éculé des fantasmes : un ouvrier sur un chantier, avec son casque.
Voici deux mois que mon quartier est effondré par la rénovation complète des canalisations sous-terraines. Il y a juste devant mon balcon, au rez-de-chaussée, un trou isolé où un ouvrier travaille de temps à autre, généralement seul. Depuis dix jours, une canicule intense sévit, rendant la vie des ouvriers sur les chantiers particulièrement éprouvante, voire même dangereuse pour la santé. Ils boivent en permanence, se mettant aussi souvent à l’ombre que leur travail le leur permet. Aujourd’hui nous avons atteint la température record de 39°. Les corps ne résistent plus.
Je travaille sur mon balcon en fin de journée, le regard vissé sur mon écran d’ordinateur. Soudain, je réalise que l’ouvrier qui travaillait là est par terre, le dos appuyé contre un arbre. Il a l’air de respirer difficilement et de tenter de reprendre son souffle. Je laisse passer quelques minutes, mais ne constate aucun changement dans son comportement. Il ne bouge pratiquement pas. Je finis par m’inquiéter et décide de descendre pour voir ce qui se passe. Je m’approche de lui et lui demande s’il se sent mal. Il réussit à me dire qu’il n’a pas assez bu dans la journée et qu’il est à bout. Il sue à grosses gouttes et son t-shirt est inondé. Je l’aide à se relever et lui propose de venir boire de l’eau à la maison. Il décline l’invitation, mais avant qu’il n’ait fini sa phrase, il vacille et manque de tomber par terre. J’insiste et veux le conduire de manière autoritaire à mon appartement. Plus qu’hésitant, sans doute gêné à l’idée de pénétrer dans un appartement qu’il doit pressentir comme plutôt chic, il persiste dans son refus. J’insiste encore, lui faisant remarquer que son état actuel lui interdit d’aller où que ce soit.
Il finit par accepter de me suivre. Je l’aide à avancer, en le soutenant par le bras. Je ne peux pas m’empêcher de ressentir un frémissement au contact de ce bras qui, d’habitude, doit être puissant. Je réfrène ce sentiment qui, à l’instant, est plutôt mal placé.
Une fois arrivé, je l’installe sur le canapé et vais chercher une grande bouteille d’eau et un verre. Il se jette dessus et avale trois verres d’un coup. Il ne dit rien et met sa tête en arrière. Après un temps, il se sert un nouveau verre, puis un autre. Je le regarde inquiet, en espérant qu’il va récupérer. Il commence à s’apaiser et à reprendre quelques couleurs. Il est toujours silencieux, mais plus présent.
Je le dévisage. La trentaine, sans doute portugais, un corps de travailleur, musclé et vigoureux. Son t-shirt mouillé colle à sa peau, mettant en évidence ses tétons et ses pectoraux. Des mollets forts, recouverts de poils noirs, émergent d’un bermuda, un peu moulant et dont la partie supérieure est aussi trempée que le t-shirt. Assez petit, un peu trapu, il dégage une force que la sueur qui le baigne renforce par la brillance qu’elle donne à son corps. Le bas de son visage est recouvert d’une barbe naissante, aussi noire que les poils des mollets. Il n’est sans doute pas particulièrement beau, mais irradie de sensualité, on pourrait même dire d’animalité. Appuyé contre le dossier, il écarte les jambes pour être à l’aise. Le bermuda se tend, soulignant de manière discrète la forme de la bite sur la gauche du bas-ventre et révélant les bourses prisonnières du tissu trop étroit.
Si le silence persiste, mon invité se réveille néanmoins et semble revenir à la vie. Il esquisse un début de sourire à mon endroit. Il se redresse pour se servir un autre verre d’eau. Ce faisant, il jette son regard sur les journaux posés sur la table du salon. Je le vois et réalise soudainement que, dans ma hâte, j’ai oublié le dernier numéro de « Têtu ». Ses yeux s’arrêtent sur la couverture, avant de me fixer une fraction de seconde. Il est clair qu’il a vu.
Un bref sentiment de panique me gagne, avant que je me ressaisisse : finalement, je suis chez moi et je fais ce que je veux. Qu’il pense ce qu’il veut. Mon visiteur ouvre enfin la bouche :
— Je vais aller. Je vais mieux. Merci.
Il fait mine de se lever. Est-ce la vue de mon journal qui lui dicte ce désir soudain de partir ? De mon côté, je n’ai aucune idée préconçue, mais je n’ai pas envie qu’il parte déjà. La présence de ce mâle à l’état brut et légèrement vêtu dans mon salon m’enchante. Son odeur forte ajoute à l’érotisme de la situation.
— Vous n’allez pas partir comme cela. Vous ne voulez pas prendre une douche avant de partir. Cela vous ferait du bien.
Il a l’air interloqué par cette proposition.
— Non, non. Je vais aller.
Je crois déceler un bref nouveau coup d’œil de mon visiteur à mes journaux. Il ne dit rien pendant un moment. Il ne dit d’ailleurs rien pendant de longues secondes. Soudain, il ouvre la bouche à nouveau :
— Oui, d’accord.
— Quoi ? Une douche ?
— Oui.
Sa conversation se réduit vraiment au plus strict minimum. Que dois-je comprendre de son revirement ? Contrairement à ce que je pensais il y a quelques minutes seulement, la vue du journal, loin de le faire fuir, l’inciterait-elle à l’aventure ? Ou suis-je en train d’imaginer mille choses ?
— Pas de problème. Venez, je vous montre la salle de bains. Je vais vous apporter un t-shirt propre. Vous me le rendrez un prochain jour quand vous serez devant chez moi.
— Pas besoin. Ça va.
— Non, vous n’allez pas remettre ce vêtement trempé après une douche.
Il ne répond rien et se dirige vers la salle de bains dont je lui ai indiqué la direction. Je me retire pour aller chercher le t-shirt pour l’instant refusé. Je reviens dans la salle de bains. Il prend déjà sa douche :
— Je vous ai posé un t-shirt sur la commode.
En ressortant, je l’entrevois par la porte vitrée de la douche. Même embuée, elle le laisse apparaître dans sa nudité. Une fraction de seconde, j’aperçois une magnifique toison noire, un sexe assez court mais épais, vigoureux, qui en émerge. Des cuisses puissantes, ruisselantes d’eau. Un ventre, très légèrement rebondi et traversé par une ligne de poils qui descend vers le pubis. Je n’ose pas m’attarder. Je ressors intensément troublé. Mon bas-ventre est en émoi. Que va-t-il se passer après ?
À peine suis-je de retour au salon que j’entends la douche s’arrêter. Il n’a pas dû oser s’attarder, gêné par une situation peu commune.
Deux minutes après, il reparaît au salon, séché et habillé. Mon t-shirt est un peu étroit et met en valeur chacun des détails de son anatomie. Les tétons, pointant sous le tissu, attirent mon regard. Que va-t-il faire ? Partir tout de suite ? Se rasseoir ? Dois-je tenter quelque initiative ?
— Encore, un peu d’eau ? Un café ?
— Non. Ça va.
— Je vous fais un café.
Il ne répond rien, mais me laisse faire et se rassied. En partant vers la cuisine, je jette un furtif coup d'œil en arrière. Je suis presque certain qu’il a à nouveau eu un regard pour le journal. Encore un effet de mon imagination et de mes fantasmes ?
Je reviens vers lui, lui tends le café et pose une carafe d’eau fraîche sur la table du salon avec deux verres. Il est maintenant à son aise. Il écarte les jambes d’une façon presque lascive. Ses cuisses me narguent, même si la plus belle partie disparaît dans l’échancrure mystérieuse du bermuda dans la pénombre de laquelle je tente de pousser mon regard le plus loin possible. Pour reposer sa tête, il a plié ses bras derrière elle, mettant en valeur ses biceps. Dans l’incroyable chaleur ambiante, je vois que sa transpiration n’a pas cessé. Ses aisselles sont déjà ornées par de larges auréoles d’humidité. Les manches trop courtes du t-shirt laissent passer des touffes de poils noirs. La vision de ce mâle dont chaque parcelle du corps bouleverse mes sens me devient insupportable. J’ai une irrépressible envie de le toucher, d’entrer ma main dans la remontée de la jambe, de caresser ses aisselles et la base de ses bras puissants, de le prendre dans mes bras. Mon bas-ventre se noue et ma gorge se serre. Il faut cependant que je me calme. Je n’ai pour l’instant aucun indice véritablement sérieux qui me permettrait de penser qu’il soit ouvert à quoi que ce soit. Ce n’est pas les coups d’œil au journal que j’ai cru discerner, le fait qu’il ait étonnamment accepté une douche et sa position alanguie dans mon canapé, jambes ouvertes et bras relevés, qui suffisent pour tirer la conclusion qu’il serait prêt à accueillir mes caresses.
Je m’assieds près de lui, aussi près de lui qu’il est raisonnablement possible de le faire sans être vraiment trop explicite. Il ne faut pas que je rate mon approche. C’est maintenant ou jamais. Je décide de me servir un verre d’eau à mon tour, ce qui m’oblige à tendre le bras par-dessus ses jambes. Je le fais en effleurant ses jambes, feignant quelque maladresse. Le dessous de mon bras touche ainsi la cuisse de mon voisin, me faisant ressentir la pilosité drue de la cuisse musclée. Cette seconde de communion corporelle entre nous me procure une sensation violente, qui me pousse au dernier stade du désir. Au contact furtif de mon bras, mon visiteur n’a pas de mouvement de recul, mais me lance un très bref regard. Ce dernier, de manière subreptice et l’espace d’une seconde, descend vers le bas de mon short. Mon invité voit-il le renflement maintenant assez marqué qui le déforme et que je tente de dissimuler par ma position ? Mon visiteur ne dit en tout cas rien ni ne manifeste quoi ce que soit. J’ai cependant le sentiment que son immobilité n’est pas le fruit de quelque passivité, mais plus celui d’une attente, celle provoquée par le bref et prétendument fortuit contact entre nos peaux. Une nouvelle fois, je me demande si je ne sur-interprète des détails parfaitement anodins, tant je prends mes désirs pour une réalité.
Ma gorge se noue encore davantage et mon cœur se met à taper. Vais-je plus loin ? Je tourne la tête vers lui et lui lance un sourire en le dévisageant. Son sourire répond au mien. Je n’avais pas encore remarqué ses lèvres. Charnues et bien dessinées, entourées par le début d’une barbe drue, elles dégagent une puissante sensualité virile. Je les regarde, avide. Que ne donnerais-je pas pour y poser les miennes ? Je ne sais toujours pas où nous allons, mais il n’est pas possible qu’il n’ait pas remarqué la tension qui s’est installée depuis un moment. Le silence est devenu obstiné et pesant alors que nos deux corps ne sont qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. S’ils ne se touchent pas, l’attraction réciproque qu’ils exercent s’impose maintenant comme une évidence. Encouragé par mon regard, dont je ne peux plus cacher la concupiscence, il approche son visage du mien. Le temps suspend son cours et tous deux nous nous figeons. Pendant de longues secondes, nous restons pétrifiés, alors qu’une infime distance sépare nos deux bouches ; il n’y a maintenant plus de doute qu’elles vont se rejoindre, aussitôt que l’un de nous osera franchir la barrière invisible qui les sépare. C’est lui qui fait le pas décisif ; il finit par poser ses lèvres sur les miennes.
Le monde bascule. Le contact entre nos bouches m’envoie une décharge électrique dans tout le corps. Je chavire complètement. Je garde cependant assez de contrôle pour le laisser prendre l’initiative. J’ai peur de le braquer par des mouvements qu’il n’apprécierait pas.
Il laisse ses lèvres sur les miennes pendant quelques secondes sans esquisser le moindre mouvement. Soudain, il ouvre sa bouche et me force à ouvrir la mienne. Il y enfonce sa langue. Elle est rugueuse, chargée d’une haleine puissante, sans doute faite de tabac et de bière. Il fouille tous les recoins de ma bouche. Sans ménagement, il se laisse brusquement aller à son instinct physique. Il me prend la tête dans ses deux mains et m’écrase contre lui, poussant de plus en plus loin ses baisers. Sa barbe me râpe le visage, me révélant à chaque mouvement la virilité de mon invité. Mon sexe s’est instantanément dressé au plus haut de ce qu’il peut faire, tendant de manière obscène le tissu de mon short. Son corps, chaud et humide de transpiration me transmet toute la magie d’une puissance animale.
Soudainement, il s’arrête. Il se lève et arrache presque ses vêtements. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il est nu devant moi. D’un mouvement de tête, il me dit de faire la même chose. J’obtempère avec bonheur. Il m’aide pour aller plus vite, ouvrant avec fébrilité mon short qu’il fait tomber d’un geste en même temps que mon boxer. Nous sommes maintenant nus tous les deux, face à face, nos sexes dressés. Je regarde le sien. Ma vision furtive de la salle de bains ne m’avait pas trompé. Le sien est assez court, mais très épais. Le gland est rouge, couronnant une hampe puissante traversée par une veine imposante que je vois battre. Les couilles, emprisonnées dans la peau des bourses tendue par l’érection de la bite, sont d’une taille majestueuse, magnifiées par la toison noire qui entoure le bas-ventre.
Je n’ai cependant pas le temps de mener plus loin ma contemplation. Déjà, en poussant ma nuque vers le sol, il me fait mettre à ses genoux. Sans prononcer un mot, il prend ma tête entre ses mains et la pousse sur son sexe pour me le faire avaler. Manifestement, il n’est pas en faveur des préliminaires. La longue et lente période d’approche a laissé la place, en un instant, à une action débridée et guidée par le seul désir libéré. Je dois dire, à ma grande honte, qu’en bon bourgeois je n’ai encore jamais fait l’amour avec quelqu’un qui vit sa sexualité de façon complètement instinctive. La plupart de mes fréquentations proviennent du même genre de milieu un peu sophistiqué et animé par des fantasmes élaborés. Si la domination, la brusquerie voire la violence en font parfois partie, c’est toujours comme résultat d’une élaboration fantasmagorique. Avec mon visiteur, c’est totalement différent. Il y a quelque chose de plus fruste chez lui. Il vit sans fard, sans calcul. Il laisse son instinct guider son corps. La rudesse de ses mouvements et de son comportement à mon égard n’est pas l’expression d’un fantasme de domination. C’est la simple et bouleversante manifestation de la nature bestiale de l’être humain que beaucoup d’entre nous ont recouverte par leur éducation et leur culture. Je suis transporté par sa façon de me prendre pour laisser parler son désir.
J’ai maintenant son sexe dans la bouche, le nez chatouillé par les poils de la toison noire. La douche avait, comme je l’avais constaté, été minimaliste et sans doute sans savon. L’odeur qui se dégage du sexe et de son écrin pileux est encore forte, faite de transpiration et d’urine. Peut-être même de sperme, reste d’un plaisir solitaire, instant de bonheur volé dans la contrainte d’une journée harassante. Les quelques marques que je vois à la base du prépuce et sur le gland, de même que l’odeur caractéristique qui s’en dégage me laissent le supposer. Je m’emplis de cette odeur qui est un élixir aphrodisiaque incomparable. La bite s’aventure de plus en plus loin au fond de ma bouche. Son épaisseur m’impressionne et me procure une sensation que j’ai rarement connue. Je suis possédé par ce sexe qui, après avoir traversé ma bouche, atteint maintenant le début de ma gorge. Mon visiteur rythme le mouvement, en tenant fermement ma nuque de ses deux mains et en poussant à intervalles réguliers ma tête contre son bas-ventre humide, chargé d’odeurs érotiques. Il râle et ahane à chacune de ses avancées. Quant à moi, je respire à peine, laissant couler hors de ma bouche toute la salive que ma gorge peut contenir et que je ne peux plus avaler. La bave coule à flots le long de mon menton, avant de tomber sur mes genoux et sur le sol. Soudainement, il s’arrête et se dégage. Sans crier gare, il me demande :
— T’as des préservatifs ?
— Je vais les chercher.
Je vais à la salle de bains et les ramène. En prévision de mes expériences avec des partenaires variés, j’en ai heureusement de toutes tailles. Je lui tends celle qui me paraît appropriée à son large membre, ainsi qu’un tube de gel. Avec la même absence de cérémonial que celle qui a présidé au début de nos ébats, il déchire le sachet et, sur son sexe dégoulinant de ma salive, enfile le préservatif avec une rapidité et une dextérité qui me laisse sans voix.
Il me désigne le sol et me fait mettre à quatre pattes. J’obtempère, saisi par l’autorité de mon partenaire. Avant que je n’aie réalisé ce qui se passait, je le sens appliquer une quantité considérable de lubrifiant sur mon trou. Il y introduit immédiatement ses doigts – deux ? – pour y faire entrer le liquide. Il fait quelques mouvements de va-et-vient à l’intérieur, sans délicatesse ni ménagement, mais sans violence non plus. Mais simplement avec la hâte de parvenir au but que son désir lui désigne impérieusement. Il se relève. À ce que j’entends, il doit maintenant recouvrir le préservatif du lubrifiant, sans modération.
Il revient derrière moi et, en quelques secondes, met son gland à l’orée de mon trou. Je le sens vibrant posé sur ma muqueuse, prêt à l’assaut. Tout mon ventre résonne de cette présence au début de mon intimité. Je suis à la merci de cet homme, livré à l’expression de sa sexualité brute, maintenant déchaînée. On est loin de l’ouvrier que j’ai ramassé au bord du collapse au pied d’un arbre... Il pousse sa bite qui entre d’un coup. Je sais que je vais souffrir. Je ne crois pas avoir jamais reçu une bite si large. Effectivement, au point de résistance, loin de tenter de se ménager un passage en agrandissant le conduit, il pousse son membre d’un mouvement de reins puissant. La douleur est fulgurante et me brûle d’un feu intense. Je n’ai pas le temps de me reprendre que déjà mon amant d’un soir me tringle avec une énergie sans limites. À ce rythme-là, je sais que l’étreinte va être de courte durée. Nos deux corps sont trempés de transpiration. Alors qu’usuellement je déteste cela lorsqu’il fait chaud, je me délecte de la sensation qui me vient du fait que nos corps adhèrent presque l’un à l’autre, sous l’effet des réactions de notre nature. Noyés dans nos sueurs qui se mélangent, nous fusionnons l’un à l’autre. Cela donne à notre étreinte un caractère de plus en plus animal, celui dont la beauté m’a saisi il y a quelques instants. J’explore maintenant des contrées inconnues dans lesquelles cet homme me guide.
Il ne faut pas plus que quelques mouvements, pour que mon visiteur se cabre et, dans un râle incroyable, explose en moi poussant son sexe au plus loin de mon fondement. La douleur qui me transperce encore ne m’empêche pas de sentir ses couilles écrasées contre mes fesses, sa toison drue râper mes lobes.
Quelques secondes seulement et mon amant se retire pour s’effondrer par terre. Il se couche et étend ses bras en arrière, haletant. Il retire d’un geste le préservatif qu’il jette dégoulinant par terre. La semence qui en sort macule son bas-ventre et le haut des cuisses où elle forme des taches blanches sur la pilosité foncée. Il est maintenant étendu, silencieux. Je réalise que je ne l’ai pas encore véritablement regardé. Tout est allé tellement vite. Quand il s’est déshabillé, j’ai juste eu le temps d’enlever mes propres habits et de me livrer à lui. Je peux maintenant, après nos étreintes, profiter du spectacle qu’il m’offre, couché à même le sol. Il dégage l’intense lascivité d’un corps qui s’est donné et qui a donné, qui exhale encore les senteurs de l’amour, mais qui aspire au repos, sans doute pour mieux recommencer. Je détaille chacune des parties de son corps. Il n’est en aucune façon atteint d’embonpoint, mais il a cette sorte d’enrobement, surtout sur les cuisses et sur son ventre juste arrondi, qui adoucit la force d’un corps formé par les exercices physiques incessants que lui impose le travail. C’est un mec, un vrai, dans toute sa réalité et sa simplicité. Loin des hommes construits à coup de fitness. Ses cuisses poilues et d’imposante dimension sont largement ouvertes, laissant deviner la raie poilue de son cul. Le sexe qui pend à leur sommet est encore humide de sperme. La peau des bourses est maintenant détendue; touchant le sol, elle laisse apparaître généreusement la forme des deux boules qu’elles contiennent. Les aisselles touffues et humides sont offertes au regard par la position qu’il a donnée à ses bras. Son torse orné d’une légère broussaille noire et son ventre, délicieusement marqué par les prémices de sa toison pubienne, sont une invite à la caresse. Le spectacle est totalement renversant.
Je vais m’allonger près de lui, mon sexe, qui ne s’est pas encore assouvi, totalement dressé. Je le pousse jusqu’à qu’il touche sa cuisse. Le contact de nos peaux m’électrise. Lui bouge à peine. Je le caresse sur tout le corps, me gorgeant de l’impression bestiale que cela me procure. Je plonge mon nez et ma bouche au fond de ses aisselles que j’embrasse à en perdre haleine. J’embrasse les tétons qui émergent de la broussaille sombre du torse. Je lui caresse le sexe et répartis doucement le sperme qui a coulé du préservatif sur la toison. Il se laisse faire, de sorte que ma main, humide de sa semence, est maintenant sur ses couilles que je soupèse avec délectation. Finalement, je me décide : mes doigts s’aventurent dans sa raie. Cette fois-ci, sa réaction est immédiate : il me saisit la main et la retire brusquement. Manifestement cette voie ne m’est pas ouverte.
Sous l’effet des soins que je lui prodigue, son sexe commence à nouveau à gonfler et, à mon soulagement, ma tentative au fond de sa raie n’a pas affecté son désir. La présence de mon membre contre sa cuisse finit par le faire diriger sa main vers mon sexe. Il saisit mes couilles à pleines mains. C’est la première fois qu’il touche mon sexe. L’effet est foudroyant. Sa main est rugueuse, calleuse et puissante, porteuse de sensations totalement nouvelles pour moi. Il tire mes bourses et les malaxe, comme si je lui appartenais. Rassasié par ce jeu, il finit par saisir ma hampe qu’il masse par des mouvements rapides, si puissants qu’ils me font exploser en quelques secondes. Mon sperme jaillit et se répand sur mon ventre, sur le sol et sur sa cuisse. Je me colle à lui, cuisse contre cuisse, pour que mon liquide nous unisse. Il est manifestement sur le point de plonger dans un sommeil profond, résultat d’une journée épuisante et d’une étreinte qui ne l’était pas moins. Juste avant qu’il ne sombre dans l’inconscience, je lui demande :
— Au fait, tu t’appelles comment ?
— Aldo, murmure-t-il à peine.
— Moi, c’est Eric.
Je ne suis pas même certain qu’il ait entendu ma réponse. Il dort.
Je me réveille une heure plus tard, couché à même le sol, poussé vers la conscience par une délicieuse sensation dans mon bas-ventre. J’ouvre les yeux et vois Aldo à genoux, la tête plongée sur mon pubis. Il a sa bouche sur mon sexe qui n’est déjà de loin plus flasque. C’est le second geste qu’Aldo a sur moi, après la brève masturbation qu’il m’a prodiguée avant notre sommeil. Il respire les odeurs qui subsistent de mon éjaculation et lèche mon gland, pour en enlever tous les restes. Je suis bouleversé par son évolution. Il est maintenant apprivoisé et commence à jouer avec mon corps. Il se redresse et se déplace. Il s’assied presque sur mon visage, tête-bêche, avant de se pencher sur mon sexe qu’il avale. D’une main, il saisit le sien qu’il introduit dans ma bouche. Il me suce avec une fébrilité qui n’est pas exempte de brusquerie et de maladresse ; parfois même je sens le passage d’une dent. Je le laisse faire, ne voulant pas interrompre les gestes spontanés qu’il a à mon égard. Pour les leçons, nous verrons plus tard.
Son sexe est dans ma bouche et je m’en repais. Comme la première fois, je suis fasciné par l’épaisseur du membre qui me remplit complètement. La position dominante d’Aldo, dont le fondement est installé sur mon visage, le fait tout naturellement pousser sa bite au fond de ma gorge, m’amenant parfois aux limites de l’étouffement. De temps à autre, je la fais ressortir, pour profiter de son odeur, marquée par nos ébats précédents. Le gland posé sur mon nez me révèle alors tous ses effluves.
Les fesses, écrasées sur mon visage lorsque Aldo se redresse, sont irrésistibles. Fermes, poilues et rebondies, elles m’enserrent, me dominent et m’emprisonnent. Je ne peux que me soumettre à leur présence puissante. J’y mets les mains et les caresse avec avidité. Très lentement, je resserre mon geste pour que, bientôt, mes doigts longent la raie. Je la descends plusieurs fois, me risquant à ne plus simplement la survoler, mais à y entrer superficiellement. Aldo se crispe aux premiers passages, puis se détend en remontant son cul, pour me signifier sa permission. J’effleure la rosette plusieurs fois, sans toutefois tenter des gestes plus invasifs. Si Aldo n’a pas de mouvements de recul, je préfère néanmoins ne pas aller trop vite pour que pas provoquer un refus similaire à celui que j’ai reçu précédemment. Une autre fois, peut-être …
Aldo progresse dans sa pratique de la fellation. Il suce maintenant ma bite avec plus de douceur et l’effet en est devenu puissant. Il a saisi mes couilles qu’il tire vers le bas à chaque succion, en en accentuant l’effet. Finalement, il passe son autre main sous mes fesses et cherche mon trou. Il y pose un doigt qu’il introduit doucement. Cette fois-ci, c’est moi qui cède le premier. Je sens dans mon gland les prémices de l’explosion. Par le geste, je le fais comprendre à Aldo qui se retire juste à temps. Mon sperme se répand sur mon ventre d’où il coule doucement sur mes côtés et mon bas-ventre. Aldo se relève et se met debout face à moi, les jambes écartées des deux côtés de mon corps. Il regarde avec contentement s’écouler sur ma peau les effets du plaisir qu’il m’a procuré. Il prend dans sa main sa bite rouge, presque déformée par l’excitation que mes baisers et engloutissements lui ont donnée. Il la branle avec vigueur et éjacule après quelques secondes seulement. Il dirige le jet de sa semence sur les endroits où la mienne s’est arrêtée, comme pour que, par leur mélange, elle scelle cette union physique que nous venons de créer entre nous.
Aucun mot n’a été échangé depuis notre réveil. Nous ne parlons pas plus maintenant. Chacun reprend son souffle et absorbe les effets de l’extase qui vient de nous habiter. Finalement, il s’agenouille vers moi, me donne un profond baiser puis se couche contre mon corps. Nous nous enlaçons. Nos ventres l’un contre l’autre, unis par nos deux spermes qui recouvrent ma peau. Il glisse un genou entre mes cuisses. Le calme s’installe. Nous plongeons dans un sommeil qui cette fois-ci va durer plusieurs heures.