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Aldo, l'ouvrier du chantier voisin (3)

Aldo vient de sonner. Je lui ouvre la porte. Quatre jours que je ne l’ai vu. J’attendais presque avec frénésie son arrivée. À chaque fois la même sensation. La chaleur étant toujours là, il est trempé. Je le prends dans mes bras et le serre. Je sens son eau qui transperce ma chemise. Nos langues s’unissent, jouent l’une avec l’autre. Sa barbe est plus drue que d’habitude. Elle me râpe la joue. Je m’y frotte avec délectation. Sa langue est de plus en plus indiscrète. Elle me pénètre et me fouille. Je le laisse faire. Il porte sa main à mon sexe et constate que l’effet recherché est bien là.

Sans qu’il n’ait plus rien à dire, le rituel est rôdé. Aldo se rend à la salle de bains prendre son habituelle douche sommaire, celle qui enlève le plus gros, mais laisse l’odeur de l’homme. Je vais au salon où je l’attends habillé. Je sais que le premier jeu qu’il aime est celui qui consiste à me déshabiller. A mon étonnement cependant, la douche dure plus longtemps que d’habitude et, quand il ressort, il embaume le gel de douche. Je suis déçu, mais ne dis rien. Il le voit néanmoins.

— Tu verras.

Je suis évidemment intrigué par cette brève déclaration, mais je sais qu’il serait vain d’en demander davantage. Je n’obtiendrai rien de lui.

Il est vêtu d’un court linge qui lui ceint la taille et il tient dans la main la trousse dans laquelle je range les préservatifs et le gel.

Il me déshabille. Ici aussi, la manière change. C’est plus lent et plus raffiné. Il défait les boutons de ma chemise tranquillement, profitant de passer sa main sur ma peau à chaque étape. Il s’arrête sur mes tétons qu’il flatte de ses doigts écorchés. La sensation est intense. Il s’attaque ensuite au pantalon. Une fois que ce dernier est tombé sur mes chevilles, au lieu d’arracher mon boxer comme d’habitude, il me le laisse en massant et caressant mon sexe à travers le tissu, pressant ma bite puis mes testicules sur lesquels il donne une tape qui me fait sursauter puis me plier un peu. Après un temps, il en fait émerger mon sexe avec lequel il joue doucement. Sa main calleuse reste porteuse de cette force que j’aime tant chez lui. Il enlève enfin mon boxer et me prend les couilles à pleines mains. Je le sens néanmoins plus circonspect qu’à l’accoutumée et, évidemment, je m’en inquiète. Serait-il lassé de nos jeux ? L’aurais-je froissé ?

Il laisse tomber son linge et se montre dans sa nudité qui me fascine. Son sexe râblé est triomphant, illuminant en les surplombant ces cuisses velues et pleines que j’aime tant. Je m’apprête, selon notre rituel maintenant bien installé, à aller l’avaler et à lui procurer ses premiers plaisirs. Aldo m’en empêche. Il me prend par la main.

— Viens ! J’aimerais autre chose.

Je suis de plus en plus étonné. Il me fait coucher sur le dos. Aussitôt fait, il s’installe à califourchon sur moi, me tournant le dos. Je sais ce qui va advenir. Il va plonger sur ma bite, en enfournant la sienne au plus profond de ma bouche. Or rien de cela n’arrive. Il prend tout d’abord un préservatif dans la trousse. Il ouvre le sachet, le sort et l’enfile avec dextérité sur… ma bite. Je ne comprends plus rien. Il écarte ensuite ses fesses avec les mains et descend son trou ainsi rendu bien visible sur ma bouche.

— Lèche !

Je suis sidéré. Moi qui n’étais arrivé jusqu’à ce jour à ne poser qu’un doigt timide sur la rosette je suis invité à le pénétrer avec la langue ! Quant au préservatif sur mon sexe, il laisse présager bien d’autres choses encore. Je comprends maintenant la douche plus attentive que d’habitude.

Je commence à lécher le pourtour de la rosette, nichée au sein d’un buisson de poils noirs. Une fois qu’elle est bien humide, je saisis moi-même les fesses de mon partenaire pour les écarter au maximum et ouvrir la voie à ma langue. Je sens Aldo haletant, à la fois tendu et intensément avide de découvrir une pratique qui doit relever pour lui du plus strict interdit. Je progresse lentement, délicatement, alternant des pénétrations et des coups de langue sur le pourtour de la rosette. A chaque pénétration, Aldo grogne et gémit, alors que son corps tremble presque du plaisir qui irradie depuis son fondement.

Quand je le sens assez détendu, je pose un doigt à l’entrée que je pousse immédiatement dans les tout premiers centimètres du conduit. Aldo se raidit et se cabre, avant de se relâcher. Je peux donc continuer ma progression. J’aperçois le tube de gel posé à terre non loin de moi. Je parviens à m’en saisir pour enduire mes doigts de lubrifiant. Tout va désormais être plus simple. Mon index peut maintenant entrer sans encombre jusqu’au bout. Je commence de lents et très délicats mouvements de va-et-vient. Aldo se met littéralement à fondre en recevant ce traitement intime. Sentant son approbation physique, j’introduis un deuxième doigt. Je continue ce jeu pendant de longues minutes, jusqu’à que je le sente prêt pour le troisième. Je l’entre avec une extrême délicatesse, ce qui n’empêche pas Aldo de gémir en réaction à la dilatation supplémentaire que je lui impose. Une fois encore, il finit par se détendre et par accueillir mes doigts indiscrets.

Soudain, il se redresse. Je sors mes doigts.

— Vas-y ! Mais doucement, j’ai peur d’avoir mal.

Il se retourne et me fais maintenant face, le cul redressé juste en-dessus de ma bite. Il se penche un peu en avant de façon à exhiber son trou. Il y conduit ma bite qu’il a saisie dans sa main. Je le guide et le fais descendre lentement. Mon sexe étant de dimension plus que moyenne, il se fraie son chemin aisément jusqu’à ce qu’Aldo se retrouve assis sur mon bas-ventre, comme empalé sur mon pieu. Il jubile, fier d’avoir franchi ce pas. Il me domine également. Il est sur moi et dirige la manœuvre. Il reste le mâle. Je ne suis pas encore près de le prendre en levrette ou couché sur le dos…

Il se relève et commence des mouvements de va-et-vient. D’abord très lents, pour ressentir et profiter de chacune des sensations que lui procure mon membre au profond de son ventre. Il déguste avec délectation le sentiment de cette fusion de nos deux corps. Puis l’excitation venant, il bouge de plus en plus vite, me couvrant le ventre de la transpiration qui dégouline de tout son corps. Je sens sur moi l’homme qui me transporte, celui dont tout le corps s’exprime dans les ébats auxquels il se livre. Aldo se penche pour m’embrasser. La taille de ma bite est insuffisante pour permettre la manœuvre sans sortir de son fourreau. Une fois qu’Aldo s’est rassasié de ma langue, il remet mon membre dans son conduit avec une aisance confondante. Il se rassied alors sur moi et se penche un peu en arrière pour me saisir les couilles. Il s’y agrippe et les tire vers lui. Le geste est si fort qu’il m’envoie instantanément le signal de l’explosion finale. Je me répands en lui en plusieurs contractions violentes qui me secouent dans tout mon corps.

Nous restons comme cela immobiles quelques minutes. Quand mon membre se met à dégonfler, je fais se retirer Aldo. Je suis épuisé, trempé de ma sueur et de celle d’Aldo, haletant après l’effort physique et la jouissance. Mais je sais que je dois encore combler Aldo qui ne pourra terminer notre étreinte sans répandre sa semence. Je ne sais encore comment il voudra le faire. La réponse me vient pourtant sans tarder. Aldo saisit un préservatif et l’enfile sur son sexe. La vision de ce mâle en rut, la présence de ce corps marqué par le plaisir et l’odeur exhalée par tous les pores de sa peau ont tôt fait de me redonner de la vigueur. Je me demande s’il va vouloir changer de position, reprenant celle que nous venons d’adopter. Mais ce n’est pas la voie qu’il choisit. Il reprend ses habitudes. Il me fait me mettre à quatre pattes. Je sais que l’expérience va être rude. Aldo est arrivé au point de fusion et seule une pénétration immédiate le satisfera. Son sexe turgescent me paraît encore plus large qu’à l’accoutumée. Je le reçois avec passion, oubliant la douleur qu’inévitablement il m’inflige. Quelques secondes à peine suffisent à Aldo pour jouir. Je m’effondre par terre avec Aldo sur mon dos, sa bite enfoncée dans mon cul. Son ventre est presque collé à mon dos par notre transpiration.

Il finit par se dégager et, toujours selon le rituel bien rodé, jette le préservatif par terre. Nous nous embrassons avec passion, enlacés sur le sol, mélangeant nos spermes collés sur la peau et la transpiration qui l’inonde. Nos langues s’unissent, nos mains cherchent nos sexes. Nos sourires illuminent l’obscurité.