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Aldo, l'ouvrier du chantier voisin (5)

C’est fait : le cap des trois mois est passé. Je veux fêter cela d’une manière particulière. Depuis que j’ai rencontré Aldo, je n’ai pas eu d’autres partenaires ; lui non plus, selon ce qu’il m’a dit. Le test VIH s’impose donc comme une évidence et l’annonce d’une liberté incroyable. Du peu qu’il m’a dit de sa vie sexuelle antérieure, je comprends en outre que les risques qu’Aldo ait contracté quelque maladie que ce soit avoisinent zéro. Après notre première étreinte du jour, nous nous reposons, selon notre habitude, par terre. Je caresse doucement ses cuisses, remontant jusqu’à ses bourses et son gland, encore humide de ses exploits.

— Aldo ! Si nous faisions le test. Ce serait fantastique après. Non ?

— J’aime pas trop. J’aime pas les médecins. Ça me fait peur.

— Je viendrai avec toi. Ce sera une simple formalité. Nous serons tellement bien après.

— Sais pas. Pas trop.

Je n’insiste pas, connaissant le mode fonctionnement d’Aldo. Il me saisit le sexe et le caresse doucement, comme pour se rassurer à mon contact intime. Après de longues minutes de silence, il ouvre la bouche.

— Je voulais te dire. C’est une bonne idée. Tu me diras comment faire ?

— Nous irons ensemble. C’est tout simple. En une heure c’est fait. Et anonyme en plus.

Il ne dit rien, mais se rapproche de moi et pose ses lèvres sur les miennes. Pas un de ses baisers fougueux qui me râpent toute la bouche. Mais un baiser tendre.

— Merci !

— Tu n’as pas à me dire merci. Ce n’est pas un cadeau que je te fais. Mais un cadeau pour nous deux.

Même s’il exprime peu ce qu’il ressent, il ne peut cacher qu’il est ému. Nous ne refaisons pas l’amour ce soir. Nous restons simplement dans les bras l’un de l’autre, habités par les pensées que notre suite nous inspire.

C’est sans surprise, mais avec un intense bonheur que nous recevons chacun notre test négatif. Aldo arrive à la maison en état de grâce, survolté. Il me saute au cou, enfilant d’entrée de cause sa langue au fond de ma bouche. Il avale littéralement la mienne, en me serrant si fort dans ses bras que je ne peux pratiquement plus respirer. Il me relâche et, me prenant, par la main me tire vers la chambre.

Je veux en profiter tout de suite !

Il n’a pas fini sa phrase qu’il commence à me déshabiller. Avec une telle frénésie qu’il n’y parvient qu’à grand-peine. Quand je suis nu, il me saisit par le sexe, en tirant dessus pour me faire courir à la salle de bains, arrachant ses vêtements en y arrivant, pour que nous nous retrouvions dans la douche sans le moindre délai. Je pense alors que notre cérémonial va reprendre. Il me fait effectivement me mettre genoux devant lui et approche sa bite de ma bouche. J’attends que son membre aille, presque d’un seul coup, jusqu’au fond de ma gorge, qu’Aldo saisisse ma tête pour la plaquer contre son pubis, mon nez dans sa toison.

Je remarque pourtant immédiatement que c’est différent ce soir ; il approche son gland de mes lèvres. J’aime ce gland, large, rouge foncé, à l’odeur si propre à Aldo. Ce dernier force tout doucement le passage pour s’arrêter à l’orée de ma bouche. Il commence des mouvements lents destinés à me faire comprendre que je dois aujourd’hui non avaler, mais sucer le gland, l’exciter pour le mener, ce qu’il n’a jamais fait dans ma bouche, à la jouissance. J’arrondis mes lèvres pour qu’elles enserrent le membre qui s’offre à moi et qu’elles le massent. De temps à autre, je le ressors pour introduire ma langue dans le méat où elle finit par recueillir les toutes premières prémices du plaisir, quelques gouttes en suintant déjà. Aldo accélère le mouvement, commence à haleter et à retirer un plaisir de plus en plus intense. Pour renforcer son excitation, je saisis ses couilles d’une main et plonge l’autre dans sa raie pour y atteindre son trou. Son corps est couvert de sueur et tremble du plaisir qui s’y prépare. Aldo s’arrête soudain et dit entre deux souffles :

— Quand je viens, tu ouvres la bouche. Et tu gardes tout !

Encore quelques allers-retours dans ma bouche et Aldo se contracte. Il se retire. J’ouvre la bouche et il s’y déverse à flots. La semence s’accumule sur ma langue et, selon les ordres reçus d’Aldo, je m’efforce de tout conserver. Ce dernier tombe à genoux et fond sur moi, plaquant ses lèvres sur les miennes. Nos deux bouches s’ouvrent, nos langues s’entremêlent. Son sperme se mélange à nos salives et gagne tous les recoins de nos cavités. Nous restons comme cela jusqu’à l’étouffement. Lorsque nous nous séparons, nous avalons lentement cet élixir qui glisse dans nos gorges pour la première fois depuis que nous nous connaissons. La barbe d’Aldo en retient quelques gouttes qui y sont restées accrochées durant notre échange buccal. Je m’approche et lèche doucement les poils drus qui garnissent le visage d’Aldo.

Nous nous regardons et nous éclatons rire avant de tomber dans le bras l’un de l’autre. Il relâche son étreinte et j’en profite pour me dégager et me baisser jusqu’à son pénis presque flasque. Je retire le prépuce en train de regagner sa place. J’introduis dans ma bouche ce membre au repos pour en nettoyer chaque recoin, ma langue recherchant les moindres restes de la précieuse semence.

— Il faut qu’on s’occupe de toi maintenant !

C’est vrai que notre rituel est changé. Aldo venant de jouir, il n’est plus question qu’il me pénètre tout de suite. Je me demande ce que mon amant me réserve, tout en pressentant que le sperme y jouera le premier rôle. Aldo se lève et se dirige vers ma chambre. Il en revient avec ce qu’il appelle ma caisse à jouets, la caisse qui renferme mes sex toys. Il la fouille et en extrait un de mes plugs à urètre. Il y a quelques jours, alors qu’il passait en revue ma collection, il m’avait demandé à quoi cela servait. Je lui avais expliqué. Devant son scepticisme patent, je lui avais demandé s’il voulait une démonstration, sur moi ou sur lui. Il avait vivement rejeté l’idée de servir de cobaye. Je lui avais alors fait la démonstration sur mon propre sexe. Aldo avait paru intrigué, mais guère intéressé.

Le voilà pourtant ce soir qui brandit triomphalement ce plug. Il me fait asseoir par terre, dos contre le mur, jambes tendues et écartées. Il s’agenouille devant moi et plonge sa tête vers mon sexe. En me soutenant les bourses qu’il tient dans la paume de sa main, il l’avale pour lui redonner de la vigueur. Arrivé à ses fins, il prend le lubrifiant, en arrose mon gland et inonde le plug. Il entre délicatement son doigt dans le méat pour y faire pénétrer le gel. Il le tourne, puis le pousse un peu en avant. La sensation est vive et me fait contracter mon ventre de plaisir. Il introduit alors le plug aux limites de l’entrée. Une certaine appréhension me saisit à l’idée que la puissante main d’Aldo en est à sa première expérience et qu’elle n’est guère habituée à la délicate progression que cette opération implique. Et pourtant Aldo se révèle parfaitement maître de la situation. Tenant ma bite d’une main et maniant le plug de l’autre, il entre dans mon intimité avec douceur. La pénétration est lente et extrêmement sensuelle. Le plug entre, ressort un peu et rentre à nouveau, tourne sur lui-même, avant d’aller encore plus loin, puis de marquer un temps d’arrêt. Ma bite, centre de sensations irradiantes, grossit encore et devient écarlate. Finalement, la partie la plus large du plug est passée, en me lançant une sensation intense de plaisir au bout de ma tige. Aldo enfonce l’objet jusqu’au bout et referme l’anneau sur le gland, maintenant distendu par la jouissance qui me gagne.

Le plug est arrimé. Aldo s’enduit les mains de lubrifiant et se lance dans une lente et délicieuse masturbation sur les côtés du gland qui renferme en son centre l’objet de plaisir ; il le presse, le flatte pour lui donner des messages de plus en plus profonds. De temps à autre, sa main s’interrompt pour toucher le sommet du plug et le faire bouger dans mon conduit. Mon ventre est dévoré par l’excitation et se contracte de plus en plus rapidement, en harmonie avec ma respiration dont le rythme va en augmentant. Après de longues minutes de crescendo, Aldo pressent que son travail arrive bientôt à son but. Il approche alors un verre qu’il avait amené avec lui et le pose entre mes jambes. Il se remet à l’ouvrage. Quelques mouvements lui suffisent alors pour me conduire à l’explosion. Je suis secoué de spasmes qui, partant du bas-ventre, gagnent l’entier de mon corps. Le sperme jaillit dans mon sexe où, freiné par le plug, il se presse en distendant le conduit. Je hurle de plaisir. Le liquide finit par sortir par l’orifice du plug et s’écouler lentement dans le verre qu’Aldo a mis sous ma bite pour en recueillir le produit. Quand je suis vidé, il me fait me redresser et me mettre à quatre pattes pour que mon sexe pointe vers le sol. Il le prend et le presse pour en extraire les dernières gouttes qui tombent du plug et les faire couler dans le verre. L’orage qui m’a traversé s’apaise, ma respiration se calme et le sang reflue de mon sexe. Aldo retire doucement le plug, non sans avoir placé le verre dessous, pour ne pas perdre les restes de ma jouissance. La main d’Aldo presse encore doucement ma bite libérée et en fait sortir la dernière goutte. Il se glisse sous moi et tend ses lèvres vers mon ventre. Il nettoie mon gland, avant de lécher le plug dont il extrait goulûment ce qu’il contient encore. J’entends les sons de sa langue qui cherche à en apprécier tous les goûts.

Une demi-heure plus tard, je suis réveillé par la main d’Aldo qui, étendu à mon côté, joue avec mes bourses. Il se penche vers moi et me donne un long baiser. Il saisit alors le verre, le porte à sa bouche et y trempe les lèvres pour y prendre le produit de mon extase. Il garde le sperme dans sa bouche et vient m’embrasser avec sa langue. Il me tend ensuite le verre. J’y trempe d’abord les lèvres pour les imprégner de la semence. Je mets alors le verre à ma bouche et bois ce qu’il contient encore. Une fois le verre vidé, Aldo y trempe l’index et nettoie les restes. Il porte son doigt à ses lèvres et le suce d’une manière plus que suggestive. Il revient vers moi et enfonce sa langue dans ma bouche pour l’unir à la mienne. Nous nous embrassons passionnément, transportés par le goût que laisse dans nos palais unis la semence que j’ai versée.