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Une histoire à découvrir

Aldo, l'ouvrier du chantier voisin (6)

Notre cérémonial continue, mais maintenant avec toutes les variations que nous y avons apportées. Je laisse toujours Aldo en dicter le déroulement. Il y a quelque temps, il a à nouveau changé de chantier et, par chance, travaille maintenant bien plus près de chez moi. Il lui arrive donc souvent de pouvoir en venir directement. Cela permet qu’il vienne chez moi, comme je l’ai découvert, brut et encore emprunt des marques de l’effort. Il sait que je l’aime comme cela et je crois que maintenant il en joue. Il me fait souvent l’amour comme au premier jour, brusquement et sans détour. Je jouis de ses assauts et de son corps ruisselant.

Au sortir de la douche, je viens vers lui avec le plug. Parfois, il le veut, parfois pas. Je le laisse décider. Aujourd’hui, il le repousse.

— On va faire autre chose. Allons dans ta chambre.

A son habitude, lorsqu’il veut me faire déplacer, il me saisit par les bourses et m’oblige à le suivre. J’obtempère avec délectation, mais aussi avec étonnement puisque ma chambre n’est jamais notre terrain de jeu. Arrivé au seuil de la pièce, il m’y fait rester et se dirige vers l’armoire où je garde ma caisse à sex toys. Il en revient avec un plug à uretère, un des plus longs que je possède. Il tient également à la main des cordes que j’utilise pour mes bondages. Là je ne comprends plus très bien. La graine de la domination, plantée il y a plusieurs semaines, germerait-elle aujourd’hui ? La graine qui aurait mis le plus de temps à fleurir.

Il me fait mettre sous le chambranle de la porte, au sommet duquel j’ai installé une barre de suspension pour y faire ma gym matinale. Il me fait la saisir avec les mains, collées l’une contre l’autre. Il me noue les poignets de manière serrée, puis les attache à la barre. Je suis immobilisé, les bras tendus vers le ciel. Il se met à genoux devant moi et joint mes chevilles ; il les lie comme il l’a fait des poignets. Soit il a déjà pratiqué le bondage – ce que je ne crois pas – soit il a appris à faire des nœuds impressionnants sur ses chantiers. Le résultat est en tout cas que mon immobilisation est totale.

Aldo se met à genou devant moi tenant à la main une petite cordelette. Il me saisit les bourses et les entoure. Je comprends qu’il va me faire le bondage des couilles que je lui avais montré sur moi-même la semaine dernière, le jour où, couché contre moi après l’amour, il jouait avec mes bourses, avant de s’exclamer :

— C’est dommage qu’on voie pas mieux les deux boules. Ce serait drôle d’avoir vraiment deux boules sous le ventre !

J’étais alors allé chercher une cordelette et lui avais montré ce qu’on peut faire pour exaucer ses vœux. Manifestement il a retenu la leçon. Il serre la cordelette jusqu’à que mes bourses ressemblent à une sorte de sachet noué par le haut. Il les entoure, fait un nœud sous la base du pénis, fait redescendre les deux extrémités entre les deux testicules, les fait passer sous la partie de la cordelette qui entoure mes couilles et tire fortement. Les testicules se séparent l’un de l’autre, divisés par le profond sillon creusé par la corde. Ils paraissent être deux grosses noix, dont la teinte fonce rapidement, à l’instar du gland qui, tout en grossissant démesurément, tourne au cramoisi. Il achève son travail en utilisant le reste de la cordelette pour entourer à plusieurs reprises les testicules, les faisant encore mieux ressortir. Une fois le nœud final fait, il donne une puissante tape sous la base de ce paquet, rendu extraordinairement sensible du fait des nœuds qui l’exposent de façon si ostensible. Je sursaute, traversé par une douleur sourde. Mes pieds et mes mains entravés m’empêchent de bouger, de sorte que je me tortille pour tenter d’accueillir au mieux la violente sensation qui rayonne dans mon ventre.

Il se saisit du tube de gel et m’en enduit le gland. Il fait pénétrer le liquide dans le méat avec son index. Une fois le conduit humecté, il y introduit le plug. Je suis tendu dans tout mon corps. Saura-t-il manier un si long objet ? Mes bras commencent déjà à tirer et mon scrotum à m’envoyer de forts signaux de pression. Mon excitation et une forme d’angoisse montent d’un cran. La pénétration est lente. Elle s’interrompt parfois, revient en arrière et recommence pour aller plus loin. A de nombreuses reprises, Aldo tourne le plug sur lui-même, créant une sensation de caresse profondément intime. Je serre mes fesses par réflexe, tout mon ventre étant secoué par les vibrations qui émanent de ma bite.

Le plug est arrivé à la fin de son trajet, au terme d’une descente rendue interminable en raison de la taille de l’objet. Nulle douleur n’a cependant accompagné sa progression, mais bien l’incroyable perception d’une pénétration au plus profond de mon intimité.

Aldo lâche sa prise sur le plug et se relève. Il me fait face. Il pose ses paumes sur mes aisselles mouillées par la transpiration que mon stress produit. Il y plonge les doigts, joue avec les poils, avant de les embrasser et de les nettoyer avec sa langue. Ses mains descendent sur mon corps, passant à l’arrière pour s’arrêter sur mes fesses. Resserrées par la position entravée de mes jambes, elles ne laissent pas passer les doigts d’Aldo. Il y force un passage pour que son index puisse trouver ce qu’il cherche. Manifestement, Aldo y avait mis du lubrifiant puisqu’il entre sans problème dans le trou qu’il a fini par atteindre. Il s’agenouille à nouveau, gardant son index introduit. De sa main gauche, il fait bouger le plug qui commence un long va-et-vient dans mon conduit, alors que de l’index droit, il ramone doucement l’intérieur de mon fondement. Ces caresses simultanées envoient des ondes qui se rejoignent au centre de mon corps, pour y allumer un incendie qui se propage progressivement à son ensemble.

Aldo voit qu’il peut bouger le plug librement sans me blesser. Il accélère le rythme, l’amplitude et la rotation de ses mouvements. Je sens ma prostate qui se contracte de plus en plus, s’approchant du moment où elle va se libérer. Aldo le comprend. Il accélère encore le rythme pour les ultimes passages et retire délicatement le plug avant l’explosion. Il se met face à moi, prend mon membre quelques instants dans sa bouche puis le branle. Quelques secondes suffisent pour que je vienne. Aldo tient ma bite distendue qu’il dirige vers son visage. Je me contracte violemment à cinq ou six reprises, laissant sortir des râles amplifiés par la tension que le traitement prodigué a fait monter. Mon sperme jaillit sur la face d’Aldo et l’inonde du front à la bouche.

Aldo s’effondre par terre et s’appuie le dos au mur, jambes tendues. Il ferme les yeux pour ressentir dans tous ses effets le plaisir de ma semence qui descend sur ses joues, ses lèvres, son menton, avant de rejoindre le cou et le torse. Il sort sa langue pour retenir les précieuses gouttes qui passent près d’elle. Il finit par recueillir tout ce qu’il peut avec sa main et la porte à sa bouche. Sa bite n’est presque plus reconnaissable tant elle gonflée. Il la prend dans ses mains et la branle par des mouvements quasi frénétiques. Le sperme est projeté en l’air et retombe sur son torse où il est retenu par la toison.

Il reprend lentement son souffle, laissant l’apaisement le gagner. Il ne bouge plus et finit, sans surprise, par s’assoupir, me laissant à mon sort. Les liens serrés sur mes chevilles et mes poignets me font souffrir. Mes bras relevés depuis un long moment sont parcourus de crampes de plus en plus intenses. Mon sexe, emprisonné dans les nœuds qui l’entourent, a doublé de volume, même s’il est revenu au repos.

Commence pour moi une longue attente, chargée d’excitation. Attaché, bras relevés, le sexe brimé dans des cordelettes, j’ai tout loisir d’admirer Aldo dans l’une de ses positions qui me troublent le plus. Alangui, maculé de nos spermes, les jambes écartées, les bourses reposant au sol, le sexe encore un peu gonflé, le prépuce retiré et chargé des restes de l’amour, les bras étendus derrière la tête, il est d’une lascivité presque insupportable. Le fait d’être condamné à le regarder passivement ajoute au feu qui brûle en moi.

Le temps passant, des douleurs bientôt réellement pénibles cisaillent mes bras distendus alors que mon sexe, gonflé par le sang qui le gorge, est douloureux. La jouissance a maintenant fait place à la souffrance. Je me décide à appeler Aldo. Il me faut de nombreuses tentatives avant de le sortir de sa torpeur. Il émerge lentement, avant d’être brusquement ramené à la réalité du spectacle qui s’offre à lui. Il se relève et vient vers moi. Il m’embrasse avant de me libérer. Mon sexe épuisé par l’épreuve qu’il vient de traverser s’effondre et pend piteusement entre mes jambes. Mes bras sont presque paralysés, alors que mes jambes sont engourdies et parcourues de crampes.

Je pense avoir recouvré ma liberté, mais c’est sans compter avec l’excitation que ce jeu provoque à nouveau chez Aldo. Il me tire par la main au salon et me dit d’attendre. Il revient avec ma caisse. Cette vue m’affole. Je suis arrivé au bout de mes possibilités. Je veux m’arrêter.

— Non, Aldo. Je peux plus.

— Ah non ! Pas déjà ? Laisse, tu vas voir.

— Non, vraiment…

— Laisse-moi faire !

Je n’ai ni la force ni, il est vrai, l’envie de lutter. Je laisse libre cours à l’imagination d’Aldo qui a déjà, manifestement, un plan bien arrêté et une érection bien installée. Je ne l’arrêterai pas.

Il me fait avancer vers la caisse et écarter les jambes autour de ses côtés. Les crampes qui les ont marquées ont laissé des traces. Je pousse un cri lorsque je dois les écarter. Pourvue de poignée des quatre côtés, la caisse permet à Aldo de m’y attacher. Tout d’abord les jambes, qu’il arrime solidement, juste en haut des mollets. La tête ensuite, qu’il me fait pencher en avant et vers le bas. Il passe une corde autour de la nuque et l’attache devant moi à une poignée, en réglant la longueur de façon que je sois plié en avant. J’ai conscience de ce que cette position me fait relever et exhiber mon cul. Je comprends quelle sera la suite.

Aldo vient d’abord en face de moi et me tend sa queue.

— Mouille-la !

Je dois un peu me baisser pour l’atteindre, manquant de perdre l’équilibre en raison de ma position inconfortable. J’y laisse toute la salive que je peux. Aldo semble profondément excité par la situation. Ses mouvements sont brefs, sa respiration déjà rapide et sa queue à la verticale. Je sais que la pénétration sera foudroyante et sans doute douloureuse. A peine cette idée a-t-elle traversé mon esprit qu’Aldo est derrière moi et que, d’une main, il écarte mes fesses pour laisser apparaître mon trou. Il y répand des flots de lubrifiant qu’il fait pénétrer sans ménagement avec ses doigts. Ils les introduits profondément pour préparer le conduit. Alors que je m’attends à sentir le gland se poser sur l’entrée, je reçois une forte tape sur les bourses. Je sais qu’Aldo est fasciné par les bourses qui pendent sous mes fesses. Dans cette position, elles s’offrent à lui, vulnérables et livrées à son plaisir. Il aime à les saisir, les tirer, voire à les violenter un peu. Aldo me tient fortement par l’épaule, pour que je ne tombe pas en avant dans le sursaut que sa frappe a provoqué. Comme lors du premier coup qu’il m’avait donné auparavant, mes entraves et ma position m’empêchent de gérer la douleur et je me débats pour tenter de l’apprivoiser.

Une fois qu’il voit que je suis revenu au calme, Aldo prend mes deux épaules par ses mains puissantes. Leur contact, presque abrasif, m’électrise. Je me sens dans son total pouvoir. Il met son membre sur mon trou et le pousse d’un coup. L’entrée est facile. Arrivé au point de résistance, Aldo s’arrête à peine, tout en soufflant bruyamment. Il reprend sa progression d’un seul geste. Il me transperce en m’arrachant un cri et en propageant le feu dans mon intérieur. Aldo est déchaîné et ruisselant d’une sueur qui coule sur le haut de mes fesses. Il est agité de mouvements de plus en rapides et profonds. Il se retire presque jusqu’à sortir de moi et revient en plaquant son pubis contre mes fesses. Je ne tiens debout à chaque assaut que grâce à la prise qu’Aldo maintient sur mes épaules. Brusquement, il se retire et d’une main ouvre mes fesses, avant d’exploser et d’y déverser tout son sperme. Je sens couler le liquide chaud dans ma raie. Aldo le répartit tout le long de cette dernière, en appuyant ses passages sur mon trou. Il se met à genoux et plonge sa tête dans mon fondement pour recueillir sa semence avec sa langue.

Il vient vers moi, me relève la tête et me donne un profond baiser, chargé du goût de ce qu’il vient de récupérer. Sa barbe est parcourue de stries blanches, après son passage entre mes fesses où s’écoulait le fruit de son bonheur. Il le sent et, tendant son visage vers moi, il me dit :

— Lèche ! Nettoie-moi.

Je me mets à la tâche, allant chercher au fond des poils drus les plus infimes parcelles de son liquide.

Aldo se calme et retrouve petit à petit sa respiration. Il me caresse sur tout le corps, sans aucun doute dans l’idée de donner le plaisir auquel il pense que j’ai droit. Je sais en effet qu’il n’aime pas que l’un de nous jouisse sans que l’autre n’en fasse de même. Je comprends donc qu’il va s’employer à libérer la tension qui habite mon ventre. Mais là, je suis réellement au bout, avec mon sexe presque recroquevillé. Aldo me détache et me prend dans ses bras. Il a compris que, pour aujourd’hui les jeux de domination sont terminés. Il me fait coucher par terre et me laisse récupérer lentement. Après un temps, il se met à genoux et approche sa bouche de mon sexe flasque. J’ai un mouvement de recul. Il le prend doucement et commence à le sucer avec une délicatesse infinie. Je plonge bientôt, malgré mes réticences initiales, dans les délices d’une fellation, par moments à peine perceptible. Lentement mon membre reprend de la vigueur. Les ondes qu’il m’envoie sont de plus en plus intenses. Je me laisse totalement aller aux soins d’Aldo qui a décidé de ne pas accélérer le rythme, afin de terminer nos étreintes dans l’apaisement. Il caresse mes cuisses, mettant une main bienveillante sur mes bourses et effleurant ma raie d’un geste léger. Parfois, il s’interrompt pour poser sa bouche et ses lèvres sur mes tétons, avant de retourner à ma bite totalement dressée.

Après une longue progression, mon ventre se contracte puis se libère. Mes jets entrent dans la bouche d’Aldo qui reçoit avec bonheur et émotion l’expression du plaisir qu’il vient de me donner. Comme il aime le faire, il s’approche et m’embrasse profondément, pour partager ce liquide avec moi.

Il se couche à terre, dos au mur. Il me fait venir contre lui et mettre ma tête sur son aine. Elle repose maintenant sur son bas-ventre, le nez dans sa toison, habitée par les odeurs de l’effort et du plaisir. Je mets délicatement ma main sur son sexe et me laisse aller à mon bonheur. Aldo me caresse doucement les cheveux et me conduit aux portes du sommeil.

La graine de la domination a sans doute été la plus lente à germer, mais sans doute celle qui a produit la plus belle des floraisons.