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Une histoire à découvrir

Alex le steward

Un jour que sur Gayromeo je recherchais une rencontre, je fus contacté par Alex.

— J'ai très envie de te sucer, me disait Alex en substance. Tu serais d'accord pour demain ? J'adore les hommes de 50 ans.

Son profil me fit découvrir un garçon de taille moyenne, particulièrement bien gaulé et dont le visage très lisse attestait de ses 24 ans. Brun, avec un sourire angélique, il me parut plein de promesses.

— Ainsi tu aimes les hommes mûrs ?

— Je ne fais de plans qu'avec eux.

Nous convînmes donc d'un rendez-vous. Comme Alex habitait Roissy, il viendrait me rendre visite.

Si mes préférences s'adressent à des mecs dans la quarantaine, je n'exclus pas a priori des rencontres plus juvéniles et il m'arrive très souvent de me faire draguer par des jeunes. J'ai conservé, à 50 ans, une silhouette assez flatteuse. Je suis sportif, plutôt musclé, crâne rasé, menton volontaire, et je possède un gros braquemard. "Je ne fais de plans qu'avec eux" m'avait bien précisé Alex. Une phrase qui m'intrigua, même si ma longue expérience m'a appris que chez les homos, la sexualité est ouverte bien plus que chez les hétéros.

Le lendemain vers 17h, Alex se présenta chez moi. Le garçon, encore plus craquant qu'il n'apparaissait sur le site, me tendit la main en souriant avec un petit air timide. Il n'était pas, à l'évidence, du genre à faire un plan direct. Pourtant, sa drague de la veille avait été sans aucune gêne. Le contraste m'interpellait. Je l'invitai à boire un verre et nous nous assîmes face à face. S'il ne se dégèle pas plus que ça, c'est mal parti pour un plan suce, pensai-je en servant son coca. Nous parlâmes de choses et d'autres et j'appris qu'il était steward, spécialiste des longs courriers. Il s'exprimait par courtes phrases, souriant, rougissant à la fois, et finit par baisser la tête. Sa gêne déteignait sur moi. Je pris le taureau par les cornes.

— Tu sais, on peut arrêter là si je te mets si mal à l'aise !

Aussitôt, il se jette sur moi, s'agenouille et pose sa tête dans mon giron en disant :

— Non, non, s'il te plaît, papa !

Il lève des yeux brillants sur moi, il est maintenant écarlate.

— S'il te plaît, laisse-moi te sucer, il y a plus d'un an déjà...

Du diable si j'y comprends quelque chose ! Il s'affaire sur ma braguette, saisit mon membre turgescent et se l'introduit dans la bouche. Il me pompe en me regardant, ne s'interrompant que pour dire :

— Tu aimes que je te suce, papa ?

Et sans attendre la réponse il se remet à m'engloutir. Bien que ce soit très agréable, j'ai l'impression d'être piégé, d'être le mauvais partenaire, une bite de substitution. Il n'empêche que le jus monte et Alex s'attache à ma queue pour ne pas en perdre une goutte quand je lâche mes jets en lui et qu'il avale tout mon foutre. Ses yeux brûlants fixent les miens en une adoration muette. À mon râle répond le sien, un murmure extasié, liquide. Il se relève et tendrement vient se poser sur mes genoux :

— Maintenant, je vais t'expliquer...

Il n'est pas rare qu'un jeune homo fantasme à propos de son père. Je m'apprête à le rassurer, mais d'un doigt il me clôt les lèvres :

— Non non, ce n'est pas un fantasme, en fait c'est une réalité.

Son regard s'échappe un instant comme pour fuir devant l'aveu, mais il prononce alors ces mots :

— J'ai été l'amant de mon père.

L'histoire d'Alex était simple. Unique fils d'un jeune veuf, Alex avait séduit son père alors même qu'il était ado, à l'âge de treize ans à peine.

— Mon père dormait dans son fauteuil, je lui ai défait sa braguette et j'ai commencé à sucer. Il s'est réveillé tout de suite, mais sa grosse queue était si dure, si douce dans ma gorge d'enfant qu'il n'a jamais pu m'interrompre tant son plaisir était intense. Il y avait déjà plusieurs mois que ma mère était décédée et il devait être frustré. Je l'ai sucé pendant dix ans, mais il est mort l'année dernière. À travers des hommes comme toi, je peux revivre ces moments. Tu ne m'en veux pas trop, j'espère ?

Il souriait, toujours timide. Je pris sa bouche et l'embrassai, conscient de commettre un inceste, car pour Alex il était clair que je représentais son père dans une quête sans issue. A peine sorti de l'enfance, il avait rencontré le sexe, inséparable désormais de cette image paternelle.

— Papa ne voulait pas d'abord, il a même pleuré une fois, mais chaque soir je me glissais contre lui sur le canapé, et je défaisais sa braguette. Puis nous avons pris l'habitude de partager le même lit, de prendre ensemble notre douche, et je le suçais chaque fois. Un jour il m'a dit qu'il m'aimait plus que n'importe qui au monde, autant qu'il avait aimé ma maman.

Les yeux d'Alex s'embuèrent, mais il poursuivit son récit.

— Je lui ai dit, droit dans les yeux : je veux que tu me prennes comme elle. Papa, baise-moi, s'il te plaît ! Il s'est détourné, en colère, m'a dit que j'allais tout gâcher, qu'il n'était pas un pédophile. Mais je sus me faire pardonner en m'agenouillant devant lui, sachant qu'il ne pourrait résister à ma bouche devenue experte. Cependant j'avais bien compris que j'avais atteint la limite. Papa était un homme à femmes, et sa complaisance envers moi n'était autre qu'un trait d'union entre nos tristes solitudes. Oui, l'homosexuel, c'était moi. Au pire moment de sa faiblesse, je l'avais lâchement séduit et me revenait à l'esprit la jalousie que j'éprouvais de sa douceur avec ma mère et de leurs moments partagés, comme de mon peu de chagrin lorsqu'elle était décédée. J'avais abusé de mon père, je le dominais par le sexe tout en l'aimant infiniment. De nous deux, c'était moi le monstre.

Alex se mit à sangloter, la tête posée sur ma poitrine. Il hoquetait à perdre haleine au point que j'en fus effrayé. Mais tant de vie et de jeunesse alimentaient son désespoir que je le laissai se calmer, sachant que cette évocation constituait une thérapie et qu'armé de ses 24 ans, il reprendrait vite le dessus. Je ne me trompais pas, en fait. Il cessa bientôt ses sanglots et reprit le fil du récit.

— Mon père n'avait que 34 ans, et le temps apaise la souffrance s'il n'efface pas le souvenir. Un an plus tard, une jeune femme fit son entrée dans notre vie. Je la détestai tout de suite. Jolie, élégante, très à l'aise, je jugeai Lydia effrontée. Comme mon père la couvait des yeux, je la cataloguai odieuse et posai un ultimatum : il devait choisir, elle ou moi. Il eut un rire pour toute réponse et me caressa les cheveux. Je sentis monter la colère qui bouillonnait depuis longtemps, attisée par la frustration de ne pouvoir sucer papa qu'à de rares occasions furtives, car Lydia vivait avec nous. Je menaçai de révéler à cette femme nos rapports intimes. Là, mon père quitta son sourire et il me gifla brutalement. C'était donc la guerre entre nous et comme je n'avais rien à perdre, je balançai tout à Lydia.

Alex ménagea une pause et alluma une cigarette. Son regard s'était éclairé, ses yeux jetaient des étincelles. Toute la haine de l'amant trahi revivait à l'évocation de cet instant inoubliable où il avait joué son va-tout.

— Lydia s'approcha de mon père et lui dit : " Est-ce la vérité ? " Papa, d'une pâleur de cire, fixait la pointe de ses souliers. Partagé entre deux amours, il ne savait plus que se taire, sachant que tout mot prononcé pouvait aliéner l'un ou l'autre. " Très bien, dit Lydia tranquillement, nous allons vérifier sur pièces ! " Elle alla tout droit à mon père et lui baissa son pantalon sans qu'il esquissât un seul geste, et s'adressant à moi me dit : " Vas-y Alexandre, suce-le ! " Papa était tétanisé, ce qui n'empêcha pas sa queue de s'élever, par pur réflexe. Mais déjà j'étais à genoux et entamai ma fellation, autant par défi que par vice, et c'est d'un père bandant à mort que je tirai ma récompense en une immense marée de foutre que j'exhibai, la bouche ouverte, à ma rivale subjuguée. Papa, la tête entre les mains, poussant des gémissements de honte, s'effondra sur le canapé, la bite encore toute engluée du plaisir qu'il avait reçu.

— C'est très bien, je suis édifiée. Certes je ne m'attendais pas à ça, mais il se trouve que j'aime ton père, dit Lydia se tournant vers moi. A voir ta détermination, on voit quel manipulateur tu es. Tu avais un but : me faire fuir. Mais tu n'as pas pensé à tout. Si moi je vais voir la police, tes petits jeux avec ton père te l'enlèveront à jamais. Ce n'est sûrement pas ce que tu veux ? Je te propose donc un marché. Nous le partagerons tous les deux. Si tu l'aimes comme tu le prétends, tu dois m'accepter comme sa femme. "

Alex fit entendre un soupir et se blottit sur mon épaule.

— C'était la meilleure solution et pendant les dix ans qui suivirent, mon père fit l'amour avec elle et se laissa pomper par moi. Tu me diras que c'est incroyable ! Pourtant, cela arrive parfois, et j'en suis la preuve vivante ! Maintenant, redonne-moi ta grosse bite, mon papa de substitution...