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Une histoire à découvrir

Allô maman, bobo!

Il m'est arrivé un truc pas possible, si quelqu'un d’autre me le racontait j’aurais du mal à y croire et pourtant c'est vrai...

D’abord il faut que je me présente un peu : je m'appelle Martial, j'ai vingt ans et j'habite à côté de Nation, à Paris. Je suis plutôt mignon de corps et de visage. Je ne suis pas entré dans la «carrière» homosexuelle depuis très longtemps : pour tout dire j'étais encore puceau il y a six mois. Et même après, je ne peux pas dire que j'aie tenu une cadence infernale : même pas un amant par semaine. Je ne sors en boîte que le samedi soir et encore pas toutes les semaines. Et j'ai mis quatre mois avant d'accepter un «vrai» rapport sexuel, d'abord une fellation, enfin, longtemps après, j'ai accepté mon premier enculage.

Un soir, sur le coup de huit heures du soir j'ai fait la connaissance d'un type dans une petite boîte du 20ème où je vais souvent parce que ce n'est pas loin de chez moi pour rentrer après (je n'ai pas de voiture). Le type n'était pas mal foutu objectivement, mais je n'aurais pas su dire s’il me plaisait, il avait l'air trop... malsain. Viril, costaud mais pas vraiment musclé, bien charpenté plutôt Les joues bleues de barbe et les sourcils très foncés. Il était habillé genre ouvrier endimanché, pull à col cheminée et jean bleu foncé, dans une boîte ! Il a commencé tout de suite à me draguer au bar, me demandant si je venais ici depuis longtemps, quel âge j'avais, etc. Parfois je lui répondais gentiment, à d'autres moments je devenais plus sec et plus distant. II me dévorait des yeux et c’est le genre de truc qui me met mal à l'aise. Il ne me lâchait pas et, au bout d'un certain temps, ça a commencé à me gonfler. J'ai préféré foutre le camp carrément Je n'avais jamais rencontré un mec aussi direct Tout en parlant il cherchait à me tripoter entre les jambes, il me pelotait le bras... Quand je l'ai envoyé au bain il ne s'est pas senti gêné pour ça, il a commencé à me dire :

— Tu as tort, je pourrais te faire très plaisir si tu voulais...

— Je ne vois pas comment, je lui ai répondu.

— Écoute, si tu te laisses bien sucer, je te filerai deux cent balles. Deux cent balles pour te faire vider agréablement les couilles, c'est bien, non ?

Je lui ai demandé pour qui il me prenait. Malgré tout, ses paroles crues m'avaient un peu excité et je parie qu'il a dû le sentir parce qu'il a continué à me saouler de ses cochonneries :

— Ça ne te plairait pas de m'enfiler la gueule ? De me décharger toute ta crème sur la langue ? Je pompe comme un dieu, tu verras, tu ne seras pas déçu.

J'ai fait mine de m'éloigner d’un air excédé mais il me suivait comme mon ombre... C'est vrai que je ne cherchais pas vraiment à le semer, son obscénité, sa vulgarité même m'excitaient. Il trottinait derrière moi en me murmurant des trucs dégueulasses... Je bandais tellement que j'en avais mal aux couilles. En même temps ce type me dégoûtait, j’aurais préféré crever plutôt que de coucher avec lui pour de bon. À la fin, je l'ai bousculé et je suis parti chercher mon blouson au vestiaire. Il devait être huit heures et demie du soir.

J'ai pris par la rue des Vignolles pour rentrer chez moi. Il faisait nuit et il n'y avait personne dans les rues. Pour un mois de janvier il ne faisait pas trop froid, mais contrairement à ce qu'on pense, le 20ème est un quartier assez tranquille, assez familial. Je ne me sentais pas à l’aise depuis cet incident à la boîte. Ça me travaillait. J’avais une impression lancinante... je ne saurais pas expliquer exactement, comme si je réalisais brusquement tout ce que mon attirance sexuelle pour les hommes avait de malsain. Il y a une cabine téléphonique rue des Haies, en face du terrain de sport. En la voyant je me suis rappelé que j'avais promis à ma mère de l'appeler. J'aurais pu attendre d'être arrivé chez moi mais je sentais qu'il n'y aurait que ça qui me ferait du bien : parler à ma mère... J'ai cherché ma télécarte et je suis rentré dans la cabine. La rue était déserte. Il devait être neuf heures du soir. Ma mère ne se couche jamais avant onze heures et ne regarde pas la télévision. Elle était chez elle et elle a décroché tout de suite...

Alors que j'étais en train de lui dire bonjour, j'ai vu à travers la vitre du taxiphone une silhouette qui se rapprochait de la cabine, traversant la rue. J’ai senti mon cœur se décrocher en reconnaissant mon dragueur de tout à l'heure. Il m'avait suivi. J'étais seul, coincé comme un rat dans la cabine. Ma mère s'était mise à me raconter sa journée par le menu... elle est très bavarde et quand elle est lancée il n'y a pas moyen de l'arrêter. Le gars avait mis un imper beige et une espèce de casquette de marin, mais je l'ai bien reconnu. Il a tapoté la vitre en me faisant un petit signe. Il ne souriait même pas et c'est ça qui m'a mis le plus mal à l'aise.

— Qu'est-ce que tu as ? Tu as l'air bizarre au téléphone... m'a dit ma mère en s'interrompant brusquement.

J'avais dû gémir sans m’en rendre compte en voyant le mec ouvrir la porte de la cabine.

— R... Rien, rien maman, tout va bien, ai-je répondu d'une voix étranglée.

Ça a dû suffire à la rassurer parce qu'elle est repartie aussi sec dans son monologue. Pendant ce temps le mec ne restait pas inactif. Il me pelotait déjà les couilles à pleines mains. Avec les deux mains, carrément, il me tripotait les roustons. Ça n'avait pas l'air de le gêner que je sois au téléphone avec quelqu'un. Évidemment il ne devait pas se douter que c'était ma mère, mais ma mère se doutait encore moins de ce qui se passait tandis qu'elle m'expliquait sa dernière querelle de bureau ! Le mec s’est approché tout près de moi. Il me soufflait dans le cou sans lâcher mes testicules, qu'il continuait à flatter de la main. Il a gardé la porte de la cabine ouverte pour pouvoir s’agenouiller devant moi. La cabine est assez retirée par rapport à la rue et personne ne pouvait nous voir, en admettant que quelqu'un passe justement par là.

Ça ne lui a pas pris longtemps pour m'ouvrir la fermeture éclair du pantalon et emboucher ma queue. Je n'ai pas bandé tout de suite parce que j'étais trop gêné. Je continuais à dire «Oui, oui» et «Non, non», au téléphone pendant qu'un autre homme me pompait suavement la pine. Il aspirait fort, en creusant les joues, et en me caressant les couilles au creux de sa main. Alors forcément ça a fini par me faire de l'effet. Ma mère s'est quand même arrêtée de parler une ou deux fois pour me dire : «Tu es sûr que tu vas bien ?» J'essayais de lui répondre de mon mieux, la queue enfoncée jusqu'aux poils dans la bouche de ce type mal rasé. J'ai bandé longtemps mais je n'ai pas réussi à jouir. La situation était trop déroutante. La voix de ma mère au téléphone, même si je ne comprenais plus trop bien ce qu'elle me disait... et cette langue douce et ferme sur mon gland en même temps. C'était trop. J’ai eu l'impression que quelqu'un venait vers la cabine et j'ai repoussé brutalement le suceur. Encore une fois, ma mère m'a demandé d’une voix impatiente ce que je fabriquais au téléphone. J’ai dit que des gens attendaient et qu'il fallait que je raccroche. Le type s'est cassé rapidement aussitôt après et ça m'a un peu vexé. J'ai joui dix minutes plus tard, chez moi, quand je me suis branlé en y repensant.

Martial F (Paris)