Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Angelo

Mon ami d'enfance, Pablo, avait acheté ce qui avait été un vieux couvent, situé en plein centre d'un gros bourg, mais dans un état pitoyable. Il souhaitait le rénover et, vu que j'avais une petite entreprise en bâtiment, il m'avait sollicité. Je lui avais mis à disposition un de mes jeunes en apprentissage, Abdou, 20 ans. Pablo donnait un coup de main et utilisait son fils Angel qui avait 16 ans. Ce dernier n'était absolument pas enchanté de passer son été à retaper des vieilles pierres.

Pour parler du bâtiment, celui-ci était très grand, doté de plein de recoins, d'un petit jardin ombragé aux grands arbres. Pas d'électricité, ni eau courante mais une source qui fournissait une salle de bains ayant servi aux anciens moines avec plusieurs vasques, c'était tout. Il faut ajouter que derrière les grands murs qui protégeaient l'ensemble, régnait un calme absolu. Les logements étaient situés dans une aile, chacun pouvait disposer, vu leur nombre, d'une des anciennes cellules comme chambre. Pablo avait fait installer un petit générateur pour la cuisine.

J'ai passé quelques jours au début du chantier en juillet, histoire de lancer Abdou. J'ai bien vu qu'Angel était sur les nerfs dès que son père était dans les parages. Ils ne se connaissaient pas si bien que ça puisqu'il avait divorcé d'avec sa mère depuis un bon moment et n'avait jamais trop fait d'effort pour assurer sa garde. Pablo pensait que ce genre de circonstances viriles faciliterait leurs rapports. Je pensais qu'il n'imaginait pas que des jeunes habitués au confort, à la TV grand écran, au PC et à internet, éprouvent des difficultés. Mon employé avait vécu à la dure en Afrique, je ne m'inquiétais pas pour lui. Je partis donc et revins à la fin du mois pour aider celui qui avait été mon ami à la vie à la mort à la fin de mon adolescence.

Je ne fus pas déçu par l'ambiance. Ils ne se parlaient pas trop et avaient pris quelques habitudes. Quand je pris possession de ma chambre qui, comme les autres, donnait sur le fouillis végétal encombrant la cour, je sentis une odeur d'urine. En fait, ils pissaient par les fenêtres, faute de toilettes et vu le temps sec, cela avait vite pris une mauvaise tournure. Le premier matin, je filai me laver dans l'autre aile. J'achevai, en slip, quand Angel survint ; il me regarda d'un œil plutôt mauvais. Il portait un long tee-shirt et un pantalon baggy informe, sa tenue habituelle.

Le reste du temps, je décidais de rester à l'aise, juste en short, tout comme Pablo. Ce dernier avait l'habitude de travailler ainsi, il était d'ailleurs déjà au boulot. Je le vis sur un échafaudage, son corps musculeux, déjà luisant avec la chaleur qui montait. Abdou l'aidait de manière nonchalante.

L'après-midi était trop chaud, je proposai à mon ami de faire le point sur le chantier. J'avais emmené mon PC portable et nous nous mîmes à dresser une liste d'éléments à commander. Cela éveilla l'attention d'Angel qui me demanda si mon ordinateur était wi-fi pour qu'il se connecte à internet car comme il le dit, il se sentait à l'écart de tout depuis trois semaines qu'il était enfermé là-dedans. Son père lui répondit tout de suite qu'il était là parce qu'il ne bossait pas trop à l'école et que c'était pareil depuis qu'il était sur le chantier. Ils étaient tous les deux braqués l'un contre l'autre et je ne voulus pas m'en mêler.

Le soir arrivé, Abdou et Angel filèrent jouer aux cartes et sur les GameBoy et autres types de jeux à pile qu'ils avaient emportés. Pour ce faire, il s'étaient créé une salle de jeu dans un espace quasi inabordable, situé dans un recoin qui avait subi un affaissement et qui, du coup, était accessible uniquement par une échelle. Comme cela, ils pouvaient décompresser et surtout nous agonir tant qu'ils pouvaient. C'était de bonne guerre.

Le lendemain, je dus m'absenter la journée. Quand je revins le soir, après le repas et que je voulus consulter mes mails, je remarquai que mon PC avait été utilisé. Je n'avais pas de mot de passe et je n'y cachais rien d'extraordinaire. J'eus toutefois l'idée de regarder l'historique d'internet et j'eus la surprise de tomber sur une liste de sites gays. En cliquant sur le premier lien, je tombai sur un site d'histoires puis sur des sites pornos et des blogs. Comme il n'était pas tard, je décidai d'aller demander tout de suite à Angel si c'était lui. Abdou ne maîtrisait pas assez le français écrit à mon sens.

Il n'était pas dans sa "chambre", je jetai un coup d’œil sur ce qu'il avait de disposé ici et là. Il avait un bouquin d'un auteur que j'aimais bien. En le soulevant, je fis tomber une pile qui dissimulait une revue gay ainsi qu'un gros carnet broché d'où dépassaient des photos et dessins. Je remis tout en place le mieux possible mais j'eus l'occasion de voir une photo qui avait glissé, il s'agissait d'une bite en gros plan en train de s'épancher. Vu le décor (par une fenêtre), ça se passait ici et comme ça ne pouvait être moi (je me serais reconnu), ni Abdou, il s'agissait de... Pablo. Je sortis, perplexe. Que dirait-il quand il saurait qu'il avait un fils gay ? Et plus ambigu, quelle était la nature de leurs rapports ?

Toutes ces questions n'arrêtaient pas de me tourner dans la tête le lendemain et je me remis également à penser à mes rapports avec Pablo. À l'époque de nos 17 ans, nous étions extrêmement proches. Un soir de fête, nous nous étions trouvés tous les deux et nous étions embrassés à pleine bouche. J'avais eu peur d'aller plus loin et j'avais laissé tomber malgré la pression de mon ami. Puis chacun avait fait sa vie, avec des femmes mais aussi des hommes de temps en temps pour moi, mais à la sauvette sur des lieux de drague, aires de repos ou dans des jardins publics la nuit. Je me demandai tout à coup si Pablo ne faisait pas comme moi ! Cette pensée soudaine, augmentée par le fait que je le voyais depuis plusieurs jours peu habillé, me provoqua un début d'érection.

Le soir Abdou et Angel filèrent à une fête du village. Je décidai d'aller fouiner dans ses affaires. Je retrouvai sans trop de peine ce carnet. Il s'agissait en fait de son journal. Les dessins ressemblaient à des mangas mais dont les héros, tous masculins, couchaient entre eux. Les photos avaient pour seul sujet des queues, mais aussi sur deux ou trois, on le voyait au lit avec plusieurs mecs à chaque fois. Je me penchai ensuite sur le texte et je crus halluciner. En voici quelques extraits.

À mon sujet :

Arrivée du pote de papa, j'ai essayé de deviner ce qu'il avait dans le paquet, je me suis branlé 10 minutes au moins en y pensant.

Je l'ai surpris à la salle de bain, j'aurai bien aimé lui descendre le slob pour lui pomper le dard.

À propos d'Abdou :

Baisé une nouvelle fois par Abdou, il me tient, je suis sa chose.

Son père :

Avant-hier, il a fait comme Abdou et moi et a pissé par la fenêtre, j'ai réussi à le prendre en photo. Je vais la mettre dans ma collection ou la ferai circuler sur Internet.

Vie quotidienne :

3ème branlette de la journée, c'est parfois dur de s'esquiver.

J'eus juste le temps de refermer le carnet car je les entendis arriver. Ils s'arrêtèrent dans un recoin pour pisser. Ils étaient près de ma chambre. Pablo devait dormir depuis longtemps. J'entendis Abdou souffler : "J'en ai vraiment marre que tu regardes ma bite, si tu continues, je te pisse dessus." Angel rigola, il devait être un peu bourré, il se plaça sous le jet et lui demanda de viser la bouche. "T'es qu'une salope qui n'a que ce qu'elle mérite !" lui a répondu Abdou. Je fis exprès de sortir pour les croiser. Angel avait le tee-shirt et le pantalon trempé. Ils allèrent vers leur "cachette". Je pensai un instant les laisser tranquille mais je voulus avoir confirmation de visu de ce que j'avais lu. Avec mille précautions, je m'approchai de l'endroit où je pus les découvrir. Abdou enculait férocement Angel : "Tu la sens ma queue ? Bientôt je vais t'emmener à mes potes et les gonzesses comme toi, je te raconte pas ce qu'on leur fait. On a même dressé exprès un chien. Ton fion, il a va le sentir passer."

Je les laissai et poursuivis mon enquête en consultant le site d'histoires gays que j'avais découvert quelques jours plus tôt. Je le mis dans mes favoris car en parcourant les rubriques, je vis plusieurs textes vraiment trop excitants. Mais j'étais trop absorbé par ce qui m'arrivait sur place et je consultai la liste des auteurs. J'avais découvert dans le carnet le pseudo d'Angel qu'il avait lui-même rédigé ainsi : Angel + Pablo = Angelo, accompagné d'une adresse mail. Je trouvai du premier coup. Il était l'auteur de plusieurs récits. Je fis un copié/collé du texte suivant :

Je travaille sur un chantier avec mon père. Ce dernier est très dur avec moi. J'aime être en contact avec lui, que nos corps se frôlent mais je ne voudrais pas qu'il soit déçu par sa fiotte de fils. J'essaie de le suivre discrètement partout, surtout quand il va aux cabines de chiottes ou aux douches du chantier. J'ai percé un trou dans la cabine où il va le plus souvent. Un jour je l'ai surpris en train de se branler, je m'imaginais à la place de sa main coulissant sur sa grosse queue. Je l'entendais gémir super discrètement, j'ai cru exploser. J'ai voulu profiter de son passage à la douche pour sentir son slip. Manque de bol, il n'avait plus de savon et il m'a surpris. J'ai vu son regard noircir. Sans réfléchir, il m'a pris par le cou et m'a traîné sous le jet. Il a basculé sur la position eau froide et a dit que ça me calmerait. Mais il était là debout, nu, en face de moi alors je me suis précipité sur sa queue. Il ne m'a pas repoussé, je me suis appliqué et j'ai senti son sexe devenir très dur. Il a commencé à me passer la main sur les fesses puis à me doigter. Quand il a estimé qu'il était chaud, il m'a retourné et m'a positionné de telle façon à me prendre. Il n'a même pas eu besoin de me retirer mon bleu de travail qui était trempé, j'avais précédé son désir. Il a enfoncé sa queue d'un coup. J'en rêvais mais ça m'a déchiré. J'ai mis quelques secondes à me remettre, le temps qu'il coulisse de plus en plus vite. À un moment, il s'est retiré, m'a rabaissé et, en me prenant par les cheveux, il a dirigé mon visage vers sa bite qui m'a inondé...

Il était 4h du matin et j'avais du mal à faire la part des choses : fantasme ou réalité ? Je n'en pouvais plus d'excitation. Je ne voulais pas me branler, j'imaginai qu'à mon âge, j'arriverais à me calmer seul. Je filai à la salle de bain. Celle-ci était occupée, Pablo s'y trouvait, se rafraîchissant le visage. Dès qu'il me vit, je constatai que son regard descendit tout de suite vers la seule tenue que je portais — mon slip. En érection depuis un moment, je n'y faisais plus attention et mon gland dépassait de l'élastique. Il l'avait bien sûr remarqué et sourit en me disant : "Toi aussi tu as des soucis de ce genre la nuit ? Bienvenue au club !" J'étais désarçonné. Le voir en face de moi me fit fondre et sans un mot je me jetai dans ses bras. Inutile de dire que je bandais de plus belle. Il ajouta d'une voix tendre : "Ça y est, tu t'es enfin décidé, tu sais que ça fait 20 ans que j'attends. Je me suis juré que tu serais mon premier mec."

Nous reprîmes le baiser de cette soirée d'antan. Il me prit par la main et m'emmena vers sa chambre. C'était lui le puceau mais j'étais le plus stressé. Il m'ouvrit ses bras et s'offrit entièrement. Après ce premier round, débuta un second où j'eus enfin le plaisir de le sentir en moi. Nous étions plein d'énergie et sans doute emplis d'un trop plein d'excitation et de sentiments contenus depuis longtemps. Après l'amour, je réfléchis si j'allais lui révéler tout ce que je savais sur ce qui se passait sur place, sur les désirs profonds d'Angel : tout dire, une partie ? Demander uniquement la vérité ? Me taire un peu, pour toujours ? Je finirai bien par prendre enfin ma décision...

Dernier courriel connu de l'auteur : jill0109@voila.fr