Une histoire à découvrir
Anthologie (Vol 1) - Extraits
Puis j’ai craqué. Je me suis redressé et l’enfilai d’un coup. Comme dans du beurre. Ouais, une vraie fontaine cette fille. Son sexe chaud, accueillant et odorant, elle le resserrait en rythme. Pour son âge, elle savait déjà bien y faire. Je n’avais cependant pas très envie de réfléchir à ses précédentes relations, mais elle avait déjà dû faire nombre d’expériences. En même temps, je contemplais son petit trou rose.
Elle était un peu malmenée par mes coups de boutoir et ne parvenait plus à pomper correctement Alex qui se réveilla d’un coup.
– Ben et moi alors ? Moi aussi j’ai envie de baiser.
– Vas-y, j’ai rigolé, je te laisse la place, à moins que...
– Non, ne bouge pas.
Il n’avait pas compris que je ne savais pas si elle serait d’accord ou non. Dans sa tête, ça devait être clair et il m’avait pris au mot. Et au cul. Sa queue bien lubrifiée par Laure, s’enfonçant en moi aussi loin qu’il pouvait. Ce qui n’était pas rien. Nos dix-neuf centimètres, on les connaissait bien, mais ça faisait longtemps qu’on n’avait plus rien fait tous les deux.
– Doucement, j’ai dit.
– Je peux pas. Il faut que je me vide la tête.
Et les couilles, je pensai. Malgré tout, je me retrouvais dans ma position préférée, le sandwich. Je me demandais un peu ce que Laure en dirait par la suite, mais elle n’était plus présente, dans un total laisser-aller. N’arrêtait pas de geindre, avant de se mettre à gémir, puis à hurler.
Le jeudi suivant, dès son arrivée, il m’a demandé s’il pouvait se doucher. Même envie refrénée d’aller m’assurer que tout allait bien, j’en mourrais d’envie, je ne savais pas comment cela serait pris. Tee-shirt XL jusqu’à mi-cuisses, caleçon, odeur menthe poivrée de mon gel. Il a pris sa place à ma gauche devant la table de la cuisine. L’encolure révélait presque entièrement une épaule. Je regardais sa nuque rasée et le saillant des premières vertèbres pendant qu’il était penché sur ses exercices. Il me prit la fantaisie de souffler un jet léger sur ce cou dégagé, de le faire courir sur l’épaule et la nuque. Paul s’est figé, le stylo en suspens. J’aurais dû arrêter, il était encore temps de faire croire à une plaisanterie. Pourquoi faisais-je cela ? Je n’étais nullement en manque mais il y avait cette peau trop blanche, trop délicate, presque maladive, qui se hérissait sous mon souffle, il y avait ce garçon tendu et immobile, dans une attente inquiète, il y avait le dessin délicat du cou quand il rejoint la poitrine dans une courbe que ne saurait renier le plus habille carrossier. Je me suis penché sur ce cou, j’y ai posé mes lèvres et un petit bout de langue aussi, insistant et humide. Paul s’est laissé redresser sur le dossier de la chaise, s’est laissé renverser la tête pour offrir sa gorge à mes baisers, à frissonner sous ceux-ci et quand mes lèvres ont passé son menton, qu’elles ont couru sur sa joue jusqu’à la commissure, il a entrebâillé les siennes et ma main sur sa nuque n’a pas eu à forcer pour qu’il tourne la tête.
Il sembla effrayé quand j’ai proposé d’aller dans la chambre, je n’ai pas insisté. J’ai trouvé dans le fatras de coton à son entrejambe une chose bien dure, bien raide, que j’ai masturbée, sous le tissu d’abord, puis à l’air libre et, quand j’ai sorti la mienne, il m’a rendu la pareille. Nous avons fait ainsi, en équilibre sur nos chaises, comme deux collégiens pour qui c’est la première fois. Entre nos lèvres, les langues s’activaient mais il gardait la sienne dans sa bouche et ne vint jamais forcer la mienne. Puis j’ai quitté ma chaise, me suis courbé sur son ventre et lui ai donné le plaisir que je donne ou reçois dans des lieux obscurs de rencontre quand, à quelques rares moments, je m’y fourvoie.
Philippe se penche pour prendre son verre. Malgré le peu de lumière, son érection est triomphante. Ou plutôt grâce à la lumière rare : les rayons de la petite lampe caressent horizontalement le slip de Philippe, éclairant une face du membre recouvert par le tissu et laissant l’autre dans l’ombre. La taille en est magnifiée et la forme transcendée. Le temps se fige. La chaleur qui règne encore dans la pièce ajoute encore à l’oppression qui me gagne. Ma gorge est nouée et mon cœur tape. Je suis tétanisé, incapable du moindre geste.
Philippe finit son verre et se lève. Je supplie le destin qu’il me dise bonne nuit et que je retrouve lentement mes esprits. Philippe s’approche et, sans rien dire, il s’assied à côté de moi. Les secondes s’écoulent au ralenti, alors qu’un courant violent et sensuel passe entre nos deux corps qui pourtant ne se touchent pas.
Philippe met sa main sur ma cuisse nue, près de mon genou. Il ne me regarde pas ni ne bouge, dans l’attente de ma réponse. L’impression est foudroyante. Je veux hurler, me lever, partir en courant, quitter cette maison où tout semble devoir basculer. Mais je reste.
Toute la peau de mon corps vibre, réclame des caresses, rêve de s’unir à celle de cet homme. Ma bite gonfle encore, si cela est possible, se dresse. Philippe me regarde et me sourit. Je reste silencieux mais clairement consentant. Sa main remonte lentement sur ma cuisse, caressant sa face intérieure et s’approchant inexorablement de mon bas-ventre. Je sens que dans quelques secondes, le point de non-retour sera atteint. La main s’arrête contre la base de mon slip. Je sens sa présence contre mes couilles moulées dans le tissu.
Au matin, on pouvait admirer trois corps baraqués et bien faits, un autre un peu moins imposant mais harmonieux. Trois grosses bites et une hors-normes. Hugo fut réveillé par Xavier qui lui demanda de le prendre.
– Xavier, c’est pas possible. J’ai jamais fait ça.
– Prends un peu de gel, enduis-moi le cul ainsi que ta bite, et laisse agir ton instinct.
Hugo, au fur et à mesure qu’il progressa dans l’intimité de Xavier, se trouva envoûté. D’instinct, il commença par de lents va-et-vient. Xavier, sur le dos, l’observait : il vit dans le regard d’Hugo combien il n’était plus lui-même quand il accéléra et éjacula dans ses entrailles. Couvert de sueur, il enlaça Xavier, emboucha sa verge et l’amena à la jouissance. Damien et Éric s’étaient contentés pour le matin d’un 69.
– Merci mes amis. Attendre vingt-sept ans pour vivre tant de plaisir en si peu de temps, jamais je ne l’oublierai.
– Attends Hugo, ce n’est que le début. Je suis certain que tu vas devenir aussi salope que nous trois tant tu vas aimer le sexe, dit Xavier.
Une clameur joyeuse s’éleva dans la Chapelle et se propagea rapidement dans toute la cité tandis que déjà, s’avançait dans l’allée centrale de la nef, le premier candidat, un jeune chevalier à l’allure fière.
– Je suis Romain le Fidèle ! Fils de Jean le Pieu et d’Anne la Têtue, Maîtres du Domaine des Vergers Glorieux !
C’est ainsi que chaque candidat allait devoir s’introduire, avant de participer à l’épreuve.
Un silence de cathédrale se fit, et le beau jeune homme s’avança jusqu’au trône, s’inclina respectueusement puis s’agenouilla entre les cuisses d’Auguste, qui fit un signe du menton à l’huissier, signifiant que l’on pouvait retourner la clepsydre. Dix minutes, et pas une de plus.
Le jeune noble en-armuré avait néanmoins un beau visage. Il avança sa bouche jusqu’à la mettre au contact du gland encore dissimulé bien que déjà fort volumineux. Il le prit entre ses lèvres et jouant de sa langue espiègle, le décalotta avec lenteur avant de s’enfoncer profondément autour de la large verge qui s’enfla progressivement d’un volume conséquent. Ne pouvant se servir d’autre chose que de sa gorge, sa bouche et sa langue, le postulant commença à amorcer un lent mouvement de va-et-vient, non sans difficulté tant le sexe du Roi prenait des proportions démesurées. Le jeune homme lutta pour conserver sa progression, mais déjà, il perdait du terrain, ne pouvant à peine plus prendre dans sa bouche qu’un tiers de ce chibre colossal, et encore. Il se força tout de même, et sans doute même un peu trop. Un haut le cœur nauséeux et bruyant eut raison de la persévérance du beau Romain, trop honteux de produire un si horrible son et une si piètre prestation face à telle assemblée. Il leva sa main droite, signe de son abandon.
– Paul… commencé-je.
– Chuttttttttt...
Je n’ose comprendre. Il lève difficilement son bras alors que je plonge mon regard dans le sien. Sans doute l’effet de l’inaction durant ces mois d’alitement. Sa main se pose sur mon cou et je le sens faire une petite pression afin de m’attirer à lui. Je me penche en réponse et viens reposer mes lèvres sur les siennes. C’est comme la première fois, une explosion de sensations. Je repars à la découverte de son corps pendant notre baiser. Je deviens entreprenant. Ma main se glisse sous la chemise d’hôpital. J’écarte les pans afin de découvrir sa queue reposer sur sa cuisse. Je glisse ma main sur sa peau, remontant vers l’aine. Du bout des doigts, je sens la peau de son scrotum. Il réagit par un petit gémissement dans ma bouche. Je me redresse pour être mieux positionné et le regarde dans les yeux. Il sourit, attendant vraisemblablement la suite. D’une main, je continue ma caresse, lente et douce sur son sac. De l’autre, j’ouvre les boutons de mon jean. En effet, je me sentais à l’étroit dans mon vêtement. Je commence à me caresser moi-même. Il ferme les yeux, me laissant libre de faire ce que je veux. Nos sexes se déploient sous mes caresses. Le sien paraît plus épais. Je le redresse pour le prendre en main. Paul gémit doucement. On pourrait nous surprendre, mais je crois que je n’en ai rien à faire. Quant à lui, ses hormones doivent le travailler depuis le temps qu’il n’a pu se vider. Je bande à mon tour.
Il écarte ses cuisses, me laissant libre champ à son sexe dressé comme un étendard. Il est beau. C’est sans doute la plus belle chose que j’ai vue au monde. Je me penche et sens monter une odeur âcre. Les infirmières ne devaient pas souvent le laver à cet endroit. Cela me prend au nez mais cela m’excite tout autant. Je lèche sa hampe de bas en haut, comme je le ferais avec un bâton de glace et prends son gland entre mes lèvres. C’est une sensation nouvelle et étrange, mais mes émotions ont pris le contrôle de mon corps. Il ondule son bassin en venant me caresser la tête. Son corps semble sortir de sa léthargie. Je prends conscience que j’ai lâché ma propre queue pour m’occuper de son totem. Je crois que j’aime la sensation d’un sexe masculin dans ma bouche. Nous jouons à deux. Il ondule, j’écarte les lèvres, il fait de petits mouvements entre mes lèvres, il prend sa queue en main pour venir la frapper sur mon visage.
Josh Willer était confortablement allongé sur son lit composé d’une seule place. Avec une main droite masturbant sa verge épaisse, pas très longue mais armée d’un gros gland rose luisant de liquide pré-éjaculatoire, et l’autre serrant fermement la base de ses énormes bourses poilues, il s’accordait une agréable séance de masturbation. Visionnant un film gay à caractère pornographique diffusé depuis sa télévision, il se délectait des images obscènes qui lui procuraient assurément une excitation extraordinaire. Cela se résultait entre autre par la très belle érection qu’il exhibait actuellement avec arrogance. Comme fier de posséder une bite gourmande d’une largeur très significative.
Cependant, la concentration prononcée qu’il adoptait en ce moment-même afin de regarder les détails de chaque image que lui renvoyait son téléviseur, rictus aux lèvres, utilisant sa main gauche pour caresser ses pectoraux, ses abdominaux où le reste de son formidable physique d’athlète, démontraient à quel point la fébrilité qui l’envahissait, lui procurait un bien immense. Aussi, dans l’optique de faciliter l’acte masturbatoire, de temps en temps, il s’appliquait à cracher dans sa paume pour ensuite badigeonner son pénis de sa salive. Ainsi, glissant avec aisance, la fomentation n’en était que meilleure.
Également, dans le but d’augmenter son ivresse, il faisait preuve d’astuce, notamment en se pinçant les tétons, en insérant un doigt dans son anus ou en pratiquant ce qu’il préférait le plus, à savoir, tirer sur son sac de peau brune que constituait ses grosses couilles velues. De reste, Josh se masturba tel un expérimenté, essayant de faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Malheureusement, la jouissance finit par se faire sentir en remontant lentement par son urètre pour ensuite ressortir sous forme d’éjaculation. Par conséquent, sous des râles rauques, Josh expulsa de puissants jets de sperme qui allèrent s’écraser sur son visage mais principalement dans sa bouche, langue tirée vers l’extérieur, adoptant ainsi pour cette action finale, une position proche de l’auto-fellation.
Après s’être durablement astiquer le manche, Josh alla prendre une douche tiède et relaxante. En sortant de la cabine, il attrapa une serviette afin de s’essuyer, puis il enfila un jean sans même mettre un caleçon. Ensuite, il s’attribua quelques minutes pour s’observer dans le miroir, histoire d’admirer sa redoutable physionomie de beau quadragénaire, très fier de l’image qu’il renvoyait.
En deuxième année d’études, je me suis retrouvé avec un nouveau copiaule à la résidence universitaire, Nicolas. C’est un petit blond aux yeux bleus, mignon et coquet. Bavard, gentil et assez extraverti. Nous n’avons pas beaucoup de points communs, mais les mêmes goûts musicaux, et j’acceptais d’aller dormir de temps en temps dans la piaule d’un autre le week-end pour le laisser seul avec sa copine. Du coup, on s’entendait bien.
J’adorais l’observer se balader en caleçon dans la chambre. Il n’achète que des sous-vêtements de marque. Le caleçon met bien en valeur ses petits fesses et il adore ne porter que ça après la douche du matin ou du sport l’après-midi. Son corps est joli. L’ensemble de ses fringues sont aussi de marque. Je suis envieux et impressionné, surtout, quand il s’allonge sur son lit pour lire ses magazines. J’aperçois des fois son sexe et ses couilles qui dépassent. Je cache alors à grand peine mes érections.
Nicolas n’a pas de complexe à parler de sexe. Il fait l’amour avec sa copine Élisa dans la chambre quand je ne suis pas là, laissant bien ses capotes traîner partout. Un jour que nous traînions en caleçon dans la chambre et que je lui demande des nouvelles d’Élisa, il soupire et me dit qu’en fait, elle est plutôt coincée.
Je fais une pause afin de rassembler mes souvenirs. C’est vrai que très vite, je n’ai plus été en mesure de nier l’émotion physique que j’avais à me trouver auprès de lui. Admirer sa grâce animale, m’ensoleiller de son sourire… Quel bonheur ! Parfois, une érection virulente me saisissait au détour d’un simple regard échangé. Comment aurais-je pu faire abstraction de cela ? C’est comme si sa sensualité avait activée la mienne. Frôler sa peau, capter la fragrance de sa sueur, m’attarder sur son visage, me bercer de sa voix, tout n’était plus que prétexte à me rapprocher de lui pour ressentir cet émerveillement chaque fois renouvelé. La nuit, une fois seul dans mon lit, penser à lui me mettait dans un état d’excitation sexuelle à l’intensité pour le moins inédite ! Je n’avais jamais connu ça auparavant. C’est tellement bon de se sentir vivant à ce point ! Le plus dingue dans tout ça, c’est que j’ai finalement été bien plus grisé qu’angoissé. Ça m’étonne de moi d’ailleurs. C’est vrai, après tout, j’aurais pu être effrayé de me découvrir homo. J’aurais pu enfouir tout ça. J’en aurais été capable, en plus. Je le sais. Mais, Cris m’a envoûté… Quelque chose en lui m’a envoûté. Je n’avais plus qu’un désir en tête : lui faire du bien, lui montrer tout l’amour qu’il m’inspire.
Un après-midi, c’était la deuxième semaine, poursuivé-je, je l’ai assisté dans son boulot. Je lui passais les tuiles, ce genre de choses, tu vois. Puis, surtout, je le regardais tout en discutant. Et plus, je le regardais, plus je me sentais troublé. À ce moment-là, j’avais encore du mal à assimiler ce qui m’arrivait. Je me sentais incroyablement bien près de lui, et super troublé… C’était à la fois bizarre et exaltant. Au fond, je crois que je savais déjà ce qui couvait et où tout cela allait nous mener, mais je n’étais pas en état d’analyser objectivement quoi que ce soit. J’ai fini par l’inviter à rester manger avec moi le soir, tout naturellement, parce qu’on avait encore plein de trucs à se dire. Il a accepté. Ça ne m’a même pas étonné. Le soir venu, il a simplement fait un aller-retour chez lui pour se doucher et se changer, et il est revenu avec une bonne bouteille de rouge. On s’est fait un petit repas sympa : apéro, barbecue… Quand la nuit est tombée j’ai allumé des bougies, puis je nous ai servi à chacun une petite eau de vie du vieux Pierre, tu sais, celle qu’il distille lui-même.
Nous avons eu un repas digne d’un restaurant gastronomique, accompagné de grands crus. Nous n’avons pas consommé avec modération. J’ai félicité le majordome :
– C’était excellent, pourrions-nous remercier le cuisinier ?
– C’est Monsieur Jacques, le masseur, qui fait la cuisine, il a beaucoup de talents.
Nous sommes retournés dans notre chambre, nous avons retrouvé nos habits propres et repassés. Deux chemises de nuit bleu ciel étaient déposées sur le grand lit, avec deux bonnets à pompon assortis. Je me suis tout de suite déshabillé, j’avais hâte d’enlever le smoking inconfortable. J’ai gardé le caleçon blanc et mis une chemise et le bonnet de nuit, c’était la première fois que je dormais comme cela !
J’étais couché sur le lit, Lucas à côté de moi.
– Que penses-tu de cette histoire ? lui ai-je demandé. C’est assez étrange, ces serviteurs, ces habits formels, le marquis qui ne soupe même pas, notre envie si pressante de baiser devant lui.
– Il y a toujours eu des riches excentriques, même ici à la montagne.
– Bon, ce n’est qu’un rêve, je vais me réveiller et me retrouver dans le chalet de tes parents. J’espère que je serai aussi dans ton lit !
J’étais maintenant sûr que Lucas connaissait déjà ce marquis généreux et que nous n’étions pas passés par hasard devant ce chalet. Mais je me réjouissais de notre nouvelle amitié et je ne voulais pas l’importuner. Je lui ai demandé :
– À propos, tu as laissé ton caleçon sous ta chemise de nuit ?
– Je ne sais plus, regarde !
J’ai relevé le bas de sa chemise, il était nu. J’ai saisi son sexe et j’ai commencé à le lécher. Nous avons décidé de laisser les chemises et les bonnets pendant nos exercices nocturnes, je vous laisse imaginer que nous n’avons pas beaucoup dormi…
Julien continue à faire le tour de la pièce. Arrivé à hauteur du propriétaire des lieux, il s’assied sur le rebord et glisse dans l’eau en le frôlant. Ach ferme les yeux, sans doute car il tente de contenir ses pulsions. Julien descend entièrement sous l’eau avant de s’asseoir juste à côté de lui. Ils sont fort proches l’un de l’autre quand Julien tourne les yeux vers Ach, celui-ci le regarde presque amoureusement.
– Tu me regardes comme toutes ces filles qui me tombent dans les bras sans que je n’aie rien à faire.
Pour réponse, il sourit, sans doute un peu gêné d’avoir été démasqué bien que le rire du jeune le rassure sur ce point. Il détourne le regard un moment et quand il regarde à nouveau vers Julien, celui-ci attrape son menton d’une main et l’embrasse sur la bouche. D’abord surpris, Ach répond vite avec fougue au baiser du jeune homme. Julien bande a en avoir mal, s’étonne de son impulsion et recule d’un mètre environ de son hôte.
– Excuse-moi, je ne sais pas ce qui m’a pris. Je vais rentrer chez moi, bredouille-t-il.
Il cherche du regard ses affaires, inquiet.
– J’ai demandé à mon valet de les faire sécher. Au sol, ils devaient être trempés.
Devinant le mal être du Casanova, il reprend :
– Julien, tu n’as rien fait de mal et j’ai apprécié que tu m’embrasses.
– Mais c’est mal…
– Si c’était mal, Dieu t’aurait foudroyé sur place.
Julien sourit mais ne répond rien. Au lieu de ça, il se jette tout contre Ach qui le prend dans ses bras et ils s’enlacent tendrement. Il pose la tête tout contre le torse de son aîné, une larme coule sur son visage car il se sent terriblement bien contre lui, avec lui…
Le vendeur s’éloigne et se rend à l’arrière-boutique alors que Dany termine de retirer le dernier rempart contre sa nudité totale. Je n’ose pas regarder, je fais tout pour éviter son regard, tout pour contenir l’érection qui me taraude. Dany fait exprès et s’approche de moi alors qu’on attend toujours le vendeur.
– Franchement, tu me déçois... Dit-il. À mon école, j’ai un ami qui est gay et la dernière chose qu’il fait quand on est à poil dans les douches, c’est bien de regarder ailleurs ! Au contraire, il se ramasse toujours bien bandé et m’accuse de faire exprès pour l’allumer.
– Pour l’allumage, disons que je commence à être d’accord avec lui. Pis ton ami, c’est pas ton oncle ! Que je lui réponds nerveusement.
– Oncle, par alliance ! Moi qui croyais que les gays étaient justement un peu plus libérés côté nudité, moins pognés que le reste de la population. J’ai jamais trop compris quelle était la différence entre la peau d’une queue, la peau des seins d’une fille ou la peau de mon épaule... D’la peau, c’est d’la peau, non ? Argumente-t-il.
Je ne prends même pas la peine de répondre. De toute façon, je ne saurais trop quoi dire. Les fantômes de notre bagage judéo-chrétien pensai-je.
Le vendeur revient enfin avec le suspensoir et le tend à Dany qui l’enfile immédiatement. Il se retourne pour se regarder dans le miroir et comme il est dos à moi, c’est la vision de son petit cul musclé maintenant qui me donne des chaleurs. Le suspensoir, comme tous les autres jock-strap, n’a rien d’autre que deux élastiques qui contournent le galbe des fesses à l’arrière et la large ceinture élastique au-dessus des globes. Le départ d’Olivier commence réellement à se faire sentir au-delà de ce que je croyais.
– Ouais ! Vraiment cool !
Il revient vers moi, me montre son « paquet » bien moulé et m’envoie en pleine figure :
– Tu devrais t’en prendre un toi aussi ! Avec un « hameçon » comme ça, tu te refais un chum dans le temps de le dire !