Une histoire à découvrir
Antoine, Guillaume et Quentin (1)
Les jumeaux Guillaume et Quentin
1 - La rencontre
C’est totalement par hasard que je fis la connaissance de ces deux frangins.
En cette fin d’après-midi, je buvais tranquillement une bière en terrasse lorsqu’ils vinrent s’asseoir à la table à côté de la mienne, la seule disponible à cette heure-ci. Faut dire que, en été, cette place de la vieille-ville est vraiment « blindée ». Curieux, je ne pus m’empêcher de les regarder, aussi discrètement que possible. Mais bon, je suis comme je suis, et aucun jeune mec ne me laisse indifférent, alors deux d’un coup... D’autant plus que celui qui me faisait face, avancé sur sa chaise, laissait voir une grosse bosse au niveau de la braguette. N’était-ce dû qu’à la position ?
Ils se ressemblaient tellement qu’il était impossible de les distinguer l’un de l’autre, hormis par leurs vêtements. Ils avaient pris soin de ne pas s’habiller de la même manière, heureusement. L’un avait un débardeur vert, l’autre un rouge. Couleurs complémentaires, pourquoi pas ?
Assez grands, sveltes, blonds aux yeux bleus, je croyais que ça n’existait que dans les films, mais non. Dans la réalité aussi. Je leur donnais une toute petite vingtaine d’années, quand moi j’en affichais vingt-trois et demi. De plus, ils tombaient pile-poil, vu que le sujet de ma thèse de psycho concernait les relations entre jumeaux.
J’étais alors en train de bouquiner un roman policier pour me changer les idées, tout en sirotant ma bière, mais ne parvenais plus désormais à me concentrer. J’étais si troublé par leur présence, leur beauté, leur fraîcheur, leur vitalité, que peu à peu, la machine à fantasmes avait démarré. Je m’étais mis à écouter ce qu’ils se disaient. Et comme par hasard, ça parlait sexe… Ce qui me fit tendre l’oreille encore davantage, l’air de rien.
Ils avaient beau parler à voix très basse, j’ai une ouïe suffisamment développée et fine pour les entendre. Bien sûr, je continuais à tourner de temps en temps une page, genre le mec absorbé par sa lecture, perdu dans son monde. Loin de mes voisins, tu parles.
L’un parlait de sa dernière expérience.
— Rentré trop tard cette nuit, comme tu dormais, et avec les cours aujourd’hui, je n’ai pas pu te raconter. Hier soir, je t’ai dit que j’étais avec Laure, tu sais pas ce qu’elle m’a fait ?
— Non, vas-y ?
— Oui, il faut, parce que quand ce sera ton tour d’être avec elle, tu dois absolument connaître les détails. Donc, une fois déshabillés, je m’occupais fiévreusement de ses seins que j’adore, mais elle a vite commencé à me sucer du haut jusqu’en bas, tandis que je la léchais, puis a continué…
— Et alors ? rien de spécial à ça, elle me l’a fait aussi.
— Si, attends. Elle m’a ensuite fait mettre à quatre pattes, est alors remontée jusqu’à mon cul et s’est mise à me titiller la rondelle en me caressant les fesses, les écartant autant que possible.
— En effet, je ne m’y attendais pas. Rare pour une fille… Et moi, je n’y ai pas encore eu droit. Dis, t’es en train de me faire bander...
— Déjà ? Attends un peu, t’as pas fini. Elle ne s’est pas arrêtée là. Après bien des léchouilles, elle est allée plus loin, enfonçant sa langue dans mon anus aussi loin qu’elle pouvait, puis mettant un doigt, et un deuxième, c’était géant. Je me suis laissé faire, t’imagines, mais ne comprenais pas trop ce qu’elle cherchait.
— J’ai une petite idée, mais vas-y, je t’écoute.
— J’ose à peine te raconter, tellement j’ai été surpris. Mais bon, j’ai envie que tu saches, à condition que tu me dises aussi tout ce qui t’est arrivé avec elle. D’ailleurs, ce qui me fait rigoler, c’est qu’elle ne savait pas si c’était toi ou moi. Bref, mon cul devait être grand ouvert et elle voulait savoir si ça me faisait plaisir. Elle m’a demandé si je souhaitais qu’elle continue à s’occuper de mon trou. Évidemment, j’ai répondu oui. Peut-être que j’aurais dû résister, lui dire que ça faisait un peu mal, mais je n’avais pas pu.
— Normal mon coco, je te connais.
— Je poursuis. J’imaginais qu’elle allait me faire un massage de prostate avec un ou deux doigts, histoire de rigoler, mais non. Elle lubrifia encore plus mon orifice, c’était hyper-bandant, je me demandais si je n’allais pas gicler de suite, tellement c’était bon. Et ça a duré bien cinq minutes. Jusqu’à ce que je sente quelque chose de raide qui cherchait à entrer. Je ne savais plus ce qu’il se passait, mais mon cul s’ouvrait tout seul, s’offrait à notre amante. Elle pouvait en faire ce qu’elle voulait, j’étais d’accord. Ma tête ne pensait plus, seules les sensations importaient. Et là, totalement abandonné, j’ai vécu une douce mais puissante pénétration. J’en ai déduit sans peine que la garce était en train de me goder, en me demandant ce que ça faisait de se faire prendre... J’ai juste chuchoté que c’était bizarre, étrange et... nouveau.
En réalité, je suppose que mes gémissements de plaisir lui auront bien mieux répondu. Faut dire qu’elle y allait lentement, elle n’avait sans doute pas de revanche à prendre sur les hommes. Tant mieux, tu sais que j’aime la douceur. Cette nana était en train de me fourrer, un truc incroyable, mais terriblement bandant pour moi. Ma queue en était devenue douloureuse. Je crois que, à ce moment, un seul contact de sa part sur mon gland m’aurait achevé.
Je ne sais pas combien de temps ça a duré ce pilonnage bien profond, j’étais parti. Je sentais les couilles du machin cogner contre mes fesses. En tout cas, elle devait être bien excitée par ce spectacle et de m’avoir à sa disposition. Car, d’après ce que j’entendais, elle ne s’oubliait pas et devait se masturber vivement. J’aurais bien aimé l’observer en train de s’astiquer. Tu sais combien j’adore voir quelqu’un qui se lâche... Puis elle m’ordonna de me retourner et s’empala d’un seul coup en me tournant le dos, sans lâcher le gode.
Les deux pénétrations, elle les avait synchronisées. Ralentissant et accélérant au rythme de son plaisir. Elle dirigeait tout, me bourrait à la façon qui lui convenait j’imagine, et moi, je me laissais faire. C’était assez étrange quand j’y repense. Oui, je crois que je n’étais qu’un intermédiaire, qu’avec son gode elle faisait ce qu’elle souhaitait ressentir. Est-ce que j’existais encore pour elle ? Mais bon, tu sais que j’aime être pris en sandwich, prendre mon pied des deux côtés en même temps. Je lui ai soupiré que je ne pourrais plus résister longtemps, mais elle non plus m'a-t-elle avoué. Tous les deux remplis à fond, j’ai senti d’un seul coup ses contractions vaginales liées à son orgasme, qui déclenchèrent le mien. Elle se retourna assez vite, me libéra le cul et s’effondra sur moi.
Nous étions un peu fatigués et il nous a fallu un moment pour reprendre nos esprits.
— Je comprends.
— J’étais, malgré la jouissance, toujours en elle qui m’embrassait, me caressait le corps et les cheveux, tout en léchant mes tétons. Avec ce traitement, je ne m’y attendais pas vraiment, j’ai recommencé à bander très vite et elle l’a bien senti. Elle m’a souri et demandé si on repartait pour un tour. Je lui ai saisi les lèvres et roulé une pelle bien profonde. Je crois bien que je suis un peu amoureux... Elle a recommencé à se trémousser sur moi. À ce moment, je dois dire m’être un peu senti comme un sextoy, mais de nouveau bien raide et affamé. Donc on a remis ça, mais d’une manière plus classique. On a changé de position et je la chevauchais gentiment, la coquine continuant à stimuler mon intérieur de ses doigts cette fois. Ce que j’appréciais beaucoup, vraiment pas coincée la nana. Assez vite, j’entendis ses râles de plaisir et de jouissance. Elle était vraiment bien chaude. Heureusement que j’avais déjà joui et voulais m’économiser. Au bout de quelques minutes, elle avait repris ses esprits et me fit savoir qu’elle en voulait encore, avec un regard et un grand sourire bien vicieux. Je lui ai demandé ce qui lui ferait plaisir, et là, j’étais sur le cul. Tu devines la suite ?
— Ben non, pas vraiment...
— Ouais, tu peux pas imaginer. Complètement fou, incroyable. Elle m’a dit que, en me voyant prendre autant de plaisir à me faire mettre, que ses copines l’avaient déjà fait, elle voulait aussi essayer. C’était bien la première qui me réclamait une sodomie. Elle m’a quand même bien précisé qu’elle était vierge de ce côté et que je devais y aller doucement. Je n’ai pas montré ma grande surprise et l’ai rassurée, affirmant que je ne lui ferais pas mal et que j’allais la préparer. Je suppose que mon sexe long et fin l’avait décidée. Elle a probablement dû penser que, pour une première fois en tout cas, mon gabarit était adapté. Couchée sur le ventre, c’était à mon tour de lui lécher longuement son petit trou qui s’élargissait progressivement. Je devais m’y prendre plutôt bien, elle soupirait, se laissant aller à ces sensations nouvelles. En dix minutes environ, je lui avais mis deux puis trois doigts, la lubrifiant abondamment de ma salive.
— Là, c’est toi qui me fait saliver...
— Attends, je continue.
Petit à petit, elle s’est redressée pour mieux s’offrir, ses très belles fesses rebondies et bien relevées, je craquais complètement. Ma main libre caressait sa poitrine puis redescendit jusqu’à son sexe, rejoignant une des siennes. J’ai adoré ce moment de complicité si sensuelle. Elle était trempée et me réclama en elle. J’ai présenté mon gland, elle s’élargit encore et je pus la pénétrer très lentement sans problème. Je suis resté immobile un moment pour qu’elle s’habitue, jusqu’à ce qu’elle me donne le feu vert. Et j’ai commencé à la limer de plus en plus loin, de plus en plus vite. Elle gémissait et ne se caressait même plus. Elle m’encourageait, voulait qu’on jouisse ensemble. Ça n’a pas duré, je n’en pouvais plus, c’était trop bandant. Je lui ai donné un dernier coup de boutoir, m’immobilisant complètement à fond. Elle s’est effondrée en criant tandis que j’arrosais sa plus intime intimité.
Un peu plus tard, lorsque nous étions redescendus, elle m’a demandé si j’étais pas un peu pédé pour jouir du cul comme je l’avais fait. Ben et toi ? j’ai pensé. Je lui ai expliqué que non, mais que le point G des hommes, c’était là que ça se situait, point. Et voilà l’histoire.
— Hé bé, je m’attendais pas à ça. Ce que je retiens surtout et qui me tente, c’est le coup du sandwich, faudrait qu’on le fasse.
Ce qui ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. N’en pouvant plus, c’est à ce moment que j’intervins, me tournant vers eux.
— Excusez-moi, commençai-je, vous êtes de vrais jumeaux ?
Un grand sourire de leur part, c’était un bon début.
— T’es futé toi, on dirait.
Déjà, le tutoiement était en place.
— Moi je suis Antoine, et vous ?
— Guillaume et Quentin, pour vous servir...
— Ah oui ? demandai-je avec un grand sourire.
— Hé oui, serviteurs, dit-il, mimant une révérence tout en me fixant.
— Je n’en demande pas tant, quoi que... Ben voilà. Pour faire court, je bosse sur une thèse concernant les relations particulières entre jumeaux, genre transmissions de pensées, ressentis simultanés, et serais très intéressé d’avoir vos témoignages. Ça me permettrait d’étayer et d’argumenter mon boulot.
— Ouais, si on peut t’être utiles, pas de soucis.
— Super les gars ! Mais dites-moi déjà, qui est Guillaume, qui est Quentin ?
— Bonne question !... Je crois qu’en réalité, nous sommes tous les deux l’un et l’autre.
— Mais toi, tu es lequel ? Ton frère ne dit rien, est-ce la règle entre vous ?
— Moi, en rouge, je suis Quentin. Pour les règles, il n’y en a pas en réalité. Mais bon, Guillaume est un peu plus introverti. Nous ne sommes pas totalement des copies conformes, mais j’estime que nous avons au moins quatre-vingt-quinze pour cent de similitudes.
— Vache ! à ce point ?
— Oui. L’un et l’autre, on est presque qu’une entité en deux parties distinctes physiquement. Et encore, si tu nous voyais à poil et qu’on ne dise rien, tu ne saurais pas à qui tu parles...
Je notai ça tout en leur proposant une tournée qu’ils acceptèrent instantanément. J’avais une idée en tête, mais ne savais pas du tout si elle se concrétiserait.
Au fil des minutes qui s’écoulaient, l’ambiance était devenue franchement détendue. On va dire que le courant passait bien. Seul le silence de Guillaume me tracassait.
— Et toi, m’adressai-je à lui, tu dis rien, t’oses pas parler ?
— Hein ? Heu, si. Mais Quentin s’exprime plus facilement, et de toute façon, on dirait strictement la même chose. Alors, c’est pas la peine de répéter.
— Tu dois quand même penser en fonction de ta propre identité, non ?
— J’en sais rien. Il me semble que je ne me suis jamais vraiment posé la question.
— Tu veux en dire plus ?
— C’est difficile. Nous sommes deux êtres distincts et indistincts en même temps. À part durant nos cours, nous vivons la plupart du temps en communion. Nos moments séparés sont relativement rares, et comme on se raconte tout...
— Oui, j’ai un peu entendu tout-à-l’heure...
Guillaume se mit à rougir de suite.
— T’inquiète Guigui, reprit Quentin en caressant l’épaule de son frère. Puis il s’adressa à moi, pas inhibé pour un sou le garçon.
— Ne nous prends pas pour des cons. J'ai tout de suite capté que tu nous écoutais. Et que le cul, ça te branchait pas mal, comme nous. Il suffisait de regarder un peu ton pantalon. Moi aussi, j'aime bien mater... Alors, tu vas être content, je vais te raconter des trucs.
Pour le coup, je n’étais pas trop fier de m’être laissé démasquer aussi rapidement.
— T’en veux du croustillant ?
— Ma foi, oui...
— Ben voilà un début.
Quand on est seuls et sans filles, ça nous arrive assez souvent de nous branler ensemble, à genoux face à face sur le lit ou debout à la salle de bains, queue contre queue, chacun avec une main entourant nos sexes. Les jumeaux, ça peut être un peu spécial. Enfin, vu de l’extérieur, je suppose.
Et quand on fait ça, on passe du temps à se regarder droit dans les yeux, s’épiant mutuellement. Lequel des deux craquera en premier ? Aussi, on se guette pour voir qui bande le plus, qui a le gland le plus rouge, qui est le plus excité. Mais il est exceptionnel que ce ne soit pas un match nul.
On se roule des pelles aussi, on joue beaucoup tous les deux depuis nos douze-treize ans. On a tout découvert ensemble et on s’est appris des tas de choses, en plus des infos fournies par les copains.
Après les branlettes, seules au départ, mutuelles ensuite, ça a été les pipes, les léchages de cul, puis les premières pénétrations. Y avait pas de jaloux. Tout ce que l’un faisait, l’autre lui rendait la pareille. Ceci dit, l’un de nous est un peu plus passif que l’autre, à toi de découvrir lequel...
Bon, ça peut avoir l’air con, mais on s’aime vraiment, cherchant tous les deux à donner le maximum de plaisir à l’autre. Notre bonheur est indissociable.
Je pense à un truc, je me demande si on n’est pas un peu narcissiques. S’aimer soi-même à travers notre reflet, quelque chose comme ça. Je précise quand même, on n’est pas amoureux et nous avons aussi une vie en-dehors l’un de l’autre, si j’ose dire... Cependant, nous avons aussi besoin de nous retrouver entre nous deux, seuls. Alors, il ne faudra pas nous en vouloir, ne pas le prendre mal si une fois on te dit : « Assez pour aujourd’hui ».
On est jumeaux, t’as remarqué. En plus, le gag, c’est qu’on est aussi Gémeaux. On vient de fêter nos vingt ans, et on les a bien arrosés, dit-il en pouffant.
Qu’est-ce que je cause ce soir, mais c’est parce que t’as l’air d’être sincèrement intéressé par notre gémellité. Je me trompe ?
— Non, comme je vous l’ai dit, c’est le sujet de ma thèse. Alors, si vous êtes d’accord, je vous invite chez moi pour en parler plus longuement. On se fera d’abord une petite bouffe, je commanderai des trucs. Vous préférez quoi, italien, chinois, marocain ?... Je sais pas vous, mais moi, je commence à avoir faim.
Sans surprise, ils se concertèrent.
– Avec plaisir, dirent-ils. On aime bien chinois. Faut apporter quelque chose ?
– Non, rien, on y va tout de suite si vous voulez, j’habite pas loin. C’est qu’un petit studio, mais y a tout le confort.
– Nous, on vit dans un deux pièces dans le quartier aussi. Si t’es sage, on t’invitera, dit-il malicieusement.
– Pas de souci.
(à suivre)