Une histoire à découvrir
Antoine et moi
Comment peut-on définir l'amour ? Est-ce le fameux coup de foudre, le principe de l'âme sœur ou tout simplement une tendresse. Peut-être un peu de tout ça. Du moins je l'ignorais jusqu’à cet été.
Tout d'abord, laissez-moi me présenter. Je m'appelle Marc. Je suis plutôt bien fait: 6'1", cheveux châtains, yeux verts et assez musclé mais pas trop. Malgré mon jeune âge, seize ans, j'ai souvent eu pas mal d'aventures. Autant avec des copains, des cousins et même des inconnus, mais ça c'est une autre histoire. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait croire, je n'ai jamais connu l'amour avant juin dernier.
Ça faisait quelques mois que je louchais à chaque fois que je le voyais. Faut dire qu'on se voyait assez souvent car on préparait un voyage en Afrique. Le départ était prévu pour le mois de juin. Déjà quelques membres du groupe avait été mis en charge de commencer le compte à rebours. Plus les mois avançaient et bientôt les semaines s'effritaient, plus mon désir envers lui s'accentuait.
Je vous parle de lui comme si vous le connaissiez mais il faut le voir. Quoique un peu plus petit que moi, Antoine était plus robuste. Cheveux blonds, ce sont ses yeux qui m'ont fait chavirer. Des yeux bleus, mais d'un bleu tellement pur qu'on pourrait passer la journée à les regarder sans s'ennuyer.
Le jour du grand départ arrivait et nous étions tous de plus en plus énervés. Formation après formation, levée de fonds après levée de fonds, le jour J arriva. Comme prévu, beaucoup de mères (et même quelques pères) ont versé de grosses larmes chaudes en réalisant que leur petit était devenu assez grand pour partir sans eux. C'était sincèrement touchant.
Une fois dans l'avion qui nous mena à New-York, notre première escale, je me suis retrouvé assis entre deux africains forts sympathiques qui revenaient de vacance à Montréal. Le voyage se passa sans incident et nous sommes arrivés à en sol américain. Nous avons appris que nous devrions passer la nuit à l'hôtel à cause d'un manque de passager sur notre vol.
Pour cette nuit, on devait être deux par chambre. On tira au sort et j'ai été choyé. Croyez-le ou non, je passai la nuit avec le beau Antoine. C'est la première fois où je l'ai vu presque nu, pour dormir il ne portait qu'un boxer. J'ai bandé rien qu'en le voyant. Ces jambes fortes, ce torse bâti mais surtout, le paquet bien moulé dans son sous-vêtement aurait fait bandé même le plus hétéro des hommes ! Cette nuit-là, à mon grand dam, il ne s'est rien passé. Le lendemain dans l'avion qui nous assurait la liaison transatlantique, j'ai pu être assis près de lui. Avec la veille, nous étions devenus en quelque sorte amis. Je ne pourrais pas vous parler du vol car j'ai dormi dès qu'on a décollé.
Une fois en terre africaine, on a fait plusieurs escales. Sénégal, Côte d'Ivoire et pour finir, le Togo. Nous étions attendus dans un petit village du nord du pays pour la construction d'un puit. Rendus sur place, ce fut l'horreur. Nous étions séparés en petits groupes et mélangés avec des français et des togolais. Mais encore là, par chance, je m'étais arrangé pour que moi et mon Apollon puissions être dans le même dortoir. Faites juste vous imaginer les conditions : on se trouve dans une école, donc on dort dans une salle de classe. Les murs sont troués pour l'aération et les insectes passaient au travers sans problèmes. Si on continue sur la voie des insectes, on peut dire que cette nuit, on en a vu de toutes les couleurs. Comme on dormait sur de minuscules paillasses, les petites bébêtes pouvaient se faufiler. Aussi il fallait mettre un moustiquaire pour se protéger des moustiques qui donnent la malaria (maladie très exotique et désagréable). De plus, sur les dix personnes présentes dans la pièce, Antoine et moi étions les seuls québécois.
Je ne sais pas si vous avez entendu parler du choc culturel, c'est un peu comme se sentir dépasser par tous les événements et avoir rien pour se rattacher. En tout cas, ce soir-là, Antoine a eu le sien. Je suis sorti du dortoir pour aller uriner quand j'ai trouvé Antoine accroupi dans un coin pour pleurer. Déjà que j'avais du mal à retenir mes larmes, je me suis approché en espérant que mon désespoir ne paraissait pas trop.
J'ai mis ma main sur son épaule et il s'est retourné. J'ai juste eu à ouvrir mes bras pour qu'il me saute dedans pour que je le console. Je passai tranquillement mes mains dans son dos. Je ne sais pas pourquoi, mais je ressentais une immense tendresse envers lui. Plus que juste un kick ou de l'amitié, mais de l'amour. Bin oui, moi Marc le plus grand baiseur de 16 ans est en amour. Je n'arrivais pas à y croire moi-même. Tous mes malheurs causés par le séjour se sont estompés et je me suis concentré sur Antoine.
Je me suis penché vers son oreille en cherchant quoi dire pour le consoler. Sans savoir, les premiers mots qui me sont venus à l'esprit sont :
— Je t'aime Antoine.
Du coup je l'ai senti se raidir et il s'est retiré de mes bras. Lorsque je l'ai regardé dans les yeux, les larmes et les sanglots avaient cédé la place à une mine réjouie. Il m'avoua qu'une des causes de son malheur était mon manque d'intérêt à son égard. Même s'il était pas mal tard, nous avons décidé de nous promener jusqu'à ce que nous trouvions un petit coin tranquille. J'ai commencé à lui caresser le dos quand il prit ma main et la plaça sur son sexe en chaleur.
Je lui demandai s'il était sûr. Un vague "oui" me fit comprendre son accord. Je descendis tranquillement ma bouche jusqu'à son entrejambe. Il respirait de plus en plus lourdement. Je baissai son pantalon et son boxer et je contemplai son engin. Je sais pas si c'est l'amour qui m'a rendu aveugle mais je trouvais (et je trouve encore) qu'il avait le plus beau pénis que j'ai jamais vu. Sans perdre une seconde, je l'ai mis dans ma bouche. Je compris extrêmement vite que c'était une de ses premières fois car il m'envoya sa sève très vite. Elle goûtait très bonne. J'ai tout avalé. Lorsqu'il est revenu à lui, il était dans une sorte de fureur.
Il m'a baissé mon short et s'est mis à me sucer frénétiquement. Pour une première fois, il en avait dedans. Il pompait comme beaucoup de mes vieux amants n'auraient jamais été capable de pomper. À mon tour de gicler très vite. À mon grand étonnement, il prit tout. Je me serais attendu qu'il crache ou qu'il n'avale pas tout.
Pendant ce temps, il avait repris son érection du tonnerre. Lorsqu'il me vit me pencher, il ne s'est pas posé beaucoup de questions. Il a planté son dard dur et chaud dans mon trou. J'étais aux anges. Au début, ça faisait mal, mais comme j'en avais vu d'autres, mon derrière s'adapta rapidement à cette intrusion subite. Il entreprit un lent va-et-vient. Comme je n'en pouvais plus, je lui ai dit d'aller plus vite, de me défoncer. Il a très bien pris cette remarque et est comme devenu en transe. Son bassin le contrôlait.
J'étais sur le point de venir lorsqu'il déchargea en moi. C'était plus fort que moi, j'ai éjaculé sans me toucher.
Après nous être remis de nos émotions, nous sommes allés paisiblement nous coucher dans nos moustiquaires respectifs, il ne fallait pas éveiller de soupçons.