Une histoire à découvrir
300€ (1)
NDLR: Saviez-vous que ceci est le 300è récit que vous présente Charles! Toutes nos félicitations à l'auteur le plus prolifique de Gai-Éros !!!
La société pour laquelle je bosse ne va pas très bien et mon emploi, comme celui de nombreux employés, ne tient qu’à un fil. Je devais faire signer un nouveau contrat à l’un de nos anciens clients et, ce jour-là, tout s’effondra…
— Il n’est pas question que je signe ce contrat.
— Mais il me semblait que…
— Les conditions que votre société me propose ne sont plus assez intéressantes…
— Je vous assure que sont les termes que nous avions convenus lors de nos dernières entrevues !
Monsieur Daubange n’a pas l’air content. Il me plante son regard dans le mien et me répond avec violence :
— Vous n’étiez sans doute pas assez clair lors des premières entrevues…
— C’est notre troisième rendez-vous et j’ai dit à mon patron que j’allais revenir avec ce gros contrat. Si je ne reviens pas avec, je risque ma place.
— Vous n’allez pas essayer de m’apitoyer pour que je signe. C’est assez bas, vous ne trouvez pas ? Je peux comprendre que votre boîte ait besoin de ce contrat… Les temps sont durs mais c’est vrai pour moi également !
— Sincèrement, je croyais que nos conditions vous convenaient !
— Si vous voulez que je signe, proposez-moi de meilleures conditions !
Du haut de son mètre quatre-vingt-cinq, Daubange me toise. J’ai un frisson qui me parcourt l’échine. Ce mec d’allure sportive a les cheveux très courts et est toujours bronzé. Il en impose. C’est un mec sûr de lui et son regard d’acier est glacial.
— Désolé, je ne peux rien proposer de plus. Mon patron…
— Arrêtez avec «votre patron» ! Prenez votre destin entre vos mains. Ayez des couilles… Proposez-moi quelque chose !
— Je ne peux pas repartir sans ce contrat. Si je le fais, je suis foutu…
— Des fournisseurs, croyez-moi, il y en a des tas d’autres qui peuvent me proposer mieux que vous !
— Je… je sais…
Je suis perdu. J’ai du mal à garder la tête froide. Il me lance son regard froid de tueur et je bafouille. Je ne sais plus quoi faire. Quelque chose me trouble et lorsque mes yeux se posent sur son bas-ventre gonflé, je perds pieds. Il bande ! Ce mec bande à l’idée de me tenir par les couilles ! Au propre ou au figuré ? Ou les deux peut-être ? Je me lance et lui dit :
— Écoutez… Qu’est-ce que je peux faire pour vous faire revenir sur votre décision. Est-il possible de… de vous être… agréable ?
Et là, je reçois sa réponse comme un coup de poing dans l’estomac.
— Vous voyez cet hôtel à côté ? Allez-y et louez une chambre. Je vous y retrouve dans trente minutes… Vous pouvez prendre cette décision sans l’avis de votre patron, n’est-ce pas ?
— Euh… oui…
— Je reste ici jusqu’à 14h30. Vous n’avez qu’à m’envoyer le numéro de la chambre sur mon portable. Je vous y rejoindrai…
Je n’ose plus le regarder. Je suis sûrement rouge de honte. Je suis pédé et libre. Ça ne devrait pas être trop traumatisant pour moi… mais, dans le cadre de mon travail, rien de pareil ne m’est jamais arrivé et je flippe complètement. Daubange ne me laisse pas le temps de réfléchir.
— Vous avez trente minutes pour redresser le cap et me donner une bonne raison de signer ce contrat. Trente minutes !
Je quitte le restaurant où nous venons de prendre notre repas tout en conversant. Je ne me retourne même pas. Je suis comme un zombie, fou de rage et errant sans vrai but. Mon esprit se reconstruit… Soit j’accepte de me faire baiser, soit je refuse et je perds mon boulot. Dans cette situation, je n’ai pas tellement le choix finalement. Ce mec n’est pas Quasimodo et mon boulot, j’en ai trop besoin ! Je vais directement à l’hôtel où je loue une chambre et je monte immédiatement. Je réalise que je viens de débourser 300€ pour une chambre où un mec va probablement me baiser. Et par-dessus le marché, je n’ai aucune certitude de lui faire signer ce foutu contrat. Je me sens si bête.
Dans la chambre, je vais dans la salle de bain pour me passer de l’eau fraîche sur le visage. Je regarde l’homme en face de moi dans la glace et je me dis qu’il est tombé bien bas… 12h20 ! Déjà ! J’envoie un message sur son portable. Trois minutes plus tard, le client m’appelle.
— Prends-une douche et reste à poil, salope !
Il a déjà raccroché. Ce mec est un vrai obsédé. J’aurais dû m’en douter. Je suis dans un état second. Je sais qu’il existe des mecs qui se donnent avec autant de facilité à d’autres et que leurs rapports sont bestiaux… Moi, je n’ai jamais pratiqué ce type de «rapports» et j’angoisse à mort. Je commence à détester ce mec mais il me tient… En me déshabillant, je constate une demi érection entre mes cuisses. Ce n’est pas pour me rassurer. Que suis-je en train de devenir ? Une pute ? Il m’a déjà donné un ordre en me traitant de salope… C’est donc bien ce que je suis pour ce genre d’obsédé.
Je trouve un SMS en sortant de la salle de bain : «À genoux au pied du lit, regard baissé, cul cambré». Ma petite existence continue à s’effriter. Je prends la position demandée et j’attends. Si une femme de chambre venait à entrer et me trouvait dans cette tenue ! J’ai la trouille. La porte de la chambre finit par s’ouvrir…
— Voici les termes de MON contrat. Tu vas m’être totalement dévoué durant les trois prochaines heures et ne rien me refuser ! OK ?
Il est debout derrière moi et je devine un rictus qui déforme son visage de vicelard. Une boule d’angoisse m’empêche de sortir le moindre son de ma gorge.
— Alors ?
— Oui !
— Oui qui ?
— Oui, Monsieur.
— Oui, Maître !
— Oui… Maître !
— Voilà qui est mieux ! Pour la suite, je verrai ce que je peux faire pour le contrat !
Daubange me contourne et se dresse alors devant moi. Il ne perd pas une minute, se débraguette et sort sa bite.
— Ouvre la bouche, ouvre-la bien grande car je vais me vider et tu vas avaler toute ma pisse…
— Mais je…
— … sinon pas de contrat !
Les choses sont nettes. Je mets un peu trop de temps à ouvrir la bouche et le voilà qui me donne deux baffes. Je me contiens. Il me faut sa signature. C’est ce qui va m’aider à tenir le coup jusqu’au bout de ces trois heures immondes. Il me pince le nez et tel un poisson j’ouvre la bouche pour gober l’air. Un liquide chaud commence à m’inonder la gorge. Il essaye de viser mais le liquide coule parfois sur mon torse ou mes épaules. J’avale malgré le dégoût.
— J’aimerais que ma salope s’applique un peu plus ! Qu’elle n’oublie pas que son contrat est sur la balance… OK ?
J’agite la tête. Je le hais. J’avale encore sa pisse. Le flot finit par s’arrêter et je reprends mon souffle. Il s’éloigne en me regardant dans cette position pitoyable. Il commence à se déshabiller. Il a un corps musclé, poilu. Je bande très fort et il sourit.
— Je savais que tu apprécierais ma plastique !
Il se met à rire bruyamment.
— Dix ans d’armée ! ça vous forge un homme, un vrai…
Il revient vers moi, à poil, et place son gland sous mon nez.
— À quatre pattes… Allez… Lèche ! Lèche la bite du Maître, ma petite chienne !
J’hésite. Il me colle à nouveau deux baffes. Je suis trop con. Maintenant que cette histoire est en route, je n’ai plus le droit de revenir en arrière. C’est vrai que j’ai peur : peur de ce que ce malade peut exiger de moi, peur de me faire enculer au figuré, peur qu’on apprenne cette aventure, peur de… Merde ! Je le pompe !
— Voilà ! Ça c’est raisonnable ! En plus, tu t’y prends assez bien… Je suis certain que des bites tu en as déjà sucé des dizaines !
Je continue à le pomper.
— Réponds !
— Oui, M’sieur !
— Oui, qui ?
— Oui, Maître !
J’ouvre la bouche et il s’enfonce à fond. Il est si loin que j’en ai envie de vomir.
— Agite ton petit cul comme une chienne qui prend du plaisir. Allez, agite ! Montre que tu veux de la bonne bite !
J’obéis et j’agite. Mes mâchoires sont douloureuses tant il me remplit la bouche.
— Applique-toi ! Je sens tes dents, ça me fait mal !
Là, mon esprit déconnecte et je quitte la réalité. Ce porc a fini par me rendre dingue. Je bande. J’ai envie de me faire bourrer. Je réalise tous ses fantasmes.
— C’est pas mal salope, continue !
Alors que sa queue devenue énorme me ramone la gorge, j’entends que l’on frappe à la porte. Je me fige. Il m’engueule :
— Qu’est-ce que tu fais ? Je n’ai pas dit d’arrêter.
Il crie:
— Entrez !
Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com