Une histoire à découvrir
Anything goes (1)
Cette histoire a commencé lorsque je suis entré dans mon nouveau lycée. Le déménagement de toute la famille avait eu lieu au mois de juillet et je ne connaissais pas encore beaucoup de monde de mon âge. À l’époque, j’avais 16 ans et mon grand frère Kévin en avait 18. Au fait, je ne me suis pas présenté. Mon prénom c’est Thomas. Je suis plutôt petit pour mon âge, environ 1m65. Je pèse 57 kg, j’ai les cheveux châtains et les yeux verts.
Voilà pour la petite présentation. Je disais donc que cette histoire a commencé lorsque je suis entré dans mon nouveau lycée, au moment précis où j’ai télescopé un gars qui regardait autant que moi où il allait.
— Aïe ! Excuse-moi, je ne regardais pas où j’allais.
— Moi non plus, enfin ce n’est pas grave. Pas fait mal ?
— Non… Je cherche ma salle, tu ne sais pas ou elle est ? C’est la 314.
— Tu es en Seconde 4 ? Moi aussi, je ne l’ai pas encore trouvée. Je suis allé voir dans ce couloir, mais apparemment on n’est pas au bon étage… En fait je pense que dans 314 le 3 c’est pour l’étage, salle 14. Viens, on va monter un étage.
Je le suivis sans rien dire, n’ayant pas de meilleure théorie. Au passage, je remarquais que dans certains couloirs, il n’y avait pratiquement que des garçons. Certains se chamaillaient, d’autres attendaient en silence l’arrivée de leur professeur. D’autres encore étaient comme nous : ils cherchaient leurs salles avec une angoisse lisible sur les visages. J’espérais alors que cette angoisse était moins visible chez moi.
À l’inverse, nous passâmes ensuite devant plusieurs couloirs qui étaient déserts, et dont les portes d’accès vitrées étaient fermées à clef. La mention «internat garçons» figurait sur une des portes. J’ignorais que le lycée comptait des internes. Et finalement, nous trouvâmes facilement la salle. Sa théorie était exacte en ce qui concerne la numérotation des salles. Nous nous assîmes l’un à côté de l’autre tandis que plusieurs de nos camarades étaient déjà présents. Le moment était venu de me faire de nouveaux amis.
Je fis la connaissance de Sébastien, qui m’avait accompagné jusque dans la salle de cours. Assez grand, visiblement sportif, il avait les yeux d’un vert émeraude et les cheveux un peu plus foncés que les miens. Très carré des épaules, sa silhouette supposait un ventre assez fin et des cuisses musclées. Il portait un jean volontairement usé au niveau des cuisses. Au rythme des différents cours de la journée, j’ai pu faire la connaissance d’autres gars dont je pourrai vous parler un peu plus tard.
Notre professeur principal était notre professeur d’anglais, Mme McDonny. En dehors des petites formalités liées au règlement intérieur du lycée, aux formalités de cantine et de règlement des frais de scolarité (peu élevés dans un lycée public), elle nous informa des démarches à effectuer en ce qui concerne les activités sportives.
— Cette année, nous avons décidé de mettre les secondes dans les conditions d’examen pour le baccalauréat. Comme à l’épreuve officielle, vous devez choisir un sport individuel, un sport de raquettes, un sport collectif et un sport de combat. Ces quatre sports seront ceux qui vous donneront une note qui comptera dans votre moyenne. Vous êtes invités à vous inscrire aujourd’hui sans faute auprès du bureau des professeurs de sport, pour que nous puissions vous donner vos heures et lieux de rendez-vous. Les sports possibles sont :
— Sports Individuels : Natation, Athlétisme ou Escalade
— Sports Collectifs : Football, Basketball ou Rugby
— Sports de Raquette : Badminton ou Tennis de Table
— Sports de Combat : Judo, Boxe Française ou Lutte
— Enfin, dernière information, la première séance sera une séance de test pour découvrir un sport que vous ne connaissez pas forcément bien. Après la seconde séance, il ne sera plus possible de changer. Faites donc tout de suite le bon choix, pour éviter tout problème. Il y a un nombre de places limité dans chaque sport. Ne tardez donc pas à vous inscrire, sinon il n’y aura plus de place.
Ce message passa un peu trop bien dans toutes les classes, si bien qu’il y eut énormément de monde lors des inscriptions. Beaucoup voulaient une place en football. J’ai donc décidé de me présenter aux autres types de sports avant de passer dans la catégorie Sports Collectifs.
— En sport individuel : Natation. Bon nageur, mauvais coureur et sujet aux vertiges, c’était l’idéal.
— En sport de raquettes : Badminton. Rien à dire, l’un ou l’autre me convenait.
— En sport de combat : Lutte. Le judo ne me tentait pas, et la boxe fait trop mal.
Restait donc le sport collectif à déterminer. Et comme à l’habitude, le football était complet. Il restait une place pour le basket et beaucoup pour le rugby. Toutefois, Sébastien n’avait pas encore choisi son sport. Alors, ne connaissant chacun pas beaucoup de monde, nous avons décidé de nous placer dans le même groupe, et donc de faire rugby, bien que je trouvais ce sport un peu barbare.
En sortant du Bureau des Professeurs de Sport, j’avais donc quatre demi-feuilles précisant la tenue minimale obligatoire pour la pratique du sport en question. Pour la natation, il s’agissait d’un maillot de bain qui allait être fourni par l’école. L’école dispose en effet d’une équipe prestigieuse de natation, et donc des sponsors qui vont avec. Pour la lutte, une tenue standard de sport était possible, mais un équipement particulier était en vente par le lycée, pour financer les voyages de fin d’année. En badminton, il fallait acheter une raquette type standard avec un cordage «pro». Enfin, le rugby interdisait les crampons mais rendait obligatoire le short et les chaussettes montantes.
Le soir même, j’ai confié tout cela à mes parents qui ont acheté le nécessaire de lutte, premier sport que j’allais pratiquer.
La première séance de lutte avait lieu le jeudi en fin de journée, soit le troisième jour de cours. À l’heure dite, je suis entré dans les vestiaires en compagnie de plusieurs mecs de mon âge. À l’intérieur, un petit nombre d’autres mecs étaient déjà en train de se préparer. Rapidement, j’ai retiré mon polo et mon pantalon, mais quand j’ai sorti ma tenue de lutte et ai voulu l’enfiler, un mec derrière moi m’arrêta net.
— Eh ! Mec !
Je me retournais vers lui…
— Ouais ?
— Cette tenue, il ne faut rien mettre dessous.
— Quoi ?
— Ouais, regarde les autres
Et en effet, d’autres mecs étaient à poil en train d’enfiler leur tenue. J’en profitai quelques centièmes de seconde pour observer le spectacle… Différents mecs étaient à poil, tous assez peu poilus, avec de belles fesses rondes et roses. J’ai pu voir aussi deux ou trois engins au repos qui m’ont rassuré, j’étais au même point qu’eux dans le développement de ma virilité.
— Tu n’as jamais fait de lutte ?
— Si, mais pas dans ce type de tenue. C’est juste pour aider pour les voyages, sinon je venais en tenue normale !
Alors, puisque l’usage était d’être à poil sous la tenue, j’ai retiré mon boxer, dernier rempart avant la nudité, et j’ai enfilé rapidement ma tenue. Ce fût pour moi une sensation assez nouvelle car le tissu respirait tellement tout en collant beaucoup à la peau, que j’avais tout le temps la sensation d’être à poil.
Je suis ensuite allé m’asseoir avec les autres, et le prof a fermé les vestiaires à clef. Un rapide compte m’a permis de savoir que nous étions 14 mecs, dont 10 avaient la tenue y compris moi. Les quatre autres, quant à eux, avaient mis un survêtement tout ce qu’il y a de plus classique. Sébastien était l’un d’eux.
La séance fut composée d’exercices simples sur les règles du sport et sur quelques petites prises faciles, et sur le moyen de les contrer. Intéressé par ce sport dont je n’avais eu qu’un petit aperçu quelques années auparavant, je n’ai pas vu le temps passer. En réalité, j’adorais pouvoir toucher d’autres garçons, et surtout me faire toucher au travers de cette seconde peau. Toutefois, il n’y a eu aucune touchette qui aurait pu sembler suspecte. Comme la consigne le précisait, nous ne faisions que les prises sur les membres de notre adversaire.
Après la séance, nos tenues étaient toutes mouillées de sueur. Apparemment, j’ignorais également la tradition de la douche après ce sport. Je n’avais cependant pas ma serviette, et ai donc pu oublier la douche. Immédiatement, quelques mecs me charrièrent vis-à-vis de cette situation.
— Eh mais j’en ai une moi de serviette si tu veux, et je ne prends pas de douche, je dois prendre le bus dans 10 minutes.
Cette voix, c’était Sébastien. Il voulait me prêter sa serviette.
— Je ne m’en suis pas servi, tu sais…
Poussé à accepter, et un peu forcé vis-à-vis des autres, je me suis donc rendu sous la douche, nu comme un ver. L’eau était un peu chaude, mais pas moyen de régler la température. Au bout de quelques dizaines de secondes, je suis sorti, j'ai fait quelques pas vers lui et il m’a tendu sa serviette, qu’il tenait comme s'il allait la passer autour de ma taille. Un peu gêné par la situation, je me suis senti rougir. Il a souri. Je me suis séché, et j’ai remis mes fringues. Rapidement, je lui ai rendu sa serviette avant de sortir du vestiaire où il ne restait plus que deux autres garçons qui finissaient de ranger leurs affaires.
— Alors elle était chaude ?
— … de ?
— L’eau !
— Oui ça va, même un peu trop !
Et après quelques dizaines de mètres et quelques minutes d’attente, j’ai pris le bus. J’ai appris que nous n’habitions pas très loin l’un de l’autre, tout au plus un arrêt de bus. Il a décidé de s’arrêter au même endroit que moi, histoire de me raccompagner. Je suis rentré rapidement chez moi, et machinalement, lorsque j’ai regardé par la fenêtre, je me suis rendu compte qu’il respirait à plein poumons au-dessus de quelque chose dans son sac, comme s’il voulait profiter un maximum de l’odeur.
— Toi mon gars… tu es suspect !
À suivre...
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