Une histoire à découvrir
Appel à la tentation
C'était sur un marché dans une petite ville. Je me trouvais là par hasard avec ma sœur à un banc de tissus, lorsque deux superbes mecs sont arrivés pour faire eux aussi des achats. Ils semblaient vraiment s'y connaître en tissus, et parlaient entre eux de faire des doubles rideaux aux fenêtres, mais ils voulaient quelque chose de très rapprochant avec la tapisserie. Mon regard ne pouvait se détacher de ce curieux couple que j'ai tout de suite rangé dans le clan des homosexuels, leur allure et leurs gestes les trahissaient, mais n’ayant rien contre ce genre d'homme, je me contentais de les observer. Puis une fois servis ils sont partis vers un autre banc. C'était du parfum, prenant les échantillons ils se parfumaient à tour de rôle, pour se sentir ensuite avant de prendre celui qui leur convenait le mieux.
Laissant ma sœur, me voilà en train de les suivre dans les allées, attiré comme par un aimant, et en même temps une envie irrésistible de lier connaissance avec eux. J'ai eu beaucoup de mal, mais j'y suis parvenu, quand l'un d'eux a perdu un sachet, tombé de son panier. En le lui rendant je l'ai fixé droit dans les yeux, et tout en me remerciant ils m'ont offert un pot au bar du coin. Le temps d'aviser ma sœur et je les ai rejoint au bout de l'allée. Dans le bar ils ont voulu se mettre dans un coin, pour moi c'était très bien. Beaucoup de jeunes ont tourné la tête vers nous en souriant, mais qu'importe, eux comme moi, nous n’en avions que faire.
— Comment t'appelles-tu ? m'a dit le blond.
— Joël, on m’appelle Bobby, et vous ?
— Phil et Pat, nous vivons ensemble depuis trois ans dans ce beau pays. Ils m'ont demandé si j'étais des leurs, j'ai juste répondu que je n'en savais rien n'ayant jamais tenté l'expérience, mais que je m'en sentais capable depuis que je les avais vu faire leurs achats, qu'ils avaient déclenché en moi comme un déclic. Je dois avoir des penchants homo, car je suis d'un méticuleux maladif, autant sur ma personne, que dans mon appart, bien longtemps mes parents et ma sœur m'ont appelés la fille. En sortant du bar ils m'ont invités pour passer une soirée avec eux et d'autres amis, c'est avec grand plaisir que j'ai accepté l'invitation, n'oubliant pas de demander ce qu'il fallait que je porte pour la participation aux frais de la soirée.
— Un joli string, a aussitôt dit Phil en souriant, sans oublier de me donner une petite tape sur les fesses.
Cette tape, je la sens encore, comme une brûlure, et je me surprends très souvent à passer ma main sur ma fesse comme pour une caresse. J'ai passé mon après-midi à rêvasser en attendant que cette journée interminable s'achève. Vers huit heures je pris ma douche, et mis mon joli string de satin noir sous mon jeans moulant, et parfumé de partout j'allai rejoindre cette bande inconnue. En fait de bande nous n'étions que tous les trois, j'en étais presque heureux. Je me retrouvai seul avec eux, et pour moi c'était une chance. Ils étaient encore plus beaux que le matin, douchés de frais et parfumés. Ils auraient pu faire de moi tout ce qu'ils auraient voulu, j'étais prêt à me laisser faire.
— Comment-vas-tu depuis ce matin ?
— Nous avons beaucoup parlé de toi tu sais ? Mais en bien, ne te fais aucun soucis. Pat pense que tu n’as jamais eu d'expérience avec un garçon, est-ce qu'il se trompe ?
— Il a raison. Ce n'est que depuis ce matin que j'ai eu un déclic en vous voyant tous les deux. Je lis beaucoup de revues gay, et souvent j'ai fait des rêves dans ce sens, mais jamais je n'ai pratiqué ce genre de rapports, ici nous sommes dans une toute petite ville, et en plus toute ma famille y vit.
— Si tu veux te transformer en voyeur, nous sommes prêts à te faire une démonstration, et tu verras que deux garçons qui s'aiment, c'est aussi fort qu'un couple hétéro. Tu te mets à l'aise, ici dans ce grand fauteuil, pour nous c'est comme si tu n'étais pas là. À Paris nous faisons des spectacles pour gagner notre vie, mais pour le moment nous nous sommes mis au vert, en attendant de nous renouveler.
— D'accord, je suis prêt à vous regarder, et je vous promets d'être honnête, je dirais ce que j'en pense.
Tout en s'embrassant fougueusement ils se sont déshabillés, leurs langues passaient partout, puis Pat s'est agenouillé devant Phil, lui faisant descendre le string avec ses dents, et il lui a pris ses couilles à deux mains pour les masser, puis sa bouche grande ouverte a gobé la verge tendue. Les yeux fermés, il semblait communier, tandis que Phil gémissant de plaisir lui triturait la chevelure.
Ensuite ils se sont mis sur le lit. Phil a rendu les caresses, mais Pat voulait autre chose ; il s'est mis à quatre pattes devant Phil. Dans mon fauteuil, je ne pouvais plus cacher ma verge grandissante, mes testicules me faisaient mal, et la vue du couple ne faisait qu'accroître mon désir. D'un œil ils surveillaient mes réactions, et j'attendais avec impatience qu'ils m'invitent sur le lit qui était assez grand pour trois. Mais je n'ai pas pu attendre. D'un bond je me suis joint à eux, rampant sous le ventre de Pat, je pris son gland en bouche. Phil s'est positionné derrière moi, laissant Pat se faire sucer par ma bouche gloutonne. J'ai senti la verge qui pénétrait mon anus, je devais être bien excité, car je n'ai pas eu mal. Les mains qui me tenaient par les hanches étaient douces, mais fermes. J'étais en train de vivre ma première expérience homo, et j'en étais si heureux que je me suis laissé aller à jouir jusqu'à l'évanouissement, tout en aspirant Pat jusqu'à la dernière goutte. Phil est venu à son tour, et quand nous nous sommes écroulés tous les trois , je n'ai su que dire :
— C'est quelque chose de merveilleux, je suis prêt à recommencer, et tout de suite, vous êtes des partenaires que je n'oublierai jamais.
Nous sommes maintenant sur un projet. Je vais me faire muter à Paris, et j'arrondirai mes fins de mois avec eux, j'espère que vous avez compris, alors à bientôt.
Bobby, 20 ans.