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Derek et moi marchions depuis quelques minutes, le temps de sortir du métro, de passer devant chez Steve's Music, fermé malheureusement, et de finalement nous aiguiller vers notre destination originale: le vieux Port. Les imprimeries du coin donnent toujours une impression très étrange, d'autant plus que, pour le plaisir, nous avions décidés de passer par une ruelle minuscule vraiment très New-Yorkaise de par l'architecture des bâtiments qui l'entourent et de par son étroitesse. Traversée assez rapidement, nous débouchâmes bientôt sur la rue qui nous conduirait au vieux port...

Cependant, à quelques mètres de la sortie, un homme attendait dans son véhicule, une voiture vert forêt luxueuse... Étant à quelques pas de la rue Saint-Jacques, ce n'était pas étonnant. Nous ne le connaîssions pas, ce qui fit que, malgré qu'il nous regardait depuis quelques instant fixément, nous poursuivâmes notre chemins en silence, jusqu'à ce qu'il nous interpelle:

— Hey les gars!

Nous nous sommes arrêtés tous les deux, en se retournant pour lui faire face qu'après qu'il répète son appel.

— Hey! Les gars!

— Qu'est-ce qu'il y a? répondis je.

— Vous voulez pas vous faire du cash rapide?

—...

— Je vous demande pas de vous prostituer!

Il rit.

— Mais je peut vous donner 25 piasses chaque pour un effort de 5 secondes!

— Pour faire quoi?

Derek semblait intéressé, je l'étais tout autant que lui.

— On va dans la ruelle d'où vous ressortez, pis vous vous donnez un gros french...

— Pourquoi tu veux qu'on s'embrasse? Pour 25 piasses y'a des jeunes gars qui peuvent sucer ta crisse de graine pis te faire un gros french dégueu! lui lança subitement Derek...

Moi de mon bord je ne disais rien, trouvant simplement un peu dangereux ce genre de choses, mais j'avoue que j'étais bien attiré par l'appat du gain facilement aussi acquis...

— Tu l'as dit toi-même! Un prostitué c'est un prostitué... Moi je vais t'expliquer, j'suis pas gay ok, j'ai des blondes différentes à toutes les nuits, je fais de l'argent en masse, mais j'aime pas sucer un gars et encore moins me faire enculer. La seule chose que j'aime des gars, pis ça c'est de même depuis votre âge, c'est les les petits cons de 15-16 ans pleins de testostérone pis qui se touchent pas entre eux parce qu'ils sont straights, ben moi ce que j'aime c'est les voir se toucher... Réfléchissez, j'men va parker mon char, je reviens dans 5 minutes, si vous êtes pus ici, vous avez manqué quelque chose...

Il partit. Derek et moi on n'osait pas se regarder. Je dis:

— Si c'est juste pour se frencher, pis sacrer le camps avec 50 piasses, je suis pour...

— Ouain, mais quand même, se frencher.....

— Bah, c'est pas si pire, on a juste à fermer les yeux... Pis pense à ce que tu vas faire avec 25 piasses, c'est 25 piasses de plus pour ton ampli, c'est même 12 sloches de chez Couche-Tard...

Il sourit.

— Ouain, écoute, je sais pas l'heure, mais la prochaine personne qui passe on lui demande l'heure, si la minute est paire, ben on y va, si c'est impair, on décalisse.

— Ok, je veut bien.

Un monsieur venait tout juste de s'engager sur le trottoir dans notre direction, descendant la pente, nous lui avons simplement demandés l'heure.

— Sept heure et... il hésitat... 20. J'ai pas mes lunettes.

Il continua sa marche. Derek et moi nous sommes regardés, sourire en coin tous les deux. Il me dit:

— Mais on y demande une garantie, il nous donne 10 piasses avant le french.

— Ok, parfait.

Sur ce, notre inconnu revenait à pied de la direction où il était parti tout à l'heure. Nous l'attendions, nerveux, à la sortie de la ruelle. Il nous fit signe de nous y engager. Nous avançâmes jusqu'au coude qu'elle faisait, parfait pour ne pas se faire voir de la rue, d'autant plus que les bâtiments qui formaient ce coin étaient aveugles. Je m'assurais tout de même de toujours être en position, prèt à courir vers la rue, dans les deux directions possibles s'il y avait un problème. Je sentais Derek lui aussi sur ses gardes.

L'homme nous rattrapa après quelques secondes de pause au lieu en question. Il nous dit:

— Bon, bien je veux simplement que ça dure minimum 5 secondes, si vous voulez continuer let's go!

— On veut 10 piasses chacun en garantie avant.

— Et vous nous donnez le reste après mais on veut le voir.

— Ok, voilà 20 piasses, et pour le reste, je pense qu'il y a pas de problème...

Il montra le contenu de son portefeuille, il devait avoir 1000$ en billets de 20 et quelques 5.

Je regardais Derek, il fit un "ok" de la tête. Nos visages se sont rapprochés, et puis, comme si c'était tout naturel nous nous sommes embrassés... La mécanique du "french kiss" roulait bien, nous avions la méthode, cependant, il est vrai que nous étions un peu figés pour ce qui est du reste du corps: les bras le long du corps dans mon cas, et dans le cas de Derek la même chose sauf à la fin où il prit mon avant bras dans ma main... Mais après 5 secondes, nous fûmes pris d'un effet de recul, et avons demandés immédiatement à l'homme notre argent. Il dit:

— C'était bien les boys! Bravo! Je vais vous donner votre argent, par contre, si vous voulez le refaire, je vous donne 40$ chaque en plus des 25 pour ce bec là...

— Moi je veut bien!

— Moi avec, c'est drôle, t'as la bouche tellement chaude Derek!

— Par contre j'ajoute une seule petite chose: toé le blond (Derek) tu vas prendre son cul dans ta main quand tu l'embrasses, et toi tu gardes tes mains dans son dos... Ça marche?

Derek me fit un signe approbateur, je fis de même.

Nous nous fîmes donc un très gros french encore une fois. Je dois avouer qu'au moment où les mains de Derek touchèrent mon postérieur, ma queue fit un petit saut dans mes pantalons, juste pour me rappeler qu'elle existait et me mettre un peu mal à l'aise... Je n'aurais pas voulu que Derek ou le gars s'en aperçoive!

— Ok, good les gars, vous avez étés bons! Pour 200 piasses maintenant, vous vous embrassez et vous vous foutez la main dans les culottes et vous vous jackez 20 secondes.

Il sortit sans avertissement cette phrase qui changea probablement une bonne partie de ce qu'allait devenir ma sexualité d'adolescent. Derek me regarda, son regard se porta sur mon entrejambe, il dut probablement se rendre compte que j'étais en semi-érection à travers mon short. Mon regard se posa sur le sien qui était dans les faits plus bossu que le mien... Il dit au gars:

— Je branle ma graine à moi où celle de Nico?

— Celle de ton ami Nico, pis lui il branle la tienne... vous en avez envie tout les deux...

— Moi je suis d'accord, manque juste toi Derek...

— Je veux bien aussi.

Il m'observa quelques instant, me sourit, s'approcha, posa ses lèvres sur les miennes et je sentis sa main se poser sur mon paquet, remonter, passer sous mon short et mes boxers et arriver sur ma bite bandée. Ma main entreprit la même démarche jusqu'au son organe bouillonnant. Il s'activait sur la mienne et je faisait pareil sur la sienne jusqu'à ce que le monsieur dise:

— 200 autres piasses chaque si vous continuez les culottes à terre!

Sans même me demander quoi que ce soit, Derek baissa mes sous-vêtements et mon short et je fis de même avec lui. Nos lèvres, qui ne s'étaient pas quittées depuis le début, se séparèrent afin de nous permettre d'admirer les attributs de l'autre. Dereck, que j'appellais parfois pour le niaiser "Dick", en avait une qui ressemblait à la mienne. Ses couilles battaient entre ses cuisses, toutes parsemées de petits poils blonc tout fins.

Puis, soudainement annoncé par des spasmes tant chez moi que chez lui, comme il fallait s'y attendre, vint le déferlement de la jouissance, où, en même temps, nos queues lancèrent en jets notre sperme, le laissant en grande partie couler sur le sol asphalté, malgré qu'un peu du sien atterrit sur ma cuisse et qu'un peu du mien alla directement se loger à la base de sa bite, dans les poils pubiens, blonds tout mignons eux aussi, tout comme lui d'ailleurs! Le gars nous dit que nous étions beaux, il sortit son portefeuille, compta deux fois 460$ et les jeta à terre, en plein dans le sperme entre nous deux.

— Les 5 piasses de trop, c'est parce que vous avez un beau cul les deux et que j'ai pas de assez de change!

Il s'en alla, nous laissant là, seuls, les pantalons aux chevilles, plein d'argent entre nous deux dans une flaque de sperme, la bite molle à l'air. Molle? Plus très longtemps...Nos deux bites se redressaient rapidement.

Nous partîmes à rire en nous regardant. Nous remontâmes nos pantalons, tâchant nos boxers du sperme sur nos bites et ma cuisse. Il attacha sa ceinture, je me suis penché, j'ai regardé l'argent, vérifié à la mesure de mes compétences si c'était des vrais, ils le semblaient bien... Je donnai à Derek sa part, je gardai l'autre, ayant chacun parmi les nombreux billets, 40$ salis de sperme et de gravier. Nous nous sommes approchés, sommes embrassés sur la bouche encore, rangés notre argent dans nos pants et, le chapiteau bien dressé, sommes mis en route vers le métro et ma maison (où par chance mes parents n'étaient pas).

Avant d'aller dépenser ce soir, il restait deux détails de 16 centimètres à régler, et nous avions appris ce soir comment le régler entre amis!